Quelle définition pour la conscience ?

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Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Ven 9 Sep 2016 - 13:59

« Toute existence consciente existe comme consciente d'exister »

Ou encore, page suivante :

« Toute conscience positionnelle d'objet est en même temps conscience non-positionnelle d'elle-même ».

Ces deux extraits de L'Être et le Néant de Sartre suffisent à introduire clairement la problématique : au cours de son histoire, la philosophie a volontiers défini la conscience en la confondant peu ou prou avec l'expérience réflexive, avec l'aperception. En d'autres termes, la conscience ne peut être dite « conscience » que lorsqu'elle se sait consciente. Mais en est-il réellement ainsi et, à y bien réfléchir, n'y aurait-il pas avantage à considérer la conscience non pas sous sa facette réflexive, c-à-d celle qui est familière à tous, mais bien plutôt sous son aspect primaire, brut, c-à-d sans réflexion ? Peut-on réellement affirmer qu'il n'y a pas de conscience dès lors qu'il n'y a pas de réflexivité ? Leibniz semble y avoir songé. Alors même que sa propre définition de la conscience se cantonne à la classique aperception, il note tout de même que l'absence de réflexivité n'empêche nullement le vécu d'expérience. Ainsi, le défaut (présumé) de réflexion chez les animaux n'empêcherait pas de leur attribuer une perception accompagnée de mémoire. D'autres auteurs ont réfuté l'idée répandue qui fait de la conscience une auto-réflexion immanente : Bertrand Russel et William James pour ne citer qu'eux.

Mais surtout, les implications d'une telle définition sont énormes lorsqu'il s'agit de neurologie ou d'anesthésie. Mieux, l'orientation de ces deux disciplines, intimement liée à la définition de la conscience, ricocheront inévitablement sur le futur de l'éthique au fur et à mesure de leurs avancées techniques, mais toujours interprétées... sur base de cette définition.

Toute la difficulté de l'entreprise réside dans le fait que l'expérience non-réflexive a cette fâcheuse tendance à s'évaporer au moment même où elle se produit. Pourtant, il y a moyen au quotidien de s'en approcher réellement, et de saisir au bond cette expérience pure si délicate à emprisonner dans les limbes de la raison.

Pour proposer quelques pistes de réflexions :

Qui, jamais, ne s'est retrouvé un beau matin à la recherche de ses clefs ? Rappelez-vous, au bout d'une demi-heure de remue-méninge vous avez fini par les retrouver, au grand soulagement de toute votre famille, mais dans un endroit improbable : à côté de la baignoire. Eh oui, vous aviez complètement oublié que, la veille, plus fatigué que de coutume, vous étiez monté avec votre trousseau en poche jusqu'à la salle de bain où, pour une raison innocente, vous l'avez déposé machinalement avant d'empoigner votre brosse à dent, avide d'un grododo réparateur. Et le lendemain, il vous aura fallu tout ce temps, plus d'une demi-heure - sans parler de l'énervement - pour que la mémoire vous revienne. Pour le même prix, vous ne les auriez jamais retrouvées et la mémoire ne vous serait jamais remise...

Mais imaginons les choses autrement : cette soirée-là, vous étiez en réalité beurré comme un petit Lu et vous avez beau réfléchir, contemplant votre trousseau de clefs mollement abandonné entre le savon et le shampoing, vous ne parvenez pas à vous remettre la situation. Étiez-vous vraiment inconscient la veille ? Étiez-vous un automate au sens cartésien ? Ou la mémoire vous a-t-elle simplement fait défaut ?

Il semblerait que la mémoire joue un grand rôle dans la réflexivité consciente, mais que son absence ne peut pour autant confirmer une non-expérience. Pris en ce sens la réflexivité ne serait qu'un mode de la conscience. Un mode plus "complexe" au sens où notre entendement l'entend. Mais l'expérience pure, extatique, fluente et sans réflexivité, ne peut pas être catégorisée comme impossible au sens phénoménologique.


****

Voici les trois définitions proposées (elles pourront si nécessaire se voir modifiées) :

1 - La conscience primaire, ou l'expérience pure, ou encore conscience phénoménale, est la plus controversée des trois. Il s'agit d'exprimer ici l'éprouvé pur et extatique, un flux d'expérience qui ne se retrouve lié par aucun sens logique de l'entendement. Il n'est pas toujours facile d'appréhender cette forme de conscience primaire pour nous qui sommes tellement habitués à profiter sans plus y penser de notre conscience réflexive, de notre conscience d'avoir conscience. Pour illustrer au mieux cette conscience phénoménale je prends personnellement l'exemple de l'éprouvé d'une sensation, ou d'une émotion, isolée, c-à-d s'éprouvant comme pure tonalité d'expérience sans réflexion aucune. Imaginez avoir reçu un coup sur la tête qui aurait eu cette conséquence fâcheuse de vous plonger dans un sommeil profond. Dans ce trou, seul subsisterait une émotion diffuse, passivement vécue. Disons, pour rester positif, du bonheur. Nul besoin de comprendre réflexivement une émotion pour la ressentir. Vous baigneriez dans un éprouvé simple de bonheur. Le temps n'existerait plus, ni l'espace, ni aucun objet, ni aucun sujet. Cette conscience phénoménale est ce que Michel Bitbol appelle le cœur aporétique (et controversé) de la conscience.

2 - La conscience réflexive est plus facile à cerner ; c'est l'expérience en retour de l'expérience, c'est savoir quelle expérience il y a. Un réseau (plus ou moins) complexe de liens logiques se sont ici mis en place. Je n'énumérerai naturellement pas toutes les sortes de réflexivité possibles, nous serions encore ici dans un siècle, mais pour prendre quelques exemples citons la capacité d'organiser, de trier, de reconnaître les différences entre deux objets, d'associer, de projeter... Notez qu'il n'est pas nécessaire de disposer de la conscience de soi pour profiter d'une conscience réflexive. Notons encore que la conscience réflexive est, dans le meilleur des cas pour eux, de plus en plus associée à ce qu'expérimentent les "animaux".

3 - La conscience de soi, enfin, est un mode de la conscience réflexive (pas de conscience de soi sans conscience réflexive) qui fait apparaître le "sujet", le "Je". Bitbol la définit comme l'"appréhension de soi-même en tant que sujet durable de ses actes et centre de perspective de sa propre expérience". Plus précisément il définit l'affaire comme ceci, page 85, La conscience a-t-elle une origine  :

Bitbol a écrit:Lorsque l'on a conscience de soi, l'on s'aperçoit :

- D'un centre de perspective (ou d'un point de vue) rattachable à un corps parmi les corps ; mais d'un corps qui, à la différence de tout autre corps, se manifeste constamment par des proprioceptions ;
- D'un statut et d'une position social(e) ;
- D'une image idéale de moi qui détermine ce que je pense devoir faire ;
- D'une biographie assumée, non pas au sens premier où je la reconnais comme mienne, ce qui serait circulaire, mais au sens second et réciproque où l'assumer contribue à me définir et à m'identifier comme ce "moi" qui l'a vécue ;
- D'un ensemble de dispositions à se comporter préférentiellement de telle et telle manière dans des circonstances spécifiées. Ces dispositions sont saisissables de mon point de vue à l'état naissant, elles sont repérées à la longue par ceux qui me connaissent, et elles sont acceptées comme un inévitable fardeau seulement capables d'inflexions à long terme (celui de "mon caractère").

Si le concept d'un soi substantiel peut acquérir une certaine crédibilité malgré sa critique philosophique et son caractère diaphane, c'est qu'aussi fluents et partiels que soient ces déterminants de situation, il arrive qu'ils se renforcent mutuellement dans les configurations stationnaires de la vue, et qu'ils acquièrent ensemble une forme d'autonomie dynamique.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Le Repteux le Ven 9 Sep 2016 - 16:34

J'ai une définition un peu particulière de la conscience qui me vient de ma théorie sur la masse, que je n'ai pas encore exposée mais ça s'en vient. Pour moi, la conscience vient de la résistance au changement de nos automatismes, qui résistent autant à un changement externe qu'interne au cerveau si on considère que les changements internes agissent subrepticement à la manières des mutations. Autrement dit, c'est du changement dont nous aurions conscience, et nous en aurions conscience parce que notre imagination serait en train de tirer de nouvelles possibilités de son chapeau. Alors je vérifie si ma définition peut répondre à tes trois types de conscience...

1. Pour avoir conscience d'une sensation, il faut qu'elle soit différente de celle qui a servi à développer l'automatisme que je suis en train d'exécuter, sinon cette sensation restera subconsciente, donc il s'agit bien de la conscience d'un changement.

2. Pour avoir conscience d'avoir conscience, il suffit que ce soit d'un changement dont nous avons conscience.

3. À mon avis, la conscience de soi, c'est la conscience de nos automatismes. On peut volontairement prendre conscience d'un automatisme acquis, on peut même volontairement prendre conscience d'un geste instinctif, mais il y a une utilité à cette possibilité, c'est de pouvoir les améliorer, donc les changer. Malheureusement, on ne peut pas modifier un instinct, mais on peut parfaitement le croire, ce qui mène à des addictions ou des contradictions. Par contre, on peut parfaitement améliorer nos apprentissages, il suffit d'en imaginer l'avantage.

En conclusion, c'est du changement dont nous aurions conscience, et la principale utilité de cette fonction serait l'apprentissage.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Ven 9 Sep 2016 - 16:48

Le Repteux a écrit:J
1. Pour avoir conscience d'une sensation, il faut qu'elle soit différente de celle qui a servi à développer l'automatisme que je suis en train d'exécuter, sinon cette sensation restera subconsciente, donc il s'agit bien de la conscience d'un changement.

La locution "automatisme exécuté" suppose ici une dualité dogmatique qui disqualifie l'usage de l'impératif "il faut", et donc la conclusion. En d'autres termes, tu ne sors pas du cadre réflexif pour justifier l'inclusion de ta proposition au sein d'une définition de conscience non-réflexive. Pour élargir le débat, tout en condamnant bien entendu leur usage, certaines drogues permettent de pénétrer plus profondément l'ininterprétation du donné, où aucune réflexivité propre ne s'en vient perturber l'instant présent, infini et durable des couleurs et formes non réfléchies.

Pour donner un autre exemple, à n'en pas douter plus parlant vu que nous sommes tous des enfants sages, certains états physiologiques liés au sommeil laissent le dormeur dans un état d'humeur "coincée" irrationnel, c'est à dire entièrement tourné vers, ne vivant dans l'instant que pour lui et, là est le point crucial : PAR lui.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Malcolm le Ven 9 Sep 2016 - 18:39

Pour l'anecdote pas si anecdotique que cela : le philosophe méconnu Félix Ravaisson (1813-1900) critiqua cette idée (schopenhauerienne dans sa version forte, mais très vite phénoménologique, sans parler de la tradition philosophique, etc.) que la conscience comme représentation était un leurre théorétique :
Félix Ravaissons, in /Testament philosophique/, 153, a écrit:... nous sommes en communication intime avec tout ce qui de notre point de vue ordinaire semble nous être tout à fait extérieur et étranger.
Ce qui rejoint beaucoup ceci : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1384-for-interieur-entour-exterieur
Ravaisson voyait ...
in /Rapport sur la philosophie en France/, 266, a écrit:[Ravaisson voyait] au fond de tout [...] ordre et certitude, raison et sagesse ; le difficile seulement est de faire nôtre par la réflexion cette sagesse intime qui est nous, mais qui est aussi plus que nous et mieux que nous.
Il faut dire que, singulièrement, il voyait en l'Esprit (inspiré par Hegel) une différence avec notre for intérieur, soit comme plénitude intelligible sans mélange. Mais ceci ne contredit pas spécialement cette velléité scientifique, de trouver le code-source des réalités, de façon fort platonicienne d'ailleurs : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1351-le-concepteur-de-l-esprit-scientifique-qui-nous-court-toujours
Bref : la théorétique nous enferme dans une conscience sans escience ni efficience, quand Ravaisson, Hegel, les sciences & Platon nous entraînent "insensiblement" vers lesdites escience et efficience, rationnelles.

Je pense encore à Ludwig Feuerbach, au même siècle.


Modération : la généralité du sujet m'obligea à le déplacer de Biologie à Épistémologie.
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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Ven 9 Sep 2016 - 18:57

Où Ravaisson exprime, à juste titre, l'impossible sortie de la cognition, la totale immanence de la connaissance.

Mais le sujet ici n'est pas celui-là, mais bien la définition même de la conscience : réflexive ou non ?

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Malcolm le Ven 9 Sep 2016 - 19:03

D'où l'anecdote.

Quant à ta question, je la dirai en lien avec d'autres éléments en épstémologie sur lesquels nous causâmes : connaissance de la connaissance, c'est toujours connaissance ; science de la science, c'est toujours science ; réflexivité de la conscience, c'est toujours conscience. Cela dit, je ne comprends pas en quoi cela la définirait mieux, rapport au titre du topic.


Au passage, je pense aussi à Maurice Merleau-Ponty.
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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Ven 9 Sep 2016 - 19:16

Il s'agit moins, beaucoup moins voire pas du tout, d'une connaissance que d'une appréhension de l'être dans ce qu'il a de plus élémentaire, EDITION : où l'on rejoint les propositions-gond. S'il est évident et irréfutable que le simple fait de parler d'une conscience non-réflexive nécessite aussitôt, par le simple fait d'en parler, une réflexivité active, ce constat ne peut pour autant mener à la conclusion de l'impossibilité expérientielle de la conscience non-réflexive. Autrement dit, peut-on expérimenter quelque chose sans mettre un mot sur la chose, sans relier l'expérience à autre chose qu'elle même ? Peut-on souffrir gratuitement, sans reconnaître la souffrance comme telle mais en souffrant néanmoins ? Arrive-t-il des moments où nous agissons tels des automates, c.-à-d. sans en avoir en rien conscience ?

Il ne s'agit donc pas d'un absolu, bien plutôt la condition même de l'établissement du concept même d'absolu.


Dernière édition par Crosswind le Ven 9 Sep 2016 - 19:36, édité 1 fois

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Malcolm le Ven 9 Sep 2016 - 19:20

Confusions entre conscience morale & perception à l'appui, ainsi que inconscient (pas forcément freudien).
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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Ven 9 Sep 2016 - 19:22

Malcolm S. Cooper a écrit:Confusions entre conscience morale & perception à l'appui, ainsi que inconscient (pas forcément freudien).

Présenté comme tel, j'ai du mal à te suivre.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Le Repteux le Ven 9 Sep 2016 - 19:43

Crosswind a écrit:Il s'agit moins, beaucoup moins voire pas du tout, d'une connaissance que d'une appréhension de l'être dans ce qu'il a de plus élémentaire. S'il est évident et irréfutable que le simple fait de parler d'une conscience non-réflexive nécessite aussitôt, par le simple fait d'en parler, une réflexivité active, ce constat ne peut pour autant mener à la conclusion de l'impossibilité expérientielle de la conscience non-réflexive. Autrement dit, peut-on expérimenter quelque chose sans mettre un mot sur la chose, sans relier l'expérience à autre chose qu'elle même ? Peut-on souffrir gratuitement, sans reconnaître la souffrance comme telle mais en souffrant néanmoins ? Arrive-t-il des moments où nous agissons tels des automates, c.-à-d. sans en avoir en rien conscience ?
Si, par conscience réflexive, tu entends prendre conscience de ce à quoi nous sommes en train de réfléchir, je dirais que si pour réfléchir, nous sommes obligés d'introduire le hasard dans nos acquis, alors la seule différence entre le rêve et la réflexion, c'est le rapport de la réflexion à la réalité, c'est à dire au monde extérieur. Réfléchir, c'est laisser notre esprit errer tout en conservant un repère extérieur de ce à quoi nous voulons réfléchir, comme une note par exemple.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Ven 9 Sep 2016 - 19:46

Je ne vois pas bien ce que le rêve vient faire ici. L'idée de réel est précisément étrangère à la notion de conscience pure.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Malcolm le Ven 9 Sep 2016 - 19:55

Conscience primaire = corps, perception, attention.
Conscience réflexive = esprit, intelligence, concentration.
Conscience de soi = sentiment, sensation, entre conscience primaire & réflexive, impurement mêlée d'inconscient (cognitif, freudien, phénoménologique, etc.) ou d'infraconscient, ou de subconscient, ou de perceptions/attentions/intellections/centrations/sentiments/émotions/sensations/etc. subliminaux, mais aussi d'ignorance ... voire âme (rapport à corps/esprit précédemment).

Et je répète : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1384-for-interieur-entour-exterieur
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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Ven 9 Sep 2016 - 20:01

Malcolm S. Cooper a écrit:Conscience primaire = corps, perception, attention.

Ni corps, ni perception, ni attention.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Le Repteux le Ven 9 Sep 2016 - 20:04

Crosswind a écrit:Je ne vois pas bien ce que le rêve vient faire ici. L'idée de réel est précisément étrangère à la notion de conscience pure.
Oups! Je crois qu'on était pas tout à fait sur la même fréquence. Ma définition de la conscience ne concerne aucunement celle qui est étrangère au réel.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Malcolm le Ven 9 Sep 2016 - 20:04

@CW : Écoute, je vais te faire une réponse de Normand : ça dépend ...
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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Ven 9 Sep 2016 - 20:08

Malcolm S. Cooper a écrit:@CW : Écoute, je vais te faire une réponse de Normand : ça dépend ...

Non, cela ne dépend pas. La conscience non réflexive, si jamais elle peut s'éprouver, ne pointe activement vers rien. Elle ne pointe ni vers un corps, ni n'organise des données sensorielles, ni ne pointe vers un objet. Restons dans le jeu, merci.

Modération : un seul post suffit :
Le Repteux a écrit:
Crosswind a écrit:Je ne vois pas bien ce que le rêve vient faire ici. L'idée de réel est précisément étrangère à la notion de conscience pure.
Oups! Je crois qu'on était pas tout à fait sur la même fréquence. Ma définition de la conscience ne concerne aucunement celle qui est étrangère au réel.

Qu'entends-tu là par réel ?

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Malcolm le Ven 9 Sep 2016 - 20:12

Non, cela ne dépend pas. La conscience non réflexive, si jamais elle peut s'éprouver, ne pointe activement vers rien. Elle ne pointe ni vers un corps, ni n'organise des données sensorielles, ni ne pointe vers un objet. Restons dans le jeu, merci.
Commence par lire Ravaisson, Feuerbach & Merleau-Ponty.

Au passage, l'aperception se rapproche de la représentation.


Dernière édition par Malcolm S. Cooper le Ven 9 Sep 2016 - 20:13, édité 1 fois
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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Ven 9 Sep 2016 - 20:13

Malcolm S. Cooper a écrit:
Commence par lire Ravaisson, Feuerbach & Merleau-Ponty.

Merci pour le conseil *Lol*

Malcolm S. Cooper a écrit:l'aperception se rapproche de la représentation.

Pour le coup, d'accord.


Dernière édition par Crosswind le Ven 9 Sep 2016 - 20:18, édité 2 fois

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Malcolm le Ven 9 Sep 2016 - 20:15

Inutile d'avoir aussi peur.
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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Ven 9 Sep 2016 - 20:16

Malcolm S. Cooper a écrit:Inutile d'avoir aussi peur.

Un rapport avec le débat ? De près ou de loin ? Je m'interroge.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

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