Tirade sur la démocratie

Aller en bas

Tirade sur la démocratie

Message  Kal' le Sam 19 Nov 2016 - 1:22

Nouvelle tirade, je ne sais où la placer alors je la mets ici par défaut. Je m'inspire de Nietzsche, j'expose des considérations sur la démocratie. Comme je l'ai dit dans mon dernier sujet, je ne soutiens pas forcément ce que j'écris : ce sont seulement des arguments qui me semblent valables, mais ne vous y méprenez pas, les deux facettes sont aussi justes, ce n'est finalement qu'une question d'humeur. Je ne suis pas dogmatique et je reste ouvert à toutes les perspectives.

Parmi tous les régimes qui se sont succédé en Europe, la démocratie est celui qui porte, à la même mesure, autant d'avantages que d'inconvénients. Je m'explique : la démocratie permet une grande liberté de mouvements, et grâce à cela, ceux qui en sont mécontents ne s'en trouvent pas gênés. La démocratie les laisse dans leur coin. C'est là le plus grand avantage, il me semble, de ce régime. Quitte à permettre quiconque d'accéder au pouvoir, elle n'embête personne. Le plus gros inconvénient avec la démocratie, par contre, c'est qu'elle laisse croire que tous les avis comptent. Couplée aux technologies et l'appui des réseaux sociaux, une myriade de prêcheurs, de sermonneurs, de prédicateurs se sont convaincus que leur avis avait de l'importance. De plus, je pense que la démocratie est encore une mauvaise chose, dans le sens qu'elle laisse croire que tous les hommes sont égaux jusque dans leur nature. De droit, pourquoi pas – je laisse cette question de côté – mais dans leur nature-même, quelle erreur ! C'est pour ça que je redoute tous les noms communs qui se terminent par le suffixe "-isme" : socialisme, féminisme, conservatisme, véganisme – toutes ces choses à la mode ! La démocratie est née à partir du moment ou les classes dominantes ont développé une empathie envers les dominés. Cela a toujours existé, certes, mais des religions, comme le christianisme en particulier, et des mouvements, comme l'humanisme – ce rejeton abâtardi ! – ont accentué le phénomène. Désormais, l'empathie est considérée comme une bonne chose, un réflexe, un sentiment à entretenir et qui définit l'humain – celui qui n'en est pas pourvu est vu comme inhumain, monstrueux. Auparavant, les hommes se méfiaient de l'empathie et en avaient souvent honte. Les vertus, que l'on pourrait qualifier de viriles, de guerrières étaient cultivées. Ne croyez pas que je suis atteint d'une fièvre aristocratique, je ne me sens pas supérieur, loin de là. En réalité, je n'ai rien contre la servitude – à condition qu'il y ait quelqu'un d'assez digne à servir. Un bon esclave est toujours plus heureux qu'un éternel insatisfait. Que ceux qui ne savent pas commander deviennent esclaves, que chacun ait son rôle dans lequel ils puissent se glisser, je dis : quel confort ! quel bonheur ! En réalité, il y a bien plus d'avantages à être serf que suzerain. Dans tous les contrats sociaux, il y a un échange de contraintes et de bénéfices entre les classes dominées et les dominants. Celui qui obéit acquiert une doucereuse protection, un confort psychologique – laissons les dirigeants (les bons) exercer les charges d'Etat à notre place, laissons les penser à notre place, voilà ce qu'il faut prendre en compte. C'est pour ces mêmes raisons que je n'ai pu cerner le féminisme – déjà parce que ce n'est pas mon combat. Il y a des avantages certains à accepter d'être une femme, tout comme des désavantages ; c'est la même chose pour les hommes. Et je ne parle pas de toutes les réalités biologiques qu'ignorent le féminisme. Je suis déterministe : il y a des différences d'essence entre chaque être ; les choses sont si injustes, c'est vrai ! Mais c'est un univers que nous ne pouvons qu'accepter. Celui qui y rechigne développe un fort ressentiment et devient une boule de haine – féminisme, véganisme, socialisme. Corriger les erreurs de la nature, c'est se fatiguer pour rien. En dernier lieu, j'accuse aussi la technologie d'avoir permis l'essor de la démocratie. Car, en effet, la technologie a rendu les hommes paresseux à la guerre. Gibbon disait que le christianisme avait enseveli les vertus militaires des Romains dans les cloîtres ; moi je dis que la technologie a accroché aux ailes des drones l'aptitude des hommes à faire la guerre. Mais, je dois le rappeler pour terminer, que la démocratie garde un avantage non-négligeable, celui de ne pas entraver les "spontanéités individuelles".


Dernière édition par Kalos le Ven 14 Avr 2017 - 17:49, édité 1 fois
avatar
Kal'
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Tirade sur la démocratie

Message  Prince' le Sam 19 Nov 2016 - 1:54

J'ai le sentiment que tu critiques bien davantage une époque, ta contemporanéité. Ce que tu dénonces n'est pas tant le fait d'un régime, que d'une catégorie d'homme.
Je conviens que l'essence démocratique réside dans la cohabitation pacifique de la majorité avec une minorité. Mais, pour le reste, même un royauté pourrait être taxée des mêmes maux : l'égotisme est-il démocratique ? Ton texte s'axe bien davantage sur une critique de l'usage que nous faisons de la Technique - qui n'est pas l'apanage de la démocratie.

nb : c'est volontairement que je n'évoque pas de références, même si elles transparaitront à qui me lit souvent, pour ne pas entraver K.G. dans sa réflexion.
avatar
Prince'
Ancien modérateur


Voir le profil de l'utilisateur http://www.liberte-philosophie-forum.com/t2280-charte#44774

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tirade sur la démocratie

Message  Kal' le Sam 19 Nov 2016 - 2:05

Ce n'est pas l'égotisme que je reproche à la démocratie, c'est son mauvais emploi. L'égotisme est en effet devenu démocratique alors qu'il n'était l'apanage, jadis, que d'une minorité ; qu'un aristocrate soit égotiste, c'est censé, que les grandes masses le deviennent, cela donne produit un brouhaha incommodant. Effectivement, tu as raison, c'est la démocratie contemporaine que je critique, ou plutôt la technologie démocratique, ou la démocratie technologique. Je ne pense pas que cela soit en lien avec la technique, il y a une différence, mais je me trompe peut-être. Je connais tes références, et si tu peux faire des liens, n'hésite pas.
avatar
Kal'
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Tirade sur la démocratie

Message  LibertéPhilo le Sam 19 Nov 2016 - 9:38

Princeps a écrit:Je conviens que l'essence démocratique réside dans la cohabitation pacifique de la majorité avec une minorité.
Je ne citerai pas mon gourou du moment, comme Princeps ne cite pas ses références, mais vous savez à qui je pense. "Personne n'aime être minoritaire", aussi la cohabitation pacifique est un leurre. La minorité doit se fondre dans la majorité, ou s'attendre à être dominée et développer en réaction des stratégies de défense (islamisme, solidarité de classe, regroupement...).

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tirade sur la démocratie

Message  Malcolm le Sam 19 Nov 2016 - 10:16

Kaloskaghatos a écrit:Parmi tous les régimes qui se sont succédé en Europe, la démocratie est celui qui porte, à la même mesure, autant d'avantages que d'inconvénients. Je m'explique : la démocratie permet une grande liberté de mouvements, et grâce à cela, ceux qui en sont mécontents ne s'en trouvent pas gênés. La démocratie les laisse dans leur coin. C'est là le plus grand avantage, il me semble, de ce régime. Quitte à permettre quiconque d'accéder au pouvoir, elle n'embête personne.
Il me semble qu'une certaine pax romana, pour impérialiste qu'elle fût, procéda de même ; tandis qu'une certaine Athènes, pour démocrate qu'elle fût, ne se privait pas de stigmatisations.
Le plus gros inconvénient avec la démocratie, par contre, c'est qu'elle laisse croire que tous les avis comptent. Couplée aux technologies et l'appui des réseaux sociaux, une myriade de prêcheurs, de sermonneurs, de prédicateurs se sont convaincus que leur avis avait de l'importance.
Doubles-effets d'un certain manque d'éducation de sens "ancien", et d'éducation humanitariste à ce que je nommerai volontiers "le tolérancisme" ... Où l'on voit qu'être tolérant n'est pas la panacée : pour promoteur de la paix civile physique que cela soit, cela n'en charrie pas moins derrière soi toute la lie dite, qui se croit autorisée - sur la base du manque d'éducation - à toutes les excitations.
De plus, je pense que la démocratie est encore une mauvaise chose, dans le sens qu'elle laisse croire que tous les hommes sont égaux jusque dans leur nature. De droit, pourquoi pas – je laisse cette question de côté – mais dans leur nature-même, quelle erreur ! C'est pour ça que je redoute tous les noms communs qui se terminent par le suffixe "-isme" : socialisme, féminisme, conservatisme, véganisme – toutes ces choses à la mode ! La démocratie est née à partir du moment ou les classes dominantes ont développé une empathie envers les dominés. [...] C'est pour ces mêmes raisons que je n'ai pu cerner le féminisme – déjà parce que ce n'est pas mon combat. Il y a des avantages certains à accepter d'être une femme, tout comme des désavantages ; c'est la même chose pour les hommes. Et je ne parle pas de toutes les réalités biologiques qu'ignorent le féminisme. Je suis déterministe : il y a des différences d'essence entre chaque être ; les choses sont si injustes, c'est vrai ! Mais c'est un univers que nous ne pouvons qu'accepter. Celui qui y rechigne développe un fort ressentiment et devient une boule de haine – féminisme, véganisme, socialisme. Corriger les erreurs de la nature, c'est se fatiguer pour rien.
Oui : tous les -ismes dont tu parles, et dont le "tolérancisme" issu de l'humanitarisme font partie, se présentent ainsi que des sociologismes, avec l'angélisme d'un modèle éthique doté d'une universalité scientifique, sur la base même d'une science dont le postulat est "tous égaux devant la loi universelle". Ceci, donc, abstraction faite de toute biodynamie, écodynamie, ontodynamie, psychodynamie, etc.
Cela a toujours existé, certes, mais des religions, comme le christianisme en particulier, et des mouvements, comme l'humanisme – ce rejeton abâtardi ! – ont accentué le phénomène. Désormais, l'empathie est considérée comme une bonne chose, un réflexe, un sentiment à entretenir et qui définit l'humain – celui qui n'en est pas pourvu est vu comme inhumain, monstrueux. Auparavant, les hommes se méfiaient de l'empathie et en avaient souvent honte. Les vertus, que l'on pourrait qualifier de viriles, de guerrières étaient cultivées.
L'humanisme "primitif", dans l'Antiquité, dit : n'est humain que ce qui est éduqué. L'humanisme "dérivé", à la Renaissance, dit : n'est bien complètement humain que ce qui est éduqué. L'humanisme "vil", aujourd'hui, dit : n'est humain que ce qui est ... humain, tautologiquement, dans une entente purement humanitaire de l'humain. Et, pour prêchi-prêcheur d'empathie qu'il soit - de l'empathisme (énième forme certes per-chrétienne de l'humanitarisme) - je vois surtout qu'il inventa ce mot par sociologisme dit, en en usant improprement, précisément de ce qu'il n'y a pas d'empathie, à plaquer sur autrui quelque sociologisme : au contraire, il ne s'agit jamais que de lui en sur-imposer : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1637-genealogie-de-la-france-contemporaine
Ne croyez pas que je suis atteint d'une fièvre aristocratique, je ne me sens pas supérieur, loin de là. En réalité, je ferai un très bon esclave si j'avais quelqu'un d'assez digne à servir. Je ne demande que ça. Un bon esclave est toujours plus heureux qu'un éternel insatisfait. Que ceux qui ne savent pas commander deviennent esclaves, que chacun ait son rôle dans lequel ils puissent se glisser, je dis : quel confort ! quel bonheur ! En réalité, il y a bien plus d'avantages à être serf que suzerain. Dans tous les contrats sociaux, il y a un échange de contraintes et de bénéfices entre les classes dominées et les dominants. Celui qui obéit acquiert une doucereuse protection, un confort psychologique – laissons les dirigeants (les bons) exercer les charges d'Etat à notre place, laissons les penser à notre place, voilà ce qu'il faut prendre en compte. [...] En dernier lieu, j'accuse aussi la technologie d'avoir permis l'essor de la démocratie. Car, en effet, la technologie a rendu les hommes paresseux à la guerre. Gibbon disait que le christianisme avait enseveli les vertus militaires des Romains dans les cloîtres ; moi je dis que la technologie a accroché aux ailes des drones l'aptitude des hommes à faire la guerre.
Je ne suis pas si sûr que le serviteur, autrement que dans l'idéologie sociotechnique contemporaine, le sente ainsi. Mais, inversement, il ne le sent pas comme cette idéologie voudrait qu'il le sente, soit donc comme une contrainte avilissante. En effet, le contrat social dont tu parles, à moi, il ne m'évoque jamais que le SM, 50 nuances de Grey à l'appui ! *Lol* ... Plus sérieusement : dans une société hiérarchisée, les Hommes ont été éduqués à l'éthique de responsabilité, et une responsabilité telle qu'ils en éprouvent tout l'honneur et le respect, indépendamment de considérations "confortabilistes". Au contraire, ce "confortabilisme" irresponsable, il n'appert jamais bien que dans les mondes technodémocratiques contemporains de nos sciences, de nos médias & de nos finances ~miraculeux~ par quoi l'on se laisse assez bien "confortabilisé" dans nos autosatisfactions-mêmes, quiètes et béates. Mais il n'y a pas de place pour une telle réplétion, dans une société hiérarchisée digne de ce nom.
Indignes de ce nom, la plupart des grandes entreprises n'en attendent pas moins un tel sens des responsabilités de la part de leurs salariés : du code Domino's Pizza totalitaire, jusqu'à l'intrapreneuriat proactif : les sociétés para-contemporaines sont plus proches de cet intrapreneuriat proactif que de tout totalitarisme et que de tout SM idoine. Quant à nous, nombre de PME et certains fonctionnaires - selon service - peuvent se permettre le sentiment hiérarchique sain que j'ai dit, sans parler de ce qu'on le trouve çà et là dans les grosses machines mêmes.
Mais, je dois le rappeler pour terminer, que la démocratie garde un avantage non-négligeable, celui de ne pas entraver les "spontanéités individuelles".
Ah oui ! tu parles du spontanéisme ... ce mal-éduqué ! *Lol* sans parler de l'innovationnisme/créativisme : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1617-genealogie-des-usa et social ingineering idoine : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1633-le-penser

Je crois avoir assez bien fait écho à Princeps.

Quant à Philo :
Je ne citerai pas mon gourou du moment, comme Princeps ne cite pas ses références, mais vous savez à qui je pense. "Personne n'aime être minoritaire", aussi la cohabitation pacifique est un leurre. La minorité doit se fondre dans la majorité, ou s'attendre à être dominée et développer en réaction des stratégies de défense (islamisme, solidarité de classe, regroupement...).
Oui, et le multiculturalisme n'est pas cosmopolite pour un sou.
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Tirade sur la démocratie

Message  LibertéPhilo le Sam 19 Nov 2016 - 11:00

Malcolm a écrit:
Philo a écrit:Je ne citerai pas mon gourou du moment, comme Princeps ne cite pas ses références, mais vous savez à qui je pense. "Personne n'aime être minoritaire", aussi la cohabitation pacifique est un leurre. La minorité doit se fondre dans la majorité, ou s'attendre à être dominée et développer en réaction des stratégies de défense (islamisme, solidarité de classe, regroupement...).
Oui, et le multiculturalisme n'est pas cosmopolite pour un sou.
Tout dépend du sens donné à "cosmopolite". La démocratie est cosmopolite (dans le sens de "ville cosmopolite", où vivent des gens de plusieurs origines), mais les gens ne le sont pas (ils n'ont pas de goûts cosmopolites, restent imperméables aux autres cultures). Le véritable cosmopolite est en fait minoritaire. Il ne le vit agréablement que parce qu'il possède le pouvoir et l'argent.

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tirade sur la démocratie

Message  Malcolm le Sam 19 Nov 2016 - 11:02

C'est, en effet, une précision significative.

Disons que je charge le multiculturalisme des basses besognes ...
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Tirade sur la démocratie

Message  Kal' le Sam 19 Nov 2016 - 15:12

Malcolm a écrit: En effet, le contrat social dont tu parles, à moi, il ne m'évoque jamais que le SM, 50 nuances de Grey à l'appui !

La logique est la même mais il n'y a rien de sexuel. Je m'inspire précisément d'un passage de La Volonté de puissance, livre dont je connais la mauvaise réputation.

Nietzsche, La Volonté de puissance a écrit:Ma doctrine enseigne : « Vis de telle sorte que tu doives souhaiter de revivre, c'est le devoir — car tu revivras, en tout cas ! Celui dont l'effort est la joie suprême, qu'il s'efforce ! Celui qui aime avant tout le repos, qu'il se repose ! Celui qui aime avant tout se soumettre, obéir et suivre, qu'il obéisse ! Mais qu'il sache bien où va sa préférence et qu'il ne recule devant aucun moyen ! Il y va de l'éternité ! »

Philo a écrit:"Personne n'aime être minoritaire", aussi la cohabitation pacifique est un leurre. La minorité doit se fondre dans la majorité, ou s'attendre à être dominée et développer en réaction des stratégies de défense (islamisme, solidarité de classe, regroupement...).

Mais qui est majoritaire aujourd'hui ? L'homme de « race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » est devenu minoritaire. Cela au grand désarroi des réactionnaires mais aussi des progressistes protestataires – les premiers pleurent leur majorité disparue, les seconds ne savent plus sur qui lancer la pierre.
avatar
Kal'
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Tirade sur la démocratie

Message  Malcolm le Sam 19 Nov 2016 - 19:38

Mais qui est majoritaire aujourd'hui ? L'homme de « race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » est devenu minoritaire. Cela au grand désarroi des réactionnaires mais aussi des progressistes protestataires – les premiers pleurent leur majorité disparue, les seconds ne savent plus sur qui lancer la pierre.
C'est-à-dire que le majoritaire s'est auto-minoré débilement et, quand soudain il s'est réveillé (les minorants et les réveillés ne sont pas forcément les mêmes, les premiers étant plus "progros" et les autres "réacos" dans le discours public - ce qui n'empêche aucun progro de devenir réaco, ni aucun réaco de devenir progro, selon influences et convictions), tout ce qu'il jugea bon de faire, c'est de revendiquer dans les mêmes termes que n'importe quelle "minorité" ou "communauté" (c'est très clair avec la MPT). De telle sorte qu'il se tira une balle dans le pied.

Mais, quand il reste minorant, soit c'est une élite, soit c'est un "citoyen du monde". L'élite : pour vendre et profiter de la main d’œuvre ; le "citoyen du monde" : pour se vendre et profiter du vent qui le donne manifestement pour élitiste dans sa massification-même, pour éclairé, etc. Tout cela est débile, et tout "ce beau monde" s'agite guignolesquement devant l’État, comme un bébé devant un tété - y compris les réveillés minoritarisés dans la démarche médiatique.

Situation de cons.
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Tirade sur la démocratie

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum