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Message  Malcolm le Mer 25 Mai 2016 - 17:58

Tiré d'un entrétien avec Zigmunt Bauman :


***

Le topic dit "vivre l'amour", et présente un texte sur le fonctionnement du couple.
Cela dit donc que la vie amoureuse en couple, le couple-même expériencé, est saisi dans des dynamiques vitales/existentielles et, en l'occurrence, morales/éthiques.
Deux êtres se rejoignent et se conjoignent-même, soit donc deux (comporte)mentalités différentes, "alchimiquement" sur la base phéromonale, physionomique, etc. de leurs attirances, (é)prises dans les jeux de leurs désirs & fantasmes idoines.
Or, tout cela se traduit (comporte)mentalement ès mœurs/ithoï.
Dès lors, il s'agit de faire l'amour, non seulement au sens d'accouplement gymnastique imbriquant pénis & vagin, mais de le faire au sens d'homo faber - soit donc avec bon sens.
A commencer par l'endurance, et même la trans-durance (traversée de la durance), par le fameux alliage "pour le meilleur et pour le pire", en ce que la passion dure statistiquement un an ou à peu près, l'amour trois ans selon l'ascientifique égoïste-romantique Begbeider, et les mariages quelques mois statistiquement toujours, voire 7-8 ans au moment de leur "crise" statistique.

On dit communément "ça manqua de communication", ou "il faut (savoir) communiquer" - ce qui est dire qu'il faut savoir ne pas se voiler la face, en réalisant toute l'animalité de la chose, doublée- ou prise dans les rets- du significativement humain, qui n'aide contemporainement pas, par amoralisme prôné. Mais donc, immoralistement, il faut dire qu'une moralité est nécessaire, en chœur avec Zigmunt Bauman.

Une moralité, soit donc une (comporte)mentalité élaborée codynamiquement, sur la base de l'animalité physiologique conjointe à l'humanité significative, afin de concordance et, mieux, d'accord.

Or l'accord ne suppose pas la perfection amoureuse, mais l'excellence de ses ajustements digressifs, de même que l'existence nous Fortune de par ses divers kaïroï, au sein desquels il faut une virtu de couple.

Voir aussi.

***

J'ai écrit ailleurs :
... plutôt pas de sexe que du sexe triste, du sexe compulsif, du sexe gymnastique, etc. (bref : du cul). Plutôt pas de sexe que du cul. Dans sexe, il y a (inter)section, donc Rencontre. En regard du cul, le sexe doit être une erreur, une profonde erreur. En regard du sexe, le cul c'est idiotement du cul.

***



***

http://www.philomag.com/les-livres/grand-angle/il-ny-a-pas-damour-parfait-18586


Dernière édition par Malcolm le Jeu 9 Mar 2017 - 23:51, édité 2 fois
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Re: Vivre le couple

Message  Kenshin (Bigone) le Sam 26 Nov 2016 - 20:04

Bon, je ne pense pas que ça soit très philosophique, mais le sujet me tenant à coeur...

oui, vivre l'amour, c'est d'abord vivre quelque chose. Comme tout ce qui vit, cela finira par mourir. La croyance, l'illusion, le rêve, est que l'amour mourra avec nous, comme si sans lui, le bonheur ne pouvait exister.
L'amour, comme dit ci dessus, c'est d'abord la bonté. C'est être soi même avec l'autre. C'est laisser l'autre être soi même et s'accorder avec son propre soi. Donc c'est d'abord, l'amitié.
il faut cette volonté d'être soi même, en propre  comme dirait quelqu'un, pour avoir conscience que l'autre a ce même besoin. L'amour avec l'autre, c'est d'accepter avant tout que le bien ne vient pas de soi , ni de l'autre mais qu'il est quelque chose que l'on doit construire à travers une connaissance mutuelle.
L'amour, c'est la forme du bonheur la plus simple, le plus gratuite, le plus forte. En fin de compte, même le pouvoir et la haine ( être un dark vador) ne nous empêchent pas d'aimer quelque chose, ne serait ce que le pouvoir et la haine. Aimer, est ce sentiment le plus essentiel, peut être le premier. En naissant, aime ton la vie ?
La passion, le sexe, bien entendu, sont nécessaires. Ils nous poussent là ou la raison ne nous pousserait pas, il donnent à nos vie la possibilité d'être elles mêmes. Si nous faisions tous les mêmes choses au même moments, nous serions des robots. heureusement, nous pouvons être imprévisibles, la vie peut l'être, on peut donc avoir ce sentiment d'être humain, de se sentir être ce que l'on est, d'être plus ( sur humain ) qu'un individu, un employé, un citoyen, un fils, une femme...être soi même , le sentir, vivre pour vivre, vivre le bonheur, seulement le bonheur. Mais la passion peut rendre accro etc.
En définitive, vivre l'amour, c'est se poser la question de qui je suis et qui tu es. Le truc un peu fou ( con ?) c'est qu'il y a une connotation de perfection dans l'amour. Comme si on allait être plus qu'un sur humain... On ne s'attardera pas sur la morale et la croyance, mais on peut dire que l'amour c'est de croire en ce que l'on ne sait pas. C'est peut être une forme de foi, tentacule de croyances religieuses...
Vivre l'amour c'est croire en soi et en l'autre, être soi même dans l'autre, comprendre que l'amour est comme les humains imparfaits, qu'il ne nous rendra pas meilleur ni pire, mais plus heureux, si on apprend à le connaitre.
Vivre l'amour c'est faire de soi et de l'autre un ami, de l'amour un ami plutôt qu'un guerrier qui va conquérir pour puiser chez l'autre ce qui nous manque chez soi. Vivre l'amour c'est cultiver sa propre terre, l'explorer pour trouver les ressources que l'on pourra troquer avec l'autre, partager.
C'est une conscience que le bonheur se trouve en chacun de nous, qu'il est au dessus de la morale et de la croyance, qu'on le connait, qu'on le sait, qu'on a pas besoin de l'apprendre, de le modéliser. Il est la forme la plus pure d'échange avec son semblable, il est inné ( un nouveau né aimera sa mère)... c'est peut être la première chose que l'on apprend, et peut être la première que l'on oublie.
vivre l'amour c'est donc ne pas oublier que l'on est avant tout un être humain avec les autres.

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Re: Vivre le couple

Message  Malcolm le Lun 2 Jan 2017 - 23:46

Sur "Un Philosophe" : Entretien avec Francis Wolff : « On a trop vite fait de réduire l’amour à un sentiment mystérieux »

Et celle-là je ne l'attendais pas : Wilhelm Reich et sa Psychologie de masse du fascisme, peut "aller (se) coucher" ? : Le sexe sous le nazisme : une libération avant l’heure ?
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Re: Vivre le couple

Message  Invité le Ven 2 Juin 2017 - 10:25

Parler de l'amour est difficile, et pourtant tout le monde en parle parce que chacun d'entre nous pense savoir de quoi il parle.
Je n'en parlerai pas aujourd'hui comme j'en ai parlé pendant trop longtemps.
J'ai été marié pendant 10 ans, ensuite j'ai connu pas mal d'expériences, toutes décevantes. J'y ai presque chaque fois donné ce que je pensai être le meilleur de moi-même parce qu'on m'avait appris qu'aimer c'était savoir donner, savoir se donner. Vint le jour où je n'eu plus rien à offrir. Je me suis quasiment retiré du monde (entendez de toutes vie sociale) et me suis consacré à ma seule passion, c'est à dire l'écriture. A cette époque, j'ai encore été approché par des femmes que j'ai toutes envoyé vertement se faire voir. M'envoler vers les étoiles pour redescendre ensuite et me fracasser dans le caniveau...non, je n'en voulais plus.

Une seule de ces femmes a réussi à entretenir une correspondance avec moi. Elle aussi écrivait, et mes provocations la stimulaient au lieux de la faire fuir. J'ai accepté de la rencontrer amicalement au bout de plusieurs mois... Et le rideau s'est déchiré.
C'est une expérience unique, que je souhaite à chacun de vivre. Avoir devant ses yeux la femme a qui l'on est destiné et le comprendre immédiatement. Aimer, ce n'est pas offrir, c'est savoir prendre ce qu'offre l'autre. Ce qu'elle a pris ? Tout ce dont les autres ne voulaient pas, mais qui était l'essentiel. Et j'ai fais de même.
Là où le désir s'estompait habituellement au bout de quelques mois (pour ne pas dire quelques jours), il est resté le même durant toutes ces dernières années, mieux encore, il a grandit. Là où l'ennui s'installait pour cause de routine, s'est établi une complicité permanente. Mais le plus important dans cette expérience c'est que nous avons su l'un et l'autre qu'il en serait ainsi dès notre rencontre.

Je sais à quel point il est difficile de comprendre cela. La misère affective dans laquelle nous vivons dans ce monde nous a donné une vision tronquée de l'amour. Le diktat de notre société impose à chacun, très vite de "se mettre en couple". On a pas le temps de se découvrir, d'apprendre ce qu'est l'amour, on fait du cabotage amoureux, et la plupart des couples se fondent sur des malentendus : elle est belle, il pense comme moi, etc.
Les sites de rencontres définissent des "profils", des types de personnes "compatibles"... On oublie que "l'amour est enfant de bohème, qu'il n'a jamais connu de lois..."
Les sociétés humaines se fichent de l'amour. Elles veulent des mariages, des enfants, une démographie... Attendre presque 50 ans pour rencontrer l'amour n'est pas productif, pas rentable. Mariez vous mal, soyez malheureux, mais faîtes des gosses, prenez des crédits...vous pourrez toujours divorcer ensuite, l'important c'est que le léviathan soit bien nourri.

Donc, je témoigne. Tout cela est faux, l'amour existe et il s'explique pas. Par contre les vies brisées, les femmes et les hommes perdus (j'ai écris un bouquin là-dessus qui s'appelle "Les naufragés"), tout cela est le résultat d'une société qui ne sait pas attendre et qui juge sans cesse ceux qui refusent d'entrer dans les cases qu'on a défini pour eux.
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Re: Vivre le couple

Message  Kal' le Ven 2 Juin 2017 - 17:55

Bricoleur a écrit:Tout cela est faux, l'amour existe et il s'explique pas

Les bébés pondus, les générations incessantes se succédant, les cinq millions d'Européens ordinaires qui sortent chaque année du ventre de leurs mères, en production presque industrielle, sont l'explication la meilleure et témoigne de notre lubricité ; et qu'est-ce que l'amour, si ce n'est une lubricité plus nettement déterminée, ou, mieux encore, une discrimination de et pour la sexualité ?
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Re: Vivre le couple

Message  Avis' le Ven 2 Juin 2017 - 19:47

Faire durer un couple...? Facile, il suffit d'être souvent absent. Donc désiré. *Tchin* *Applause* *Char*

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Re: Vivre le couple

Message  Malcolm le Ven 2 Juin 2017 - 19:48

Je préfère rappeler que ce topic s'intitule, d'abord et avant tout, vivre le couple. Soit donc que, amour parfait réel ou au contraire subterfuge sexuel, tout cela importe peu. La vraie question étant la suivante : pourrais-tu endurer un(e)tel(le) quotidiennement, serait-ce une partie de ta vie seulement, mais vraiment, qualitativement, aimablement, agréablement et, précisément, convivialement ? ... Dans convivial, il y a convives, soit donc ceux qui vivent ensemble, et en l'occurrence : potentiellement leur vie. Qu'ensuite leur sexualité tombe à zéro ne change rien à l'affaire, il y en a - contrairement au mythe co-pornographique qui règne - heureux bien qu'asexuels, heureux bien qu'infidèles, j'en passe et des meilleures. De plus, ça n'est pas parce que l'instinct reproductif nous y porte, que nous pouvons faire comme si la contraception n'existait pas. C'est-à-dire qu'en dehors des grossières erreurs d'un soir vilainement trop psychédélique (enivré de son, de boisson, d'effets de lumière, etc.), nous procédons toujours - comme dirait Darwin - à une sélection sexuelle, qui ne saurait avoir jamais lieu que sur la base même de cet instinct reproductif il est vrai, et quand bien même nous pratiquons cette mauvaise foi avec soi-même, qui consiste à se dire que c'est sans conséquence, "juste" pour le plaisir.

Finalement, donc, il faut convivre, si l'on entre dans telle dynamique de projet, et ce convivre est, spéciologiquement, prévu - selon instinct reproductif/sélection sexuelle - pour la protection de la progéniture, quelle que soit ensuite les formes que prennent les éducateurs accouplés (majorité hétéroparentale, minorité homoparentale, kibboutz, patriarcat, parité, matristicisme - le matriarcat n'existant pas comme tel, - etc.). Or, à la fin, pour convivre, que ce soit le couple ou un groupe plus vaste, la seule question concerne quelque politique comportementale ou, si vous préférez, quelque moralité des mœurs. Ceci, donc, parce que nous sommes humains, et parce que - j'espère - nous tendons vers un respect de nous-mêmes digne de ce nom.

A partir de là, toutefois, j'ai des remarques à faire sur vos interventions, donc je ne retiendrai que ce qui me semble l'essentiel ici.
Bricoleur a écrit:Aimer, ce n'est pas offrir, c'est savoir prendre ce qu'offre l'autre. Ce qu'elle a pris ? Tout ce dont les autres ne voulaient pas, mais qui était l'essentiel. Et j'ai fais de même.
Je trouve qu'en termes de "bricolages", c'est en effet un coup de génie que d'inverser la donne. Mais c'est drôle, parce que le prendre est traditionnellement associé au pôle viril, tandis que le donner est traditionnellement de même associé au pôle féminin. De telle sorte que, sous l'angle traditionnel, ta posture initiale dans la vie Bricoleur, ne pouvait correspondre sous l'angle traditionnel à ce qu'attendent encore beaucoup les femmes - un homme qui prenne, peut-être en douceur, mais qui prenne quand même - serait-ce rapport à une instinctivité millénaire où de toutes évidences il fait bon être protégé par une carrure, surtout quand on est enceinte, peu importe que cette carrure soit le père ou non, l'essentiel étant qu'il le croie, pour le salut de notre grossesse et de l'éducation suivante. Soit donc que, jusqu'à temps que tu comprennes cela, qu'il faille prendre, tu étais perdu, mais tu t'es retrouvé dès lors que quelqu'un à bien voulu te prendre comme tu es, ce qui chez les femmes est un genre de se donner, sans compter alors surtout que ta démarche témoignait ce fait que tu n'étais pas là "que pour la baise". Instinctivement rassurant, non ? ... Néanmoins, nous nous arrêterons là de ce commentaire, car il n'est pas question de froisser quiconque. D'ailleurs, témoigner ainsi que tu viens de le faire, la Charte du forum le tolère mal, et je ne l'ai dans l'immédiat toléré que parce que tu sembles avoir du recul sur la chose. Il n'est pas question de blesser alors, de juger ta vie, et encore moins derrière de se retrouver avec des témoignages de personnes qui feraient mieux d'aller voir un thérapeute (je ne dis pas cela à ton endroit, mais en général, pour nos lecteurs).

Reste enfin, que le prendre dans l'amour dont tu fais état, il vaut naturellement pour les femmes aussi. Je crois que la tradition dispose de ce génie de dire prendre pour époux. Un génie que ne veulent plus endurer certaines de nos "modernités trop modernes", alors qu'elles n'en font jamais que s'en prendre aux autres en prenant leur pied ! ... Soit donc que foncièrement, intrinsèquement, instinctivement, biologiquement, nous sommes des êtres qui assimilons, mangeons, dévorons, engloutissons, avant toute accommodation (assimilation et accommodation sont les deux fonctions du psychisme, chez le génial psychologue du développement Jean Piaget, sachant que derrière Friedrich Nietzsche - et pas que lui - rappelait que l'organe le plus proche de l'esprit était l'estomac). Bref : celui qui croit ne pas avoir à prendre pour aimer, s'accoupler, convivre, etc. serait-ce quelqu'un ou quelques uns d'autre(s), qu'un(e) partenaire sexuel(le), est bien dans la merde.

Vivre le couple, donc, c'est accepter qu'on nous prenne, de ce que l'on prend. Il y a d'ailleurs un lien réel avec le fait de parenter, dans l'amour. En effet, le parent, étymologiquement, c'est celui qui nourrit. Le bébé pompe littéralement sa mère, dans l'utérus comme au sein. Or, prendre pour compagne/compagnon, est une façon de parentèle, puisque l'autre a une valeur si il/elle apporte à notre vie. Or, la vie n'étant pas tout émoi des premières amours, il va bientôt falloir pragmatiquement se parenter l'un l'autre, où Sigmund Freud eut totalement raison de dire que le/la partenaire ressouvient la mère/le père, et parfois un homme même ressouvient la mère pour l'autre, de même qu'une femme même ressouvient le père pour l'autre. C'est ainsi. Des études statistiques ont montré que, physiquement, ce qui permettait d'expliquer qu'un couple tienne, c'était ce fait que les lobes d'oreille étaient de la même forme. Des études biométriques très sérieuses ont été menées pour en arriver là. Or, avec qui d'autre que notre parentèle/famille, avons-nous de similarité à ce niveau ? Soit donc que les phéromones, etc. jouent dans la sélection sexuelle autant que les lobes d'oreille ? Il y a puissante corrélation en tout cas ! ... Bref, ce que je veux dire, donc, c'est que l'autre, dans un couple, nous devons pouvoir lui prendre, il doit pourvoir nous nourrir (parenter). Or, étant humains, il entre de la norroture dans cette nourriture, soit donc - le mot est de français médiéval, - une entre-formation, entre-information, une communication, un échange, une relation, une humanité donc, des pratiques, des habitudes, des rites, etc. et nous retombons sur nos pieds de valeurs morales essentielles au convivre/à la convivialité.
Kalos a écrit:Les bébés pondus, les générations incessantes se succédant, les cinq millions d'Européens ordinaires qui sortent chaque année du ventre de leurs mères, en production presque industrielle, sont l'explication la meilleure et témoigne de notre lubricité ; et qu'est-ce que l'amour, si ce n'est une lubricité plus nettement déterminée, ou, mieux encore, une discrimination de et pour la sexualité ?
Tu fais dans l'énormité, puisque tu donnes dans l'effet-masse d'une population européenne à 450 millions d'habitants, fatalement, le qualificatif pouvait bien sortir - certaines femmes d'ailleurs éprouvent le fantasme parasitaire avec leur grossesse, et ne se sentent jamais, dans la veine de ce que j'ai précédemment dit à Bricoleur, que des machines industrieuses à pondre, par dédain d'elles-mêmes. Mais enfin, cela reste tout de même assez humiliant comme comparaison, ce que tu dis là, sauf à considérer que l'Homme n'est qu'une machine, et la Nature une industrie donnée avant qu'on ne la prenne pour l'Artifice, etc. C'est-à-dire qu'il faut tout de même voir les choses sous un angle désémantisé/désymbolisé. Or, je dis désémantisé, car regarde : il s'agit d'autant d'expériencialités différentes, qui se vivent comme sensée, comme ayant du sens. Si bien entendu une part d'entre elles n'est que trop vécu sur le mode grégaire, et ne lèvera jamais la tête des conforts sociaux que pour l'y replonger vite après un frisson, il n'en reste pas moins que des couples fringants préparent l'humanité de demain. Or, demain, ce n'est pas loin - sous cet angle.
Avis' a écrit:Faire durer un couple...? Facile, il suffit d'être souvent absent. Donc désiré. *Tchin*  *Applause*
Sauf dans le cas de conjoint(e) jaloux/se ! Il faut l'accepter, elle aussi, la jalousie !

A la fin, il faut bien vivre & convivre, par quoi donc il faut - à mon sens - de l'amitié avant tout, et le couple, ainsi que ce que l'on fantasme sous la notion d'amour, n'est jamais - pour fonctionner - qu'une amitié sexuelle honorable & honorée, par exemple par un mariage. Voilà la seule voie possible, pour durer, pour "aimer", pour vivre le couple.


Dernière édition par Mal' le Ven 2 Juin 2017 - 19:59, édité 1 fois
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Re: Vivre le couple

Message  Kal' le Ven 2 Juin 2017 - 19:54

Mais enfin, cela reste tout de même assez humiliant comme comparaison, ce que tu dis là, sauf à considérer que l'Homme n'est qu'une machine

L'homme, ou la Machine, dixit Pascal.

Quant à la conjugalité aimable et sereine, celle-ci reste possible, où, par un heureux hasard, l'amour sexuel rejoint de la même façon l'amitié, dans une harmonie des âmes, avec l'être aimé.
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Re: Vivre le couple

Message  Malcolm le Ven 2 Juin 2017 - 20:01

L'homme, ou la Machine, dixit Pascal.
http://www.persee.fr/doc/hom_0439-4216_1998_num_38_147_370524
Quant à la conjugalité aimable et sereine, celle-ci reste possible, où, par un heureux hasard, l'amour sexuel rejoint de la même façon l'amitié, dans une harmonie des âmes, avec l'être aimé.
C'est bien ce que j'ai fini par dire *Colère*
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Re: Vivre le couple

Message  Invité le Ven 2 Juin 2017 - 20:16

A mon sens, et il en est d'autres pour d'autres, vivre le couple consiste à créer un but commun: un enfant. Alors l'amour peut-être la dynamique qui fera de cet enfant un être supérieur à ses parents.
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Re: Vivre le couple

Message  Malcolm le Ven 2 Juin 2017 - 20:28

Georges II a écrit:A mon sens, et il en est d'autres pour d'autres, vivre le couple consiste à créer un but commun: un enfant. Alors l'amour peut-être la dynamique qui fera de cet enfant un être supérieur à ses parents.
C'est de bon surhumanisme nietzschéen, soit donc d'évolutionnisme volontaire !
https://fr.wikisource.org/wiki/Ainsi_parlait_Zarathoustra/Premi%C3%A8re_partie/De_l'enfant_et_du_mariage
Ce qui, donc, ne se passe pas de mœurs !
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Re: Vivre le couple

Message  Invité le Mer 7 Juin 2017 - 21:50

Le texte que vous proposez m'a, quand je l'ai découvert il y a quelques mois, donné l'impression d'un déjà pensé. Non pis, d'un idéal m'étant propre et inné.
Pour ce qui est des mœurs du couple dans une visée surhumaine ou tout au moins d'un dépassement  des parents par l'enfant, la difficulté est sans doute d'inculquer du "à dé-sur-passer". D'inciter l'enfant à contredire les mœurs qui forment le bonheur conjugal des parents. D'où un mépris de l'enfant pour les mœurs parentales et une incompréhension de ces derniers pour les mœurs de leur enfant.


Dernière édition par Georges II le Mer 7 Juin 2017 - 22:47, édité 1 fois (Raison : Ponctuation.)
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Re: Vivre le couple

Message  Malcolm le Mer 7 Juin 2017 - 22:27

Le texte que vous proposez m'a, quand je l'ai découvert il y a quelques mois, donné l'impression d'un déjà pensé. Non pis, d'un idéal m'étant propre et inné.
Je n'ai pas ressenti autre chose lorsque, à 17 ans, je lisais Nietzsche - Par-delà bien et mal, pour la première fois dans une FNAC. *Merci*
Pour ce qui est des mœurs du couple dans une visée surhumaine ou tout au moins d'un dépassement des parents par l'enfant, la difficulté est sans doute d'inculquer du "à dé-sur-passer". D'inciter, l'enfant à contredire les mœurs qui forment le bonheur conjugal des parents. D'où un mépris de l'enfant pour les mœurs parentales et une incompréhension de ces derniers pour les mœurs de leur enfant.
La nature aide déjà, en effet : phénomènes de juvénilité, de naissance-de-la-dernière-pluie, qui bousculent le confort des aïeux - leur permettant de se renouveler, s'entretenir, s'affermir - autant que ces phénomènes les confrontent superficiellement - par inexpérience, verdeur, animation, - encore que cette confrontation soit nécessaire à l'éducation encore toujours, afin d'intégrer les notions d'autorité, de responsabilité et de liberté réellement, comme hiérarchisation fonctionnelle fatale et nécessaire, comme autonomie à répondre de soi et faire preuve de fiabilité, et comme possibilités et ouvertures.

Devant quoi le couple a intérêt d'être sain.
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Re: Vivre le couple

Message  Kal' le Lun 7 Aoû 2017 - 0:13

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Re: Vivre le couple

Message  Malcolm le Lun 7 Aoû 2017 - 0:55

A 4:00, il dit - - - a écrit:Si je vivais en couple, j'attendrais tellement d'être sauvé par l'autre ... car si je vis en couple faut qu'il me sauve, faut qu'il fasse que la vie soit supportable. Faut que j'sois plus déprimé. Faut qu'je sois plus un individu. J'veux qu'il m'enlève de moi. J'veux qu'elle m'enlève de moi. J'veux qu'elle me sorte de moi. J'veux plus supporter plus rien. J'veux qu'elle me fasse un miracle. Faut qu'elle soit miraculeuse, je parle même pas physiquement. Il faut qu'elle soit miraculeuse, il faut qu'elle me sorte de moi. Et ça c'est pas possible. Personne peut te sortir de toi.
L'intéressant évidemment, c'est qu'auparavant il parlait des couples dont les membres se béquillent l'un l'autre, se compensent l'un l'autre quelque tare à l'autre et l'un, tandis que la présentatrice suggéra assez vite qu'il avait "un problème avec sa mère", ce à quoi Luchini répondit efficacement en ironisant théâtralement sur le fait que ce n'est pas un scoop, l'air de dire qu'elle avait tout compris à sa psychologie avec finesse. On sent bien que l'exercice le fait suer, et je le comprends, car le pire pour lui c'est qu'il anticipe sur les réactions d'autrui - elle, en l'occurrence - et de la presse derrière. Donc il est obligé d'y parer, il est nécessairement dans un piège, et se tortille autant que possible pour s'en tirer : l’œil de la caméra et la vénale bienveillance de la présentatrice sont là pour douloureusement le lui rappeler. Mais il est là, et Luchini promeut Luchini, comme Luchini a toujours promut Luchini - péniblement à mes yeux.

Mais enfin, il fait cette remarque assurément déconcertante pour le psychanalyste de comptoir, qu'après nécessiter l'amour salvateur comme tout un chacun - substitut parental, si l'on veut, - il faut pourtant que l'amour - le couple - le sorte de soi, alors que c'est impossible. On comprend soudain l'idéaliste, mais l'idéaliste qui se reconnaît, et dans cette reconnaissance souffre de toute l'ironie du sort à en devenir cynique (sens contemporain), et que c'est ce cynisme (sens contemporain) qui l'empêche de vivre le couple, car il aime trop l'idéalisme - car "il aime trop sa mère", en fins de compte* ... hélas ? ... Reste qu'il reconnut les couples fiables, bien qu'il s'en démit.

Bref : un couple, c'est un sexfriending dont le sex n'est pas impérieux, mais le friending. Car, après tout, c'est censé durer. Autant que ce soit en bonne compagnie mais, si cette compagnie fait jouir, c'est excellent, encore que des couples tinrent sérieusement d'être ouverts, de fermer les yeux sur les passades de l'une ou de l'autre - surtout de l'autre, mais c'est un autre débat.

_____________________________
* On dit d'ailleurs que le public, ainsi que l’œil de la caméra ou cette bienveillance vénale de la présentatrice, fonctionne comme la Mère. Aussi bien, à ce compte, la remarque n'a effectivement aucune valeur, aucun intérêt, aucune profondeur. Ce qu'il faudrait voir, c'est dans quelle mesure, grossièrement là encore, Luchini ne cherche pas à complaire au Père dont il se fait pourtant compère "en en parlant mal" dans l'extrait, etc. Il est si facile, de mal parler de son père, tout en l'aimant ! ... mais dire cela est encore superficiel, donc vain, etc. Retenons cette sortie de soi, et la part philosophique qu'elle me permit de dégager.
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Re: Vivre le couple

Message  Propos le Dim 17 Sep 2017 - 23:35

Une autre façon de dire que, le couple, c'est une succession de démarches (âmes sensibles, s'abstenir) :

Slate.fr
En amour, la chance n'existe pas, elle se provoque
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Re: Vivre le couple

Message  Avis' le Lun 18 Sep 2017 - 0:18

On tombe amoureux, probablement de façon culturelle, soit.
Mais il semblerait, selon les dernières recherches, sur lesquelles on ne va pas s'appesantir, qu'il s'agit d'une question de phéromones assez singulières : chacun émet des phéromones, ténues au point qu'on ne peut les identifier consciemment, et qui renseignent (sans qu'il le sache donc) autrui, sur les défauts, les qualités génétiques, à rechercher ou à éviter, et dont serait porteur l'Autre, afin de s'assurer une descendance saine.
Je n'en sais fichtre rien, mais ça se défend. Tout à fait.
Il est sûr en tous cas que, tomber amoureux, nous y sommes obligés par la nature même. De qui ? Le phénomène est forcément limité aux rencontres : on ne tombe guère amoureux de quelqu'un qu'on n'a jamais vu. Et à condition que l'on soit apte à éprouver de l'amour. Il en est dont la sensibilité se borne à éprouver une attirance sexuelle exclusivement.
Et il semblerait également, selon certains auteurs, que l'amour ne soit qu'une manifestation d'égoïsme. Ce qui me paraît un peu court, car on connaît des cas où l'amour se sacrifie pour l'Autre. Et notamment lorsque l'Autre n'est autre que son enfant.
C'était juste quelques lieux communs, quant à faire en sorte que le couple dure, alors là le mystère est plus grand encore, chaque couple étant singulier... Façon de dire que je n'y connais rien.

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Re: Vivre le couple

Message  Malcolm le Lun 18 Sep 2017 - 9:59

quant à faire en sorte que le couple dure
Ce qui était, justement, le propos, à savoir donc que le couple tient aussi de toutes ses démarches - selon - ingénieuses ou contorses.
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Malcolm
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Re: Vivre le couple

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