Psychologie analytique (Carl Gustav Jung)

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Psychologie analytique (Carl Gustav Jung)

Message  Malcolm le Sam 2 Juil 2016 - 16:04

Je vais vous présenter la psychologie analytique de Carl G. Jung.

Point fondamental en psychologie des profondeurs:
La psychanalyse freudienne l'origine, cette dissidente de psychologie analytique - dont on constate d'ailleurs qu'elle dénéologise la psychanalyse ... qu'elle déconstruit le Nom-du-Père (psychanalyse) ... qu'elle démet Freud ... qu'elle défait, démantèle, Freud ... et Freud n'avait peut-être pas tort, trop-investi d'espoirs de désenclaver la psychanalyse de la Vienne judaïque, de voir en Jung un fils substitutif désireux de sa mort ... Mais intellectuellement, la psychanalyse n'est jamais un contre-argument, et il faut laisser à Jung d'avoir énoncé qu'une psychanalyse est d'abord freudienne, et que sa psychologie analytique ne pouvait jamais intervenir qu'ensuite : a posteriori la cure/nettoyage psychanalytique, dont l'objectif est clairement Wo Es war, muss Ich werden : où Ça est, Je dois advenir : car ce Ça a fortement partie liée à la parentèle & à l'éducation prime-enfantine. De sorte que la psychologie analytique s'intéresse à des contenus encore-plus-fondamentaux selon Jung, car valable paradoxalement bien, bien au-delà de l’œdipe.
Pour autant, ne pas ignorer la singularité psychanalytique.

La singularité psychanalytique, elle consiste à faire de l'inconscient un jeu de renvois qui-nous-échappe-toujours, jeu du désir/de la libido, inconscient par définition, dont nul ne saurait se saisir, un peu comme si l’éros demeurait Éros : divinité insituable car toujours fluante entre manque & satiété, toujours-déjà dans un nouveau mouvement dès satiété, toujours-déjà dans une nouvelle frustration liée aux manques autres. Par quoi (l')Éros correspond à l'inextinguible, quand bien même concurrencé par (le) Thanatos infrangible, à l'empédocléenne, dans une métaphysique de l'Amour et de la Haine concurrentes voire consubstantielles mais alternativement manifestes (fondement judicieusement dans une posture kleinienne postfreudienne : paranoïde-schizoïde, dépressive-agressive, dans l'ambiguïté du réel par-delà bien et mal en soi, toujours bon et mauvais perspectivement).

Dans un deuxième temps, nous voyons que la psychologie individuelle d'Alfred Adler, autre dissident de Freud, se débarrassa elle-aussi de ce flux désirant/libidinal, en le concrétisant toutefois entre sentiment d'infériorité & accomplissements de la volonté de puissance dans le sentiment de communauté - avec moralisation idoine.
C'est-à-dire qu'Adler dé-méta-physiqua/existentialisa l'empédocléisme freudien, que Freud laissa au mystère de l'inquiétante étrangeté, de l'unheimlich (du lieu qui ne peut être a home sweet home, du lieu qui n'est jamais mien quand pourtant il est moi).
Alfred Adler se situe plus concrètement, donc, dans un réalisme politique de l'inconscient.

Aussi bien allons-nous pouvoir découvrir que Jung se situe dans une sorte d'animisme hegelien, héraclito-platonicien : et en effet, son inconscient à lui, il est simplexe.

Le psychisme selon Jung, est simplexe. C'est-à-dire qu'il est simple comme bonjour, et complexe comme je-vous-souhaite-un-bon-jour.
1° Simple : il s'agit d'un tout, un peu comme notre peau fait de nous une silhouette humanoïde relativement supportable.
2° Complexe : ce tout est organique, un peu comme notre peau cache le squelette, les tendons, les muscles, les organes, le système cardiovasculaire, le système nerveux, la lymphe, etc.

Dans sa simplicité, le psychisme correspond à soi, au Soi. Le Soi est une troisième personne car, de même que nous ne voyons pas notre visage autrement que relativement déformé dans un miroir, de même que nous ne voyons pas notre cou ni bien notre dos, ni n'avons la possibilité de lécher nos coudes, ni la possibilité de relever aisément l'annulaire après avoir posé notre poing fermé paume vers le bas sur un table - sauf l'annulaire donc, tendu pour le relever ... etc. ...
... eh bien de même, notre Soi est un peu, si vous voulez, notre corps psychique, avec ses impossibilités certes ; mais aussi, à la spinozienne, ses possibilités dont on ne sait encore pas tout.

Alors : quels sont les organes du Soi ?
1° La Conscience : la conscience est, si l'on veut, et phénoménoloiquement, une intentionnalité (une conscience de- toujours). La conscience est volatile, elle se déplace dans le psychisme ou en subit des influences, un peu comme un ectoplasme se mouvrait dans le monde et subirait l'influence d'autres esprits, démons, fantômes, êtres surnaturels, etc. sinon que ces folies sont des complexes psychiques (rien à voir avec le complexe d’œdipe, encore qu'il se manifeste primitivement selon Jung, comme nous l'avons vu plus haut en spoiler). Un complexe psychique (une "folie") est un nœud si l'on veut, un imbroglio instinctif, affectif & cognitif, un peu comme "la petite voix de la conscience", vous savez ? ... Elle a beau être intériorisée : une fois intériorisée, il lui arrive de "nous parler" comme autonome. Jung pense effectivement qu'elle correspond à un complexe autonome - tous les complexes sont autonomes.
Tous les complexes sont autonomes, mais il y en a un qui est moins autonome que les autres : c'est le Moi.
Le Moi est un complexe relativement hétéronome, relativement autonome, dans la mesure où :
2.1° La conscience s'y associe par prédilection, et pour cause ...
2.2° ... le Moi est à la croisée de la conscience et de l'aperception de l'entour corporel, comme de l'apprésentation du for psychique.
En somme, le Moi correspond à la fonction adaptative de la psyché, or le monde nous éduque à l'adaptation et à la décision du Moi. Aussi bien, donc, est-il le complexe le plus important - et pour cause ... puisqu'il est donc le complexe d'identification de la conscience à nos identités diverses (famille, politique, travail, religion, philosophie, etc.) bref : le complexe par lequel je me sens "moi", mais aussi par lequel il m'est impossible de répondre à la question "qui suis-je" autrement que par mes différentes affiliations, qui de toutes façons sont évolutionnaires - sans parler de ce que le Moi complexuel, comme tout complexe, et comme la conscience, subit l'interactivité dynamique de toute la complexion psychique - où architectonique des complexes et au-delà comme nous verrons : le Soi est une entité organique, je le répète, où tout inter-dépend de tout, méta-dépendant du Soi super-dépendant des complexes et au-delà.
3° La Persona & L'Ombre : il s'agit de deux complexes essentiellement co-dépendants du Moi, auxquels la conscience peut s'associer follement (déjà que "tout cela" est une "folie" ... !).
3.1° La Persona est la formation psychique par laquelle nous adoptons différents rôles sociaux, différents personnages, comme on dit. C'est-à-dire qu'elle n'a pas l'authenticité du Moi, tout en en ayant quelques caractères personnels, dynamiquement. A la conscience associée à sa Persona, la personne qui se prend pour son statut social, au détriment de sa personnalité & toutes relations plus intimes alors, familiers & amis, puisqu'ils ne servent plus qu'ès intéressements sociaux. Or, familles & amis le sentent, et nous ne comptons pas les films mettant en scène ce genre de personnes identifiées à leur Persona : ce genre de personnes est pénible voire tyrannique pour ses proches, quand bien même vertueux socialement. C'est que ce sont des enflures, littéralement enflées par leur statut social (un métier, un mandat, une reconnaissance informelle, un genre que l'on se donne diligemment, un pouvoir, etc.). Pour autant, nul ne contestera la valeur de la Persona bien placée : c'est elle qui fait tourner le monde poliment pour commencer : la politesse lui revient en propre, quand bien même acquise par le Moi (à moins que la politesse ne soit plus au goût du jour).
3.2° C'est que l'Ombre, elle, est impolie. Contrebalançant la Persona, l'Ombre correspond à une sorte de répressé socioéducatif. En somme, elle agrège toutes les comportementations à la fois inacceptables pour le Moi, et intolérables pour la Persona. C'est un peu l'élève qui crache dans la cour : il sait que cela ne se fait pas (Moi) mais le fait pour faire genre (sa Persona amicale) tandis que les surveillants le punissent (Persona sociale).

Sociodynamie de la Persona/de l'Ombre:
Alors que je disais que, si la politesse n'est plus au goût du jour, la Persona sera impolie, et que la Persona de l'élève faisant genre n'est pas la Persona sociale ... je dois bien dire en conséquence, que Persona, Moi et Ombre sont des formations complexuelles fort circonstancielles ! structurelles ou conjoncturelles, à mettre en relation avec l'état civil, social & moral du monde, forcément ! ... Car tel état ne socioéduquera pas le Moi de la même manière que tel autre état, occasionnant des Personae idoines, et pour ainsi dire relativement déterminables personnellement, selon le cadre, qu'il soit généralement poli ou non : une Persona violente est certainement utile dans une horde sauvage, tandis qu'une Persona stricte est certainement utile dans une clique guindée. D'où vient que l'Ombre en horde sauvage, consistera à s'empêcher, tandis que l'Ombre en clique guindée, consistera à se relâcher. Mais enfin, il s'agit surtout d'imprégnations selon le milieu, et nous devons tenir compte des constantes, pour déterminer la complexion d'un Soi/d'une personne.

Commence-t-on à comprendre, pourquoi la psychologie analytique est aussi dite psychologie complexe ? ... c'est atroce, et cela ira en empirant la simplexité du simple Soi en complexe complexion et au-delà.
Bon. Continuons :

Nous avons vu la conscience qui s'identifie allègrement à des complexes, avec une prédilection pour le complexe du Moi (caractère de l'authenticité/adaptativité), et nous avons vu que le complexe du Moi occasionnait socialement le complexe de la Persona, et antisocialement le complexe de l'Ombre : ces complexes, comme tout complexe, sont plus ou moins autonomes, et correspondent à des maelströms de motions comportementalement thématisées : à des champs, à des nébuleuses, à des constellations attitudinales plus ou moins réflexes, plus ou moins réfléchies.
Sommes toutes, la Persona est bien connue du cinéma (nous l'avons dit), tout comme l'Ombre d'ailleurs puisque le cinéma met en scène des délinquances, des crimes, et autres métaphores surnaturelles ès zombis, vampires, lycans, aliens, etc. mais cela passe aussi par le Noir, le Russe, l'Asiat' et le Français pour l’Étasunien, par exemple, ou encore le Djihadiste actuellement, etc. C'est ainsi que l'on joue sur l'imaginaire collectif, en canalisant les énergies psychiques et modelant les psychismes collectifs, très concrètement, sur une base jungienne : à l'aide des médias se servant de nos Soi complexuels, et notamment du trio Ombre-Moi-Persona, dont les plus sagaces d'entre vous aurons deviné des accointances non-négligeables - mais absolument pas superposables - avec les Ça-Moi-Surmoi freudiens, qui sont clairement intégrés à la psyché, quand ledit trio est dans une complexion autonomement dynamique, en étroite relation avec la donne interpersonnelle humaine ; et, pour rappel, d'un point de vue jungien, le complexe d’œdipe n'est jamais que la donne interpersonnelle humaine prime-enfantine, sur la base de quoi joue la complexion du Soi.

Ce qui me conduit à 4° les autres complexes : les autres complexes peuvent être innombrables, mais prenons les plus évidents :
4.1° le complexe maternal : en tant que nous avons une mère, nous nous en formons un nœud psychique sur une base instinctive, affective et cognitive, qui fera donc la Mère Imaginaire (par laquelle, jungiennement, fonctionne l’œdipe freudien). Naturellement, la mère nous a porté, et nous étions en fusion avec elle : son complexe est fortement (im)prégnant.
4.2° idem du complexe paternal. Mais, en tant qu'il nous défusionne de la mère, il y a conflictualité/tension relative (par laquelle, jungiennement, fonctionne l’œdipe freudien). Au-delà, en tant que la mère élit le père de ses enfants, le père prend une dimension symbolique, acquiert la dignité d'un symbole (expliquant d'ailleurs assez bien, jungiennement comme freudiennement, pourquoi le monothéisme paternalise le dieu). Mais, accédant à cette dimension signifiante pour les enfants (Lacan ne serait pas déçu) le père (im)prègne le vouloir/la destinée des enfants. Niez la valeur du père, et vous avez des Hommes en déshérence - un peu comme aujourd'hui, avec crise de l'autorité, de la virilité & de la paternité.
Inversement, survalorisez la valeur de la mère, et vous avez des Hommes grégaires, qui ont besoin de se tenir massivement chaud - tout comme aujourd'hui, avec l'hyperfestivisme ochlocratique.

Résolution des cas d'abandon, d'orphelinat et d'homoparentalité:
La psychologie analytique/complexe, a le mérite d'expliquer mieux le cas des abandons- des orphelinats- et des homos- parentaux, pour une personne. En effet, la psychanalyse, fondée sur la Mère & le Père RSI (Réel/Symbolique/Imaginaire) peut laisser un peu pantois à ce niveau, quand bien même elle force ces termes chéris, respectivement vers les valeurs de rassurance et d'assurance (ce qu'on est en droit de lui reprocher terminologiquement, mais non psychodynamiquement - passons).
Eh bien, pour les cas d'abandon, d'orphelinat et d'homoparentalité, le Soi enfantin forme dynamiquement les complexes qu'il faut - ou non, ou en les informant créativement.
Par exemple : un orphelin de père, constatant bien que "tout le monde a un père", forme un complexe paternal minimal sur la base de ses constats. Il va ensuite plus ou moins bien le vivre, selon qu'on le raillera, plaindra, protégera, gâtera, marginalisera, etc. pour son orphelinat. A partir de quoi pourtant, depuis la donne dont il disposera, il informera plus ou moins créativement son complexe paternal, dans une codynamique conscient/inconscient, où ses découvertes vont se mêler à ses inquiétudes & espérances indistinctes (à ce niveau, je ne veux pas dire, mais la psychologie individuelle d'Adler servirait - passons). Reste donc que ce complexe ne pourra jamais s'enrichir d'un souvenir de présence, sinon apophénique psychiatriquement (cas des croyants en "Dieu le Père"). Par contre, un enfant socioéduqué homoparentalement, formera un complexe pour chacun de ses homoparents : il y en aura bien deux. Sinon que, selon leur sexe et leur fonctionnement, l'enfant associera au féminin comme au masculin des fonctions différenciées, dans le vécu familial. Avec ceci néanmoins qu'ils sont de même sexe, donc dans une proxémie complexuelle plus grande, une confusion complexuelle plus grande, pour le Soi : sorte de colonie de vacances restreinte-sempiternelle, sans colonie - hormis ce fait que les colonies se forment sur ce principe d'agrégation, - et sans vacances - hors périodes de vacances ...
Bref : dans tous les cas (abandon, orphelinat, homoparentalité) il est à l’œuvre des dynamiques complexuelles dans le Soi d'un(e)tel(e), dont seules les sociodynamies convoquées pour le trio Ombre-Moi-Persona, vont décider de la pertinence, et sachant de toutes façons que le Soi, comme personnalité totale, est un tourbillon d'influences codynamiquement autonomes des complexes entre eux, y compris avec le Moi, et la conscience compose ...

En somme, je dis humanistement : comprendre, et ne pas juger, à la camusienne.

Or j'ai oublié d'évoquer ce cas du parent qui s'arrogerait tel(le) enfant, les cas d'arrogance sur l'autre parent (pour des raisons plus ou moins valables). Par exemple, cette mère "qui fait un bébé toute seule" après s'être laissée engrosser, volontairement ou non, et qui se barre ailleurs. Voire, qui se barre après la naissance et un temps de vie commune (j'ai vu cela alors que l'homme était tout le contraire de violent). Ou bien par exemple, le cas du père kidnapper, conduisant rapidement ses enfants à l'étranger/disparaissant dans la nature (pas forcément pour le malheur des enfants, d'ailleurs, et c'est un euphémisme).

Mais tilt ! c'est exactement ce qui se passe dans tout divorce, en moindre.
Bref, je ne creuserai pas : des influences du réel (conscient, social & naturel) sur l'inconscient complexuel, qui per-déterminent un Soi, donc une personnalité se réalisant proactivement !
En l'occurrence avec le divorce, on dissociant brutalement l'association complexuelle des complexes parentaux individualisés, qui étaient sous la houle du complexe nucléique-familial.
Etc.

4.3° Idem des frères & sœurs.
4.4° des amis.
4.5° des collègues.
4.6° de tout, y compris des représentations du monde que l'on se fait.

Il y a relative stabilité du Soi, mais qui peut connaître des éniantrodomies, par effet-domino ou -papillon complexuel, à ses heures (ces heures où "tout s'éclaire" ou "tout est sens dessus dessous"), auxquelles la jeunesse est particulièrement sujette, mais pas que la jeunesse ...

Et au-delà ...

Pour une autre fois. C'est long tout ça déjà.

Bien à vous


Dernière édition par Mal' le Mer 26 Avr 2017 - 16:10, édité 1 fois
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Malcolm
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Re: Psychologie analytique (Carl Gustav Jung)

Message  Malcolm le Lun 4 Juil 2016 - 1:40

Premier point : l'ensemble de ces données (le Soi comme une "poche" à complexes) permet de dire que le Soi n'est jamais qu'une interactivité constante, un peu comme (rétrospectivement) la plasticité du cerveau, le réseau synaptique courant dans la colonne vertébrale et jusque dans nos intestins - neuronalement, - la matière gliale (dont on découvrit que le cerveau d'Einstein était majoritairement composé, relativement à des neurones somme toute dans la moyenne), avec toute la dynamique que les neurosciences veulent bien trouver à "ce monde-là". De sorte qu'il est permis de métaphoriser au moins, sur ce fait que la complexion du Soi est telle que la constitution neurologique : dans des relations ultradynamiques constantes, pour ainsi dire plus "folles" que l'univers entier (selon cette fameuse information, que nous aurions plus de neurones qu'il est de constellations astronomiques - et encore, à ce qu'on en sait, dans des interactivités infiniment moindres, et pour cause éparse rapport à la proxémie intra-corporelle).
Aussi bien, l'Ombre, par exemple, vient-elle se mêler "follement" à "bien des affaires" complexuelles "qui ne la regardent pas", and so on de tous les complexes psychiques, ballotant la conscience Montaigne-like, soit donc en révélant toute l'inconstance humaine (sans parler de tout le ~créativisme~ contemporain, par lequel les Étasuniens particulièrement, s'extasient de la ~créativité~ du quidam, surtout quand il s'agit de son propre child. Étasuniens ~créativistes~ derrière lesquels accourent tous les ~pédagogistes~ de tous les mondes, obtenant des résultats plus ou moins probants dans leurs ~pédagogies~nouvelles~ qui par ailleurs croient trop souvent réinventer la poudre ainsi qu'avoir trouvé la panacée & la pierre philosophale ... dans un pragmatism tout ce qu'il y a de plus pragmatism : Steiner, Montessori, Freinet, Dolto and co. - passons).

Vous vous sentez perdus sous la masse d'informations ? ... Moi aussi : nous sommes en psychologie analytique/complexe, tout ce qu'il y a de plus simplexe (!).

Maintenant, deuxième point : nous n'avons jamais abordé jusque là que l'inconscient personnel ! ... C'est "fou", non ? ... Moi ça me fou' ("haha") les jetons.
Or de fait, nombre de spécialistes en psychologie analytique disent & répètent incessamment que ce n'est pas un jeu, au sens que - si pourtant les complexes personnels et au-delà l'inconscient impersonnel, sont dans "le jeu du Soi", - il ne faut pas y aller à la légère : ce serait un peu comme manipuler des substances chimiques insouciamment, dont on ne connaîtrait pas les propriétés.
Aussi bien, à ce point, je noterai cette anecdote que Carl Gustav Jung, à l'entrée de son cabinet d'analyse de la fameuse Tour de Böllingen qu'il élabora personnellement (centre psychiatrique original par ailleurs, et "fameux" pour les jungiens ... ) ... eh bien qu'à l'entrée de son cabinet d'analyse, on trouve sur le portique l'inscription suivante : "Vocatus et non vocatus Deus aderit." ("Appelez ou non Dieu sera présent."). De plus, dans la salle d'attente, il y avait un buste de Voltaire.

Qu'est-ce à dire ?

C'est-à-dire deux choses, dont je commencerai par la plus aisée :
1° le buste de Voltaire signale toute la distance critique, qu'il convient d'adopter, face à tant de remous complexuels personnels et au-delà d'inconscient personnel (nous allons y venir). D'ailleurs, précise Jung, il vaut mieux avoir pied dans la vie active, et plus encore être "dans la deuxième phase de sa vie" après quarante ans, afin de bénéficier de toute l'expérience sapientale nécessaire : en somme, il faut avoir un Moi ancré, dont Voltaire sert de bonne identification projective, au sens critique développé pour ce qui précède et ce qui va suivre, quand on commence à l'expérimenter ;
2° la citation latine, renvoie à la figure divine que prend régulièrement le Soi dans l'imaginaire des Hommes. Ce n'est pas que Jung est croyant, loin de là, mais que le Soi dispose régulièrement d'une telle formation imaginale (constaté empiriquement chez ses consultants), rapport aux autres complexes personnels et au-delà l'inconscient impersonnel. De sorte donc, qu'il est permis voltairennement, de poser un déisme-assimilé. Ou le Soi, nietzschéennement (Jung a méticuleusement lu Nietzsche), correspond au Corps-Grande Raison, rapport à l'esprit-petite raison que nous prenons communément pour le nec plus ultra de l'intelligence, en toute immodestie. Bref : que "Dieu soit présent" constitue factuellement un support indéniable pour notre conscience de la chose. D'autant plus que si le Moi - ai-je dit - correspond à la fonction adaptative de la psyché, le Soi, lui, correspond à la fonction transcendante de la psyché, d'une transcendance particulièrement immanente dans sa réalité, à comprendre comme potentiel métamorphique. Et pour cause ! ... Le Soi est le lieu des relations complexuelles et au-delà de l'inconscient impersonnel, avec les éniantrodomies afférentes.

Dès lors, on comprend assez bien comment le new age a pu se saisir du jungisme en le dévoyant déliramment : ses "folies" appérant comme le tremplin rêvé-debout (psychédélie étymologique) pour toute la fange bien-trop-exaltée des ésotéristes débiles.

Cela suffira pour le moment, avant que de creuser plus avant l'inconscient impersonnel.

Note, rapport aux autres psychologies des profondeurs:
On voit nettement que, rapport à Alfred Adler, la psychologie analytique n'est pas synthétisable aisément. De ce que la psychologie individuelle d'Adler, se focalise sur des motions simples, pour ainsi dire connues dans la psychologie classique héréditée : les "passions". Passiologie qui, d'ailleurs, doit être expressément mise en corrélation avec les sociodynamies économiques, historiques, politiques, etc. du consultant.
La psychologie analytique de Jung, pour réaliste qu'elle soit, se focalise sur l'introspection Montaigne-like (voir à ce sujet, le Livre Rouge de Carl G. Jung ... ).

Quant à la psychanalyse de Sigmund Freud et au-delà, elle n'a rien de complexe au sens où l'on dit de Jung qu'il élabora une psychologie complexe. La psychanalyse est fort statique dans son apprésentation de la psyché, et trouve structurellement des interactions désirantes/libidinales, circulant plus ou moins par les mêmes canaux, quand bien même ces canaux offrent des possibilités indéfinies.
Cette rigidité - pour balisée que soit la psychologie analytique de Jung - n'appartient pas à la psychologie complexe, qui procède empiriquement. Pour ainsi dire, Francis Bacon-like - pour des raisons que les connaisseurs devraient comprendre, des raisons "alchimiques" (aussi "alchimiques" que je parlais de "déisme" tout à l'heure).


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Re: Psychologie analytique (Carl Gustav Jung)

Message  Malcolm le Lun 4 Juil 2016 - 22:10

De l'inconscient impersonnel, enfin.

Puisque, donc, le Soi est "une poche" complexuelle sur-dynamique, c'est donc qu'il y a risque de dynamite, ou de dynamitage. Que ce risque provienne des dérives personnelles, comme des contextes & ambiances idoines, complexant trop-bizzarement nos Soi.
Or, cela se simplexifie encore de l'inconscient impersonnel qui - ce ne serait pas drôle sinon ......... - vient certes s'en mêler en s'emmêlant !

D'où vient cette idée ?

Cette idée, d'un inconscient impersonnel, elle vient de ce que Carl G. Jung s'adonna allègrement à des études comparatistes ès symbologie, anthropologie, ethnologie, sociologie, philologie, philosophie, politique, etc. à la manière d'un Républicain-des-Lettres (déjà devinable dans mes évocations précédentes, de Michel de Montaigne). Bref : il y a humanisme jungien, visible aussi dans sa modestie : "souvenons-nous que nous sommes Hommes ... ".

Mais enfin, après Jung, pléthore d'auteurs révélèrent l'impersonnalité de la psyché : Gilbert Durand et ses Structures anthropologiques de l'imaginaire, Joseph Campbell avec son Monomythe, et du vivant de Jung-même Vladimir Propp (que l'Oxydent découvrira dans les sixties - or, Jung meurt en 1961). Au-delà, une de ses continuatrices, Marie-Louise von Franz (morte en 1998), s'intéressera même, dans Matière et psyché, aux accointances psycho-quantiques, et au-delà toujours James Hillman, dans l'intraduit the Dream and the underworld (mort en 2011, et certes déjà suspect de new age - ne parlons pas de Clarissa Pinkola Estès, avec Femme qui court avec les loups, toujours vivante). Citons alors positivement encore Guy Corneau et Michel Cazenave ... Dans l'immédiat, je me contenterai de fonder cela ès neurosciences et autres cognitivismes, sans parler de la logique et de la mathématique, auxquelles nous avons normalement tous accès : signes qu'il y a bien des phénomènes impersonnels de la psyché inconsciente.

A partir de là, donc, Jung, depuis les travaux de Mircea Eliade, Lucien Lévi-Bruhl, Claude Lévi-Strauss, Léo Strauss, and so on. constate certaines constantes humaines universelles. Pour quoi il développa la notion d'archétype.
Or, qu'est-ce qu'un archétype ?
Un archétype, c'est un schème inconscient de la psyché impersonnelle, par lequel tel Homme (le premier venu) est susceptible de générer des formations signifiantes universelles, ès complexes personnelles & expressions socioculturelles.
C'est tellement crédible, que le biologiste Konrad Lorentz trouve que l'enthousiasme militant propre à la jeunesse est partagé par bien d'autres bestioles, en dehors de la bête humaine. Propre à la jeunesse, cet enthousiasme militant, et pas qu'à la jeunesse, comme on le vit avec l'arrogation claniste à caractère-hordal totalitaire, de quatre ou cinq nations européennes & assimilées, courant XXème ... Cela dit, il faut bien voir qu'il y a là, dans ces régimes, une saisie Ombrale, Moïque et Personale des Hommes par les archétypes, ainsi que du complexe paternal (Staline "petit père du peuple"), ou bien de quelque complexe fraternal (Georges Orwell, Big Brother), etc. quand pourtant nous avons affaire à l'archétype du Grand Sorcier, que d'autres peuplades connaissent ès personnalités mana (mystiquement dotée du "pouvoir"). Mais enfin, je la joue simple, parce que dans "l'éveil national-socialiste du peuple allemand", Jung analysait aussi l'archétype du Wotan : sauvage guerrier berserker, associé à l'Ombre personnelle, au point d'en former une Ombre impersonnelle.

Note sur les rapports ambigus de Jung avec le national-socialisme:
Jung pris la tête d'Association Allemande de Psychanalyse sous le nazisme : vous imaginez bien l'ambiguïté - dont la militance ne/sciente contemporaine ne veut pas l'exempter : tout comme on ne veut pas voir qu'il faut nuance (je n'ai pas dit absolument distinguer) la philosphie heideggerienne de l'homme-Heidegger adhérant au parti nazi. Car enfin : Jung, en tant que "de race allemande" (lol : les nazis auraient mieux scientifiquement eu fait de dire ethnie, kikiki, car c'est bien cela, et leur racisme est donc scientifiquement un ethnicisme ... surtout qu'il s'opposa à une "race" juive introuvable, diasporalement. Passons ?[ ... Quant à Jung, ajoutons qu'il émit l'hypothèse que l'inconscient collectif-impersonnel, pouvait connaître des spécifications locales, par quoi on l'accusa stupidement de racisme, alors que même les multiculturalistes reconnaissent "la diversité culturelle" - mais notre éon n'en est plus à une contradiction près ...

Bref : cet enthousiasme militant (qui ne résume pas à lui seul les effets de l'inconscient impersonnel) a concrètement une charge que Jung va qualifier de numénale, sur la base du numen cicéronien (salut Princeps ! :) ) alors réactualisé par Rudolf Otto (un théologien). Néanmoins, ce numen psychique impersonnel, il correspond à une charge énergétiquement psychique, capable de sidérer, de terrasser, d'éprendre la conscience.
Aussi bien, Jung critique-t-il psychologiquement le mysticisme (tous ses ouvrages en témoignent, quand bien même pas faciles d'accès chacun) et aurait moqué le new age. En effet : ce n'est pas parce que l'on s'adonne à part soi à toutes ses fantasmagories et associations d'idées fort enfantinement (Jung dit bien qu'il joue à cela, dans Ma Vie, afin de faire advenir les contenus inconscients à une formation consciente, ainsi que d'émuler son Soi exercitativement, si l'on veut). Il y a vraiment plutôt de l'articité là dedans, quand bien même pas artistique au sens noble pour un sou souvent. Tout ce qui ne sera pas sans éjouir le tryptique Art-Science-Philo de vous-savez-qui-sur-ce-forum, du moins dans les termes, puisque : en tant que la psyché est un Soi super-dynamique, il y a "correspondances baudelairiennes" entre ces activités, archétypiquement comme complexuellement.

Point dans les explications:
Nous comprenons donc bien maintenant, que le Soi, c'est tout cela : complexes personnels et archétypes impersonnels, ainsi décrits pour les besoins de la science, mais évidemment totalement simplexués dans une partouze métapsychique impossible à penser, qui n'est pas sans rappeler le réel chaotique nietzschéen ... ni non plus la sexualité perverse polymorphe psychanalytique, par quoi un psychanalyste jugera pré-œdipienne la psychologie analytique, en oubliant que nous ne cessons pas d'avoir un psychisme par-devers la résolution de l’œdipe ... ni donc, enfin, la sorte d'animisme hegelien, héraclito-platonicien, convoqué dans le premier point du topic initial : psychologiquement-tout-psychologiquement-rien-que-psychologiquement, Jung envisage la psyché comme une Réalisation de l'Esprit (hegelienne), dans une devenir chaotique (héraclitéen) sur une base archétypique-complexuelle (éidétiquement platonicienne).
Mais tout cela est très-fondable en physiologie, comme je n'ai pas cessé de le démontrer tout du long.

Aussi bien, voyons maintenant quelques archétypes :
1° L'Animum : en fait, Jung ne dit jamais Animum, mais c'est moi qui neutralise pour les besoins de la cause paritaire. Car, en effet, l'Animum est masculinement l'Anima, et fémininement l'Animus.
1.1° L'Animum masculin, donc, prend couramment les traits d'une femme dans les rêves : inspiratrice, tentatrice, destructrice, et tout ce que vous voulez des fantasmes masculins projetés sur les femmes (femme mijaurée, femme traînée, femme salope, femme angélique, femme idyllique, femme divine, femme sacrée, etc.). Or, quand un homme est sous le coup de son Animum (et nous le sommes en majorité, de ce que l'archétypie impersonnelle est insaissable, rapport à la complexion personnelle, où l'Ombre & la Perona sont des phénomènes bien connu de toute autocritique et tout bilan) ... quand un homme est sous le coup de son Animum, donc, il devient sujet au colérisme. D'ailleurs, c'est ainsi que s'explique l'homosexualité Jung : par attachement de la conscience à- ou investissement de la conscience par- l'Animum, alors géré socialement par son mélange avec le trio Ombre-Moi-Persona, ès adaptations (par quoi, donc, la tolérance revendiquée sociopolitiquement pour l'orientation - plus encore que le comportement - homosexuel, revient à institutionnaliser l'Animosité de l'Animum, dans des formes polies-policées-polissonnes, huhuhu - pardonnez mes stéréotypes).
1.2° Il n'en va pas bien de même pour l'Animum féminin. L'Animum féminin, si pourtant il génère le colérisme dit, avec logiquement l'homosexualisation idoine par attachement de la conscience  à- ou investissement de la conscience par- l'Animum, alors géré socialement par son mélange avec le trio Ombre-Moi-Persona, ès adaptations (par quoi, donc, la tolérance revendiquée sociopolitiquement pour l'orientation - plus encore que le comportement - homosexuel, revient à institutionnaliser l'Animosité de l'Animum, dans des formes polies-policées-im- voire anti-polissonnes, huhuhu - pardonnez toujours mes stéréotypes, encore que c'est un fait bien connu, que nombre de lesbiennes ne supportent pas les gays, et réciproquement) ... eh bien, l'Animum féminin, donc, il correspond comme à un collège, un tribunal, un chœur, une phalange, une cohorte, etc. d'imagines masculins, chacun voulant plus ou moins avoir son mot à dire auprès de la conscience féminine (de même que l'Animum masculin veut l'avoir à la conscience masculine).
Donc, d'un côté, des hommes potentiellement Animeux d'un genre susceptiblement-nerveux et, de l'autre, des femmes potentiellement Animeuses d'un genre catégoriquement-nerveux. Les relations H/F en prennent un coup, et même plutôt un monstrueux, quand leurs protagonistes ne cherchent pas bien à gérer leurs Animosités Animumales.
Or, on pourrait se dire que "tout cela" n'est jamais que le fruit performatif des sociétés & des cultures, si pourtant il n'y avait pas finalement là derrière une gynophobie & une androphobie, voire une misogynie & une misandrie, afférentes. Plus que cela : nos Anima (pluriel d'Animum) ont une positivité, que Jung qualifie de fonction médiatrice de la psyché. En effet : sans Animosité, nous ne serions jamais sur le qui-vive, vigilants, prêts à fureter nos environs ainsi que des marmottes flairant le danger (nos ancêtres, vivants en des âges moins stabilisés que le nôtre - du moins en Oxydent - peuvent remercier l'Animosité ; et d'ailleurs, les Hommes vivants on Planet Earth en des régions moins stables que l'Oxydent ; mais enfin, en Oxydent, cette Animosité due finalement logiquement, se voir institutionnalisée ès LGBTQIA, afin de régulation, dans une mentalité confusionniste à force de sécuritarisme - elle est encore évidemment sublimée ès activités différentes, ainsi que la psychanalyse suppose la sublimation libidinale du Ça - auquel l'Animum, pas plus que l'Ombre, ne saurait se réduire, sinon ce serait trop facile .......... ).
Aussi bien, l'Animum correspond-t-il à nos puces-à-l'oreille, nos petites-voix-de-la-conscience, nos "intuitions" de sens commun, ou plus précisément nos insights subonscients, que ces insights soient mathématiques, ingénieriques, politiques, religieux comme artistiques : on mesure bien jusqu'où cette Animosité sublimée nous a mené. Mais aussi, jusqu'où cette Animosité mena nos ancêtres ! car, dans d'autres cultures passées ou exotiques, Jung repère que l'Animum (c'est aussi pour cela que je le neutralise) était projeté ès cultes des ancêtres. Ainsi, les Lares latines sont jungiennement des sublimations de l'Animosité des Anima humains, qui tout à la fois peuvent hanter et garder le foyer.
Non, c'est juste que l'évolution anthropologique historique & culturelle de l'Oxydent, ne nous laisse jamais que le sexe opposé, avec le parent idoine pour commencer, mais ensuite le ménage en couple. Notez que l'on voit bien alors, que l'Animum est un archétype, un schème impersonnel, s'activant diversement à travers nos complexions personnelles, et plus largement socioculturelles.

L'Animum est l'archétype le plus important à comprendre, vécuement, pour cette raison donc, qu'il correspond à la fonction médiatrice de la psychè, comme en Hermès, et désormais flux érotique (par quoi la psychanalyse eut bien raison, de se fonder personnellement en Éros ... ) : quand vous avez compris l'Animum, vous n'en êtes pas moins susceptiblement-sujet (cela reste un phénomène Animal-Animique-Animeux, d'ailleurs régulièrement pris pour l'Âme-toute-l'Âme-rien-que-l'Âme, par exemple dans le totémisme amérindien, par lequel l'Animum prend zoologiquement forme ... et par quoi nous voyons oxydentalement toute une anthropomorphisation des dieux, depuis les Celtes & Égyptiens, jusques aux Greco-Romains, puis enfin cette abstraction de dieu judé-chréto-musulman, concordant avec le Soi comme archétype au travers du complexe paternal toutefois, certes fondé en instinctivité politiquement moins stabilisée que l'Oxydent, où l'homme assume des charges très-protectrices des biens, femmes & progénitures ... que notre militance ne/sciente actuelle conspue tant sans probe reconnaissance, puisque sans cela elle ne serait pas là aujourd'hui. Passons ?).
Bref : sans la compréhension de l'Animum, nous restons voués à ne rien comprendre aux autres archétypes, et donc d'en rester les jouets inconscients dans la démarche consciente pourtant.

Autres archétypes :
2° ledit Grand Sorcier : je ne m'étendrai plus dessus, encore qu'on puisse le projeter sur n'importe quel supérieur hiérarchique, raison de la déférence bigotement bourgeoise pour les notables instituteurs, médecins, maires, etc. au plus banal de nos vies. Néanmoins, lesdits notables peuvent assez facilement se laisser éprendre par le Grand Sorcier, aussi, en quoi s'imaginent superpuissants : ne voyez-vous pas là nombres de nos politciens ? et ceux qui réussissent ! pas les autres : ils ont la folie des grandeurs que les inconscients impersonnels spectateurs ou assistants, croient reconnaître numénalement comme personnalité mana ;
3° la Grande Mère : dont je dois dire que Ségolène Royal fut une incarnation terriblement parfaite, pour quoi d'autres nénettes au PS eurent les glandes. Mais on voit encore la Grande Mère en ces femmes, pas forcément mère d'ailleurs, qui s'imaginent que "l'amour peut tout", quitte à étouffer leur homme et leur progéniture, par exemple, souvent très-prises par leur Animum susceptiblement-catégorique d'ailleurs (Ségolène Royal, encore-toujours ... ). Or, les spectateurs-assistants s'y projettent de même ;
4° L'Enfant Éternel : par exemple, Jean-Pascal, ou Steevy, de la première Star Academy. Ou bien, nos adolescenteries contemporaines, de la part des adultes-même, où le new age se croit autoriser à "faire développer en nous l'Enfant Eternel", créativistement (connement surtout). Mais les exaltations étasuniennes sont spécialistes pour cela, d'autant plus que leurs évangélismes les rappellent toujours au statut de "Childs of God" ... et c'est d'ailleurs ainsi, sur cette base archétypique, que fonctionne très-fondamentalement l’Église : mon ou ma Pasteur/e (Grand Sorcier ou Grande Mère), mon Fils ou ma Fille (Enfant Éternel/le), mes Frères ou mes Sœurs (Enfants Éternels) ... Bref : vive la démocratie individualiste-libérale-humanitaire, émue individuellement comme une gosse de sept ans, déterminée libéralement comme une gosse de sept ans, gentille-sympa-kikoolol humanitairement comme une gosse de sept ans ...
5° Le Décepteur : aussi appelé le Blagueur, le Trappeur, ou tout ce que vous voulez (anglais Trickster). C'est "le petit malin" ou "la petite maligne", "le grand séducteur" ou "la Lolita", etc. dont les comportements sont en fait véreux, et qui s'épanouissent d'ailleurs aujourd'hui allègrement, puisque, à des Enfants Éternels, on peut faire avaler tout ce qu'on veut (publicitaires, politiciens, représentativement, mais aussi arnaqueurs, moqueurs, railleurs, etc.).
6° Le Mentor : à ne pas exactement confondre avec le Grand Sorcier ou la Grande Mère, le ou la Mentor constitue la voix de la sagesse, ou de la conscience morale en nous. Emblématiquement aujourd'hui : Yoda, de Star Wars, et plus ou moins tous les jedis disposant d'un ou d'une padawan. Le Mentor montre la voie, n'est-ce pas. "Notre Christ-Jésus", en plus d'un Enfant Éternel, constitua codynamiquement au plan archétypique, l'un de ces Mentors (son "Père", lui est alternativement un Grand Sorcier, notamment en judéité, un Soi paternalement complexué en chétienté, et un Décepteur inaudible en islamité).
7° : il y en a d'autres, je n'ai recensé que les plus communs universellement.

A la fin, donc, j'ai déjà pu évoquer que le Soi était un archétype. En effet, en plus d'être "la poche" des complexes & archétypes dynamiquement épris les uns des autres quand nous ne rationalisons rien "voltairiennement", il est bien un schème de la psyché globale, personnelle & impersonnelle, condition d'existence des consciences & inconscients personnels complexuels comme impersonnels archétypiques, par lequel tel Homme (le premier venu) est susceptible de générer des formations signifiantes universelles, ès complexes personnelles & expressions socioculturelles : l'archétype d'une sorte de transcendance très-psychologique (donc métamorphique) dans l'âme, qui se manifeste ès transfiguration christique, mutations superhéroïques, transports mystiques, élévation mahométane, intervention angélique judaïque, Loup Blanc amérindien, etc.

VOILÀ.

Pour rappel : la "voltairité" est de rigueur, avec ce psychisme-là, finissant par être projeté collectivement ès terreurs numénales dans la singularité technologique (monstre archaïque-psychotique à la Matrix), dans la guerre nucléaire (agitation du bâton du Grand Sorcier trop-concrète pour être désirée), dernière-humanité nietzschéenne (générée par la Grande Mère sécuritaire-humanitaire-austéritaire et Enfants Éternels idoines), ochlocratie règne des foules/des masses (archétype non-évoqué du Dragon), néo-totalitarisme (archétype du Grand Sorcier, mais aussi finalement du Mentor, clairement rejeté par les foules/les masses, pour sa relation avec l'autorité ; car : chaque archétype a un avers et un revers : le Mentor peut manipuler, par exemple, ou la Grande Mère rassurer, donc, ainsi que le Grand Sorcier empowers).

A la vérité jungienne, il vaut mieux les comprendre, et les laisser où ils sont, Épicure-like. Mais encore faut-il démarcher "voltairiennement" pour ne pas s'y laisser prendre nesciemment dans la démarche consciente pourtant.

D'où ce topo, CQFD. Ce qui s'appelle relativement un travail sur soi philosophique, un connais-toi toi-même.
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Malcolm
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Re: Psychologie analytique (Carl Gustav Jung)

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