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Message  Malcolm le Ven 6 Mai 2016 - 16:53

Rapport à ce topic ...

Je me demandai si la vanité, voire un "vanitarisme", ne serait pas à mettre au compte de l'absurdisme camusien ...

Camus dit : l'Histoire des Sartre et autres, elle oblitère (heideggeriennement ?) la sensorialité de l'être-là, et là-au-monde, dont l'être-pour-la-mort évité (afin d'évitement angoissant de la résolution devançante ... ) occasionne une mutité de la relation pensées-choses (Camus oblitérant d'emblée la résolution devançante, en déniant l'être-pour-la-mort en comportement sisyphéen, ou d'homme révolté par amour humanitaire de la condition humaine malralienne - aussi manque-t-il, pour le dire heideggeriennement toujours, au sens de (l')être, dans un être-là insignificatif, manifeste dans l’Étranger).

Aussi ne reste-t-il plus jamais qu'un vanitarisme comportemental, où un néo-cynisme - la vanité n'étant jamais que le dispositif par lequel nous brassons du vent, vent occasionnant bien des réalités pourtant, par exemple la démarche de Rieux dans la Peste ou la nostalgie rétrospective de Cormery dans le Premier homme, sans parler du stoïcisme hédoniste de Mersault dans la Mort heureuse. Et vent, parce qu'il n'y a plus jamais qu'un air du temps manifeste dans l'Envers et l'endroit, notamment, mais encore dans Noces et l'Exil et le royaume, abstraction faite de l'Histoire des activistes sartriens & autres Beauvoir (voir respectivement les Chemins de la liberté & le Sang des autres). Sartre & Beauvoir se veulent non-vanitaires.

Bref, d'où l'esthétique vanitaire de Camus, philosophie comprise ?
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Malcolm
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