La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Aller en bas

La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Malcolm le Jeu 1 Déc 2016 - 23:50

Rapport à cela : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1280-le-religieux-comme-ecole-d-ethique-phronetique
Et cela : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1511-genealogie-de-la-democratie-moderne-contemporaine#29712
Et encore : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1621-genealogie-des-marches ...
Je me disais que toucher un mot sur le lucrativisme ne serait pas du ... luxe !  *Ptdr*

Le lucrativisme, donc, correspond à la religion du lucre, or le terme de religion n'est ici pas trop fort. En effet, si par religion on veut bien entendre ce qui relie, fédère, les Hommes, nous y sommes mieux que bien. D'autres époques très récentes en décennies, se passèrent assez bien de sonnant & trébuchant dans le "commerce entre les Hommes" quotidien, sur un principe assez simple de reconnaissance affective, de légitimité cordiale afférente, et un principe de faveurs : "tu m'en dois une sur ce coup-là :) " - or on s'y tenait loyalement sans s'interroger. Tout ce qui s'appelle bonnement réciprocité. Or vous me direz que ces principes, notamment de faveur, n'ont pas - et de loin - disparu. Assurément non, sinon qu'ils entrèrent dans des dynamiques bien plus systémiques, bien plus dogmatiques dans l'âme, de ce que l'on tient bien plus scrupuleusement une comptabilité intime des faveurs, nous, influencés par le lucre banquable-comptable. Quant à la reconnaissance affective, la légitimité cordiale, si elles n'ont pas disparu non plus, elles s'éclipsent assez pesamment sous l'esprit de faveurs calculées que je viens de dire. Généralement, on appelle cela fracture sociale ou souffrance du vivre-ensemble, dans les termes de la novlangue qui par ailleurs dit plan social pour licenciements massifs, frappe chirurgicale et bombe intelligente pour meurtre technologiquement assisté, etc.

A partir de là, je me disais que sous ma ... frappe *Ptdr*  ... sous ma frappe-clavier ... sur ce forum ... j'avais assez largement ... frappé *Ptdr*  ... les gauchures des comporte'mentalités, bref : tout ce gauchisme ou ce sinistrisme (A. Thibaudet) de nos mondes, très français peut-être, mais pas que français dans l'humanitarisme-réflexe. Oui certes, une certaine gauche est piteuse, et même dangereuse, lorsque dans ses militances-réflexes jusque dans les impulsions préjugementales les moins publiques, les plus quotidiennes, elle induit à prendre sitôt parti pour "l'injustice" et "le plaignant" : gauche geignarde qui, à force de geindre, n'en déploie pas moins un totalitarisme moral par clanisme spontanéiste-instantanéiste sympa-gentil-mignon-kikoolol. Cette gauche hélas, en effet, dans son (com)passionalisme instinctif, rend à la masse, quand bien même "alternative", quand bien même nécrofestive de gravités pas drôles et pourtant désinvoltes, quasi-gourou. Cette gauche ignore la valeur sincère portée par la gente droitiste, qui estime les démarches d'auto-débrouillement quotidien, d'une débrouillardise que les patrons de PME notamment ne sont pas sans connaître, et qui lui donne cette expérience alternative elle aussi, par laquelle ils développent un regard plus courageux individuellement sur les choses, quand les gauchistes-réflexes se tiennent aussi chauds entre eux que des managers lors d'une soirée jet set trinquant avec un rictus entendu quant à leurs frasques démentiellement rationalisées, sous la houle d'un PDG-fusible et de quelques actionnaires - à moins que ce ne soient les PDG-parachutes dorés eux-mêmes qui ne trinquent entre eux, ou les actionnaires rentiers de grandes familles, pesant plus que plusieurs États réunis, et qui de toutes façons se savent plus puissants pour l'avenir d'un pays que n'importe lequel de ses partis politiques, même influent dans l'esprit des populations.

A partir de là, donc, je me disais que, par probité, il était temps de rééquilibrer la balance, pas spécialement pour faire plaisir à la gauche, pas plus que je ne cherchais à faire plaisir à la droite autrement. En effet : sous la droite, le lucre, par-devers ses bonnes intentions.

Or, je me suis demandé ce qui pouvait bien se passer "dans la tête" et même "l'âme" (car si, eux aussi, "ils ont une âme") des lucrativistes, traders, PDG ou actionnaires, et autres agents de cette mafia relativement transnationalisée, à te faire griller une diode n'importe lequel des complotistes à la tête froide pourtant. Mais voici les conclusions auxquelles je n'ai su que me rendre, et qui potentiellement passeront tout au plus pour des conjectures aux yeux de certains ...

Tout d'abord, il est important de signaler que les lucrativistes ne sont pas spécialement "des gens de droite", pas plus certes qu'ils ne sont de gauche. Non seulement le voyons-nous au niveau de "l'alternance politique" gauche-droite, qui ne poursuit jamais bien que leur jeu, mais en plus est-il peut-être trop évident, de dire que l'argent n'a pas d'odeur. Trop évident, mais pas trop banal, de ce que "rien de moins évident que l'évidence". Auquel titre donc, notre "beau monde" grand affairier, n'a que foutre des velléités des peuples - je veux dire des espérances éparses plus ou moins fédérées, de certaines mouvances sociales territorialisées, fussent-elles émises par des "représentants de la classe politique" ... C'est donc dire que, sur ce plan, le droitiste sincère n'espère jamais que la responsabilisation noblement individuelle, tandis que le gauchiste sincère n'espère jamais que la révolution ou réformation noblement collectives, dans la moyenne des aspirations. Le droitiste sincère veut de la libéralité individuelle, et le gauchiste sincère veut de la libéralité collective : ces deux-là sont faits pour ... s'entendre ! *Ptdr*  ... Non mais, si, ils sont faits pour s'entendre, de ce que l'une me semble intrinsèquement dépendre de l'autre, et ... réciproquement ! ces deux-là s'en doivent une bonne sur ce coup-là ! *Ptdr*  ... Bref : leurs querelles sont picrocholines, et les alliés se prennent pour des ennemis. Cependant, notre "beau monde" "grand argentier" est leur ennemi commun, qui a intérêt à ce que ceux-là se prennent pour des ennemis ou, at least, pour des mésalliés. Mais enfin, ces alliés objectifs se (dé)battent sur la base d'un malentendu, entretenu par un quiproquo assez bien orchestré avouons-le, où notre "beau monde" fait opportunément passer les uns pour irréalistes, et les autres pour passéistes, etc. interchangeablement "comme il est de bon ton de dire aujourd'hui" ... Sinon que, si interchangeabilité il y avait réellement, nos bonshommes gauchistes et droitistes feraient depuis longtemps le va-et-vient - pour le moment, à ma connaissance, je suis le seul à le faire !  et certes pas par opportunisme, mais par médiation et équité intellectuelle. Hélas, le plus surprenant "dans toutes ces affaires !" *Ptdr*  c'est que des médias bien intentionnés (trop bien intentionnés, comme dirait Nietzsche) font précisément le jeu du lucre, quand bien même censément intellectuels dans la démarche. Passons. Si l'on préfère des épouvantails imaginaires, qu'on aille au ... diable !  *Ptdr*

Bon.

Notre "beau monde" donc, dont "un tas de monde" (pour ne pas dire "tout le monde") fait vautrement le jeu ... ce "beau monde" a lui-même bénéficié du démocratisme. En effet, fondu dans la masse, comme citoyen libre et égal en droits, soumis au même régime des droits de l'homme que n'importe qui, il s'est trouvé un assez bon matelas, à la fois contre-révolutionnaire et contre-libéral de sens noble (généreux, dispendieux, cultivé). En effet, ce qui intéresse notre "beau monde", c'est la communion de ses saints diablement lucrativistes ! *Ptdr*  ... Or, dans cette communion, "tout est bon à prendre", sinon que le démocratisme reste agaçant, non ?

Oui, le démocratisme est agaçant parce que, d'une manière ou d'une autre, il faudra bien "garder la face publique", "sauver les apparences", etc. et voilà derrière soi comme la queue d'une comète invisible dans l'espace intersidéral, à devoir se doter d'un armada de magistrats et autres publicistes & publicitaires, pour "se défendre & faire de la comm". Naturellement, cette défense & cette comm rendent service, mais simultanément elles coûtent bonbon, et je ne vous raconte pas le pénible qu'il y a, à devoir se coltiner les journaleux, surtout lorsqu'ils prétendent donner dans "le journalisme d'investigation" avec "conscience". Ces "salauds" ne peuvent-ils vraiment pas laisser la grande finance, ses grandes maisons, etc. à son secret industriel, etc. ? ... Tout cela, nous le savons, nous le voyons. Mais le plus drôle alors *Ptdr* c'est que comme avec la dialectique du maître et de l'esclave chez Hegel, notre "beau monde" est tapi dans un tissu de rétorsions & autres distorsions l'engageant dans des strictions et contritions folles, quand bien même jouissant du luxe. Et puis, réellement, c'est connu : ces gens-là (chez ces gens-là monsieur ... ) ... ces gens-là sont des bourreaux du travail : obsessionnellement, compulsivement, ils ne savent pas bien s'arrêter ; ils ne peuvent tout simplement pas s'arrêter. Cartels, collusions, influences, etc. ne suffisent pas bien à accorder du répit : la vie, l'existence, est un combat permanent. Quelle colère (où le génie colérique onfrayien passe pour un pâle imitateur).

Mais ils ressemblent beaucoup à la majorité ! *Ptdr*

Et ce n'est pas tout : ils ressemblent d'autant plus à la majorité, qu'aujourd'hui largement héritiers, et quand bien même "nouveaux riches" ayant grandi dans cette "société d'abondance" ... ils ne réalisent pas plus "la chance qu'ils ont" que le collégien cantinier se plaignant du repas d'avoir à manger régulièrement rapport "au petit Africain", ou encore que mon collègue se plaignant que la photocopieuse fasse encore des siennes rapport à "des questions autrement plus importantes". Tout cela est d'un comique sidérant ! *Lol*

Non : notre "grand affairier", là, dans sa vie/existence de bourreau du travail, lui aussi, dans son genre, il trime ! certainement avec plus de richesse et de diversité relationnelle-informative que le mec au RSA allant régulièrement prendre un café au bar en bas de chez moi avec ses pairs en chômage, mais bien plus fort que la majorité qui pourtant "a ses galères". Oh attention, qu'on m'entende bien : je ne dis pas ça pour qu'on se mette à plaindre notre "grand argentier" - un peu comme la bienpensance craignit que l'on ne développât de la compassion pour le dernier Hitler bunkerisé, dans la Chute (2004) ... Non : je dis cela pour que l'on prenne empathiquement, sans compassion ni pitié particulière, la mesure des complexités auxquelles a affaire notre "grand affairier" - sauf peut-être, à n'être qu'un "parent pauvre" de telle grande maison, en profitant pour en profiter : mais ce n'est pas aussi répandu qu'on veut bien le croire : il faut trouver la grande maison pour nous entretenir ainsi, soit donc : ainsi qu'une courtisane se fait entretenir par un "grand homme" chez Balzac.

Dès lors, avec sa psychologie sociale relative & afférente à sa condition sociale, du fait même de sa condition humaine, et pris dans les turpitudes de son quotidien, notre lucrativiste, grand prêtre 2.0, développe assurément du dédain devant "la petitesse" de tous ces mouvements sociaux, démocrates & libéraux de nos mondes, qui s'échinent à parvenir à "quelque chose" politiquement, quand la politique, il sent bien qu'il la fait, lui, avec influence, tous les jours, serait-ce en diffusant une publicité avec son contenu suggestif orientant les mœurs, et quand bien même le zombi en face de sa télévision en manquerait quelque chose, ou encore l'esprit critique s'en détacherait. Notre lucrativiste, lui, sait qu'il influe, qu'il agit, qu'il a de la puissance en opérant tels flux financiers, etc. - mais certes de la puissance financière, uniquement ! ... les conséquences de ses actes lui glissent entre les doigts, et il colère de ce qu'on les lui rappelle.

Mais attention : le dédain n'est pas le mépris. Par exemple, je méprise bien des choses dans ma vie, c'est-à-dire que je ne leur accorde pas ou peu de prix - cela ne m'interdit pas de les chérir parfois : nous en sommes tous là, y compris le lucrativiste (condition humaine ... ). Et d'ailleurs, nombre de gauchistes ont le dédain du lucrativiste pour le lucrativiste, dans la démarche, bien au-delà de tout mépris : ces gens-là, pour moi, sont les mêmes. C'est compliqué, non ? Or cela se compliquera encore plus.

En effet, dans son dédain, notre lucrativiste - dont certains droitistes évidemment partagent le sentiment, aussi, eux, aliénés dans l'impuissance de leur condition sociale - a de quoi se sentir isolé et, ce, d'autant plus qu'il ne peut partager ouvertement ce dédain qu'avec, pour ainsi dire, ses concurrents ou ses potentiels futurs ennemis, de ce que l'alliance d'un jour deviendra la mésalliance du jour suivant, en fonction de la conjoncture. Voilà qui peut bien le mettre en colère sourdement contre lui-même et son monde. Mais tout cela le passionne ! sans quoi il ne s'y adonnerait pas, et d'ailleurs colère et dédain sont bien des passions, non ? ... Des moteurs.

Aussi, dans son besoin de contrôle, notre colérique dédaigneux, aussi gentil soit-il dans la démarche, va-t-il s'oublier quant aux moyens à mettre en œuvre pour parvenir à ses fins, et voici le neomanagement qui, vu de haut et sur le papier, a très l'air de fonctionner, quand bien même indépendamment et au détriment de la reconnaissance affective, de la légitimité cordiale, et bien entendu de la faveur loyale. Le lucre, au fond colère dédaigneuse, fit son œuvre : admirez sa flamme ! *Colère* :x - *Applause* *Pouce*

Là, il faut bien admettre que ce n'est pas spécialement la méchanceté, qui anime notre lucrativiste. Mais bon : gentillesse ou méchanceté ne sont jamais des contre-arguments, ceci dit à l'adresse de nos trop bien intentionnés ! *Ptdr*  ... Non, concrètement, en tant que passionné par tous ces enjeux et ces prises de risque, mais aussi par ses coups bas qui "font partie du jeu", ses opportunismes, etc. notre lucrativiste est un homme auquel il arrive peut-être régulièrement, d'éprouver de la joie.

Toutefois, je ne suis pas si sûr de pouvoir la qualifier de dionysiaque, quand bien même destructrice en bien des points. Mais maligne, certainement, or il ne faut pas être Einstein pour remarquer la prédominance du rire jaune dans nos mondes. Et, c'est bien simple : une société globalement, est à l'image de ceux qui y règnent. Cela vaut en grand comme en petit. "Sur un trône, on n'est jamais assis que sur son cul." - Montaigne.

Cela ferait-il de nous des égaux ? :shock:
C'est la sur-conclusion que voudront tirer tous les théoriciens trop bien intentionnés ! *Lol*


Quand on pense que des générations s'éclatèrent nécrofestivement sur ce morceau, en se croyant politisés de ce qu'ils dansaient comme des bénis-oui-oui ... et pourtant, en dehors de cette satyre qui "ne manque pas de style contemporain", Bertrand Cantat n'avait pas exactement raté sa cible, un peu comme avec ...


Dernière édition par Mal' le Mer 17 Mai 2017 - 12:30, édité 1 fois
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Kenshin (Bigone) le Ven 2 Déc 2016 - 10:26

l'affairiste utilise le temps de l'autre. Il en tire plus profit pour lui même qu'il en donne a chacun. On peut lui accorder ce talent. Lui, pour le même temps passé au travail gagnera en plus, ce qu'il a pris du temps des autres.
C'est un système qui n'est pas remis en cause parce qu'il permet de gagner beaucoup rapidement et , il fait rêver.
Je suis d'accord pour dire qu'un patron de PME ( j'en ai connu) qui bossent plus qu'un ouvrier , gagne plus (il y en a même qui ont  un salaire-horaire inférieur à celui de son ouvrier. Il font plus d'heure, ils ont engagé un capital ) Ils endossent la responsabilité de l'entreprise, de faire perdurer les emplois... ce sont des gens très humains qui méritent souvent ce qu'ils ont.
On peut noter aussi que si tu donnes à un pauvre un million, il est fort probable qu'il se comporte au final comme le millionnaire .
La question du lucrativisme ne se pose pas vraiment je crois, il existe et on s'en accommode tous.
Simplement, ce qu'on reproche à certains, c'est qu'ils veulent le beurre et l'argent du beurre : ils veulent non seulement utiliser les autres pour augmenter leur propre profit et surtout donner le minimum en échange. Un peu de reconnaissance n'a jamais fait de mal. C'est ce qu'on appelle la dignité. On en a tous une et on mérite tous un minimum de respect. Que ce soit clair... On bosse pour rendre riche quelqu'un tout en sachant que nous , ne le serons pas. On a le droit à un minimum, non ?
Heureusement qu'il y a des gens à gauche et qui ont permis à des gens d'avoir des congés payés, par exemple. Tout le monde est content d'en avoir, non ? C'est quand même mieux que de passer 60 heures par semaine dans une mine. Personnellement, je suis content de savoir qu'une femme seule peut ( même difficilement) faire garder son gamin a la crèche, qu'un handicapé ne soit pas obliger de mendier dans le froid etc.
Je le rappelle, la dignité. Le progrès c'est peut être ça, accorder un peu dignité à ceux qui n'ont pas eu la chance d'être au bon endroit, au bon moment et dont on se sert , en plus ( celui qui consomme; n'est on pas obligé de le faire ?  permet à la société de fonctionner ; il enrichit quelqu'un).faut pas vouloir le beurre et l'argent du beurre : jouer avec l'argent des autres , se planter, et bien entendu, ne pas être inquiéter. Qui plus est , se faire renflouer par les mêmes personnes au final, qu'on a lésées.

Après, je l'assume et je le défends : on a tous le droit à un minimum de dignité du moment qu'on nous utilise, nous cible pour consommer. Sinon, on est que des esclaves  et c'est la loi de celui qui est né au bon endroit au bon moment, ou alors, on a un minimum de valeur de décence : on reconnait au fait que celui qui nous engraisse ( comme les cochons qu'on mange) et bien qu'il nous engraisse.
En gros, au lieu d'être je ne sais quoi et de se servir des autres en leur crachant à la figure ( la société c'est de se servir les uns des autres pour survivre, en gros) on peut au minimum leur accorder un minimum de respect. C'est peut être là ou en égaux.

Quitte à choisir, je choisis , le panache ...

belle citation de Montaigne .


ps: un certain penseur a dit que ce qui nous définit , ce sont nos limites. Si on veut être sans limites , on est indéfinissable, on est donc, rien...

ps2: on sort tous d'un trou ( quand on nait) mais pu même...Si les gens se prenaient moins au sérieux...

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Malcolm le Ven 2 Déc 2016 - 13:12

La question du lucrativisme ne se pose pas vraiment je crois, il existe et on s'en accommode tous.
Or, c'était précisément la question que je posais, et dans la partie Religion. En effet, on ne blasphème pas avec la religion, dont apparemment tu es un fervent, à ton niveau, car le "dignitarisme" n'en est qu'une dimension de fond, complémentaire comme tu le résumes parfaitement bien.

Le reste, en validant certains de mes points, est consensuel - de sens commun, donc.
Mais pas forcément de "bon sens", ni sensé tout court, d'un sens d'esprit libre.

Tu es pieux, sans réaliser toute la "colère dédaigneuse" dont tu t'accommodes et prends d'ailleurs à ton compte.
http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1249-horizontalisme-allez-couche
L'ombre du "dignitarisme", c'est l'indignité et, accessoirement, l'indignation. Elle est là, toujours-déjà présente.
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Prince' le Ven 2 Déc 2016 - 14:12

Heureusement qu'il y a des gens à gauche et qui ont permis à des gens d'avoir des congés payés, par exemple.
Pour l'anecdote, ce sont les Libéraux du XIXe, les Opportunistes, qui sont les premiers à faire des législations sociales *Pouce*.
C'est ce qu'on appelle la dignité. On en a tous une et on mérite tous un minimum de respect.
Private joke C'est ce qui nous distingue des Romains.

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Kenshin (Bigone) le Ven 2 Déc 2016 - 14:28

Princeps a écrit:
Princeps a écrit:
Heureusement qu'il y a des gens à gauche et qui ont permis à des gens d'avoir des congés payés, par exemple.
Pour l'anecdote, ce sont les Libéraux du XIXe, les Opportunistes, qui sont les premiers à faire des législations sociales *Pouce*.

content de l'apprendre. N'empêche que c'était juste pour dire que faut pas non plus trop cracher sur la gauche qui a œuvré pour de bonnes choses. Même si aujourd'hui, c'est différent. En gros je dis : y'a pas que des méchants a gauche comme a droite.



C'est ce qu'on appelle la dignité. On en a tous une et on mérite tous un minimum de respect.
Private joke C'est ce qui nous distingue des Romains.

J'ai peut être peu de connaissances mais je pense que c'est important...mais si ca fait rire....

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Malcolm le Ven 2 Déc 2016 - 14:31

Princeps a écrit:Private joke C'est ce qui nous distingue des Romains.
Je comprends maintenant le sens de : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1663-marcel-detienne-le-deconstructeur#29822
Bigone a écrit:J'ai peut être peu de connaissances mais je pense que c'est important...mais si ca fait rire....
La vie n'est ni un droit, ni un devoir, ni un mérite, ni une valeur, mais à tout prendre, selon, une (mal)chance, et une (mal)donne.
Poser "dignitié" à la base, de même d'ailleurs que Jacques Rancière dit "égalité" - http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1664-jacques-ranciere-et-l-egalite - c'est mettre la charrue avant les bœufs (une expression qui siérait aux Romains, fin de private joke).

On en est là des débilités existentielles et morales de notre droit positif.
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Kenshin (Bigone) le Ven 2 Déc 2016 - 14:42

Malcom a écrit:On en est là des débilités existentielles et morales de notre droit positif.
[/quote]

Excuse, on est pas tous au même niveau. Certains comme moi doivent passer par là....


Malcom a écrit:La vie n'est ni un droit, ni un devoir, ni un mérite, ni une valeur, mais à tout prendre, selon, une (mal)chance, et une (mal)donne.

Ca me parait fataliste, ce que tu dis, malcom

Enfin, je suis peut être un "colérique dédaigneux" mais si mon semblable morfle, je fais le choix de plus faire que constater, j'agis. J'espère que la philosophie m'aidera à agir... ( je sais, j'ai tout à apprendre encore)

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Malcolm le Ven 2 Déc 2016 - 15:32

Excuse, on est pas tous au même niveau. Certains comme moi doivent passer par là.... [...] ( je sais, j'ai tout à apprendre encore)
Plaints-toi ! *Lol*
Faux modeste ! 👅
Ca me parait fataliste, ce que tu dis, malcom
Malcolm, pas malcom, mais pas mal comme dysorthographie ! ;)
Au reste, fatalisme (sagesse tragique) n'est pas défaitisme, ni pessimisme d'ailleurs - du moins, pessimisme de la faiblesse : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1390-pour-la-critique-du-pessimisme
Enfin, je suis peut être un "colérique dédaigneux" mais si mon semblable morfle, je fais le choix de plus faire que constater, j'agis. J'espère que la philosophie m'aidera à agir...
Tu voulais dire je réagis.
Il faut bien distinguer l'action (~proaction~), de la réaction (réflexe), ainsi d'ailleurs que de la contraction (inflexion).
C'est-à-dire que j'agis, quand mon initiative est créative (Cornelius Castoriadis : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1655-la-dangerosite-castoriadisienne-l-imaginaire-radical ), que je réagis, quand ma démarche est séductive (séduction : conduire à soi, être conduit à), et que je contragis, quand ma dynamique se déploie parallèlement (mode de l'action temporisant la réaction en inventant sa troisième voie).
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Prince' le Ven 2 Déc 2016 - 16:33

J'ai peut être peu de connaissances mais je pense que c'est important...mais si ca fait rire....
Comme l'indique le private, il n'y a que peu de personnes susceptibles de comprendre le sens de la blague. En l'état, tu n'es nullement visé. Je faisais référence à mes propres travaux, que seuls deux membres ont pu lire. Inutile de s'effaroucher, donc
Je comprends maintenant le sens (...)
Les historiens du droit diraient le contraire, mais ils n'y comprennent pas grand chose. *Lol*.

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Kenshin (Bigone) le Ven 2 Déc 2016 - 18:29

@ Princeps : excuse , j'avais mal interprété ...pourtant je te lis...
@Malcom ( bien orthographié cette fois j'espère ;-) : je n'ai pas cherché à être consensuel ...

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Malcolm le Ven 2 Déc 2016 - 21:47

Bigone a écrit:@ Princeps : excuse , j'avais mal interprété ...pourtant je te lis...
@Malcom ( bien orthographié cette fois j'espère ;-) : je n'ai pas cherché à être consensuel ...
Tu dis lire Princeps, mais tu ne fais que prêter tes projections à "ce que tu lis", quitte à revenir dessus derrière comme là à son endroit.
Par exemple en termes de projections, je n'ai jamais dit que tu "avais cherché à être" consensuel : j'ai dit que ton propos l'était, et tu dégaines ta réplique des heures après la bataille. Pourquoi ? Parce que tu paniques.
Et c'est parce que tu paniques, que tu ne lis pas.
Princeps a écrit:Les historiens du droit diraient le contraire, mais ils n'y comprennent pas grand chose. *Lol*
Ça tombe bien que je n'en sois pas un alors *Lol*
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Kenshin (Bigone) le Ven 2 Déc 2016 - 22:54

je lis mais ne comprends pas tout et même pas grand chose. Je l'ai déjà dit dans le passé. Mais au moins, j'ai ce respect pour la personne ( la tienne comme les autres) j'essaie de faire un effort de compréhension. ( je n'attends rien en retour).
Pour le reste, en ce qui concernerait ma personnalité, j'assume. Personne n'est parfait. heureusement...

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Malcolm le Sam 3 Déc 2016 - 10:25

Mais au moins, j'ai ce respect pour la personne
Sous-entends-tu quelque chose ? Non parce que, généralement, je me défie des personnes qui se sentent en demeure de le préciser. Qui osera afficher son irrespect pour la personne ? combien de temps tiendra-t-il au milieu des personnes, si seulement il est cohérent avec ce qu'il affiche ? (et il y en aura pour lui rentrer irrespectueusement dedans, de ce qu'il n'aurait fait qu'afficher un irrespect, quand pourtant il est respectueux, tandis que ces personnes lui rentrant dedans affichent elles le respect ! *Lol* )
Pour le reste, en ce qui concernerait ma personnalité, j'assume. Personne n'est parfait. heureusement...
Tu personnalises toujours le débat. *Blase*


Ce que je n'ai pas dit dans mon premier post, c'est la chose suivante : devant tant de colériques dédaigneux publiquement, évidemment sourds dans leur démarche ... devant tant de colériques dédaigneux publiquement, la plupart réagit sous le coup de l'effroi auto-sous-estimateur. Un peu comme vient de réagir Bigone, plus haut, à ne "réclamer" finalement "que" quelque "dignité abstraite, respect théorique", quand bien même cette abstraction et cette théorie devrait se traduire interactivement, connectiquement. Mais c'est si pauvre, quand on y pense, fruit d'un effroi auto-sous-estimateur, parce qu'instinctivement humilié par la colère dédaigneuse elle-même instinctive, dans le jeu relationnel, para-verbal et pour ainsi inconscient, où les uns font effet sur les autres, qui tentent d'adoucir les uns. En fait, les uns et les autres sont dans un rapport de force certes, mais pas uniquement public ou politique de sens commun. Ils sont dans un rapport de (més)alliance, du fait même de leur foire. Or, alors, les autres accordent aux uns que les uns leur accordent peu, ou mal, voire aucunement. Première erreur.

Erreur de l'égalité.

Cela ne signifie pas qu'une supériorité automatique proviendrait des uns. Seconde erreur. Mais simplement, les uns ne sont pas supérieurs à ce niveau instinctif-là, de ce qu'ils ont "le pouvoir" de sens commun. C'est dans leurs deux aires - poreuses ! - que se diffractent et qu'émergent différentes possibilités de dépassement et de la colère dédaigneuse, et de l'effroi auto-sous-estimateur.

Beaucoup d'appelés, peu d'élus ?
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Kenshin (Bigone) le Dim 4 Déc 2016 - 11:18

Je ne sous entendais rien Malcom. Ne me prête pas d'intention qui ne sont pas miennes. Si je personnalise c'est aussi que tu parles de ma personnalité. ( tu paniques etc.)

Pour le reste, j'entends bien tes arguments . Je suis pas encore certain d'avoir tout compris mais j'ai cette impression de m'être trompé. Je vais lire et relire ton argumentaire jusqu'à bien le comprendre. Je pense que çà va prendre du temps.

Revenir en haut Aller en bas

Re: La Religion lucrative, ou le colérique dédaigneux

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum