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Message  Princeps le Dim 16 Oct 2016 - 22:16

Il était temps que je prenne le temps de rédiger quelque chose de décent sur
Ortega y Gasset.
Ce sujet n’a pas vocation à présenter l’ensemble de son œuvre. Simplement d’établir quelques points de repères, biographiques et analytiques, sur une œuvre méconnue. L’objectif affiché n’est autre que celui d’éviter de mésinterpréter une œuvre qui souffre de sa facilité d’accès.

L’Espagne du XXe siècle proposent un cas unique dans l’histoire contemporaine, celui d’un pays où les intellectuels vont s’engager politiquement – au point d’être l’unique force d’opposition à la Restauration. C’est dans ce cadre qu’il convient de comprendre les œuvres des Unamuno, Azana, Machado et OyG. Leur échec final est causé par le caciquisme et la fraude électorale, mais aussi par l’analphabétisme. A mon sens, c’est le pendant idéal des Opportunistes français : le libéralisme ne peut s’entendre sans le peuple (entendu comme l’ensemble de ceux qui ne font pas parti de l’élite dirigeante aussi bien politique, qu’économique ou culturelle). S’ajoute que l’atmosphère espagnol de cette période n’est pas favorable à un libéralisme – comprit comme une synthèse de la Renaissance, des Lumières et de la Révolution française*. On a tendance à oublier qu’en Espagne, l’échec de la démocratie est antérieur aux canoniques exemples italien et allemand. Entre 1812 et 1930, l’Espagne expérimente 14 constitutions différentes. Je ne m’étends pas d’avantage sur le contexte politico-sociale de l’Espagne du début XXe .

Le génie d’Ortega, lecteur assidu des Doctrinaires français, c’est d’avoir rapidement prit la mesure de ce constat sur l’état de la société espagnole. Il va former une « ligue pour l’éducation politique ». C’est ce qui explique son effort, perpétuel, pour parler clair. C’est-à-dire de se détacher de ses prédécesseurs qui font de la littérature avec des idées. Il répond ainsi à une des questions les plus ardentes de la philosophie : le philosophe doit-il s’adresser au peuple (cf. ci-avant). Son idéal repose sur la concomitance de la liberté et de l’autorité. Notons qu’il n’entend pas être un tribun, un populiste. La vocifération et la dramatisation du discours ne sont pas parmi ses armes. Il respecte l’art oratoire ancien – pour autant que j’ai pu en juger – avec un soucis de l’esthétique.
Paradoxalement, ce parler clair va de paire avec une conceptualisation. C’est là un des aspects de l’Europe du sud, qui se sent relégué au second plan, derrière l’Allemagne, le France voire l’Angleterre. Aubert dit, p. 173 : « Un tel idéal de vie et de combat, seul capable, selon lui, d’atteindre l’historicité de la vie, refuse le particularisme et l’hétérogénéité au nom d’une nouvelle immanence destinée à régénérer le corps social : créer un peuple par la pédagogie, forger une nation par la politique, faire l’État par la voie institutionnelle ». Nul besoin d’être plus explicite quant à la portée et la pertinence d’une telle vision. Je vais être flou : Ortega ne propose pas de programme politique, c’est-à-dire une suite de mesure circonstanciée, mais propose bien plus une idéologie, une vision du monde, dans laquelle c’est l’implication citoyenne qui change.ra les choses.
Ortega reste soucieux de l’hispanité. Il a réinterprété les classiques espagnoles dans le but de trouver une façon espagnole de concevoir le monde. On retrouve l’idée de relégation, ici par le biais d’une volonté d’affirmation de soi. Toutefois, cela ne signifie pas se couper du monde – et c’est bien là l’un des intérêt d’Ortega pour notre époque. Ortega voit dans l’Europe la solution au problème espagnol. L’Espagne si elle entend sortir de sa stagnation doit s’insérer dans les réseaux d’échanges scientifiques (au sens large). N’oublions pas que les intellectuels de cette époque sont formés à l’étrangers ; Ortega par les néo-kantiens Cohen et Natorp.
L’éducation des masses se fait par une minorité. Là encore nul programme, simplement un souffle qui pousse vers un horizon : les élites (scientifiques administratives) doivent former le peuple. La prédication dans les milieux ruraux est préconisée.


Ortega dresse deux constats principaux.
L’irruption dans l’Histoire de l’homme-masse qui pense que tout doit être à sa mesure – figure qui va du petit bourgeois satisfait à la barbarie du spécialiste qui pense l’être en toutes choses. Là encore Aubert p. 197 a une phrase lourde de sens : « Incapable de s’épanouir par sa force individuelle, et haïssant, par conséquent, le libéralisme, cet a besoin de l’État pour satisfaire ses nécessités et encourage par son comportement une dérive totalitaire qu’Ortega voit dans le communisme et le ad hominem ». A titre personnel, j’y vois un lien évident avec ce que dit Hayek.
Une société ne peut être saine sans élite. Et c’est ce terme qu’il faut définir. Il ne s’agit aucunement de classe sociale, mais d’une véritable méritocratie. L’élite est constituée des meilleurs dans leurs domaines, de la prostitué à l’universitaire. L’élite n’est pas l’aristocratie.

Je ne m’étends pas sur sa vision de l’Histoire – fausse me semble-t-il – qui nous mènerait trop loin.

NB : J’encourage à la lecture de P. Aubert, « La frustration de l’intellectuel libéral ». Il est « le » spécialiste de l’histoire intellectuelle (et politique) de l’Europe du sud durant la période contemporaine ; on le cantonne trop souvent à la seule Espagne.

*Cf. L’étude du quotidien El Liberal de 1927. Inutile de s’appesantir sur la pertinence d’une telle définition.


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OyG, un philosophe ou un idéologue ?

Message  Malcolm le Lun 17 Oct 2016 - 22:53

Avec mes méconnaissances profondes de l'Histoire espagnole, mais avec ton topo, OyG m'appert très troisième république (française) dans l'âme : époque oblige ? ... Entre l'instituteur de la Gloire de mon père (Giono) et les Hussards noirs (Péguy), OyG préconiserait pour l'Espagne cette nécessité que portait manifestement avec lui Henri Bergson, dans le Bon sens, ou l'esprit français, mais surtout les Deux Sources de la morale et de la religion. OyG les préconiserait pour l'Espagne, donc, avec, fatalement, ce côté hispanisant que l'on trouve dans la révolution mexicaine et la papauté actuelle, de loin en loin.

Mais alors, OyG, un philosophe ou un idéologue ?
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Message  Princeps le Lun 17 Oct 2016 - 22:55

Philosophe - dans une acception particulière propre à Ortega : l'élite est engagée.
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Message  Malcolm le Lun 17 Oct 2016 - 23:00

C'est tout le distinguo que faisait Pierre Bourdieu, entre la knowledge-scolarship et la -involvment.
Or, de toute évidence, la première se contente de faire le vivarium de la pensée morte, tandis que la seconde risque toujours de perdre la pensée dans la vie.
Mais, de loin en loin, je vois là une vraie critique de l'académisme, quand bien même ce n'est pas le but, et que les académies, là, devraient conduire avant-gardistement la masse.
C'est vraiment très XIXème-début XXème, acception faite des besoins de la cause ortega-y-gassetienne, potentiellement transhistorique, qui rejoint aussi André Malraux ministre, dans la démarche.
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Message  Princeps le Mar 18 Oct 2016 - 11:56

C'est vraiment très XIXème-début XXème,
Indéniablement. Au-delà du fait qu'il s'inscrit dans une génération qui est encore du XIXe, Ortega est un lecteur assidu des Doctrinaires français. Sa démarche n'est pas sans rappelée les Opportunistes français. Quand je dis que le XIXe est le dernier siècle politique *Pouce*.
L'académisme est critiqué, par qu'il fait partie intégrante de l'objet d'étude d'Ortega - la société contemporaine, dont nous ne sommes que le dernier exemple en date. Dans la R.M. il y a un chapitre consacré à "la barbarie du spécialiste".
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Re: Synthèse personnelle

Message  Malcolm le Mar 18 Oct 2016 - 16:37

Une recherche rapide ne me donne que des superficialités sur les opportunistes, mais je suis heureux d'apprendre l'existence de ce mouvement.
Je n'ai pas encore creusé la RM : je partage actuellement mon PC avec ma dame, ce qui ne me donne plus trop de temps, sans parler du reste.
En tout état de cause, l'académisme est en effet bien plus de le scolarship que l'involvement, en terme de knowledge. L'académisme, et plus généralement notre époque, pour se prémunir de l'involvement, l'accuse aussitôt de ... partialité ! *Lol* les cons.
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Re: Synthèse personnelle

Message  Princeps le Mar 18 Oct 2016 - 17:03

Il faut lire les grandes synthèses historiques sur la 3e République. J'ai un trou mémoriel sur les titres. Ils sont les premiers prometteurs de législations sociales. Ce que plus personne n'est en mesure de savoir... d'où l'incompréhension du libéralisme réel.
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Message  Malcolm le Mar 18 Oct 2016 - 17:55

Un lien avec le fordisme ?
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Message  Princeps le Mar 18 Oct 2016 - 21:13

Non, non. Pourquoi dont ? La coïncidence temporelle peut-être ?
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Re: Synthèse personnelle

Message  Malcolm le Mar 18 Oct 2016 - 21:37

Le fordisme comme "sauveur" du travailleur par un salariat "digne de ce nom", certes au nom des entrepreneurs-mêmes ... le fordisme comme "action sociale" ...

Non, mais non, en fait non : je me suis emmêlé mes pinceaux.
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Message  Princeps le Mer 19 Oct 2016 - 22:08

On t'en veux pas.
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Re: Synthèse personnelle

Message  Malcolm le Mar 15 Nov 2016 - 12:22

Je me pose la question très sérieuse, de savoir comment OyG se situe, par rapport à son élitisme éclairant le peuple.
C'est donc quelque chose qui ressort des Opportunistes français aussi, sans lesquels nous n'en serions pas là aujourd'hui, de l'école, de la culture, etc. pour le meilleur & pour le pire - d'une part. Mais, d'autre part, comment les interactions élite éclairante/peuple sont-elles régies ? A partir de quand "le peuple éclairé" finit-il/peut-il finir, par prendre le pas sur l'élite, comme on s'y croit foncièrement autorisé aujourd'hui (pour le meilleur et pour le pire, donc) ? Ou bien, comment l'élite éclairante maintient-elle/guide-t-elle le peuple, encore et toujours ? Quelles structures sont mises en place, pour pérenniser "tout cela" ? Comment le respect est-il sauvegardé, encontre tout l'irrespect qui advint parmi nous, pour le pire, de ce que chacun se crut autorisé donc à évaluer l'élite ? ... Et enfin, comment tout cela se distingue-t-il des avant-gardismes XIX-XXèmes ?

Il va falloir que je lise la RM peut-être, pour trouver toutes les réponses à ces questions, ou du moins des pistes ?


EDIT: je me suis trouvé de premiers éléments de réponse, ici : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t543-jose-ortega-y-gasset#28721

***

La vérité, rapport à mon sentiment lectoral ici : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1561-sur-la-revolte-des-masses-notes-de-lecture - ?

On mériterait de remettre à l'honneur une élite. Seulement, je ne la crois pas possible, dans les conditions de nihilisme actuel. C'est-à-dire qu'une des craintes d'OyG, c'est que l'absence de culture, et de volonté d'assumer l'héritage efforcemental de ceux qui rendirent possible le modernisme, fasse sombrer l'Occident dans la barbarie la plus noire. Force est de constater que "l'innovationnisme" et le "créativitarisme" se portent plutôt bien, surtout chez ceux dont il craignait le plus la déliquescence (les USA). Or, donc, ce n'est ni dans cette puissance technico-intellectuelle qu'est la solution (ainsi que le soulignait OyG), ni non plus dans la sauvagerie, la déréliction (comme le pensait OyG sans anthropologie). On voit même très bien que ces deux tendances se soutiennent vivement l'une l'autre : "Nous avons inventé le bonheur, dit le dernier homme avec un clin d’œil." (Nietzsche) et de fait, sous l'angle oygassetien, le dernier homme n'a pas à rougir de sa faculté de rebond ! par quoi donc je descendais OyG en lien.
Comme dirait Ian Malcolm joué par Jeff Goldblum dans Jurassic Park de Steven Spielberg : la vie trouve toujours un chemin ...

A cette heure alors, comment ne pas voir qu'il est un élitisme innovationniste-créativiste bel et bien instauré, surtout aux USA ? ... La solution d'OyG passerait pour absurde, d'en revenir à une élite culturelle ! ... Car c'est bien tout le sens du "culturel" qui a changé de centre de gravité (centre ingénierique désormais). Voir alors les distinguos par là : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1500-rousseau-pour-une-civilisation-inculturelle - est culturel ce qui est ochlocratique-scientifique-économique, et force est de constater que ce "communisme-là" marche ! et fait plaisir ! : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1497-modernite-du-bon-epicure#28223

OyG, pour pertinentes que soient les questions qu'il pose, est juste suranné, dépassé par les événements. La véritable noblesse est ailleurs. Alors, certes pas chez "nos élites culturelles" ! mais nos élites culturelles correspondent à une forme d'élitisme oygassetien, qui précisément auraient positivement pris acte de l'anthropologisme dont manque OyG, lui, mécaniste à ce niveau du progrès (inhérent au moralisme de type comtien). C'est tout de même bizarre, mais enfin, je crois qu'il n'y a pas de solution là ; que, comme dirait Philippe Muray qui le continue très bien pour nos jours (j'en conseille la lecture), "le monde est détruit". Mais c'est que le monde ne peut, à la fois, ni vivre du réactionnarisme ni vivre du proactionnarisme comme tels, tout purement, qui sont des processions par trop sommaires, dès la base.
***

Par amitié et scrupule, je me suis penché sur ce que je n'avais pas lu d'OyG.

Je dis d'OyG qu'il est réactionnaire, mais simultanément il a son proactionnarisme. Seulement, tout cela me semble tant dépendre d'un volontarisme dramatique, que c'en est désolant ! Soit donc : OyG communique sa propre désolation, et ne tente pas si sûrement de la surmonter. Ce qu'il critique, il va vouloir le surmonter avec ... ce qu'il critique ! ... soit donc : un arsenal technico-intellectuel, une puissance de cet ordre, et je ne suis pas loin de penser que, le révolté, c'est lui ! - Au contraire, les masses, pour révoltées çà et là qu'elles soient désormais, sont au fond dans une flagornerie apathique et aboulique, qu'OyG n'est pas sans noter, mais sans voir non plus que cette flagornerie est le ressort psycho-socio-dynamique des éventuelles rodomontades des temps, qui passent pour révoltes, or elles n'ont pour ainsi dire de révoltes que la forme, au moins depuis 1968. Si les masses se révoltent, en somme, c'est pour faire joujou, alors qu'elles se sentent très bien de ce monde (nihilisme passif, au sein duquel on se donne du sensationnel-émotionnel d'activité ; fin de l'Histoire dans les termes murayiens).
OyG, p.194, ''Qui commande le monde'' a écrit:Je vais maintenant résumer la thèse de cet essai : le monde souffre aujourd'hui d'une grave démoralisation qui se manifeste - entre autres symptômes - par une révolte effrénée des masses ; cette démoralisation générale a son origine dans une démoralisation de l'Europe dont les causes sont multiples. L'une des principales est le déplacement de ce pouvoir que notre continent exerçait autrefois sur le reste du monde et sur lui-même. L'Europe n'est plus sûre de commander, ni le reste du monde d'être commandé. La souveraineté historique se trouve aujourd'hui en pleine dispersion.
La « plénitude des temps » n'existe plus, car elle supposerait un avenir clair, prédéterminé, sans équivoque, comme il l'était au XIXe siècle. On croyait alors savoir ce qui se passerait le lendemain. Mais aujourd'hui, l'horizon s'ouvre une fois de plus sur des perspectives inconnues. Car on ne sait qui va et qui va organiser le pouvoir sur Terre.
Ce dramatisme correspond assez bien à mon sentiment d'avoir affaire à un Roberto Begnini (espagnol), dans le topic sur le Mythe de l'Homme derrière la technique. Et pourtant, il sonne apparemment juste ! ... Sinon que le pouvoir/commandement en question, a atteint - je le crois - un état de bureaucratisation/diffusion sociotechnique, et d'anarchisation/individuation psychotechnique tel, qu'il se porte assez bien, entre "communisme" establish-entrepreneurist et "communisme" des masses. Sans quoi, ça agirait bien plus, et plus réalistement ! ... Nous aurions, je ne sais pas moi, une guérilla urbaine, une guerre civile, une fragmentation improbable de nos modes de vie, et des putschs, et des mafias, et tout ce que l'on veut, et mieux encore : les différents groupements se territorialiseraient foutrement en se rentrant dedans. Au lieu de cela, ils créent des sites Internet *Lol* Il y a bien les banlieues ...

La "vérité", c'est que tout le monde est satisfait par la situation, quel que soit son poste, quelles que soient ses simagrées, infiniment plus traditionaliste dans l'âme que ne le clament tous les modernistes du monde, traditionnels dans leurs modernismes-réflexes mêmes.

Qui commande ? Le soft power du leadership des team buildings. Ça tient chaud. Apparemment, c'est de génération Z, selon ce même soft power innovationniste-créativiste de génération W ...


Voir aussi : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1558-comment-te-decouvrir-affectivement-neoreac-a-travers-tes-gouts-culture-pop-meme-si-tu-les-prenais-ironiquement
* http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1217-modernites
* http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1261-finkelkraut-ferry-et-onfray-le-transhumanisme
* http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1099-un-ordinateur-bat-un-homme-au-jeu-de-go

***

Autant de communion, ou de velléité de communion, devant la peur, et rien que la peur, plaide en ma faveur : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1597-fraternite - Tout le monde est d'accord, et prêt à se lover bien au chaud dans les replis d'un Dragon archétypal jungien, sous la houlette d'une Grande Mère archétypale (Marianne, la Fraternité, que sais-je). Voir alors : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1283-psychologie-analytique-carl-gustav-jung - ou bien, le sentiment océanique de Romain Rolland. Ou bien, la sérotonine, qui intervient dans le religieux.

Pourquoi pas ? ... Seulement, c'est juste animal-animique-animeux-"animumal". Ça craint le pathos de la distance, édificateur. Pathos qui certes, n'est pas l'apathos contemporain, contre quoi veut jouer la fraternité, et dont témoigne par l'absurde P.E. Barré - en même temps que ledit pathos ...

Une chose qui rejoint sûrement Ortega y Gasset : il me semble que c'est la loyauté, qui mériterait d'être à l'honneur.
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