Méditations spinoziennes (idéologies bien contemporaines)

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Méditations spinoziennes (idéologies bien contemporaines)

Message  Malcolm le Lun 31 Oct 2016 - 2:01

L'anticolonialisme : Idéologie née courant XXème, à partir de la Première Guerre mondiale : les peuples de la Terre ne purent décidément plus croire à l'humanitarisme pseudohumaniste de l'Occident, et devinrent nationalistes et souverainistes anticolonialistement (voir ces mots). Néanmoins, par humanitarisme et droits-de-l'hommisme, les internationalistes citoyennistes "responsables" libéraux-libertaires (voir ces mots) conspuent le lucrativisme en le confondant avec le capitalisme (voir ces mots), et conspuent le nationalisme et le souverainisme aussi (quand bien même ils servirent les anticolonialistes territorialement concernés - en quoi les anticolonialistes occidentaux sont inconséquents).
Le capitalisme : Technologie bourso- et banquo-centrique facilitant l'initiative entrepreneuriale par la concentration de fonds potentiellement débloquables en masse et dans l'instant, selon degré de confiance. C'est un outil d'investissement a priori neutre, politisé par les choix de ses agents.
Le droits-de-l'hommisme : De base, sert depuis les années '90, à critiquer les Droits de l'Homme, en tant qu'ils ne seraient pas la pierre philosophale, panacée universaliste (voir ce mot). Au-delà, sert tout simplement à désigner la mentalité pro-Droits de l'Homme, c'est-à-dire défendant une culture individualiste-commerciale-humanitariste texto, apparemment favorisée par un progrès défini comme démocratie libérale. Progressisme internationaliste citoyenniste (voir ces mots).
L'éco- & humanitaro-citoyennisme "responsables" : Afin de "sauver la Terre & l'Humanité" superhéroïquement - soit inconséquemment fantas(ma)tiques - certaines personnes (en Occident surtout) se croient "responsables" parce qu'elles clament en place publique (sur les réseaux interactifs surtout, et parfois en piétinant festivement dehors) leur "citoyenneté". En quoi on voit bien qu'il s'agit d'un humanitarisme internationaliste libéral-libertaire irresponsable (voir ces mots). - Ne pas confondre l'éco- & humanitaro-citoyenniste, avec le citoyen lambda qui, doué de savoir-vivre, n'hésite pas à se manifester, sur la base justifiée de ses actions habituelles.
L'individualisme : Il s'agit somme toute, depuis la Renaissance, de l'individualisation croissante des conditions de vie, indépendamment des attitudes égocentrées ou alterverties. Néanmoins, en tant que notre monde est de plus en plus égocentrique/narcissique ès stylisme, sectarisme, communautarisme, civilisationnisme, religionnisme, idéologisme, etc. l'individualisme désigne couramment l'égocentration des Hommes, péchant par antihumanitarisme.
L'internationalisme : C'est une idéologie datant du XIXème siècle, où socialisme désignait encore indistinctement le communisme avant sa dérive libérale-libertaire (voir cette idéologie) et où, conséquemment, l'anarchisme ne s'édulcorait pas en libertarisme. L'internationalisme consiste à vouloir "unir les peuples de la Terre". Auquel titre, par humanitarisme (voir ce mot) même le transnationalisme entrepreneurial et le mercantilisme de l'OMC ... sont internationalistes : ils prétendent que les échanges commerciaux pacifient les peuples (en réalité, ils en déportent les conflictualités dans le domaine des ressources).
L'islamisme : souverainisme & nationalisme islamiques confondus, allant jusqu'au djihadisme terroriste, dont le lucre profite médiatiquement afin de sécuritarisme.
L'humanisme : Bien que tout le monde s'en réclame désormais, l'humanisme consiste à se cultiver & s'instruire (humanisme de la Renaissance) faisant de nous véritablement des humains (humanisme de l'Antiquité).
L'humanitarisme : Il s'agit de la mentalité humanitaire, enfer pavé de bonnes intentions qui - quand il en reste à une pratique du care - est effectué par tout un chacun, mais qui - médiatiquement, donc militaro-industriellement & bénévolo-idéologiquement - sert de "bon prétexte" à toute espèce d'ingérence, telle qu'éco- & humanitaro-citoyenniste "responsable", libéral-libertaire ou droits-de-l'hommiste.
Le libéral-libertarisme : Après Mai-68 (qui contesta pour le meilleur les rapports de force dans les rapports d'autorité, et les relations conformées dans les relations protéiformes) advint le pire : cet "il est interdit d'interdire" schizophrénique fut - comme tout - absorbé par le lucrativisme qui l'intégra au capitalisme (voir ces mots), suite à quoi on dérégula à tout va, pour aboutir à la soupe ("modernité liquide") de fracture sociale et de méfiance globale que nous connaissons. Cela, sur la base libertaire appliquée au libéralisme (libertarianisme), par quoi même les soixante-huitards investirent et fructifièrent lucrativement, dans des tons d'émancipation parfaitement humanitaires (voir ce mot).
Le lucrativisme : En réalité un néologisme de ma part, pour faire le distinguo avec capitalisme (voir ce mot). Le lucrativisme, c'est donc la démarche cherchant à vivre dans le lucre, à "faire de la croissance", qui est la recherche légale comme illégale de profit économique. Ceci afin de stupre, de luxe & de luxure. Il était donc logique que le lucrativisme se saisît du capitalisme comme moteur de sa prise de pouvoir bourgeoise (les Riches), bourgeoise-bohème (les Nouveaux-Riches), avec le soutien aliéné de la classe moyenne (embourgoisé & boboïsée), voire de la classe populaire (petite-embourgoisée & sub-boboïsée), en ce que tout un chacun se croit potentiellement riche, abstraction faite de sa surresponsabilisation projective ego-entreprenariale sur les marchés, hyperculpabilisante & systémonéantisante (le pouvoir appelle le pouvoir, la richesse la richesse). Bref : c'était un piège que le capitalisme, auberge dont on n'est pas encore sorti.
Le nationalisme : Face au lucrativisme, motion isolationniste des peuples, salement logique face à ce colonialisme internationaliste pervers du lucrativisme. Naturellement, le lucre a tout intérêt à ce qu'on confonde le nationalisme avec le souverainisme.
Le négationnisme : C'est un révisionnisme particulier, selon lequel la Shoah n'aurait pas eu lieu – lol.
Le néghumanisme : Tendance qui, bien qu'humanitariste, individualiste ou libéral-libertaire (voir ces mots) se réclame de l'humanisme, sans en avoir la valeur, et le contredisant culturellement.
Le postféminisme : Le postféminisme, il vient naturellement du féminisme, et désigne tous ses avatars, soit ataviques (les femmes ont l'égalité légale, ça y est, et ne reste plus qu'à mobiliser plus d'inspecteurs nationaux pour le valider mieux), soit extrémistes (ces militants veulent l'abolition du masculin, par émasculation voire androcide), soit habitué-historicisé (moralisme égalitaire proprement démocratique, historiquement passé, donc acquis). Bref : le postféminisme est un humanitarisme droits-de-l'hommiste (voir ces mots), dont la militance contemporaine souhaite l'universalisme internationalistement (voir ces mots).
Le révisionnisme : Tendance à revisiter le passé, l'Histoire, communément admis. Sur un versant scientifique, il n'y a aucun problème mais, sur un versant public, cela vire au travail-de-mémorialisme humanitariste (voir ces mots).
Le sécuritarisme : Comme le lucre a besoin de se protéger, il répand médiatiquement la peur, le sentiment d'insécurité, le manque de sûreté socioéconomique (précarité), afin de garder le pouvoir en laissant les peuples aliénés réclamer eux-mêmes la sécurité que le lucre pourra revendre après l'avoir néantisée. Notamment, les Occidentaux sont spontanément sécuritaristes, de ce qu'ils fantasment des menaces en plus de la seule réelle qui leur reste (le djihadisme - voire islamisme).
Le souverainisme : Face au lucrativisme, motion protectionniste des peuples, convivialement logique face à ce colonialisme internationaliste pervers du lucrativisme. Naturellement, le lucre a tout intérêt à ce qu'on le confonde avec le nationalisme.
Le travail-de-mémorialisme : Néologisme désignant la tendance à s'arroger le passé, la mémoire, par toutes les personnes victimistes de la Terre, surtout anticolonialistes, par révisionnisme (voir ces mots).
L'universalisme : Encore une vieille, très vieille idéologie, puisqu'elle est contenue dans le christianisme originel-même qui, se voulant catholique (du grec universel) se fit prosélyte & colonial dès la Renaissance. Aussi bien, dans tout universalisme gît un germe d'hégémonisme/d'impérialisme qui, par internationalisme (voir ce mot), se donne une sainteté, serait-elle laïque. Mais la seule universalité humaine, elle est basiquement terrestre, animale, carnée : tout ce que croient défendre les Droits de l'Homme (voir droits-de-l'hommisme) par humanitarisme, mais c'est faire abstraction des diversités culturelles qui, seules, nous rendent humains au sens classique, soit humaniste - aux sens de l'Antiquité & Renaissance fort souverainistes. Dès lors, on voit bien que notre époque est néghumaniste. Où la société capitaliste, apparut peu à peu avec les banques à la Renaissance, avec la révolution industrielle anglo-germanique pendant les Lumières (puis européenne au XIXème), ainsi que les (r)évolutions démocratiques (depuis l'Independance Day américain à la décolonisation, en passant par la Révolution française et les traités d'après la Première Guerre mondiale, fondant par exemple la SDN, future ONU - ainsi que l'OIT, l'OIS, l'OMC sur le démantèlement du GATT, etc.). Bref : capitalisme représente la finance aujourd'hui, abstraction faite de sa confusion avec le lucrativisme (voir ce mot) qui s'en sert allègrement.
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Malcolm
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