Anté-cyrénaïsme/hédonisme

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Anté-cyrénaïsme/hédonisme

Message  Malcolm le Mar 14 Juin 2016 - 13:03

Après avoir vivement démantelé le cyrénaïsme/l'hédonisme dans les topics de cette partie existants à ce jour, il faut que je fasse probement part d'une sorte de survers que j'eus dans mon parcours récent, suite à cette expérience d'une nana témoignant grivoisement d'une soirée goudou-like qu'elle aurait eu avec une amie - interactivité internautique perdue dans la masse IVL.

Je réagissais à sa grivoiserie, non pour contester la goudou-likade procédant finalement d'un cyrénaïsme/hédonisme, mais encontre l'esprit grivois dans l'expression de la chôwze, qui n'avait à mon sens rien ou peu à voir avec quelque franchouillardise paillarde bien gauloise (ce qui aurait été assumer positivement la goudou-likade) mais tout d'une réaction per-puritaine d'un genre contre-indigné (aux prises donc toujours avec le néomoralisme américano-européen relativement médiatique et, médiatique, retraduit (comporte)mentalement par elle).

En clair : je me contrefichais du lesbianisme exprimé (grand bien lui fasse) mais j'incitais chirurgicalement à se défier de l'imbroglio moralisateur imprégnant encore servement son expressivité, comme si cela devait encore toujours choquer quelque bien-pensance, présumée dans la démarche expressive, par laquelle elle se définissait finalement par-devers elle. Car en effet, cela ne sert jamais qu'une posture sociopolitique fantasmée, par laquelle on se pose en victimiste-militante, subliminalement, encontre quelque Loi sempiternellement à renverser, ce qui n'est certes pas faire preuve d'esprit libre alors. Et dommageablement ! quand on pourrait très bien goudou-liker sans s'encombrer de tout ce fatras spirituellement abscons, manquant tréfondamentalement de perspective d'avenir. (Je ne sais pas si c'est plus clair, en fin de comptes, mais en fin de comptes il faut le sentir ou rester à la marge de cet entendement subsomptueux/subréaliste. Bref.)

Or, à partir de là, la personne en question me fait remarquer en plussoyant mon propos, qu'il est à caractère hédoniste.
Sur quoi je réagis en disant qu'il était bien plutôt sceptique, d'un bon vieux scepticisme montaignien, ne se permettant mais de récuser une expérience qu'il reconnaît humanistement.
Puis donc, je réalisai que le cyrénaïsme avait des accointances sceptiques pyrrhoniennes, quand bien même des accointances seulement (puisque Sextus Empiricus critiqua le cyrénaïsme).

Aussi bien, je me sentais enfin un amor fati pour le cyrénaïsme/l'hédonisme, et tout mon anté-cyrénaïsme/hédonisme me sembla revenir alors perceptiblement, à une critique de son mauvais "ponosisme" (acceptation-reconnaissance de la valeur/l'intérêt de la peine) dans une dynamique qui certes n'était pas doloriste quant à elle (surestimation-exaltation de la valeur/l'intérêt de la peine).
Par quoi donc, Aristippe de Cyrène ou Giaccomo Casanova me semblèrent tout un, dans leurs jouissances de la vie, perspectivement, sans parler du Zarathoustra nietzschéen, pourtant "ponosiste".

C'est que donc, le plaisir se présente ainsi que la peine, dans l'existence, et que l'innocence des sens tant vantée par Zarathoustra (qui dit en somme : si la chasteté vient à toi, vit chastement, si la satyriasis vient à toi, vit satyriasiquement, avec toutes les nuances intermédiaires) aimait à sa façon le cyrénaïsme/l'hédonisme (et, de proche en proche, l'épicurisme).
Elle les aime, fort bien, à ceci près qu'elle n'en fera pas une doctrine à prétention universalisable/partageable, où les Hommes pourraient tout aussi bien ontologiquement se déterminer pour le cyrénaïsme, l'hédonisme - ou l'épicurisme. Non.
Elle les aime, tout en disant plutôt : si le cyrénaïsme vient à toi, sois cyrénaïque ! si l'hédonisme vient à toi, sois hédoniste ! si l'épicurisme vient à toi, sois épicurien !
Et elle le dit plutôt avec libéralisme moral, sinon que ce libéralisme est fondé en absolutisme fataliste, un peu comme Pierre Bourdieu disait que "la liberté, c'est la conscience de la nécessité" - et encore qu'il n'est plus, nietzschéennement, ni de libre- ni de serf-arbitre, mais simplement un per-arbitre circonstancié ; circonstances dont nous sommes & procédons vitalement, par l'amor fati.

Voilà voilà.
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Malcolm
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