Société de consommation ?

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Remise en cause de la société de consommation

Message  Cobra-san le Lun 10 Mar 2014 - 0:04

Pejor avis aetas, apparemment pur certains les choses et les opinions sur l'époque contemporaine n'ont pas changées depuis Horace.
Dans le souvenir d'une lecture ou d'une émission, il y a aussi une tablette babylonienne, où il était écrit que les jeunes générations étaient déjà en décadence.

Avec ce genre de discours, on peut dire qu'on fait beaucoup avancer le schmilblick.

Mais que l'âge de notre enfance était beau, je me demande si ce n'était pas un Âge d'or?

La pensée réactionnaire, en plus de manquer envergure et d'idées, manque cruellement de cœur et de rêves. En plus, d'être dangereuse et stupide, c'est d'une tristesse.
Il ne manque plus au tableau que la nostalgie de l'Empire et des colonies.

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Re: Société de consommation ?

Message  Philosophos le Lun 10 Mar 2014 - 14:44

Princeps a écrit:
Philosophos a écrit:L'Etat pourrait tout à fait fabriquer des médicaments, mais on dériverait alors vers une économie de type soviétique, à la grande satisfaction de Mélenchon ! .
 *Lol*. Un vulgaire tribun, bien moins doué qu'on ne le dit.
Attention, le grand orateur Caton l'Ancien était aussi un tribun !

Arf, j’en arrive à faire du Zemmour. Bonne ou triste nouvelle ? Le diagnostic reste le bon.
Zemmour a souvent de bonnes analyses, pas mal de fantasmes aussi, malheureusement. Je ne prends chez lui que le meilleur.

Philosophos a écrit: Effectivement, Rome a inventé le citoyen.
Et la Grèce alors ?
Quelles que soient l'originalité et la grandeur de la Grèce, c'est Rome qui nous a transmis son droit et ses coutumes.

Les chercheurs universitaires – sur les périodes  antique et médiéval -  sont sensés maîtriser le latin et/ou le grec. Dans la réalité, je suis bien incapable du juger de leur niveau.
Le niveau de culture littéraire des élèves au XIXe siècle était excellent, avec tout de même des différences importantes. Mérimée ou Taine étaient des érudits, mais le niveau général de connaissance des langues classiques était beaucoup moins élevé.

On a inventé au XIXe toutes les doctrines politiques du XXe. La France était alors en première ligne dans le domaine de l'invention politique.
Tout à fait. C’est en cela que je le trouvais plus « politique » que le XXIe.
Aujourd'hui, je parlerais plus de maîtrise des outils médiatiques que d'invention politique. Facebook et Twitter ne peuvent pas tenir de lieu de politique.

cobra-san a écrit:Ensuite, je suis pas certain que tous les Romains eux-mêmes lisaient le latin, puisqu'ils parlaient grec en majorité, c'était leur langue maternelle.
Les Romains ne parlaient pas grec, sauf les plus érudits qui avaient pu étudier à Athènes, et bien sûr, les Grecs eux-mêmes, car sous l'Empire, la Grèce était romaine.

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Re: Société de consommation ?

Message  Princeps le Lun 10 Mar 2014 - 19:02

cobra-san a écrit: Les Conseils Ouvriers, l'anti-impérialisme, le front populaire, la République Espagnole le keynésianisme, la libération sexuelle, mai 68, le structuralisme, le situationnisme, la lutte contre l’apartheid, Martin Luther King et l'émancipation des afro-américains, Gandhi et l'indépendance de l'Inde, la décolonisation, le watergate, le féminisme, la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, la critique de la société de consommation, l'écologie, la décroissance.
Voilà ce qui me vient rapidement en tête à gauche, et vous dites qu'il ne s'est rien passé politiquement?
L’anti-impérialisme fut de droite, je l’ai suffisamment étayé – tout comme la colonisation fut de gauche (cf. Ferry). La décolonisation est le fait de la première guerre mondiale.  Le keynésianisme s’applique à gauche comme à droite – et fut mis en place par des hommes de droite. Gandhi et l’indépendance de l’Inde relève davantage du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Si c’est Wilson qui le proclame en 1918, comme président démocrate, je ne vois pas en quoi il s’agit d’une influence strictement de gauche. Nombre de principes libéraux peuvent cadrer avec cette volonté de liberté.
Sur les conseils des ouvriers, oui, mais les premiers  balbutiements réformateurs sont à datés de la seconde république, sous le gouvernement des libéraux.
Ensuite, personne ne dit que le XXe est un siècle sans politique, mais tout ce que vous évoquez peut s’expliquer par des dynamiques qui apparaissent dès le XIXe. Il y existe une filiation qu’on ne peut occulter. En cela, c’est le XX siècle  est « moins politique ». Il est davantage marqué par le retour de la barbarie.
cobra-san a écrit: Je crois que tout le problème est que nous sommes pas sortis idéologiquement du 19ème siècle, nous avons une morale du 19ème, une religion chrétienne du 19ème, des idées du 19ème, un théâtre de boulevard du 19ème, des films de comédie inspirés des clichés vieux du 19ème, une littérature du 19ème, des haines du 19ème, des stéréotypes du 19ème, un impérialisme du 19ème, la croyance en un progrès permanent et bénéfique du 19ème.
L’impérialisme du XIXe est bien différent de ce que l’on peut observer aujourd’hui. Le capitalisme financier n’implique plus l’état, et ne conduit plus à un impérialisme colonial – pour cause la colonisation n’existe plus.  Sur les idéologies, effectivement, c’est en cela que le XIXe est un des siècles les plus politiques. Quant à la littérature et le cinéma…
cobra-san a écrit: Sinon, autant dire que l'on a rien inventé politiquement depuis Platon.
Je ne vois pas dans la nostalgie du passé, les moyens de penser l'avenir.
Il n’y a pas de nostalgie à juger des innovations et de l’importance d’un siècle. J'ai beau pavoiser sur la Rome républicaine, je suis bien content, par certain aspect, de vivre au XXIe.
cobra-san a écrit: Le 19ème siècle, c'est aussi le début de l'impérialisme, le début de l'exploitation ouvrière (…) c'est aussi l'Affaire Dreyfus (parce que la Belle époque c'est aussi le moche antisémitisme moderne)
Et ?
cobra-san a écrit: Je ne dis pas que tout est mal, mais tout n'est pas rose non plus, sinon faut vraiment être de mauvaise foi. Et c'est pas dans le 19ème que je vais aller spontanément chercher pour pouvoir remettre en cause la société actuelle, ou la rêver autrement.
Nulle apologie, simplement des rectifications sur des imprécisions historiques.
cobra-san a écrit: Quand Princeps, que personne n'est mis à la marge quand il sort du cadre et remet en cause la société de consommation, puisque je peux en discuter avec lui sur le forum, je trouve cela un peu léger. D'une part, je ne suis pas un intellectuel, et d'autre part ce forum n'est pas un mass média, et enfin j'ai pas la prétention d'avoir élaborer de critiques.
La critique de la société de consommation est une banalité. Personne n’est mis à la marge pour formuler ce genre de critique. Quantité de film – vous avez cité des réalisateurs célèbres – et de musiques dénoncent tout cela depuis fort longtemps. La meilleure preuve que c’est une critique admise depuis belle lurette, c’est la reprise de cette critique par Hollywood : fight club. Sur la chanson, Hocus Pocus propose cette critique également.
cobra-san a écrit: Mais dire que c'est la panacée et le modèle pour le 21ème siècle, c'est complétement réac.
Nulle apologie, simplement des rectifications sur des imprécisions historiques.
D’autant que le réactionnaire entend revenir en arrière. En bon élève d’Ortega, je connais l’irrémédiable des évolutions.
cobra-san a écrit: Sur la culture classique, je vois pas en quoi lire Tite Live en Latin ou rédiger ces thèses de doctorat en Latin donneraient automatiquement de bons politiciens. Je sais pas si Gandhi maîtrisait le latin ou si Martin Luther King maîtrisait le latin, idem pour Nelson Mandela.
Personne ne rédige de thèse en latin, mais en anglais.
Lire Tite-Live en latin, ou Polybe en grec, en dehors du plaisir certain que cela procure, est une question propre à la recherche historique.
Être un grand homme ne signifie nullement être un homme de lettre.  
cobra-san a écrit: Ensuite, je suis pas certain que tous les Romains eux-mêmes lisaient le latin, puisqu'ils parlaient grec en majorité, c'était leur langue maternelle.
Cicéron ne peut qu’infirmer votre propos.
cobra-san a écrit: Dernière chose, pouvez Princeps me citer un ouvrage de Séneque, qui parle du jugement des autres et du mensonge à soi-même, puisque vous me recommandiez de le lire?
De la vie heureuse. De la brièveté de la vie.


Philosophos a écrit:Attention, le grand orateur Caton l'Ancien était aussi un tribun !
Un tribun de talent. Mélanchon n’est qu’un tribun vulgaire.  
Philosophos a écrit: Quelles que soient l'originalité et la grandeur de la Grèce, c'est Rome qui nous a transmis son droit et ses coutumes.
Notre modèle est Rome, mais les romains prenaient les grecs pour modèle. Quel ne fut pas leur embêtement quand Rome dut intervenir dans la sphère d’influence grecque.
Le niveau de culture littéraire des élèves au XIXe siècle était excellent, avec tout de même des différences importantes. Mérimée ou Taine étaient des érudits, mais le niveau général de connaissance des langues classiques était beaucoup moins élevé.
Spécialisation contre érudition.
Aujourd'hui, je parlerais plus de maîtrise des outils médiatiques que d'invention politique. Facebook et Twitter ne peuvent pas tenir de lieu de politique.
Je plussoie. Une preuve de plus de ce nivellement par le bas de la politique contemporaine.
cobra-san a écrit: Les Romains ne parlaient pas grec, sauf les plus érudits qui avaient pu étudier à Athènes, et bien sûr, les Grecs eux-mêmes, car sous l'Empire, la Grèce était romaine.
La Grèce est romaine dès 146 et subit les influences de Rome dès le discours de Flamininus en 196.
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Remise en cause de la société de consommation

Message  Cobra-san le Lun 10 Mar 2014 - 19:06

Salut,
Les Romains ne parlaient pas grec, sauf les plus érudits qui avaient pu étudier à Athènes, et bien sûr, les Grecs eux-mêmes, car sous l'Empire, la Grèce était romaine.
Si j'ai commis l'erreur de dire qu'il était parlait par  tous, il était bien la langue maternelle de certains.
J'ai une source : Orlando de rudder dans le dictionnaire commenté des citations latines:
Sur Graecus homac levis: voici une partie de son commentaire:
"lors de ce que Paul Veyne, intitule la "seconde hellénisation"/ autour du I er siècle av J-C, certains milieux dirigeants, une intellentsia romaine assimilent la langue grecque, mais aussi un grand nombre de traits culturels, philosophiques, politiques, ainsi que des usages de la vie quotidienne.
"A l'époque de Cicéron, les Romains des classes aisées sont parfaitement bilingues. Quintilien se plaindra même qu'ils apprennent le grec avant le latin. Le grec est effectivement leur langue maternelle, celle dans laquelle il s'exprime le plus commodément.
Cette extension du grec pose problème: ceux qui le parlent trop bien sont l'objet de quolibets, voir d'injures. Cicéron, qui pourtant arborait un nationalisme inflexible, se faisait traiter à l’occasion de "petit grec", ce qu'il prenait fort mal(Plutarque, Cicéron,V2).
On ne pouvait, certes, dans certains milieux, ignorer le grec sans être ridicule. Toutefois il devint à la mode d'affecter de le connaître mal."

cobra-san


Dernière édition par cobra-san le Lun 10 Mar 2014 - 19:16, édité 3 fois

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Remise en cause de la société de consommation

Message  Cobra-san le Lun 10 Mar 2014 - 19:10

Salut,
Princeps a écrit:tout ce que vous évoquez peut s’expliquer par des dynamiques qui apparaissent dès le XIXe
El le 19ème dans la dynamique du 18ème, et ainsi de suite; je ne vois pas en quoi, Mai 68 et le situationnisme, l'écologie et le féminisme sont directement liés au 19ème et le terme de dynamique est bien floue.
Princeps a écrit:
De la vie heureuse. De la brièveté de la vie.

Quels passages en particuliers(chapitres ou titres), quelle  est la thèse qu'il développe?

Princeps a écrit:Personne ne rédige de thèse en latin, mais en anglais.
n'était il pas d'usage avant de rédiger sa thèse en latin et en français?


Dernière édition par cobra-san le Lun 10 Mar 2014 - 19:20, édité 1 fois

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Re: Société de consommation ?

Message  Princeps le Lun 10 Mar 2014 - 19:18

cobra-san a écrit:"lors de ce que Paul Veyne, intitule la "seconde hellénisation"/ auour du I er siècle av J-C, certains milieux dirigeants, une intellentsia romaine assimilent la langue grecque, mais aussi un grand nombre de traits culturels, philosophiques, politiques, ainsi que des usages de la vie quotidienne.
Certains milieux dirigeants, les classes aisées,  tout est dit. Les grecs furent l’exemple de Rome.
cobra-san a écrit:"A l'époque de Cicéron, les Romains des classes aisées sont parfaitement bilingues. Quintilien se plaindra même qu'ils apprennent le grec avant le latin. Le grec est effectivement leur langue maternelle, celle dans laquelle il s'exprime le mieux.
Il devrait avoir la probité intellectuelle d’admettre que Cicéron se battra toute sa vie pour mettre à l’honneur la richesse et l’exactitude du Latin face à la pauvreté du Grèce. Le Grec est une langue « scientifique », une langue diplomatique – souvenez-vous que le bassin oriental de la Méditerranée  est davantage hellénisé ».
cobra-san a écrit:Cette extension du grec pose problème: ceux qui le parlent trop bien sont l'objet de quolibets, voir d'injures. Cicéron, qui pourtant arborait un nationalisme inflexible, se faisait traiter à l’occasion de "petit grec", ce qu'il prenait fort mal(Plutarque, Cicéron,V2).
C’est d’avantage l’usage de la philosophie qui conduit Cicéron à être moquer, que l’usage du grec.
Sur Sénèque, ne vous privez pas. Lisez tout. C’est relativement court.
Quant aux thèses, elles datent du XIX, je vois mal qui rédigerait ce genre de travaux exclusivement en Latin. Philosophos vous en dira certainement plus à ce propos.
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Re: Société de consommation ?

Message  Cobra-san le Lun 10 Mar 2014 - 19:21

Salut,
Princeps a écrit:La critique de la société de consommation est une banalité.
Citez moi un intellectuel contemporain critique de la société de consommation et qui a accès aux mass médias, ayant fourni une critique neuve et perspicace, comme celle de Debord par exemple, et qui, son instar, dispose d'une notoriété certaine.
Princeps a écrit:tout ce que vous évoquez peut s’expliquer par des dynamiques qui apparaissent dès le XIXe.
Et le 19ème dans la dynamique du 18ème, et ainsi de suite; je ne vois pas en quoi, Mai 68 et le situationnisme, l'écologie et le féminisme sont directement liés au 19ème et le terme de dynamique est bien floue.
Princeps a écrit:
Sur Sénèque, ne vous privez pas. Lisez tout. C’est relativement court.

Farceur, autant dire que vous n'en savez rien.

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Re: Société de consommation ?

Message  Princeps le Lun 10 Mar 2014 - 19:37

cobra-san a écrit:Et le 19ème dans la dynamique du 18ème, et ainsi de suite; je ne vois pas en quoi, Mai 68 et le situationnisme, l'écologie et le féminisme sont directement liés au 19ème et le terme de dynamique est bien floue.
Il devient lassant de répété indéfiniment les même choses.
Le XIXe innove en terme de politique, d'idée. Ces innovations ont des répercussions aujourd'hui encore. Le libéralisme, le socialisme, le communisme, le nationalisme, la colonisation, le rôle du capitale, le retour des empires mondiaux (impérialisme qui est une nouveauté), l'affirmation de l'état-nation et j'en passe,  rien de tout cela ne se trouve au XVIIIe. Sur la colonisation, elle existe avant, mais sous d'autres formes, qui ne sont en rien assimilable à ce que connait le XIXe.
Je n'ai pas nié que le XXIe est put connaître des innovations, des spécificités qui lui sont propres, mais qu'il est moins politique.

Farceur, autant dire que vous n'en savez rien.
 *Lol*.
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Re: Société de consommation ?

Message  Cobra-san le Lun 10 Mar 2014 - 19:44

Princeps a écrit:
cobra-san a écrit:Et le 19ème dans la dynamique du 18ème, et ainsi de suite; je ne vois pas en quoi, Mai 68 et le situationnisme, l'écologie et le féminisme sont directement liés au 19ème et le terme de dynamique est bien floue.
Il devient lassant de répété indéfiniment les même choses.
Le XIXe innove en terme de politique, d'idée. Ces innovations ont des répercussions aujourd'hui encore. Le libéralisme, le socialisme, le communisme, le nationalisme, la colonisation, le rôle du capitale, le retour des empires mondiaux (impérialisme qui est une nouveauté), l'affirmation de l'état-nation et j'en passe,  rien de tout cela ne se trouve au XVIIIe. Sur la colonisation, elle existe avant, mais sous d'autres formes, qui ne sont en rien assimilable à ce que connait le XIXe.
Je n'ai pas nié que le XXIe est put connaître des innovations, des spécificités qui lui sont propres, mais qu'il est moins politique.  

On pourrait dire la même chose de la grande influence du 18ème, et vous reprenez ma citation sur divers mouvements du XXème, sans m'expliquer leur connexion avec des pseudos dynamiques du XIXème. Dire qu'il est moins politique est fallacieux, sinon c'est un jugement de valeur personnel, qui n'a rien d'objectif.

Si c'est lassant, parlons du sujet, à savoir si il est possible de remettre la société de consommation, ce n'est pas moi qui depuis deux pages, fait l'apologie, car il s'agit d'apologie, du XIXème, avec une mauvaise foi à toute épreuve et menant à faire croire qu'il s'agirait d'un modèle à suivre ou a reprendre, pour notre société.

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Re: Société de consommation ?

Message  Princeps le Lun 10 Mar 2014 - 19:53

Si c'est lassant, parlons du sujet, à savoir si il est possible de remettre la société de consommation, ce n'est pas moi qui depuis deux pages, fait l'apologie, car il s'agit d'apologie, du XIXème et menant à faire croire qu'il s'agirait d'un modèle à suivre ou a reprendre, pour notre société.
Dans ce cas revoyez votre critique. Vous n'avez produit que des opinions. Si vous voulez critiquez la société de consommation, aborder le consumérisme, la mondialisation économique, le rôle des média de masse, le marketing, l'alter-mondialisme, le pop-art, l’hyperréalisme américain . Et prenez appuis sur Thoreau par exemple.
Sur l'apologie que je développe , je serai curieux de voir quelles citations vous permettent d'appuyer ce propos.
Paul Veyne a écrit:L'histoire, qui n'est pas la rhétorique, ne procède pas par éloge et blâme.
On pourrait dire la même chose de la grande influence du 18ème, et vous reprenez ma citation sur divers mouvements du XXème, sans m'expliquer leur connexion avec des pseudos dynamiques du XIXème.
La XVIII marque la fin de l'époque moderne, le début de l'époque contemporaine. Si l'historien prend la peine de poser ce marqueur temporel, c'est bien qu'il y a rupture. Le passage de l'absolutisme féodal d'Ancien Régime à la démocratie parlementaire et capitaliste. Qu'il existe des continuités - je pense à l'économie - c'est un fait, que les idées du XIXe raisonnent par moment comme au XVIIIe aussi, ceci étant, il y a nombre de ruptures et d'innovations propres aux XIXe.
Vous présentiez ces événements comme étant exclusivement de gauche je vous ai démontré que non. Sur les connexions, elles sont développées tout au long de notre discussion. Pour les autres, personnes n'a renié que le XXIe puisse avoir des spécificités (cf.post précédant).
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Re: Société de consommation ?

Message  Cobra-san le Lun 10 Mar 2014 - 20:14

Je répète ma question: Citez moi un intellectuel contemporain, de premier plan, critique de la société de consommation et qui a accès aux mass médias, ayant fourni une critique neuve et perspicace, comme celle de Debord par exemple, et qui, son instar, dispose d'une notoriété certaine.

Sur votre vision de l'histoire et vos arguments, vous avez toujours réponse à tout, alors qu'en philo c'est le questionnement qui compte ,et ,c'est toujours des affirmations péremptoires souvent très prétentieuses, qui se veulent objectives et qui sont en fait très subjectives, et cela donne des farces du style: lisez Sénèque.

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Re: Société de consommation ?

Message  Princeps le Lun 10 Mar 2014 - 20:19

Le fait que "les intellectuels de premiers plan ayant accès aux média de masses" ne soient pas critique à l’égard de la société de consommation vous semble si abracadabrantesque ?  
Thoreau - mais c'est un peu vieu  *Lol* - Baudrillard, Herpin devraient vous répondre.

On tombe dans le complot. Ces messieurs publient des livres, enseignent (à Sc' Po pour Baudillard) j'ai connu pire censure.
Sur votre vision de l'histoire et vos arguments, vous avez toujours réponse à tout, alors qu'en philo c'est le questionnement qui compte ,et ,c'est toujours des affirmations péremptoires souvent très prétentieuses, qui se veulent objectives et qui sont en fait très subjectives, et cela donne des farces du style: lisez Sénèque.
Et pour cause, nous ne sommes pas dans une rubrique philosophique. De fait, je vous réponds avec des arguments historiques, libre à vous de les réfutez, par des contres-arguments.
Oui, lire Sénèque vous apporterez beaucoup. je vous laisse le soin de le lire et de revenir en discuter.


Dernière édition par Princeps le Lun 10 Mar 2014 - 20:27, édité 2 fois
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Re: Société de consommation ?

Message  Cobra-san le Lun 10 Mar 2014 - 20:24

Princeps a écrit:Le fait que "les intellectuels de premiers plan ayant accès aux média de masses" ne soient pas critique à l’égard de la société de consommation vous semble si abracadabrantesque ?  
Thoreau - mais c'est un peu vieu  *Lol* - Baudrillard, Herpin devraient vous répondre.

Justement, c'est que je dis, cela ne me semble pas du tout  abracadabrantesque, les intellectuels  critiques à l’égard de la société de consommation, ne peuvent avoir accès aux mass médias, étant donné la nature su système médiatique, aussi n'entend-on la voix de ceux qui ne le remettent pas en cause ou des réactionnaires décomplexés, qui sont pour une certaine radicalisation.

Je parlais d'intellectuels contemporains, de nos jours, dans l’actualité, de l'envergure médiatique d'un Onfray ou d'un BHL, par exemple.

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Re: Société de consommation ?

Message  Princeps le Lun 10 Mar 2014 - 20:28

Je re-post içi par soucis de clarté.

les intellectuels critiques à l’égard de la société de consommation, ne peuvent avoir accès aux mass médias, étant donné la nature su système médiatique, aussi n'entend-on la voix de ceux qui ne le remettent pas en cause ou des réactionnaires décomplexés, qui sont pour une certaine radicalisation.
On tombe dans le complot. Ces messieurs publient des livres, enseignent (à Sc' Po pour Baudillard) j'ai connu pire censure.

Justement Onfray qui est le vilain petit canard de la philosophie a un large accès aux médias.

Edit : J'ai lu trop vite. Qui sont ces "réactionnaires décomplexés" ?
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Re: Société de consommation ?

Message  Cobra-san le Lun 10 Mar 2014 - 20:37

Princeps a écrit:Le fait que "les intellectuels de premiers plan ayant accès aux média de masses" ne soient pas critique à l’égard de la société de consommation vous semble si abracadabrantesque ?  
Je suis ravi que vous ayez compris le problème.
Princeps a écrit:
Justement Onfray qui est le vilain petit canard de la philosophie a un large accès aux médias.
Je parlais d'intellectuels critiques de la société de consommation, pas de provocateurs, le système médiatique adore les pseudos-provocateurs ou pseudo-electrons libres. Si ils n'ont pas accès aux mass médias, il y a un souci, inhérent au système, que vous avez vous même signalé. Et le grand nombre ne peuvent avoir accès à la critique du système, autre que la stupide critique qui peut-être récurée par les extrêmes, selon moi.
Si le système médiatico-politique ne tolère que ce qui lui convient ou que la pensée réactionnaire, ce n'est pas étonnant que le système tend à se radicaliser à droite.

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Re: Société de consommation ?

Message  Princeps le Lun 10 Mar 2014 - 20:56

Ces pauvres intellectuels ont bien le droit de s'occuper de ce qui les préoccupent. Si la critique de la société de consommation leur apparaît secondaire, libre à eux. Vous essayez de pointez du doigt un problème d'incarnation, la critique de la S.C n'est pas incarné médiatiquement. Et ? Pourquoi s'agirait-il d'un complot . Il existe des gens tout à fait compétent qui se chargent de traiter de la question. Qu'ils ne soient pas médiatiques relève davantage d'un désintérêt des consommateurs - il manque une critique du consumérisme dans votre propos - puisqu'on fait publiciter à ceux et ce qui est vendeur. Mais le reprocher relève du jugement de valeur.

Vous éluder ma question. Les réactionnaires sont tous de droite ? Il n'existe donc pas de nostalgique de l'URSS ?

La radicalisation - attention assertion historique, subjective, infondée - relève davantage d'un désenchantement vis à vis de la Politique et du personnel politique couplée à une période de crise.
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Re: Société de consommation ?

Message  Cobra-san le Lun 10 Mar 2014 - 21:06

Je ne pas parlé de complot, je constate que le système est comme cela. Je n'ai pas la prétention de fournir une critique élaborée de la société de consommation, dans ces pages, mais de demander si celle-ci est possible dans tous les milieux, journalistiques, artistiques, philosophiques littéraires, psychologiques, universitaires, et dans quelle mesure ceux qui les formulent ne sont pas marginalisés.

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Re: Société de consommation ?

Message  Princeps le Lun 10 Mar 2014 - 21:09

Il n'y a pas de marginalisation : les critiques sont édités et enseignants pour les intellectuels, le Cinéma en produit aussi ( Fight Club, Pasolini), la Musique également (Hocus Pocus , Iam), l'Art aussi (Hypperéalisme, pop-art).

Sujet clos pour ma part. Bonne soirée.
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Remise en cause de la société de consommation

Message  Cobra-san le Lun 10 Mar 2014 - 21:17

Le paysage politique a opéré,  selon moi ,depuis trente ans ( disons Reagan aux USA, Tatcher aux R-U, et la médiatisation des idées de le pen en France), un évident et sérieux virage à droite.
Sur l'URSS, la question est de savoir si le régime bolchévique de Lénine et de Staline était socialiste, ou si ce n'était pas une industrialisation forcée doublée d'un capitalisme d'Etat. La répression des Conseils Ouvriers, notamment à Kronstatd par Trotsky montre bien que le regime bolchévique s'est coupé de la base très rapidement et des réelles initiatives socialistes.

Si le sujet est clos pour vous, tant mieux mais n'avez saisi le problème qu'à la fin de votre démarche contradictoire. C'est bien dommage.J'espère que vous pourrez passer une bonne soirée sur le doux lit de vos certitudes, de vos connaissances et de vos croyances.

Bonne Soirée. N'oubliez pas de lire Sénèque.

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Re: Société de consommation ?

Message  Princeps le Lun 10 Mar 2014 - 21:26

Devos est plein d 'enseignement.


Dernière édition par Princeps le Lun 10 Mar 2014 - 21:37, édité 1 fois
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Re: Société de consommation ?

Message  Cobra-san le Lun 10 Mar 2014 - 21:37

Je sais pas compte tenu de votre message qui parle pour ne rien dire.
Votre remarque, par rapport à Devos est soi elle-même une remarque qui parle pour ne rien dire.
Mais si vous faites référence au fait que vous ayez saisi le problème qu'à la fin de votre démarche contradictoire, où vous  étiez trop occupé à développer vos thèses sur le 19ème, afin de ne rien dire, vous n'avez effleuré le sujet qu'à la fin de vos posts, je comprends mieux l'allusion à Devos.
Sinon les grands duettistes célèbres m'interpellent aussi bizarrement.


Il existe, à mon avis, des blocages et des mises à l'écart systématiques, dans tous les milieux intellectuels et culturels, à tous les niveaux, de tous qui critiquent ce système (la société de consommation), dont on nous dit qu'il est global et qu'il tend à suivre l'évolution naturelle de la civilisation. Alors que c'est un écosystème complétement immature, qui détruit et bouleverse l'écosystème de la Terre, au lieu de s'adapter à elle. Et quand ils ne sont pas mis à l'écart, ils sont tolérés en proportion de la non-violence de leurs critiques et de de la non-violence de celles-ci sur le système.

Je ne crois pas qu'il y ait de complot, c'est encore plus dure à encaisser, mais c'est l'absurde qui fait émerger ce comportement aveugle.

Re Bonne Soirée.

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Re: Société de consommation ?

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