Horizontalisme : allez, couché !

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L'or, l'amour et l'amitié

Message  Ragnar II le Mar 7 Juin 2016 - 23:05

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Le problème de l'or en tant qu'emblème métaphorique du matérialisme vulgaire se résout par la vigilance au regard de l'assimilation personnelle aux objets.

Quiconque superpose, confond et intègre l'un à l'autre son être et celui de l'objet qu'il possède se trouve confronté au bonheur éphémère du moment de l'acquisition seule.

Il est vite en manque.

Et il lui faut réitérer le moment de l'acquisition seule.

L'enchaînement est diabolique.

Celui-là, il est 99 % de son temps dans le malheur de la vulgarité matérialiste d'une recherche forcenée des objets auxquels il pense devoir l'essence de sa propre vie.

Il est condamné à la mort vivante.

Il ne sait pas que la seule chose qu'il est, c'est ce qui jamais en lui ne change. Et ce qui ne change pas, chez lui comme chez les autres, c'est l'amour et l'amitié.

S'il en est dépourvu, c'est parce qu'il pense s'approprier l'amour et l'amitié des objets dont il croient qu'ils sont capables de ces deux choses qui jamais ne changent en nous, et qui sont l'amour et l'amitié.

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Re: L'or, l'amour et l'amitié

Message  Malcolm le Ven 10 Juin 2016 - 20:41

La lecture du titre me fait songer à toutes ses études sur la relation sociographique entre ces trois items, statistiquement.
Les lois de Murphy énoncent : "Le nombre d'amis est proportionnel à la somme sur le compte en banque."
Et puis, plus récemment :



Dernière édition par Mal' le Mer 21 Juin 2017 - 15:01, édité 1 fois
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Re: L'or, l'amour et l'amitié

Message  Crosswind le Ven 10 Juin 2016 - 21:07

Ragnar II a écrit:.

Il ne sait pas que la seule chose qu'il est, c'est ce qui jamais en lui ne change. Et ce qui ne change pas, chez lui comme chez les autres, c'est l'amour et l'amitié.

S'il en est dépourvu, c'est parce qu'il pense s'approprier l'amour et l'amitié des objets dont il croient qu'ils sont capables de ces deux choses qui jamais ne changent en nous, et qui sont l'amour et l'amitié.

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Facile. Rassure-moi, ces propos émanent de ton laboratoire, pas de ta raison ?

Affirmer l'amour et l'amitié en tant que propriétés inaltérables d'une hypothétique nature humaine appelle, d'une part, la justification de l'impermanence de l'ensemble des autre émoconcepts © - tristesse, joie, douleur, etc. -, de l'autre, la description de ce machin, de ce truc, "qui ne sait pas", alors même que l'acte de connaître ne fait pas partie de son répertoire d'Être.

Petite démiurge, en cachette ?

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Re: L'or, l'amour et l'amitié

Message  Malcolm le Ven 10 Juin 2016 - 21:10

L'atroce Crosswindu, contre le molosse Ragnarok, régulièrement, c'est un spectacle détonnant.
Cela fait un moment que j'ai deviné que la moralité ragnarok était pubertaire/collégienne dans les termes, mais ...
Quant à la crosswindu, elle l'est au féminin, or les femmes ont deux ans de maturité supérieure sur les hommes, dans cette tranche d'âge physiologique ou psychologique : les garçons se popotes/s'entre-illusionnent, les filles se pomponnent/se collusionnent (éthologiquement & éthiquement).

Pour autant, le besoin de socialisation amical/amoureux est effectivement transexistentiel, sous quelque forme de commerce cela se traduit-il entre humains, Ragnarok a raison.
Mais Crosswindu a raison aussi, d'y aller discriminatoirement à son encontre, car il est une éthicité/sélectivité qui advient généralement, serait-ce par le hasard relatif de nos milieux de prédilection.
Pour autant, ni l'un ni l'autre ne sont humanistes dans la démarche, or cela m'importe, où l'humanisme correspond à l'affiliation interhumaines nécessaires des personnes s'entre-élisant. Pas de quoi en faire un affinitisme (où le racisme rejette par races, le sexisme par sexes, l'âgisme par âges, etc. et donc l'affinitisme par affinités).
Tout ce qui n'interdit pas de se détourner de quelqu'un, en bonne & due forme espérons-le.

Mais à un moment donné, le débunkage ne sert plus à rien, et il faut cultiver l'entretien épitémique, si l'on veut aller au-delà (cf. cette vidéo) - c'est la politesse de base qui l'exige, pour autant que l'on veut dépasser les collégianités, et à supposer que l'on ne sombre pas dans l'intellectisme (rejet par intellects).


EDIT: sur un forum comme celui-ci-donc, ça relève de "la sagesse populaire"/de base.


***


La mise à terre, l'atterrement, le terrassement, des sociétés hiérarchisées "du passé" - et quand bien même n'ayant pas totalement anarchisé "les sociétés", les organisations sociales ... Eh bien, ce nivellement, cette médiocrisation, cette moyennisation, ont pourtant fait "la pyramide sociale" passer d'une forme isocèle aiguë à une forme isocèle obtuse. Ou, pour le dire autrement, transformé l'Everest en Puy de Dôme. - L'augmentation des écarts de porte-feuilles ne change rien à l'affaire (aux affaires ... ) : il s'agit de volumes financiers toujours ou presque (et relativement) en circulation. Phénomènes d'étalement liquide, plus que d'empilement solide, quand bien même représenté par des piles de billets : ce verticalisme de substitution leurre, culturellement.

Bref : l'anarchisation relative de nos mondes libéralisés, à provoqué un horizontalisme culturel, elle nous a tous sommés de nous coucher, et finalement la médiane de notre pyramide sociale (sorte de théorème de Thalès) rejoint assez facilement la base du sommet, en terme de distance : les modes de vie se sont donc, comme dit ailleurs dans cette partie, monoculturalisés.

Ce qui est donc bien voir, étant donné l'augmentation exponentielle de la population mondiale ce dernier siècle, qu'il y a plus périphérisation des porte-feuilles sous-volumiques, et d'une centralisation des porte-feuilles sur-volumiques. Cela s'observe géographiquement au plan démographique, par condensation-dissipation des masses, car il est une géographie bien réelle de la mondialisation, où les richesses circulent entre des centres locaux, peu fréquemment en passant par la case périphérie, puisque la case banque de ce plateau de Monopoly planétaire est précisément au centre.

A partir de là, le champ est libre pour tous les phénomènes de Domino/effets-papillon, engendrés par l'horizontalisme. Horizontalisme qui, comme son nom l'indique, nous laisse dans nos espaces selon nos mouvements/opérations, avec horizons idoines tout alentour, sans plus de ciels ni de sous-sols (car au fond, l'accessibilité des savoirs-même horizontalisa les espaces, des interstellaires aux entrailles terrestres, et quand bien même ils sont méconnus).

L'émergence de la 3D ne change rien à l'affaire : on ne peut bien se représenter l'espace-temps que sur un plan, même einsteinien. De même, la potentielle multi-dimensionnalité quantique ne change rien à l'affaire (aux affaires ... ) puisqu'elle nivelle toutes les dimensions.

De là à dire que notre monde est d'une platitude/monotonie extrême ...

Voir aussi, cette ontologie/métaphysique moderne : l'horizontalisme court jusque là.




***


Du Contentementalisme

Qu'est-ce que le "contentementalisme" ? ...

Le contentementalisme, c'est ce néologisme, par lequel j'emploie un nom, le contentement, lui-même construit sur la base de l'adjectif content et du suffixe *ment, désignant cette tournure d'esprit par laquelle on est contenté, après s'être contenté d'une manière ou d'une autre. On peut être dans le contentement, du fait d'une joie, comme du fait d'une paresse, mais paresse par laquelle on trouve sa joie dans le moins-faire, et se contentant donc d'en faire peu. Aussi, lorsque je dit contentementalisme avec le *isme qui veut tout et rien dire, je dis que le contentement se retrouve comme en mouvance sociale toujours et partout.

Or, à ce point, le sens commun s'insurge : et la sinistrose française ? et l'idéologie du travail doublée de l'entrepreneuriat ? et les militances ? et les associations ? et tout ce travail que nous réalisons au quotidien, serait-ce pour entretenir un tant soit peu son chez-soi ? Ce ne sont pas des contentementalismes ! ...
... Pas forcément, non, pas exactement. Mais remarquez aussitôt qu'il y a une sinistre pente dans laquelle on se contente assez bien de la sinistrose, une industrieuse pente dans laquelle on se contente assez bien de travailler et d'entreprendre, une activiste pente dans laquelle on se contente assez bien de militer, et une collective pente dans laquelle on se contente assez bien de vivre associativement, etc. Or, dans ces pentes, on est droit dans un genre de néo-épicurisme dont l'épicurisme n'est certes que le prétexte. Un épicurisme sinistré, industralisé, entrepris, agité, et néo-épicurisme donc par lequel on sombre assez bien dans le contentementalisme. C'est cohérent avec un certain empirisme politique régnant.

Or, ce contentementalisme, nous allons aussi bien le retrouver dans le corporatisme universitaire, que dans le convivialisme égalitaire, ainsi que dans l'économisme dont fait état ce topic depuis le début, horizontalisant tout, et cherchant parfois même à horizontaliser encore et toujours plus, sur la base du démocratisme. Néo-épicuriennement ! *Lol*

Comme on voit donc, le problème de ce contentementalisme, tient de ce qu'il est foncièrement pessimiste & faible, mais d'un pessimisme régulièrement nescient, refoulé, dénié à coups d'optimismes dans le propos, et d'une faiblesse par laquelle précisément viennent le contentement et la paresse. Or, depuis ce poste, la voie est ouverte pour dire que tous les plaisirs se valent, et pour faire du plaisir une fin certes sur la base de l'épicurisme, mais si mal compris que cela ne donne qu'une vie en pagaille.

Jugé-je cette vie ? ... On sent bien qu'elle me tracasse sous un angle ou l'autre. Pour autant, il faut lire Tocqueville, Nietzsche, Ortega y Gasset, Léo Strauss, pour se convaincre des problématiques massives que pose ce type de vie. Donc oui, je la juge sous un angle technique mais, si donc l'on y tient, qu'on s'y tienne ! Encore qu'il faille la qualifier de vautre, même immoralistement, de ce qu'il y a là un sens de la propreté éthique lacunaire, dans ce contentementalisme.

Nous contentant de, en effet, nous nous croyons peut-être solidarisés avec les autres contentementalistes de notre trempe, or nous le sommes effectivement, formellement. Mais, informellement, rien ne dit encore la qualité de notre tissu solidaire, ni de tous nos quiproquos et malentendus, sur la base desquels même on vit ainsi qu'un zombi. Et nous nous croyons fantasmatiquement forts ! *Lol* ... mais nous ne faisons jamais que nous laisser glisser, anesthésiés, dans la méconnaissance même du réel que nous apprécions pourtant, par la médiation de la fiction. Globalement, nous sommes dans des communications faibles (Georges Bataille).

Dès lors, nous voilà plaintifs, alertes comme les lapins ou le bûcheron de La Fontaine (comme quoi, il y eut du contentementalisme en tout temps ... ), et nous nous éjouissons sans réaliser la nécessité de nous prendre en main, de nous responsabiliser libéralement (de sens antique). Par contre, dès que nos paresses semblent seulement menacées d'une once par le propos d'un autre (je ne dis même pas ses actes), nous entrons récursivement - retorsement - dans la plainte alerte éjouissive, pour ne jamais défendre qu'elle ! en tant que le contentementalisme y rend fatalement. Tout ce que Nietzsche nommait dernière humanité, et qu'Heidegger complétait dans son genre, du bavardage, de la curiosité, du on-dit et de l'équivoque.

"Nous avons inventé le bonheur, dit cette humanité avec un clin d’œil." (Nietzsche) - clin d’œil par lequel elle signale cette comédie humaine à laquelle elle tient. 8)
"Il n'y a pas de drame apparent. On s'installe dans le cool. On dédramatise ostensiblement." (Lefebvre) - ostentation qui dit assez bien le besoin de cacher le problème. *Applause*
"Le communisme historial, c'est l'état auquel se rendent toutes les sociétés techniques, par-devers le soviétisme." (Heidegger) - soviétisme qui a bon dos, technique qui se confond avec la magie dans son genre scientifique, éthiquement (société bureaucratique à consommation dirigée de Lefebvre, establish-entrepreneuristly). :face:
"Nous vivons à l'âge occultosocialiste. Le monde est détruit." (Muray) - moralement occultosocialiste et détruit. *Colère*
"A l'ère du vide règne la posture humoristique désinvolte." (Lipovetsky) - désinvolture que l'on prend pour bien-être et développement personnel. *Lol*
L'apocalypse a déjà eu lieu bien avant 2012 ! :affraid:


Symptomatiquement :



***


Comme en confirmation, je tombe là dessus : http://www.telerama.fr/idees/en-politique-comme-dans-les-entreprises-les-mediocres-ont-pris-le-pouvoir,135205.php


Dernière édition par Mal' le Mer 21 Juin 2017 - 15:02, édité 1 fois
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