Préceptes pour nos jours

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Re: Préceptes pour nos jours

Message  Prince' le Mar 26 Juil 2016 - 22:04

Je n'ai pas encore pu lire tes travaux, mais, Leopardi te plaira - je m'en porte garant.

Entre-temps, Nietzsche a radicalisé ses idées.
Je le trouve cohérent. Il loue toujours la maitrise, mais fini par conspuer l'homme - ce dont je ne peux lui faire grief *Lol* tant Leopardi fini d'exaspérer par sa couardise toute bourgeoise. Je préfère le philosophe au poète, mais il paraît que comme pour Nietzsche l'un va avec l'autre.

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Re: Préceptes pour nos jours

Message  Malcolm le Mer 27 Juil 2016 - 0:39

Un intervenant venant de se faire corbeiller est tout à fait représentatif des dynamiques que j'ai dites, où il faut remplacer cette pseudadultesse par le dandysme qui se prend donc pour une maturité. Je lui dirai seulement qu'on me reprocha déjà mon ... dionysisme philosphant de grande santé ...
Honneur à LibertéPhilo qui laisse chacun à ce qu'il veut être, sauf celui- ou celle-là qui ne sait pas adhérer à soi-même, de ce qu'il ou elle adhéra à une charte qui l'engageait !
Cela aussi, vaut exemplairement, pour Préceptes pour nos jours si déshonorables (nos jours), et d'eux-mêmes d'abord avant que par mon jugement !

Quant à Leopardi, promis, si je croise sa route, j'y jetterai un oeil plus avant, et cela me prendra peut-être de creuser au moins via Internet, à quelque heure perdue.
Je préfère le philosophe au poète, mais il paraît que comme pour Nietzsche l'un va avec l'autre.
Bien sentir que l'art nietzschéen s'entend ontologiquement comme artialisation, artifice, processus de création, à tous les niveaux. L'art nietzschéen est vie vivable : Apollon informant Dionysos, où Dionysos est le tréfonds monstrueux, que l'on trouve dans le mythe grec par exemple, sur lequel se base Nietzsche, et qui depuis a été largement analysé comme monstruosité par toutes les psychologies des profondeurs (inceste, infanticide, parricide, et tralali & tralala : flûte dionysienne). Dionysos est horreur nécessaire (vérité-type) : Apollon le rythme, mélodise et chante (de sa lyre). Dionysos est mouvance (arts du spectacle, ivresses, orgies) ; Apollon est stance (arts plastiques, rêves, harmonies).

Aussi le philosophe-artiste est-il le philosophe qui sait créer, qui s'empare de la materia prima pour en faire quelque symphonia. Or, cette création-là a toujours été respectée, et de nos jours on la trouve chez ces auteurs scientifiques-mêmes, qui synthétisent en les dépassant, les recherches passées de "grands noms"-mêmes (reste que ces travaux synthétiques-dépassant sont, comme tout aujourd'hui, ténus dans la masse). Le philosophe-artiste nietzschéen ne juxtapose pas un philosophe & un poète distincts, comme on encense ainsi que des curiosités aujourd'hui les "personnages multicasquettes" selon l'usage de ces messieurs-dames faisant la courbette à la cour d'Ancien Régime : pour les bonnes manières mais avec quelque étonnance prospecte ........... Bref : Nietzsche veut effectivement la maîtrise, dans l'unité du grand style (il ne dit plus "Apollon" sur la fin, mais "(néo)classicisme", soit donc un tel apollinisme comme il en est d'autres.

Dionysos est "Un originaire" (première terminologie) mais grouillant, efflorescent, anamorphique, monstrueux, fatal. Apollon est ... jardinier, éleveur, manufacturier, maniéré, etc. (soit donc : artial, artificiel, artificieux, artistique). C'est un peu le duo nature-culture, mais où la "nature" ne devrait s'entendre qu'étymologiquement comme naissance, jaillissement, avènement, source, cœur, jouvence, bref : métaphysiquement (ou intraphysiquement plutôt ... ) - et la physique serait (en tant que perçue) toujours déjà art (l’œil-même artialise le monde en le percevant tel plutôt qu'autre-tel, cf. le Livre du Philosophe).
Au fond, en bons Grecs anciens, Dionysos fourre Apollon, qui essaie de lui faire de beaux enfants.

De quelle espèce est Leopardi ?
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Re: Préceptes pour nos jours

Message  Prince' le Mer 27 Juil 2016 - 9:47

Je connais trop peu Nietzsche (biographie et bibliographie) pour me permettre une comparaison.
Leopardi lie sa réflexion philosophique à sa création littéraire (cf. Petites oeuvres morales). Comme tout bon philosophe, on retrouve dans sa production intime, les ferments de sa réflexion. Le Zibaldone n'est qu'un énorme journal privé. Ce sont les éditeurs qui vont le découper en plusieurs volumes cohérents - volumes présentés comme étant de philosophie. Dans la mesure où Leopardi s'adresse avant tout à lui-même, il ne se prive pas des élégances dont il sait faire preuve. Si les deux sont semblables sur la forme, je ne suis pas certain qu'on puisse les rapprocher dans l'intention, Nietzsche s'adressant à des lecteurs. Dans la récéption, on cantonne Leoaprdi à ses Canti / Chants.
L'édition Allia des Pensées propose une analyse de ce fait : Leopardi serait trop problématique en philosophie, parce qu'il n'entre dans aucune catégorie. C'est insuffisant, à mon avis.


Je reste tout de même surpris de ce que tu dis de Dionysos. Je l'avais perçu comme une émancipation des règles sociales, pas forcément de la morale elle-même. C'était là que se jouait la complémentarité avec Apollon - qui incarne la règle, l'ordre;
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Re: Préceptes pour nos jours

Message  Malcolm le Mer 27 Juil 2016 - 10:11

Le distinguo Dionysos-Apollon que tu proposes est nietzschéennement trop simple : Dionysos & Apollon sont "accouplés" (d'où ma frivolité homosexuelle à leur sujet) : Dionysos instigue, insémine, tout. Or, "tout", c'est une fiction sans auteur (Par-delà bien et mal) de ce qu'Apollon le fait > le facte > le factive > le fictive, sur la base d'une matière première qu'il manie & manière comme l'épousé malaxe, charme & mé/conduit l'amant. Le rapport qu'ils entretiennent est bien mieux certainement celui de la psychose (D.) à la névrose (A.), et rétroaction : le premier paragraphe de l'Origine de la tragédie m'en est témoin, sans parler de toute la thélémadynamique (volonté à puissance) herméneutique & propédeutique, traversant l’œuvre nietzschéenne. Le "fluide" thélémadynamique est comme l'intensité électrique, l'arc, polarisé entre D. & A., leur tension (la bite de D. dans le rectum d'A. & liquides séminaux + sperme idoine, un peu comme le logos spermatikos d'Héraclite et des mystères orphiques : comme les amants s'ébattent, combattent & se battent, c'est tout autant un logos polemikos).

OK sur Leoparadi : je comprends ta réserve. Il faudra que nous nous renseignions toi sur Nietzsche, moi sur Leopardi, pour continuer-là.

En fait, le distinguo Dionysos-Apollon que tu fais est quasiment moraliste, entre Chaos & Cosmos. Pas exactement donc, non, encore que ce soit une première approximation : ces comparaisons semblent spontanées à qui ne sait pas le nietzschéisme "comme il faut". Mais Apollon, dans le baroque, est chaotisant, et Dionysos, comme motion universelle, est cosmisant. Il ne faut pas leur superposer le Bien & le Mal Légalistes/Légitimistes/Loyalistes/Juridistes (l'Ordre & ses Risques, la Structure & ses Soupapes), quand bien même Nietzsche fait de la probité une vertu cardinale de l'esprit libre - car il le fait, de ce que l'agitation n'est pas pour lui encore l'invention de valeurs nouvelles fortes, qui ne sauraient jamais qu'infuser.

En fait, ta vision du dionysisme est maffesolienne (Michel Maffesoli : l'Ombre de Dionysos).
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Re: Préceptes pour nos jours

Message  Prince' le Mer 27 Juil 2016 - 10:42

En fait, ta vision du dionysisme est maffesolienne (Michel Maffesoli : l'Ombre de Dionysos).
Je vois qu'il est élève de J. Freund, et qu'il a étudié Simmel. Ca me le rend sympathique.
OK sur Leopradi : je comprends ta réserve. Il faudra que nous nous renseignions toi sur Nietzsche, moi sur Leopardi, pour continuer-là.
A minima.
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Re: Préceptes pour nos jours

Message  Malcolm le Mer 27 Juil 2016 - 13:13

A minima, oui.

J'aime bien Maffesoli : il voit (depuis les années 70) la société se néo-tribaliser. C'est doublement cohérent avec le festivisme murayien & les communautarismes/identitarismes/catégorismes*/autismes sociaux - actuels. Sans parler de Debord et son spectacle intégré, ni de Baudrillard et de sa séduction.


_________
Catégorisme : par exemple, la critique de l'assistance sociale en "assistanat", le délaissement des classes moyennes (ni assez pauvres pour être aidées, ni assez riches pour être aisées), l'anti-patronalisme & l'anti-salarialisme subliminaux, etc.

***

Je me suis procuré l'Homme de cour, de Balthazar Gracian, tant il me semble que la comtemporanéité est faite de guedins qui se prennent tous per-bourgeoisement (bohème ou non) pour des courtisans post-absolutistes, depuis les Années Folles.

Car au fond, les Années Folles, se sont les années 1° de la tolérance à la fascisation en cours ès débiles pacifismes et 2° de la tolérance au crisisme économico-structurel (et non plus conjoncturel, les différentes crises avant 1929 depuis le XIXème m'en sont témoins) : entrée béate & parfaite (angélique) dans nos sociétés bureaucratiques à consommation dirigée grandes'maisonnistes cartéliques, establish-entrepreneurist, à valeur d'arbitrage, d'idéologie-de-principes démocratiques commerciaux humanitaires, encore bien mieux techno-bureaucratisées que n'importe quel "totalitarisme" passé. Mais les Hommes s'y adonnent au festivisme murayien & les communautarismes/identitarismes/catégorismes*/autismes sociaux - dits.

Emmanuel Mounier, précurseur de Philippe Muray dans son genre, nous avait prévenu (Refaire la Renaissance, une motion encore-toujours partagée, par exemple, par Dany-Robert Dufour, l'Individu qui vient ... après le libéralisme en 2011, mes deux auteurs se fondant sur ce nietzschéisme antéchristique, disant que la Réforme puis la Contre-Réforme ont arrêté l'humanisme renaissant dans sa course exaltante).

Voir aussi : or la pléonexie implique de savoir s'y retrouver dans cette "cour", véritable arène emplie de mauvaises volontés, de bonnes intentions & de fausses consciences, toutes de bonne foi pourtant dans leurs genres (convivialisme, sympathisme, kikoololism, humanitarisme, sincèrisme, vénèrisme, psychologisme, perso-développementalisme, performancisme, croissancisme, spontanisme, amateurisme, dilettantisme, futilisme, likism, enjoyism, funnism, life-as-an-experiencism, pragmaticisme, hédonisme, consumérisme, désirisme, vacuisme, absurdisme, ochlocratisme, partyism, partouzisme mental ou rarement réel, confusionnisme, mélangisme, échangisme, sexologisme général mais pourtant hyposexuel à force de l'intellectualiser, food-lightism, régimisme, bronzagisme, vacanciarisme, les-Lois-de-l'attractionnisme, parc-d'attractionnisme, psychédélisme médiatique, modisme, modélisme, sportivisme, libre-échangisme, infantilisme, vain émancipationnisme, vanitarisme, misarchisme, nihilisme ... le diagnostic est relou : animation pour enfants générale ! - voilà le mot d'ordre, et il faut pourtant y travailler pour sous-vivre : c'est affligeant).


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Il est beau le Bébé

Message  Tichikarasu le Ven 5 Aoû 2016 - 10:50

Je me permet de partager avec vous un vidéo qui ma fait sourire. Je ne la poste pas pour cela mais plutôt en rapport à la moral qu'il y derrière. J'en reparle après la vidéo.



Que pensez vous alors de cela ? Personnellement c'est une question, que je pense, beaucoup de gens ce sont posé, et ça ouvre le débat sur le moralisme lattant dans la société ainsi que sur le "bien-pensant-animse". Doit on distordre sont jugement pour ne pas vexer l'autre ? Doit on être sincère quitte à blesser les personnes ? Ou plutôt mettre des formes et arrangé son discoure ? Trouver une pirouette ?

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La "Mignonimie"

Message  Malcolm le Sam 10 Sep 2016 - 19:58


***

Au titre des éléments dont il faut se défier désormais, se trouve le mignon, la "mignonimie".

En effet, on nous vend X choses pour mignonnes. Le succès des chat(on)s sur le Net m'en est témoin, de même que le succès des "Minions".

Mais penchons-nous sur ces derniers : ils passent pour crétins et, comme tels, ils semblent mignons. Donc, premier point : qui vous trouve mignon désormais, a des chances de vous trouver plus crétin que vous n'êtes, de vous prendre-même pour un crétin.
Deuxième chose : lesdits "Minions" se cherchent, dans leur scénario, un maître, et de préférence "très-méchant". C'est vous dire s'ils sont crétins d'une part mais, d'autre part, c'est vous dire que la personne qui vous trouve mignon(ne), symptomatiquement, est régulièrement dotée de cette "très-méchanceté".
C'est-à-dire que, si vous êtes du genre gentil, elle ne vous fera pas de bien (perspectivement) et, ensuite, si vous n'êtes du genre ni gentil ni méchant, elle tombera toujours mal pour vous (perspectivement) lié à sa mé-chéance-té (caractère de ce qui tombe mal, étymologiquement). Pire : comme elle vous prend pour un demeuré et qu'elle se comporte avec le sans-gêne inhérent, elle vous malmènera d'une manière ou d'une autre, que se soit dans ses exactions courantes (perspectivement) ou bien dans sa vengeance, du moment que vous lui aurez fait sentir que vous n'êtes pas ce à quoi elle s'attendait.

Moralité : le mignon, c'est ce que l'on convoite.


Dernière édition par Mal' le Ven 6 Oct 2017 - 13:10, édité 1 fois
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Re: Préceptes pour nos jours

Message  Kenshin (Bigone) le Dim 11 Sep 2016 - 15:08

Bonjour,

Je ne suis pas certains de bien vous comprendre mais j'essaye !  Je vais essayer de penser simplement, excusez moi.

En quoi consiste la sympathie ? — Du grec, symbiose pathétique. — Elle consiste en fusion, confusion. Ne devenez jamais sympas : cela ne fait pas de vous quelqu’un d’antipathique pour autant : vous trouverez vos franchetés, vos franches solidarités. Car le mec ou la meuf sympas ne tiennent jamais qu’à vous contrôler : la sympathie comme instance d’entre-contrôle, contrôle social, « morale » amorale subfascistement dominatrice.


Être sympa ça peut être un départ. Exemple, je suis sympa donc je vais être bienveillant. Ce qui je crois, est une bonne chose pour l'humanité.


Et puis, en quoi consiste la gentillesse ? — Aujourd’hui, la gentillesse désigne l’attitude de qui vous fera des reproches énormes, si vous ne vous comportez pas de même avec lui, dans le même cadre « moral » que la sympathie. Le gentil vous fera des reproches, et finira bien par vous calomnier, à un moment où l’autre ; mais l’absence de gentillesse n’implique pas la présence de méchanceté pourtant. Bref : ne vous montrez pas gentil, quittes à passer pour "méchant" malgré vous.
Là, encore, si l'on attend rien en échange, la gentillesse gratuite n'apporte t elle pas quelque chose de plus et de mieux que l'égocentrisme ? Et n'oubliez pas que les actes comptes plus que les paroles...ne serait ce pas étrange d'accomplir une bonne action sans sourire (montrer sa gentillesse)  , plein de froideur ?

À la fin, en quoi consiste le kikoolol ? — Le kikoolol correspond à la démarche de qui met toute sa science à sourire, quand il ne fait que t’enfiler nesciemment, parce que sa kikoololitude lui sert de camouflage obscur en milieu (perçu et rejeté comme) hostile : la personne kikoolol hait le non-kikoolol : elle aime pour mieux meurtrir.

Tu parles de l'hypocrite ?

je vois a titre personnel beaucoup d'humour dans ce post et aussi beaucoup de désillusion sur la nature humaine. Il est vrai qu'il existe beaucoup de gens sympa pour te contrôler, gentil pour que tu alles dans leur sens, hypocrites etc... mais bon, il n'y a pas que ça et pas beaucoup... ( on appelle ça des vrais amis, par exemple...)

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Re: Préceptes pour nos jours

Message  Malcolm le Dim 11 Sep 2016 - 15:38

Tu as très-raison pour tout, Bigone *Merci*

Pour autant, ne pas ignorer que je dis pour nos jours, les préceptes. En effet, je crois que, si "désillusion sur la nature humaine" il y a, elle provient massivement de ce que le marketing ou "la comm", s'arroge la moindre expression sociale pour son compte promoteur-vendeur, soit donc avec telle arrière-pensée. Règne de la séduction/perversion (Jean Baudrillard, De la Séduction).

Évidemment, tout dépend donc a priori de savoir s'il y a arrière-pensée ou non, et nos amis (les vrais, ceux que l'on ne compte jamais que sur les doigts d'une main mutilée), ne sont pas censés en avoir [trop] sur notre compte, de sorte à s'avérer sympas (agréables), gentils, kikoolols & mignons, et nous trouver tels réciproquement, dans de bonnes conditions (rayez les mentions inutiles).

Mais donc :
1. C'est sous-estimer pour nos jours l'impact mimétique du marketing et de la "comm" sur "le moral des troupes", "le moral des gens", et donc la morale, de telle sorte que tout sincèrement, tout angéliquement, tout innocemment, tout spontanément, nous rencontrons (voire sommes) des personnes au fond véreuses dans la démarche sympa-gentille-kikoolol-mignonne. C'est-à-dire qu'elles s'en sont fait - pour causer Bourdieu - des habiti. Aussi se vivront-elles comme "bien, bonnes & justes", quand elles ne font que perpétrer la fange sociétale dans laquelle nous trempons largement. Voir aussi : Qui suis-je ? en sociologie.
2. C'est sous-estimer encore, ce fait que nous ne soyons pas si certainement conscients de ce que nous sommes. Alors, d'une part, cela rejoint le premier point. Mais, d'autre part, quand tu interagis avec autrui en étant sympa, gentil, kikoolol et mignon, et en trouvant vraie la réciproque, pour autant que cet échange te satisfasse, cela ne dit pourtant rien encore des enjeux réels de la situation. C'est notamment le cas de ceux que nous appelons "des potes, de bonnes connaissances, des fréquentations de loisir", mais aussi, cela est régulièrement le cas des relations entre collègues de travail. Bonnes manières certes inévitables et nécessaires socialement, mais dont certains usent et abusent, de telle sorte que la problématique desdits pervers narcissiques, manipulateurs, relations toxiques, etc. soit très présente aujourd'hui. Tout ceci, sans ignorer que sur la base de telles bonnes manières, puissent naître des amitiés (comment, sinon ?). Voir alors : Morale immoraliste.

C'est du moins une première défense argumentée. En somme, je dis : ne soyons pas trop dupes, et ne nous croyons pas non-dupes car, comme disait Jacques Lacan : "Les non-dupes errent."


Au reste, je t'enjoins à égrainer ce topic, et tous ceux que tu liras, afin d'enrichissement dans la démarche.

*

Telos - NIMBY, WIMBY, BIMBY, IMBY, SIMBY: une valse de sigles autour du vivre-ensemble, par Juilen Damon.
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Re: Préceptes pour nos jours

Message  Mal' le Mer 21 Fév 2018 - 10:17

J'ai envie de préconiser :

  • Soyez redoutables.
  • Les bonnes causes n'ont pas toujours raison.
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