Quelle définition pour la conscience ?

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Kercoz le Ven 14 Oct 2016 - 19:55

Crosswind a écrit: y a-t-il une seule chose, phénomène, concept, pensée, qui ne relève pas du fait conscient ?

Ca me travaille depuis un moment cette phrase.
Quand on croise quelqu'un sur un trottoir, à 20 m on vérifie si l' on connait cette personne, puis à 5m, on baisse les yeux pour ne pas croiser son regard. C'est un processus "inconscient". Du moins je l' intitule ainsi. On peut dire qu' il est "peu conscient", pourtant il sera totalement inconscient si l' on discute avec qqun à ce moment. C'est donc en contradiction avec ton affirmation: Il existe des faits, gestes, actes inconscients.
Tu vas me dire que c'est une conscience de second niveau ... et ça va m' arranger puisque je parle des "rites"qui sont sensés gérer des situations délicates inductrices de l' agressivité. On peut dire que cette pseudo conscience , si l' on refuse le terme inconscience, appartient à une autre entité que l' individu...elle appartiendrait au groupe . Genre prise de pouvoir de mon cerveau ( conscience) par une conscience de groupe, implantée et dirigeant une partie de mas comportements.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Le Repteux le Ven 14 Oct 2016 - 20:31

Ce qui appuie encore une fois l'idée que la conscience a tout simplement trait à ce que nos automatismes ne peuvent pas gérer, donc au changement.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Sam 15 Oct 2016 - 11:14

@ Kercoz

Bonjour Kercoz. Le comportement que tu cites en exemple illustre une situation consciente particulière, qui fait intervenir le témoignage en troisième personne pour édifier une théorie scientifique. Prenons dans un premier temps le point de vue de l’acteur principal de la rencontre, en première personne. Rien dans mes sentiments ne semblent contrecarrer ce besoin si naturel d’obtenir une définition la plus précise possible de la chose vivante à qui j’aurai affaire, avant d’y avoir affaire. Une volonté floue pousse mon être à évaluer le charisme, la personnalité, l’identité et les intentions de la personne, ou de la bête, que je vais croiser sous peu. Cette analyse aboutit à une construction, à une représentation mentale de cette personne ou de cette bête, qui me servira à évaluer le meilleur comportement à adopter. On peut déjà remarquer que cette analyse semble plutôt automatique, quelque part nécessaire. Ce n’est pas ma volonté qui décide de l’aspect amical ou pas, charismatique ou pas, etc., d’une personne ou d’une chose catégorisée vivante, mais l’application transparente de connaissances innées et/ou acquises au mieux, à une mystérieuse origine au pire.

A ce stade, tu pourrais déjà avancer l’idée d’un processus sous-jacent dont les rouages aboutissent à la perception consciente de l’amicalité ou du charismatique. En effet, il n’est pas inenvisageable de penser que certains stimuli, caractérisés par une activité cérébrale particulière, soit donnés et soient réellement non-perçus par un sujet, lors d’une expérience. Il est tout de même important d’apporter ici une précision de taille. Il est malaisé de dénommer « inconscients » des processus physiques cérébraux qui, malgré qu’ils soient, dans certains cas, organiquement responsables d’un comportement, n’en demeurent pas moins rapportés comme non-perçus par un témoin. Dans le cas d’un mouvement il serait bien plus sage de parler d’un comportement involontaire et rapporté non-perçu. Si ma voisine me fait remarquer que je me gratte nerveusement la main et que, dans la foulée, je m'aperçois de ne pas en avoir eu la volonté ni m'être aperçu du mouvement en tant que tel, on ne peut pourtant parler d'un acte inconscient mais d'un acte involontaire et inaperçu. Parler d’un inconscient à la manœuvre dans ces cas revient à transférer la volonté, mais plus insidieusement encore une ontologie de la personne en tant qu'être propre différenciée des autres, vers un secteur proprement inconnaissable car dit inconscient. C'est d'abord admettre le moi en tant que moi ontologique, puis admettre que ce même moi peut se méconnaître en propre. Bref c’est philosophiquement très lourd et métaphysiquement orienté. Il faut le reconnaître. C'est d’ailleurs bien pour cela que les neurosciences se contentent de décrire et de comparer des témoignages en troisième personne à des valeurs, des graphes, des analyses, des scanners, des modèles mathématiques... sans introduire là-dedans la moindre volonté inconsciente, l'inconscient se limitant au domaine physique cérébral, tant pour sa partie autonome (celle qui n’est jamais reliée à un témoignage de conscience) que pour sa partie liée (celles pouvant se voir reliées à un témoignage de conscience). Mais donc, en baissant les yeux je ne prends peut-être pas réflexivement conscience de l’acte en tant que tel, mais puis-je pour autant affirmer ne pas en avoir eu conscience du tout, mais irréflexivement ? Car il y a une marge entre ne pas se souvenir de quelque chose, d’un acte ou d’un son, et ne pas l’avoir entendu sur le moment même. Ce problème est connu en médecine, et plus particulièrement chez les anesthésistes. Par exemple, il existe des cas d’interventions chirurgicales où, malgré que le patient ait été endormi en bonne et due forme, des signaux cérébraux de conscience, et même de douleur, aient été détectés. Au réveil, les patients ne se souviennent de rien, mais certains d’entre eux ont par après développé des troubles, parfois graves : dépression, angoisses, anxiété, cauchemars, etc. A les en croire, ils n’ont rien ressenti durant leur opération. Mais les analyses cérébrales et les multiples séquelles psychologiques montrent au contraire que quelque chose s’est bien passé au moment de l’intervention médicale. De même, dans un registre plus léger, bien des moments oubliés, complètement oubliés, parfois oubliés dans la seconde où ils se passèrent, peuvent ressurgir à la mémoire des années plus tard, aussi réels que s’ils avaient toujours été gardés dans la mémoire du perçu. L’hypnose est un exemple, mais il est possible d’expérimenter cela plus simplement dans la vie quotidienne où, dans l’instant nous faisons consciemment quelque chose tout en l’oubliant aussitôt dans les tréfonds du non-perçu…

Bref, tout cela est très lourd et nous éloigne en prime du sujet principal de ta réponse, Kercoz, qui dit simplement qu’il n’est pas possible d’envisager quoi que ce soit qui ne fasse pas partie de l’expérience consciente. Freud lui-même reconnaissait que le concept d’inconscient - car c’en est un ! – nécessitait d’abord et avant tout un accès à, à une conscience de. Ainsi, un mouvement non perçu n’est rien d’autre qu’une perception de non-perception. L’inconscient est la perception d’un concept. Et le célèbre exemple du singe ne déroge pas à la règle : je perçois que j’ai pas souvenir d’avoir perçu le singe alors même que tout porte à croire qu’il soit vraiment apparu (si j’y prends garde ou par analyse de l’activité cérébrale). La conscience est partout, elle est, pour parler un peu comme Sartre, le matériau le plus intime de l’expérience. Elle n’est pas un objet du monde, elle est la précondition de n’importe quelle pensée, affect, concept, volonté. Rien, absolument rien ne lui échappe. Elle est ce , sans Y être.

@ Le Repteux

Non, cela c'est la volonté. C'est complètement différent et va à l'encontre de l'expérience. Tu peux parfaitement avoir conscience d'un mouvement automatique, comme celui effectué lorsqu'on se brûle.

@ Malcolm

Malcolm a écrit:
Cw a écrit:En ce qui concerne la seconde partie, je reste pensif. Toute la question de ce fil est, précisément, de discuter en même temps de l'opportunité (en termes d'avantages et inconvénients) de définir l'accès conscient en tant que phénomène pure, en tant qu'expérience non-réflexive, et de celle de pouvoir la définir comme telle (en terme d'accessibilité). Ce qui est encore très différent de déterminer de manière absolue ce qu'est la conscience.

Ah bon ? :shock: mais tu n'as pas titré ce fil définition ?
Maintenant, du coup, j'aurais bien besoin que tu définisses "phénomène pur", "expérience non-réflexive", ce que tu entends par "accessibilité de la conscience", ainsi que "déterminer de manière absolue la conscience" ?

Brutalement, je ne saurai que dire ceci, que l'escience tient du "phénomène pur", de "l'expérience non-réflexive". Dans son contexte, "l'accessibilité de la conscience" n'est jamais que subreptice, parcellaire, sensitive, dans sa "détermination de manière absolue".

Mais ton problème Cw, c'est que tu n'indiques jamais d'où tu parles. Un peu comme un théologien négatif ! *Lol*
^

"Phénomène pur" ainsi que "expérience non-réflexive" sont assimilés ici à "expérience pure", dont on trouve la définition en première page de ce sujet (conscience pure, expérience pure). La proposition "accessibilité de la conscience" aurait plus avantageusement du être écrite sous la forme accès à (toujours ce fichu problème qui empêche en pratique de parler de la conscience), tandis que l'expression "déterminer de manière absolue la conscience" renvoyait à son explication. Reformulons désormais mon paragraphe (qui, je l'admets, n'est pas d'une clarté exemplaire, c'est ma faute, c'est ma grande faute) :

Crosswind ; reformulé a écrit:
Toute la question de ce fil est des discuter : d'une part de l'opportunité, en termes d'avantages et d'inconvénients tant épistémologiques que philosophiques, d'accepter une définition de la conscience qui incorporerait l'idée de non-réflexivité ; d'autre part de la possibilité non pas seulement de définir la conscience, mais de la définir en tant que non-réflexive

Cette première phrase pointe donc vers deux projets distincts qui ont traits à la faisabilité et à l'utilité.

Crosswind ; reformulé a écrit:Ces deux approches ne sont pas à confondre avec une quelconque tentative d'explication du fait conscient

Cette dernière est une mise en garde : définir n'est pas expliquer

Maintenant, ta théorie de l'escience me semble plus une théorie morale qu'une définition de la conscience. Pour échafauder l'ensemble, il te faut a minima jouir de cet accès que l'on cherche à définir. Faire quelque chose à bon escient, ou pas, revient à avoir conscience de faire quelque chose à bon escient, ou pas. L'accès n'est jamais parcellaire, il est au contraire entier par définition.

Pour terminer cette loooongue réponse, je serais bien en peine de te montrer d' je parle. C'est tout le problème.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Malcolm le Sam 15 Oct 2016 - 11:20

Et ce faisant, Kercoz, LR, vous pensez le "fait conscient" comme démarche, donc comme escience, mêlant conscience, inconscience & milieu, dans vos scientifiseries. Où la nescience, dans tout cela, mêlant elle aussi conscience, inconscience & milieu, serait de ne pas le reconnaître/de le méconnaître.

Pour une fois que j'apprécie vos scientifiseries ! (mais il y eut un précédent sur la morale, avec Kercoz)



Crosswind, dans l'immédiat, je retire deux choses de ta réponse :
1. mon escience est "expérience pure" dans tes termes ;
2. pour autant qu'elle renverrait à la morale comme tu le juges, cela ne m'induit jamais qu'à songer que la conscience même, est aussi un fait moral. Ne jamais oublier sa nature tribunale, par inoculation de "mauvaise" conscience (par quoi tu dis "c'est ma faute de ... " en l'occurrence, ne pas t'être assez bien explicité), sur quoi on cherche régulièrement des solutions pour "garder bonne conscience".
Mais ce bon/mauvais conscient, ne recoupe pas précisément le bon/mauvais escient, immoraliste quant à lui.
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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Sam 15 Oct 2016 - 11:25

Non, elle est réflexive. La conscience pure ne se sait pas elle-même consciente. Une expérience pure ne peut s'auto-reconnaître.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Kercoz le Sam 15 Oct 2016 - 13:09

Crosswind a écrit:@ Kercoz

Bonjour Kercoz. Rien dans mes sentiments ne semblent contrecarrer ce besoin si naturel d’obtenir une définition la plus précise possible de la chose vivante à qui j’aurai affaire, avant d’y avoir affaire. Une volonté floue pousse mon être à évaluer le charisme, la personnalité, l’identité et les intentions de la personne, ou de la bête, que je vais croiser sous peu. Cette analyse aboutit à une construction, à une représentation mentale de cette personne ou de cette bête, qui me servira à évaluer le meilleur comportement à adopter.

Merci de ta longue réponse. Je n' ai pas tout analysé, mais j' aimerai déja faire une précision.
Sur ce que tu écris ci dessus, je constate que tu pars d' une situation "moderne" ( moi aussi d'ailleurs avec le "passage en code").
Ma position d'analyse reste l' archéologie sociétale ( Foucault etc). La situation archaïque DOIT rester pour moi la référence "vertueuse", du fait qu' historiquement nous avons été formaté sur ce modèle. Donc, si rigidité comportementale acceptée ...etc.
Dans la situation archaïque qui a duré des millions d'années, cette situation de croisement trottoir n' existe pas. La situation d' un groupe est hyper stable et seul baisse les yeux le dominé. Ce processus d'évitement est juste adapté à une modification du modèle. Un simple coup d' oeil suffit a un individu pour " reconnaitre" l' acteur croisé et agir en rapport. Pour reconnaitre il faut déja connaitre, et le groupe réduit, permet une connaissance des acteurs sur plusieurs générations. La substitution des valorisations de ces connaissances par des objets ostentatoires est un autre débat ( 4x4, blondasse hypertrophiée etc).

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Sam 15 Oct 2016 - 13:31

Tout à fait d'accord avec ça, Kercoz. Mais l'objet du débat est moins de déterminer la cause d'un processus mental, quel qu'il soit, qui aboutirait à un comportement, qu'une critique du concept d'inconscient dans ta propre critique à mes propos sur l'impossibilité de dénicher quoi que ce soit qui ne soit pas du fait conscient.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Malcolm le Sam 15 Oct 2016 - 13:39

Pardon Cw, mais ta conscience pure, c'est une donne brute, un réel brut, et alors inutile de dire conscience ou donne ou réel, d'ailleurs. C'est l'être.
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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Sam 15 Oct 2016 - 14:04

Le danger d'utiliser le substantif être est qu'il renvoie subrepticement à une ontologie. L'être évoque le dualisme objet-sujet et ne se conçoit pleinement qu'au sein d'une aperception. Sans parler du fait qu'il peut s'appliquer aux trois orientations définitionnelles de la conscience proposées sur ce fil.

Surtout, la présente discussion se demande s'il est possible d'être (si vraiment on souhaite ce mot mais alors il faut lui dénier toute portée ontologique) sans retour réflexif. Est-il possible d'expérimenter sans le savoir en retour ? Est-il concevable de n'être que douleur, ou bonheur, ou rêve ?

Je reviendrai vers vous très prochainement nantis d'exemples concrets, médicaux et scientifiques, pour illustrer un peu mieux la question.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Hks le Sam 15 Oct 2016 - 16:04

crosswind a écrit:Surtout, la présente discussion se demande s'il est possible d'être (si vraiment on souhaite ce mot mais alors il faut lui dénier toute portée ontologique) sans retour réflexif. Est-il possible d'expérimenter sans le savoir en retour ?

Peut -être qu'on le sait, mais on ne sait pas qu'on le sait . Le retour réflexif est justement qu' on le sait.

S' il y a une activité de la conscience  qui soit inconsciente, il faut étendre le sens du mot conscience.
L'étendre à un quelque chose qui est propre à l'organisme vivant lequel s'il voit sans savoir qu' il voit,  il voit mais sans conscience réflexive
.(Sans objectiver son voir)

Mais qui ne voit pas comme  une machine voit.
L'organisme vivant pense. Là avec pensée on a peut être l'équivalant de ce que tu  appelles la conscience pure ? *???*

Puisque on a maintenant des machine qui semble penser  il faut essayer de comprendre la différence entre  la pensée d' un ordinateur et celle d' un organisme vivant .
Si on ne voit pas de différence ... la porte est largement ouverte au mécanisme matérialiste le plus brutal .

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Malcolm le Sam 15 Oct 2016 - 16:11

Être, pourrait tout aussi bien avoir la simplicité "idiote" et limpide de la présence ; celle, en gros, par laquelle tu enregistrerais "conscience".

Mais bon.
Comme tu ne sais pas d'où tu parles, etc. il appert que tu tournes en rond, disant une fois ceci, une fois cela, un jour oui à l'ontologie, un autre non, etc. sans qu'il soit jamais possible que tu te satisfasses ni que que tu ne satisfasses, sur ta recherche, sans méthode ou, au moins, tentative de circonscription du sujet.

Tu étais parti sur trois items pour la conscience, à laquelle tu intégrais le réflexif dans l'un, et puis finalement non, ou bien tu ne sais pas, ou bien ...

C'est très aléatoire voire capricieux, tout cela, et sans fin.

Si donc il faut que je parle de conscience, dans le cadre de mon escience, sans surprise, je parlerai, avec les psychologues, de processus d'attention, de vigilance, d'orientation, de focalisation, où la réflexion comme retour, n'est jamais qu'une réversion desdits processus.

Tout ceci, indépendamment du réalisme ontologique, ou de la phénoménologie "conscienciste", ou du panpsychisme, ou du physicalisme, etc. peu importe. C'est juste qu'il faut, à un moment où l'autre, constater qu'il y a (et cela reste ontologique, comme énoncé) du conscientisé, peut-être dans les termes de Kercoz et du Repteux, processuellement, "esciemment". C'est-à-dire qu'on fait ce qu'on peut avec.

Et puis, il y a, un phénomène de type "voix de la conscience", moral, qui aiguillonne, psychanalytiquement (inconsciemment) ou autre.

That's enough for me, indépendamment d'ailleurs de "l'ego" et de toutes les problématiques que son énonciation traîne derrière elle comme des casseroles au cul.


EDIT: avec le propos d'Hks entretemps, il faudrait se (re)tourner vers Parménide, et Heidegger, dans la recherche.
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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Sam 15 Oct 2016 - 16:22

hks a écrit:
Peut -être qu'on le sait, mais on ne sait pas qu'on le sait . Le retour réflexif est justement qu' on le sait.

Justement, je compte proposer une série d'exemples qui montrent qu'on pourrait le "savoir" a posteriori. J'ai en son temps inscrit une réponse sur Digression, sur l'usage des drogues... Le temps de le dénicher, lui et de taper les autres. 24 heures.

hks a écrit:
S' il y a une activité de la conscience  qui soit inconsciente, il faut étendre le sens du mot conscience.
L'étendre à un quelque chose qui est propre à l'organisme vivant lequel s'il voit sans savoir qu' il voit,  il voit mais sans conscience réflexive
.(Sans objectiver son voir)

C'est tout le but de ce fil.



Malcolm a écrit:Être, pourrait tout aussi bien avoir la simplicité "idiote" et limpide de la présence ; celle, en gros, par laquelle tu enregistrerais "conscience".

Oui absolument, tu résumes une partie de mon propos ci-dessus.

Malcolm a écrit:
Mais bon.
Comme tu ne sais pas d'où tu parles, etc. il appert que tu tournes en rond, disant une fois ceci, une fois cela, un jour oui à l'ontologie, un autre non, etc. sans qu'il soit jamais possible que tu te satisfasses ni que que tu ne satisfasses, sur ta recherche, sans méthode ou, au moins, tentative de circonscription du sujet.

Tu étais parti sur trois items pour la conscience, à laquelle tu intégrais le réflexif dans l'un, et puis finalement non, ou bien tu ne sais pas, ou bien

Cela est faux. Jamais je ne dévie de mon discours pour dire un jour blanc, l'autre noir. C'est alors que nous ne nous comprenons pas. De même, mes trois définitions restent entièrement valables et je n'ai rien à y changer.

Malcolm a écrit:
Si donc il faut que je parle de conscience, dans le cadre de mon escience, sans surprise, je parlerai, avec les psychologues, de processus d'attention, de vigilance, d'orientation, de focalisation, où la réflexion comme retour, n'est jamais qu'une réversion desdits processus.

Nous sommes d'accord depuis longtemps que tu privilégies, à bon droit, de la facette réflexive. Rien de neuf ici.

Malcolm a écrit:
Tout ceci, indépendamment du réalisme ontologique, ou de la phénoménologie "conscienciste", ou du panpsychisme, ou du physicalisme, etc. peu importe. C'est juste qu'il faut, à un moment où l'autre, constater qu'il y a (et cela reste ontologique, comme énoncé) du conscientisé, peut-être dans les termes de Kercoz et du Repteux, processuellement, "esciemment". C'est-à-dire qu'on fait ce qu'on peut avec.

Et ici nous retombons sur le sujet itself : on fait ce qu'on peut avec un matériau, mais le matériau est pour partie défini par nous. Il s'agit donc d'ouvrir la recherche vers une conception de la conscience réflexive (comme elle le fait massivement) ou pas (comme certains courants neuro pensent qu'il est préférable de faire) ?

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Malcolm le Sam 15 Oct 2016 - 16:29

Suis-je dans la réflexion, quand je t'écris ces lignes ?
Nous voudrions répondre oui, de ce que j'en parle autoréférentiellement. Pourtant, cela sert l'allant irréflexif de mon propos, en vue d'un objectif ni spécialement relatif à moi comme sujet, ni à nous comme intersujet, ni à la conscience comme objet. Par contre, nous sommes pragmatiquement dans une raison communicationnelle, effectuelle, quant au "super-objet" nous-conscience, ~par là~.
Nous créons une Histoire, dont cette discussion porte témoignage ... témoignage d'esciences ?
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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Sam 15 Oct 2016 - 16:33

Tu ne peux qu'être dans une situation réflexive sous peine de ne pas même débuter le moindre discours sur l'escience. Le jugement que tu émets sur l'irréflexivité supposée de ton propos suppose une réflexivité qui te permet d'avoir conscience du propos, de le comparer, de l'estimer, de l'incorporer dans une histoire, un temps et un espace, etc...

Tu es à 100% réflexif.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Malcolm le Sam 15 Oct 2016 - 16:34

Quand je fonce à vélo sur un circuit de cross, suis-je réflexif selon toi.
Et quelle différence fais-tu éventuellement avec la "piste" du topic.
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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Sam 15 Oct 2016 - 16:37

Malcolm a écrit:Quand je fonce à vélo sur un circuit de cross, suis-je réflexif selon toi.
Et quelle différence fais-tu éventuellement avec la "piste" du topic.

Quand tu fonces à vélo, tu as conscience de ton environnement, tu réfléchis l'expérience qui dans le cas contraire n'aurait été qu'une bouillie informe de choses incompréhensibles,ou seulement compréhensibles dans l'instant du vécu. C'est l'aperception.

Je ne fais donc aucune différence avec la piste du topic.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Malcolm le Sam 15 Oct 2016 - 17:18

Qu'entends-tu par réflexion, au juste ?
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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Sam 15 Oct 2016 - 17:31

Si la mienne ne te suffit pas, voici un semblant d'officiel : http://www.cnrtl.fr/lexicographie/aperception

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Malcolm le Sam 15 Oct 2016 - 17:35

Je vois, et il me semble que sur le fond nous ne divergions pas tant que cela, mais sur la forme.
Quand je dis réflexion, je songe très vite à un phénomène apparenté à la méditation intellectuelle.
De plus, quand je dis conscience ... mais j'ai déjà (re)dit ce que j'entendais par là.

Alors quoi ?

Ta conscience me semble bien trop statiquement pan-présentielle. La mienne, comme escience, est dynamiquement intersticielle.

Question de tempérament ?
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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Crosswind le Sam 15 Oct 2016 - 17:50

Malcolm a écrit:

Ta conscience me semble bien trop statiquement pan-présentielle. La mienne, comme escience, est dynamiquement intersticielle.

Question de tempérament ?

Considérer le tempérament reviendrait à introduire une forme de relativisme à mon questionnement, ce que je ne suis personnellement pas près de faire (quoique tu puisses le faire). Je relève de surcroît un détail amusant, qui apporte de l'eau au moulin d'un relativisme dans ton chef : l'adverbe "trop". Tu considères, envers et contre tout, que l'accès conscient se doit être dynamique, autrement dit réflexif, en condamnant de mollesse excessive une vue somme toute extatique et peu rentable, je le crains, sur le plan des idées, qu'est l'accès proscratique, au coeur du vécu irréflexif.

C'est à mon sens se priver d'une richesse, et faire fi de l'ensemble des indices, pour ne pas dire témoignages, qui vont en ce sens.

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Re: Quelle définition pour la conscience ?

Message  Princeps le Sam 15 Oct 2016 - 17:56

Crosswind a écrit:
Malcolm a écrit:Quand je fonce à vélo sur un circuit de cross, suis-je réflexif selon toi.
Et quelle différence fais-tu éventuellement avec la "piste" du topic.

Quand tu fonces à vélo, tu as conscience de ton environnement, tu réfléchis l'expérience qui dans le cas contraire n'aurait été qu'une bouillie informe de choses incompréhensibles,ou seulement compréhensibles dans l'instant du vécu. C'est l'aperception.

Je ne fais donc aucune différence avec la piste du topic.
Pas nécessairement. Si le trajet retour semble plus court sur l'aller, c'est justement parce que le cerveau est moins conscient - parce qu'il ne subit pas la nouveauté. Les conducteurs avertis s'épuisent moins parce que le cerveau tourne moins. Idem lorsqu'ils réussissent à conduire sans s'en rendre compte réellement. C'est le fameu "je suis déjà là ?". Les études récentes montrent que justement la part du conscient est moindre que ce qu'on perçoit.
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