Un philosophe dans l'actu : Onfray et l'Etat islamique

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Re: Un philosophe dans l'actu : Onfray et l'Etat islamique

Message  Marat le Dim 1 Mai 2016 - 10:25

*Pouce*

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Re: Un philosophe dans l'actu : Onfray et l'Etat islamique

Message  Malcolm le Dim 1 Mai 2016 - 11:45

Sinon ce que "j'aime" avec MO, c'est que je l'entends dire sur un plateau de télévision : "il faut envisager les choses sans compassion" en se référant aux émois colériques-éplorés-rageux-effondrés-hystériques d'après les attentats, certes compréhensibles dans l'énergie de masse. MO dit cela en remettant en perspective depuis au moins '91. Bon. Pour dire quoi ? ... Pour dire qu'il faut avoir de la compassion pour toutes les victimes des deux côtés (ce qui est déjà une façon de créer un départ entre "eux & nous", certes pour dire "ils sont comme nous"). En somme, au titre d'Onfray mauvais lecteur de Nietzsche, il faut ajouter sa pseudo-décompassion, passant pour telle en ce qu'il se donne du champ historique. Je veux bien, et je l'ai déjà salué ici. Mais qu'il ne se fasse pas passer pour un nietzschéen. (Entre nous, si un nietzschéen de gauche pouvait exister, il serait vécu comme un stalinien assimilé).

Alors, il y a malversation toujours. Entre ce que les gens disent d'eux-mêmes voire défendent d'arrache-pied, et ce qu'ils sont réellement par-devers les malversations, il peut y avoir un gouffre, et si je crois MO de bonne foi, j'ai toujours été surpris par son Réel n'a pas eu lieu, qui sonne encore comme une déclaration d'intention en élargissant le champ - élargir le champ, pour mieux noyer le poisson - et aussi comme une réaction contre-politique à ceux qui aujourd'hui se réclament du réalisme et du réel, parmi les dits "nouveaux réacs", afin de ne pas leur laisser le champ libre, mais finalement cela contribua à le faire être compris dans leur catégorie fourre-tout insensée (comme je le disais initialement).

R2 est de ces malversifs, en appuyant sur la pédale d'accélération. Or, à la manière de MO certes, il n'avance que lui-même sous son propos*, car il n'est que lui-même pour - même pas l'intéresser - mais pour mériter de vivre spéculairement autour de lui (encore que MO intègre ce christianisme qui l'éduqua, de prendre en compte autrui avant soi-même, par quoi il est adulte, ce qu'R2 n'est pas). Tout ce qui est plus et moins nihiliste dans la démarche, et rien que nihiliste, par-devers toutes les annonces plus et moins heureuses, qui se payent largement de mots - mais MO à cette élégance & cette légèreté françaises, ce panache, que R2 n'a définitivement pas, lui, guy de type "Steven Seagal de la philosophie".

___________
* Même ès sciences & philosophies (mé)contentes-pour-rien, puisqu'il s'agit de se donner raison en s'arrogeant ce qui n'est pas soi au prétexte qu'on l'énonça, pour défendre conativement sa vie spéculaire sur un plan d'immanence, d'absolu, de par un Aîon sur-rationaliste.
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Message  Ragnar II le Dim 1 Mai 2016 - 13:28

Malcolm S. Cooper a écrit:Outre que tu pratiques torsement l'oubli préférentiel R2, je parlais de la valeur philosophique de KL.
Outre que tu penses m'instruire sur Nietzsche, j'ai déjà cité Nietzsche sur la banque, qui citait lui-même Stendhal, type : "Un banquier qui aurait fait fortune aurait le regard net, clair et précis nécessaire au philosophe, pour voir dans ce qui est." et je pourrais t'opposer plusieurs nietzschéismes antibourgeois ou antitravailleurs-capitalistes, en dehors d'une aperception esthétique du devenir-européen qu'il voit (et qui est advenu) sans parler de son mépris pour l'Amérique et ses valeurs, et encore, je pourrais te citer cette phrase d'Ecce homo où il s'interroge sur son statut, en disant encore préférer être un pitre, etc. Car il faudrait être taré pour voir en KL un dithyrambe de Dionysos ... Quant à la loterie, Nietzsche contracta potentiellement une syphilis mentale en allant dans une maison de passe, jeune. En fera-t-on un argument en faveur du philosophe-lubrique, en plus du philosophe-vénal ? J'ai comme un doute en voyant l'ascèse anidéaliste du philosophe dans la Généalogie de la morale ou le de la Chasteté du Zarathoustra, et je trouve surtout que le champ de tes valeurs, R2, est un champ de ruines, préférant quant à moi infiniment une seule valeur, à toutes tes ouvertitudes-aux-quatre-vents. Pas étonnant, que tu cites alors positivement ce malheureux PhS - auquel je laisse d'avoir une certaine plume pourtant.

Comme je le disais un jour R2, tu as l'esprit de finesse sans l'esprit de nuance (ainsi que MO) ; tu as l'esprit de cohérence sans l'esprit de consonance - et ton humour, burlesque & forcé, me fait au mieux avoir une moue blasée. Car tu tombes précisément sous le coup de ce que Nietzsche nomme un comédien ...

Ton apollinisme lagerfeldien vaut bien celui d'Onfray, qu'il prend pour un dionysisme, en artiste (mé)content-pour-rien.

Diantre. Je ne me sens même pas de relever toutes les duplicités auxquelles je m'adonne allègrement par jeu de masques, précédemment - et on appelle cela "manque d'humour", quand tu es à peu près le seul à n'y voir que du feu - ou bien à tenter de discréditer par dénégation onfrayienne (le Réel n'a pas eu lieu) ...

Mais vraiment, reprend ton journalisme scientifique : là au moins, tu m'en apprends, ainsi que dans tes rétrospectives sur les philosophes (mé)contentes-pour-rien.
On m'offrait hier le Dictionnaire Nietzsche signé Wotling et une autre, qui rappelaient judicieusement ce nietzschéisme que je savais déjà depuis Par-delà bien et mal que je lus en premier du philosophe : la fausseté n'est pas un contre-argument - or tu ne jures que par elle. Car enfin, toutes tes garceries philosophiques & éthiques témoignent au moins d'un type de vie qui, s'il se revendique onfrayien, est à tout le moins vilain.

Pourquoi pas ? Amor fati.

Ce qu'Onfray a dévoyé en "pulsions de vie" niant celles de "mort", alterpsychanalyticiennement. Mais tu ne devras pas m'entendre : tu te sens trop en demeure de te pâmer et de déprimer alentour, pour ta survie.

Amor fati.

Ah ! De la bien pensance ! C'est-à-dire du jugement définitif porté sur autrui en s'appuyant sur sa propre intelligence ! ...

À mon tour, mais en simplifiant, si tu permets :

-----

Mon cher Cooper, tu te casses trop le cul.

Tu ne sais pas lire.

Tu déconnes à plein tubes.

Heu, qu'est-ce que je pourrais ajouter, moi qui suis le plus instruit et le plus intelligent de la terre ?

Ah, oui, tiens :

Tu devrais te prosterner à mes pieds.

Ou bien :

Ta pensée est réactive en obéissant au principe de réciprocité dont tu es comme tout le monde l'esclave bien humain trop humain.

Ta pensée n'est d'ailleurs animée que par la seule ambition des ratés de la vie que sont les Socrate fonctionnaires qui ne savent même pas jouer de l'harmonica, instrument de musique pourtant très facile à utiliser, surtout dans sa version diatonique.

Le logiciel intellectuel de ton matériel charnel est mal programmé car il y manque trop de lignes d'auto vérification, ce qui t'interdit de prendre conscience la somme phénoménale des erreurs de logique camouflées sous le verni de la forme verbiageuse de tes propos.

Heu, je pourrais t'en sortir d'autres, beaucoup d'autres, en caricaturant la bien-pensance de tes propos à l'endroit d'une noblesse qui m'est propre et que tu n'es manifestement pas apte à comprendre, ce qui représente en passant une autre caricature, mais de quoi ?

De ta bien pensance, pardi ! ...

-----

Bon, passons maintenant à des choses plus sérieuses et proposons à ta corporéité physique et métaphysique un test éminemment philosophique :

Choupette, la petite chatte de Karl Lagerfeld a rapporté 3 millions d'euros cette année. Est-ce que ça te choque ?
(Choisis entre A et B)

A )  Mais non, c'est une chance que son talent et sa beauté soient reconnus, si seulement mon minou pouvait m'en rapporter le dixième.

B )  Des millions pour un chat, c'est le comble de l'indécence, quand on pense à la crise économique, sans parler de la misère dans le monde.





Celui-là, il t'a drôlement battu dans le domaine philosophique que tu nommes toi-même superficialisme en te prenant pour Nietzsche, pas vrai ?

-------

Allez, mettons-nous en position d'observation scientifique en avançant l'hypothèse réfutable et donc recevable voulant que ta réaction va être maintenant de ne pas réagir, en calquant ainsi la réaction probable de Michel Onfray à l'endroit du message que tu lui a envoyé et qui se caractérise par une stupidité égale à celle que je viens de te servir ici rien que pour rire en adhérant ce faisant au principe voulant que le propre de l'homme n'est pas que la politique ou la morale, mais aussi et surtout le rire, comme disait mon coiffeur à ma concierge.

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Re: Un philosophe dans l'actu : Onfray et l'Etat islamique

Message  Malcolm le Dim 1 Mai 2016 - 14:20

Celui-là, il t'a drôlement battu dans le domaine philosophique que tu nommes toi-même superficialisme en te prenant pour Nietzsche, pas vrai ?
Nietzsche n'est pas superficialiste, grande gueule.
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Message  Ragnar II le Dim 1 Mai 2016 - 15:25

.

Pour revenir au sujet de cette discussion, avec toutefois une légère digression au sens de la considération non pas du seul Islam vu par Onfray, mais de l'ensemble des religions dont il réfute le sens par l'athéisme qui le caractérise, je serais tenté de rappeler que notre philosophe national et international n'est pas un ennemi de la science. Au contraire ! ...

En effet, ne s'appuie-t-il pas sur une pensée d'Élysée Reclus voulant qu'une découverte scientifique se caractérise par sa vérité intrinsèque ?

Ne parle-t-il pas d'une éthique se fondant sur une considération scientifique qu'il développe à la défense de la mise en œuvre souhaitable d'un corps faustien expliqué dans son ouvrage intitulé Féérie anatomique ?

Alors, nobles amis (même toi, Cooper), permettez-moi de me demander pourquoi il ne fait pas appel à la science pour expliquer, au moins expliquer, les raisons de cette drôle de chose qu'on appelle « le fait religieux » ...

En bon philosophe qu'il est, il ne semble pas savoir que la grille darwinienne dont l'efficacité est confirmée par la génétique et l'épigénétique explique aujourd'hui parfaitement les raisons pour lesquelles l'humain croit en Yahvé, Dieu ou Allah.

Une telle explication pourrait se résumer comme suit :

Le goût pour la légende, le merveilleux, l'irréel est au départ l'effet d'une conscience accrue par l'expansion phénoménale de l'ensemble de nos circuits neuronaux, cet accroissement nous ayant conduit à nous poser impérativement la question du sens en soi, ce qui nous a également conduit à considérer avec intérêt toute possibilité de voir un tel sens dans notre propre invention rationnelle ou irrationnelle de ce sens dont nous avions si soif. Ensuite, s'est greffé sur tout ça une cause s'appuyant sur un biais cognitif dont l'homme ne s'est pas encore débarrassé car on ne se débarrasse pas facilement d'une chose ayant permis de survivre au cours des millions d'années pendant lesquels s'est forgé ce biais, qui a contribué sérieusement à nous sauver la vie depuis ce qu'on nomme la nuit des temps.

En quoi consiste ce biais cognitif ?

Réponse : il consiste à toujours considérer l'impression qu'on a de toute chose vraie ou fausse comme exclusivement vraie et jamais fausse.

La sélection naturelle se charge d'éliminer tous ceux qui prendraient la moindre modification de l'environnement pour quelque chose de peu d'importance et qui a cependant pas mal de chance d'annoncer l'avancée d'un prédateur bien content de s'alimenter en tuant tout malheureux n'ayant en conséquence plus la possibilité de se reproduire et donc de passer à la moindre descendance ce comportement consistant à prendre par exemple à la légère les mouvements du feuillage proche. Ceux qui par contre auront fui au moindre mouvement de ce feuillage auront la vie sauve, ce qui leur permettra donc de se reproduire en passant en conséquence un comportement de trouillard très avantageux pour la sélection naturelle de son espèce. Une habitude se construit alors au cours des millions d'années et pousse à considérer comme vraie tout ce qui se présente à la sensibilité comme quelque chose représentant une quelconque image d'un objet quelconque. Chacun sait aujourd'hui que la forme des nuages peut suggérer à l'entendement l'existence de formes humaines, animales ou autres. Les nuées dont il est question dans la bible pour justifier toute considération sont bien connues des lecteurs de ce vénérable bouquin. Il suffit aussi de choisir une morceau de bois d'où sort un peu de résine et de le sculpter en conséquence pour que tout chrétien sincère verra le miracle des pleurs de la Vierge ou du saignement des mains du Christ. Il est aujourd'hui possible de constater que l'éclairage rasant d'une petite montagne s'élevant sur la planète Mars soit vue comme une image de Jésus par de très sincère croyants. Même chose avec des manipulations de biscotte grillées de façon à faire apparaître le graphisme de Jean Paul II ou de Lady Di, considéré alors comme une véritable intervention divine. Etc., bien sûr ...

En gros, voilà voilà. De très sérieuses études scientifiques confirment tout ça, ce qui devrait permettre de penser en philosophe allié à la science qu'une connaissance ainsi livrée devrait permettre d'éradiquer à la longue le fameux fait religieux en le renvoyant dans le domaine purement historique qui deviendrait ainsi son seul domaine d'existence.

Je veux dire par là que si la philosophie me semble indispensable pour parler de matérialisme et donc d'athéisme, son champ d'efficacité serait plus vaste si elle était associée à une science bien comprise par notre Onfray national et international. Si notre philosophe se renseignait sérieusement sur les explications scientifiques de l'émergence de Dieu, je pense qu'il pourrait servir bien mieux l'athéisme dont il est sans conteste le champion actuel.

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Re: Un philosophe dans l'actu : Onfray et l'Etat islamique

Message  Ragnar II le Dim 1 Mai 2016 - 15:44

Malcolm S. Cooper a écrit:
Celui-là, il t'a drôlement battu dans le domaine philosophique que tu nommes toi-même superficialisme en te prenant pour Nietzsche, pas vrai ?
Nietzsche n'est pas superficialiste, grande gueule.

Je disais plus haut :  

Allez, mettons-nous en position d'observation scientifique en avançant l'hypothèse réfutable et donc recevable voulant que ta réaction va être maintenant de ne pas réagir.


Mon hypothèse est donc recevable puisque non seulement elle est réfutable, mais réfutée aussi, ce qui la place dans le champ de validité de la science en me faisant un plaisir bien réel.

Merci ! ...

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Cela dit, je n'ai pas envie de chercher dans la multitude de tes messages particulièrement jouissifs pour ta corporéité bien-aimée de toi-même, mais es-tu sûr de ne pas avoir dit quelque part quelque chose sur la superficialité de Nietzsche ? Simple curiosité, car je ne sais pas lire ...  *Clown*  *Clown*  *Clown* ...

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Re: Un philosophe dans l'actu : Onfray et l'Etat islamique

Message  Malcolm le Dim 1 Mai 2016 - 19:31

La sélection naturelle se charge d'éliminer tous ceux qui prendraient la moindre modification de l'environnement pour quelque chose de peu d'importance et qui a cependant pas mal de chance d'annoncer l'avancée d'un prédateur bien content de s'alimenter en tuant tout malheureux n'ayant en conséquence plus la possibilité de se reproduire et donc de passer à la moindre descendance ce comportement consistant à prendre par exemple à la légère les mouvements du feuillage proche. Ceux qui par contre auront fui au moindre mouvement de ce feuillage auront la vie sauve, ce qui leur permettra donc de se reproduire en passant en conséquence un comportement de trouillard très avantageux pour la sélection naturelle de son espèce. Une habitude se construit alors au cours des millions d'années et pousse à considérer comme vraie tout ce qui se présente à la sensibilité comme quelque chose représentant une quelconque image d'un objet quelconque. Chacun sait aujourd'hui que la forme des nuages peut suggérer à l'entendement l'existence de formes humaines, animales ou autres. Les nuées dont il est question dans la bible pour justifier toute considération sont bien connues des lecteurs de ce vénérable bouquin. Il suffit aussi de choisir une morceau de bois d'où sort un peu de résine et de le sculpter en conséquence pour que tout chrétien sincère verra le miracle des pleurs de la Vierge ou du saignement des mains du Christ. Il est aujourd'hui possible de constater que l'éclairage rasant d'une petite montagne s'élevant sur la planète Mars soit vue comme une image de Jésus par de très sincère croyants. Même chose avec des manipulations de biscotte grillées de façon à faire apparaître le graphisme de Jean Paul II ou de Lady Di, considéré alors comme une véritable intervention divine. Etc., bien sûr ...
Autre interprétation : nous entrons progressivement dans l'ère des masses depuis le XIXème siècle, impressionnés par l'apologie de la technique - rien qu'à voir le "réalisme socialiste" ou l'"american dream", imageries vingtiémistes, etc. le savant fou, H.P. Lovecraft, le luciférisme romantique, l'émergence du roman policier, etc. - dans un misarchisme et un ochlocratisme des passions révolutionnaires terrassantes, et terrassantes dans tous les sens du terme : mettant à terre ...
La densité morale & la conscience collective (E. Durkheim) par l'urbanisation, où les Hommes, à force de vivre dans un environnement signifiant parce que fonctionalisé, rationalisé, géré, bureaucratisé, productivisé, consumérisé, médiatisé, sophistiqué, technologisé, suréquipé, etc. ... où les Hommes, donc, ne se voient plus que les uns les autres, sans au-delà ni en-dehors, et des au-delà ou des en-dehors fort concrets : le wild, la forêt, le désert, la pleine-mer, etc. de toutes façons désormais sécurisés par la captation généralisée des cellulaires, relativement balisés par la paysannerie agroalimentaire minoritaire humainement, les garderies forestières, ainsi que les clubs de randonnées, etc. ... tout cela ne donne plus trop sa "chance" à un déréalisme, dans un réalisme tenant fort du common sense ou sens commun, où le bon sens y est rabattu, et où tout bon ou mauvais escient alterversif est psychiatrisé, sociatrisé, médiatisé, bref : rabattu à la standardisation ou la normalisation globale.
Aussi bien, le divin peut bien passer pour une transcendance, un au-delà et un en-dehors, il est laïquement réduit à la sphère privée, depuis laquelle on songe, et s'imagine avoir une intériorité, un for intérieur, fantastique : d'où la montée de la fantasy, par exemple, quand bien même on les sait fictifs. Le divin ne se présente jamais plus que comme une négativité hegelienne, dans un monde qui, comme le savait Philippe Muray corroboré par l'EHESS, supporte très mal le négatif (cf. Minimum respect, par exemple).

Onfray passe alors pour néo-réac, parce qu'il ne positive pas autant que ce monde, et "la gauche", préfère positiver en oubliant préférentiellement/déniant onfrayiennement, le réel, réel convoqué d'abord par des 'Ray, des Finki, des Zezem, des Pola, des Causeur magazine, déjà critiqués en 2002 et ravalé à la "néo-réaction" par un plumitif libre-penseur sans esprit libre, Daniel Lindenberg. Négativisant, Onfray devait tomber sous le coup de cette connerie pseudintellectuelle - quand bien même il malverse Hegel "l'apollinien" versus Kierkegaard "le dionysiaque", dans l'incipit de l'Ordre libertaire, ne réalisant pas faire un "travail spirituel du négatif" dans une odyssée de la conscience éclosant à l'Esprit Absolu via l'Esprit Objectif après le Subjectif - en quoi Onfray a depuis un moment quitté le subjectivisme qu'il proclamait.
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Message  Ragnar II le Lun 2 Mai 2016 - 13:48

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Voilà un excellent cas de possibilité de liaison entre la philosophie et la science. Ce que tu dis en philosophie peut se raccorder avec une étonnante adéquation aux propos d'un Darwin expliquant l'origine des espèces, d'un Desmond Morris parlant du zoo humain, d'un Henry Laborit décortiquant la démence des animaux (humains compris) placés dans des situations de contrainte insupportable, etc. Ni la technique, ni la culture n'ont permis à l'homme de s'affranchir de son essence, de sa nature, au plus profond de ce qui constitue depuis trop longtemps, c'est-à-dire depuis des millions d'années son déterminisme physique, matériel, biologique, instinctuel.

La philosophie de l'idéel, la psychanalyse freudienne, la pensée se pensant elle-même, pour ne citer que ces cas de faillite intellectuelle, ce ne sont que des expressions irréfutables et sans valeur du point de vue de la pure et simple vérité non pas philosophique, mais consensuelle par vérification générale et particulière en vue d'établir de simples probabilités statistiques, de simples petites vérités, même provisoires ...

Seule une exploration radicalement matérialiste et athée du monde en général et de l'humain en particulier peut donner des résultats sur le plan d'une pure, simple et réelle compréhension. Et seule une telle compréhension peut fonder un espoir de solution de tous les problèmes posés à l'humain par l'humain.

Lorsque le propos philosophique correspond au propos scientifique, tout doit être fait à mon avis pour le renforcer. Lorsqu'il n'y correspond pas, tout doit être fait toujours à mon avis pour le remettre à sa vraie place, qui a pour nom Histoire.

C'est en tout cas ma méthode, et aussi ma proposition ...

Si cette méthode vise à réinstaller Démocrite au sommet de la philosophie et que Michel Onfray a le même projet, alors je dis qu'il faut suivre attentivement ce qu'enseigne le sage d'Argentan (nous sommes, je crois, d'accord sur ce point), quitte à le coincer parfois lorsqu'il se trompe, comme il l'a fait par exemple avec sa Féérie anatomique se trompant magistralement sur l'essence de la femme face à l'avortement, ce qui ne remet d'ailleurs aucunement en question l'ensemble de la pensée et des actions de notre Onfray national et international.

En passant, Nietzsche doit lui aussi être soumis à l'analyse attentive en vue de permettre de détecter dans ses dires les erreurs qui s'y trouvent assez souvent, ce qui permet d'ailleurs de ne pas négliger son propos sur le poids de la statue qu'il pourrait être si elle nous tombait sur la tête à la suite d'une considération trop béate de sa pensée, comme le suggèrent d'ailleurs si bien Colli et Montinari. Et tout ça ne remet d'ailleurs aucunement en question l'ensemble de la pensée et des actions de notre apatride de Nietzsche ...

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Re: Un philosophe dans l'actu : Onfray et l'Etat islamique

Message  Malcolm le Lun 2 Mai 2016 - 16:15

La physicalité humaine dont tu traites, elle provient foncièrement d'une aperception-apprésentation instinctiviste de l'Humanité, à laquelle je souscris volontiers, en dehors d'une épistémè naturaliste. Car, si par instinct on lit bien l'étymon ce qui aiguillonne, nous ne sommes pas moins ignorant de ce cela qui aiguillonne, quand bien même nous avons le potentiel scientifique d'en décrire pléthore de processualités (en sciences naturelles comme humaines), et nous sommes autorisés à psychanalyser ça, freudiennement ou autre - ainsi que le suggère Michel Onfray dans son Crépuscule d'une idole, encore qu'il s'en tienne à un naturalisme descriptif-explicatif, préférentiellement.

Pour autant, ce sont précisément nos sciences, causalement, déterministement, hasardement & indéterministement, qui inventent la "nature", ou "cette naturalité", ou matérialité, ou physicalité & psychicalité idoine, dans leurs artifices, naturalistement. Du moins est-ce mon avis surpragmatique empiriste, hors sensibilité tautologique. Car enfin, ni la sensibilité ni la nature ne peuvent être définies indépendamment l'une de l'autre - quand bien même on peut juger cela éidétique, comme par besoin trop-rationnel d'intellectualisme & assimilés, des choses. Reste que je ne vois pas trop comment apercevoir-apprésenter les choses autrement, sinon dans un mutisme confinant à l'absurdisme camusien.

Ton historicisme-poubelle souffre d'un grave défaut chronocentrique, dépourvu de toute subsomption psychologique (au sens nietzschéen de sens historique) s'imaginant que la vériconditionnalité assurée est possible, absolutistement, par quoi tu es naturellement plus idéaliste que moi. Non seulement la fausseté circonstanciée d'un propos n'est pas un argument contre lui, mais en sus ses propositions trouvent des praticabilités nouvelles (ainsi, par exemple, de l'hegelianisme onfrayien décrit ci-dessus, ou encore de mon heideggerianisme écologue ou paramondial).

Bref : comprendre instinctivistement, c'est comprendre antérieurement à tout naturalisme, depuis cette X dynamique humain. Où Onfray se leurre autant que toi, vous, subkantiens ... dès lors, pas étonnant que vous ne puissiez accorder à la psychanalyse son tréfonds dynamique, travail de sape à la manière de la taupe-Nietzsche ...
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Re: Un philosophe dans l'actu : Onfray et l'Etat islamique

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