« Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre »

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Re: « Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre »

Message  Invité le Lun 20 Juin 2016 - 7:25

hm, malcolm, aurait-je l’impression que les critique que vous m'adressez ne semble pas vraiment s'adressez ) ma personne... ne serait-ce pas une entourloupette de votre subconscient à votre encontre... ??

car après tout en matière de passé, et d'histoire, il n'y a que projection de nous vers ces époques... dans un sens comme dans l'autre, ce qui revient a tout relativiser hormis la supériorité du relativisme occidental sur toute les autres formes de pensée..; (mal assez répandue en anthropologie)...

toutefois, en ce qui concerne le "que nul n'entre ici si il n'est géomètre" au fronton de l'académie, l'on se demande pour quel raison un Platon (fort peu réputé pour ses spéculations géométrique (au contraire d'un Aristote, beaucoup plus logicien (jusqu'à la nausée)), donc pourquoi Platon a-t-il mit "ce" point particulier en avant... Thalès ? ou plutôt pythagore (à comparer à Newton qui était aussi astrologue et pas seulement astronome.. pour dédouaner le premier d'avoir été un "sage" de son temps, usant à bon droit (et sans honte) des disciplines "normale" de son temps... car ce n'est seulement "qu'après eux que les choses changent, que la pensée évolue...

autre choses, pour ma part, les penseurs qui n'ont pas vu dans les superstitions populaire seulement des superstitions et n'ont pas fait de la religion un simple sujet d'étude, ne sont clairement pas digne "pour moi" d'être nommé philosophe... mais théosophe... en cela, c'est l'histoire de l'occident chrétien qui ayant mis en place les universités, on choisi qui était digne et qui n'était pas digne, et la plupart des universitaires de ne jamais s'indigner que des grenouilles de bénitiers confite à l'eau bénite puissent prétendre à cette distinction (toute Bourdieusienne)

quel philosophe soutiendrait en raison "l'intelligent désign" et ses présupposés, seul des théosophes (catégorie digne toutefois si l'on est convaincu de toujours, ou si comme Berkeley l'on a aucune raison de vouloir être chassé d'un heureux presbytère ou en bon chanoine local il avait plein droit sur ses contemporains, malgré son "sensualisme" des plus tapageur, mais bien enrobé d'une jolie sophistique toute aristotélicienne... bref, sans avoir fait du hasard une réalité et non d'investir celui-ci comme le moyen par lequel le plan divin agit sur le monde (voir tirage au sort des grecs vu plus haut)... donc sans rire et avec julien l'apostat, des galiléens et de cette pensée magique nous venant d'encore plus loin que Lascaux... pas de philosophe sans avoir dénié "de prime abord" toute possibilité au plan divin...

sinon pourquoi devenir philosophe ? pourquoi étudier l'éthique ? si l'on à déjà une vérité révélée, et une morale "facile" à suivre, en un corpus législatif permettant précisément de ne se poser aucune question fondamentale, hormis, peut-être celle d'un Kierkegaard (church-gard (entre-nous, quel nom prédestiné !) celle d'avoir à choisir entre la voie de la foi, la confiance dans le religieux, et la raison et l’abîme du doute et du questionnement philosophique...

que nul n'entre ici si il n'est géomètre, donc si il ne comprend que racine de 2, et les nombres irrationnel mettent fin à toute possibilité d'un monde comme volonté et comme représentation... (quel misère que ce Schopenhauer semblant vouloir que tous conçoivent le vent comme le souffle des dieux et que tous nous retournions a une pensée aussi sombre que caverneuse... ou cavernicole... ou encore Spinoza reprenant de sa funeste éthique, la volonté de la nature, contre l'évolution religieuse de ses coreligionnaire et sa propre civilisation, proposant dans l’immanence une subtile(très subtile) mais manifestement régression morale, éthique, en donnant à tout barbare une part innée du divin... ou encore un Leibnitz et ses monades n'ayant qu'une fin, faire en sorte que la découverte des probabilités (ou de l'existence du hasard), niant de fait toute faculté au divin un droit d'intervention dans le monde, ne pense qu'a leur faire dire exactement l'inverse, soit par le finalisme Leibnitzien de rendre à la métaphysique ce que les mathématique venait de lui dénier, une raison première, divine, dans lequel s'origine toute chose...

bref, tant à dire, sur ces géomètres du grand horloger prêt à tout pour donner une dernière chance, une petite place à cette impossibilité, et repris en cœur par une foule de pseudo-penseur(mais vrai croyants) répétant leur bréviaires savamment répété dans les alcôves des académies "Royales" donc de droit divin... celle-ci et leur professeur attablé a leur pupitre en bon scolaste, répétant benoîtement ce qu'on leur à inculqué, et pour lequel l'académie royale les payait, ou certifier l'existence de dieu par voie philosophique, puisque c'est sur le divin que s'appuie depuis toujours les régnants pour continuer leur règne de génération en génération. la religion hindouiste est en cela remarquable de ce phénomène social, et de l'auto-renouvellement du modèle social permettant au descendant des tribu aryenne de "présider" en face de toutes les populations conquise...

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Re: « Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre »

Message  Malcolm le Lun 20 Juin 2016 - 13:48

Eh bien Quetzal *Lol* bien entendu que votre point de vue s'entend dans son ordre d'idées et sa valeur, mais je dirai seulement, au risque de me répéter, que ce n'est pas le relativisme qui guide mon âme (mon allant, mon élan, ma tournure d'esprit) loin de là - vous devrez normalement le découvrir à la longue - mais un perspectivisme méthodologique qui, je le sais, ne m'est pas propre. C'est-à-dire que l'esprit de méthode exige que nous n'envisagions pas le passé et le futur sous l'angle uniformitariste - quand bien même l'uniformitarisme resterait une option. Aussi m'appliqué-je autant que possible, à le dégonder. Pour le reste, je citerai Marc Bloch : "Les faits historiques se résument à des faits psychologiques." - ou avoisinant - je n'en suis pas moins au faîte que vous (projections).

Pour en revenir au sujet alors, vous dîtes théosophe pour un certain nombre de "philosophes" dans votre ordre d'idées, et pourquoi pas. J'ajouterai encore la liste des philodoxes, philodoctes, sophopraxes, sophophiles, les traditionnels sages alors, les sophistes aussi, voire les métaphilosophes (H. Lefebvre), et encore les philosophes-artistes nietzschéens. Auquel titre finalement, la notion de philosophe vole évidemment en éclat, et n'est qu'une facilité de langage. Oui. Mais je vous sens pourtant dans des chinoiseries, que voulez-vous : mon subconscient sûrement :pirat:

Au reste, je repasserai pour la citation, après avoir lu l'étude de référence proposée par Princeps. Au plaisir ?
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Re: « Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre »

Message  Prince' le Lun 20 Juin 2016 - 18:11

car après tout en matière de passé, et d'histoire, il n'y a que projection de nous vers ces époques... dans un sens comme dans l'autre, ce qui revient a tout relativiser hormis la supériorité du relativisme occidental sur toute les autres formes de pensée..; (mal assez répandue en anthropologie)...
L'historien chercha dans le passé des réponses pour son présent. On ne transpose pas l'un sur l'autre - on essaye du moins. Du reste, il n'y a pas de supériorité de l'Occident. A l'université on peut y étudier l'Afrique, l'Asie et le reste du monde, pour n'importe quelle période, sans peine. En revanche, on ne trouve pas tout, partout. Il faut se renseigner sur les programmes avant de s'inscrire.
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Re: « Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre »

Message  Malcolm le Sam 6 Aoû 2016 - 18:43

Après lecture du document, il est assez clair pour moi que le platonisme ésotérique est une "kabbale", une initiation pour Grecs anciens toujours relativement superstitieux, mais fascinés par "l'illuminisme" du géométrique, à la manière de ce que la Franc-Maçonnerie laisse transparaître. A la manière des moustiques, donc, on se laisse attirer par la lumière bleue du grilleur anti-moustique, comme en accession au Vrai, morbidement (volonté de néant nietzschéenne). Mais, comme la mathématique donne quelque pouvoir technique, cela satisfait son ingénieur en concept-design, ainsi que c'est ma thèse par ici.

Néanmoins, et relativement à ce que je dis sur le topic l'Homme et la cité, cette préquelle de Bienvenue à Gattaca a assez bien aboutie, et l'on voit tout ce que notre "modernité" a de platonicienne dans la démarche au moins, à tous les niveaux sociotechniques actuels, quand bien même rebooté par le néo-platonisme chrétien.

En somme : les complotistes/conspirationnistes n'ont psychodynamiquement pas tort, à échelle de pressentiment civilisationnel, malheureuement pris dans des délires antisémites et ... anti-extraterrestres !


EDIT: Où l'on voit alors, que Ragnar nageait en plein dedans, avec cette malignité de se croire plus malin que la malignité, à la manière d'un Forrest Gump inversé. Extrait : "N'est stupide que la stupidité."

REDIT: Au passage, le fonctionnement totalitaire mi-vingtième fonctionnait ainsi "en oignon" (H. Arendt), de sorte que Ragnar est aussi à ranger dans l'ordre psychodynamique des pressentiments complotistes/conspirationnistes, quand il s'en prend anachroniquement au "divin Platon".
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Re: « Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre »

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