Ambiance maternaliste refoulant toute transgression à quelque agitation traversière

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Ambiance maternaliste refoulant toute transgression à quelque agitation traversière

Message  Malcolm le Mer 30 Mar 2016 - 10:49

La transgression, étymologiquement, c'est l'avancement à travers, par-devers, au-delà, par-delà.
A travers une limite, par-devers une limite, au-delà d'une limite, par-delà une limite.
Or, sans limite, comment pourrait-il y avoir transgression ?
Sans limite, il n'y a plus que des trajectoires, des trans-versions, traversions dans un espace universif, c'est-à-dire un "univers" (unique-version) sans alternance, ni alternative, non-alterversif, soit : sans altérité.
Dès lors, pas étonnant que l'altérité, la civilité, la morale et le fameux "vivre-ensemble" soient des thèmes problématiques lancinants dans l'espace public contemporain car, universalisé, il n'y a plus d'alterversion permettant la transgression, de par l'abolition de toute limite permettant un multivers.

Abolition des frontières
Transgenre
Troubles dans le genre
Libre-échange
Néolibéralisme
Organisation mondiale du commerce
Mobilité sociale
Mixité sociale
Multiculturalisme
Communautarismes tolérés
Tolérances jusqu'à l'absurde
Tolérancisme de bon aloi humanitaire
Humanitarisme (humanisme confusionnel, dernier-humaniste)
Sexisme anti-sexiste en faveur idéologique des "victimes"
Fascisme anti-fasciste ("haine de la haine")
Crise de l'autorité
Crise de la paternité
Crise de la virilité
Haine de la hiérarchie
Démocratisme ochlocratique de par le Web
Toile humaine
Morale de tarentules égalitaristes
Etc.
Etc.
Etc.

Tout cela pousse aux addictions, aux comportements extrêmes (conduites à risque), en quête dérisoire, vaine et désespérée de transgression, alors que tout est universalisé, universif, submersif, immersif (spectacle intégré à la Guy Debord), rendant tout à la trajectoire sur un plan d'immanence deleuzien, plan d'absolu, aîon superficielle interfacial numériquement et esthétiquement au plan de la socialisation de masses, sans plus de progrès possible - ainsi que les cyrénaïques et les hédonistes disent qu'aucun progrès n'est possible.

Car le progrès, il n'est possible que là où il est des limites à franchir, des transgressions réellement possibles, et non des simulacres de surpassements compétitifs au sein du même univers : institutonaliser l'innovation, c'est conformiser-universaliser l'innovation, la différence, la divergence, de sorte à l'absorber-intégrer-assimiler, sans échappatoire possible.

Confusionnisme égrégorique parapsychotique, sur-névrosé narcissiquement, travesti par tous les bouts et tous les pores qu'on le prenne, si tant est qu'il est encore quelque bout ou quelque pore à prendre : on glisse au centre de cette nappe (phréatique), comme pris dans le sac, dans la poche (placentaire). Sainte Mère l’Église Technologique prise pour cosmologie, scientifiquement chrétien, abstraction faite de Dieu le Père, parce que maman l'a évincé, en se prenant pour une Déesse au phallus imaginaire, et en te faisant passer pour un Apollon et une Aphrodite sans panthéon, sans olympe, donc sans Zeus. Et, l'ayant enfermé dans le Tartare, elle t'a encore fait croire que Zeus était un monstre titanesque, alors que ses foudres sont nécessaires à la limitation des univers, multiverselle, qui te permettrait d'évoluer instructivement par la transgression seule à même de progrès, de par les mondes, et non l'immonde universif.

Car il ne faut pas "tuer le père" selon l'expression consacrée, sans quoi tu es le père. Mais il faut pouvoir lui désobéir. Or, pour pouvoir lui désobéir, encore faut-il avoir fallu lui obéir et, pour avoir fallu lui obéir, encore faut-il qu'il fût légitime et légitimé par ta génitrice-matrice-mère dévorante - on dit plus communément "saoûlante", "harassante" ou "fatigante".

***

Pouvoir désobéir au père, ce qui est certes un meurtre symbolique, n'est certes pas un irrespect, comme l'irrespect domine universivement : il faut bien transgresser soi-même pour enfin progresser soi-même.

Jamais je n'ai vu de meilleure allégorie de nos comportementalités que dans cette SF d'Alejandro Jodorowsky, avec au cœur le tu es le père & la désobéissance au père, dans le respect : la Caste des Métabarons.



***

Des constats validés par :

* Philippe Muray, par exemple dans Festivus festivus :


* Zygmunt Bauman, par exemple dans le Présent liquide :


* Gilles Lipovetsky, par exemple avec l'Ere du Vide :


* Marc Augé, et sa "surmodernité" :


* Habermas, Adorno, dans l'école de Francfort ... & Bauman ci-dessus, expliquant la totalitarisation du monde (universion traversive ... ).

* J'en passe des tonnes sidérales.


En fait, tout se passe aujourd'hui comme si la masse se tenait dans une substance étymologique, soit une stance-dessous, tandis que la Parole n'est autoritairement reconnue (comme de juste) qu'à des auteurs existants voire sustantés, c'est-à-dire dans une stance-ailleurs, placés-au-dessus - mais le libéralisme anti-absolutiste orginellement, devenu anti-autoritaire, fait que leur Parole n'atteigne pas ladite masse qui se sent infantilisée (latin infans : sans parole) plus et moins à tort et à raison, mais certainement pas par la Parole : par les fonctionnements qu'elle cautionne à sa façon passive-agressive (dépressive).
A ce point, c'est même la masse ainsi aliénée, qui aliène (du latin alius, qui rend autre) la Parole des parleurs, comme en forclusion. La philosophie en souffre autant que les autres domaines d'expertise.
Par contre, la masse, elle, s'exprime et revendique sa reconnaissance individuo-globale, un peu comme des petits enfants dans une cour de récréation maternelle.
Ce n'est naturellement pas qu'ils sont des petits enfants (toute leur psychophysicalité assure du contraire) mais qu'ils procèdent ainsi que des petits enfants symptomatiquement à se passer le témoin, se chamailler et s'éjouir alternativement, convoquant une justice identifiée-assimilée (Compère Droit Tors, Commère Économie Instinctive), à travers la communcation, ou précisément "la comm' ("c'est plus sympa")" universive traversive, notamment de l'Internet ochlocratique désormais : ses circonstances (stances environnantes) balisent une aire de jeu que tout le monde sait sous contrôle, du moins potentiellement.


C'est le panoptique de Jeremy Bentham appliqué à tout l'univers, et je ne dis certainement pas qu'il a été inventé et appliqué à cette fin (discours conspirationniste) mais il est évident qu’États & entreprises le récupèrent ainsi, comme ils ont toujours récupérés les choses afin de contrôle, sans surprise, et relativement logiquement dans leurs dynamiques de puissance.
Mais enfin, comme la masse l'accepte en le critiquant via la comm' même (oxymoriquement, antithétiquement, antiphrastiquement, etc.) elle se trouve dans une schize. Schize qui corrobore en l'expliquant l'aliénation de la Parole, premièrement, mais qui, en sus, la situe parapsychotiquement ou surnévrosément, en face de figures parentales (le Compère et la Commère dits) et jalousement en face des figures d'aînesse ayant la Parole - une parole qu'elle ne comprend de toutes façons plus comme engageante, pour quoi elle laisse "causer toujours", et devient pesamment et vindicativement mauvaise, dès qu'un discours l'interpelle réellement : elle ne supporte plus le réel.
Ce qui est dire qu'elle a intériorisé le virtualisme/métaréalisme de nos secretaires étatico-entrepreneuriaux, symptomatiquement pris pour complot & conspiration, dans son délire irréaliste, d'où l'éternel lancinant mais impossible appel à "toujours plus de transparence", ce qui est un peu l'équivalent, pour un dirigeant, de l'intrusion dans la vie privée, pour les gens. Bref : tout le monde partage la même mentalité, confusément, de la base au sommet de la pyramide sociale démocratique.


Situation dramatique pour tous, tragicomique pour quelques uns dont je suis.
Ou bien, situation, comme certains disent, "épique".

***

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