La vie symptomatique de Sartre (pour la France, complexée)

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La vie symptomatique de Sartre (pour la France, complexée)

Message  Invité le Mer 22 Fév 2017 - 13:39

Vraiment, Jean-Paul Sartre, du peu que je sais de sa biographie, a une vie symptomatique pour la France - symptomatique de la francité comme complexe clinique.

Soit donc : cet homme, au père manquant, éduqué dans la famille de sa mère par sa mère, et dont la figure masculine fut le grand-père.
On aura beau dire : un père n'est pas un grand-père, et l'on entretient avec ses grands-parents des connivences plus franches qu'avec ses parents, écart générationnel aidant.
Bon.
Jusque là, Jean-Paul Sartre n'est pas spécialement symptomatique, sinon d'une Histoire française où il partage le manque de pères lié aux Grandes Guerres (sinon que son père meurt de maladie en 1906, un an après sa naissance) ainsi que, plus généralement, une tendance très occidentale à dirimer la place des pères - qui viendra certes avec le siècle jusqu'à nos jours.
Mais enfin, jusque là, cela le prépose "positivement" à épouser les temps qui courent jusqu'à nous donc.

C'est un homme qui a une bonne confiance en lui, comme en ont bien des enfants éduqués par le maternal surtout - de ce qu'ils purent adopter comme le rôle de petits pères, bizarrement ou singulièrement. Figurez-vous que j'ai souvent trouvé cette typicité chez les Beurs or, en effet, Jean-Paul Sartre a du bagou et de l'intrépidité, tout comme chez ces Beurs. Plutôt sympa, non ?
A partir de quoi, cela se traduit concrètement dans ses démarches :
1. avant la Seconde Guerre où il fait sa jeunesse, à travers son individualisme jouasse et popular (comme disent les Américains désormais) ;
2. après la Seconde Guerre, où la renommée de l'existentialisme (qui le dépasse largement, qui contrefait beaucoup trop l'existentialisme d'ailleurs, mais dont Sartre n'a pas grand chose à foutre apparemment, laissant le monde à son sort et d'ailleurs naviguant sur cette renommée, probablement pas à tort - à titre purement personnel).
A la charnière, donc, vous avez une "conversion" durant la Seconde Guerre, où son énergie va prendre les nouvelles tournures qu'elle prit donc.

On sait là que, pendant la Seconde Guerre, Jean-Paul Sartre est fait prisonnier pendant la drôle de guerre. Or, non seulement se sentira-t-il très à l'aise dans les conditions d'emprisonnement (où il anima la vie des prisonniers de son entregent, mais aussi notamment en écrivant une pièce de théâtre pour la Noël) mais en plus la postérité a retenu de lui cette phrase "étonnante" pour le sens commun, selon laquelle on n'a jamais été plus libre que sous l'Occupation.
Or, évidemment, cette liberté est à entendre sous l'angle philosophique qu'il exprima justement dans l'Être et le Néant, à savoir cette puissance de choix, par-devers la situation ... de telle sorte que la phrase signifie bien que les conditions de restriction totalitaire révèlent la nature de cette liberté dans toute son ampleur.

Là, je dirai que, de la part d'un homme éduqué par le maternal (prégnance du giron) le sentiment de délivrance en prison ou sous l'Occupation n'est pas surprenant : fonctionnant comme des girons, finalement, Jean-Paul Sartre savait instinctivement comment y évoluer.
Or, je ne lui reprocherai pas trop vite de ne pas avoir beaucoup "Résisté" en cette période - au sens du mythe résistantialiste de la vulgate gaullienne, depuis laquelle nous complexons-de-Vichy.
Qu'un Michel Onfray dans l'Ordre libertaire, vie philosophique d'Albert Camus, encense Camus d'avoir résisté journalistiquement à Combat, en dirimant la figure de Sartre au point de vouloir en faire une sorte de collabo qui s'ignore, est donc symptomatique que "tout cela" (le complexe de Vichy) n'en a pas fini de nous diviser.
Mais, pour dire : le jour de la Libération, la grand-mère de ma compagne vit à Paris des descentes massives çà et là, où les Français descendaient et abattaient les Français de balles dans la nuque, etc. réglant sordidement leurs comptes entre-soi, alors que les images d'archive nous vendent "du beau".
Or, non seulement Sartre, mais aussi Camus, vendirent journalistiquement "du beau" ... etc.
Inutile de reprocher au passé d'être immuable : il n'y a plus à juger, mais uniquement à remarquer qu'il n'y a pas à rejouer ce genre de querelles débiles désormais, notamment celle par laquelle Sartre et Camus se désolidariseront dans les années 50 : nous jouons la carte "du gentil Camus" contre "le méchant Sartre", fangeusement.

Car Sartre s'est bien brouillé avec du monde, entre autres Raymond Aron.
Je crois que, au vu de sa biographie, ce genre de brouille est inévitable, faisant partie - comme dirait Camus justement, à l'égard de soi-même, dans ses Carnets - de la fatalité de sa nature. Ou bien, à la Nietzsche : qui a du caractère s'expose à répéter la même expérience au courant de sa vie.
Bref : ça n'est pas un argument contre Sartre.
Au contraire, et tandis qu'on voudrait rétrospectivement juger le passé, au sein duquel Sartre milita au Parti Communiste, etc. alors que l'Histoire prit d'autres tours, tout en encensant Camus ... eh bien, il faut dire que Sartre est un homme d'implication et de conséquence (toute sa vie, Camus erra en quête de tels éléments, il suffit de le lire pour s'en rendre compte).
Or, ce n'est pas en restant sur la touche, qu'on s'implique et doit faire preuve de conséquence ; mais, en s'impliquant et faisant preuve de conséquence, on s'expose fatalement "au jugement de l'Histoire" ou plutôt, dirai-je, à sa sanction positive, ambiguë ou négative (le plus souvent ambiguë, pour ne pas dire toujours ambiguë - aussi ambiguës que sont les motions des Hommes, y compris les vôtres à vous, là, qui lisez ces lignes : pour comprendre, il ne faut pas juger - un plagiat de Camus préceptant comprendre, et ne pas juger ... passons).

Jean-Paul Sartre, donc, s'impliquant conséquemment, se compromit avec l'Histoire, allant jusqu'à dire des violences.
Il y a là - sous mon regard d'immoraliste - une vie de condottiere des Temps Modernes ... qui certes n'a pas la rudesse d'un Cesare Borgia, mais qui pourtant se mêle et s'emmêle, se brouille et s'embrouille, aussi franchement que possible, avec la situation (situation, ayant chez Sartre la dignité d'un concept). Vraiment, chez Sartre, vie et philosophie font un, or il en avait l'escience.
- Bonne ou Mauvaise escience, laissons cela aux moralistes.
Sartre mena donc une vie impliquée conséquente, à l'heure des Droits-de-l'Homme embourgeoisés.

Non seulement les mouvements autour de l'existentialisme le dépassèrent courants 50-60, produisant l'existentialisme vulgaire, selon lequel une personne n'est jamais que ce qu'elle veut être, en tant qu'elle se possibiliserait tout purement (on voit bien que ça n'est pas le cas, en situation, où je me rappelle d'ailleurs d'une interview de Sartre disant que la liberté, c'est se trouver des fidélités, loin des clichés de "flocon de neige merveilleux et unique" de l'autocréationnisme contemporain typique des gender studies, et autre self-entrepreneurism projectionniste néo-managérial sur-responsabilisant/culpabilisant ... il y a chez Sartre, à côté de la possibilisation de soi, la notion de valeur (qu'il rattache au passé que nous avons là, et que nous faisons être en ne l'étant plus, sinon sur le mode de l'était) ...
... donc, non seulement les mouvements autour de l'existentialisme le dépassèrent - et certes, il en profita personnellement, mais il n'eut pas été condottiere des Temps Modernes sans cela ...
... Mais en plus, il fut trahi - oui, trahi - par toute "sa clique" à la fin de sa vie, alors qu'il était diminué, y compris Simone de Beauvoir, quand fut publié l'Espoir maintenant : or nous touchons alors au deuxième grand symptôme français que condense son existence.

En effet, l'Espoir maintenant fut écrit certes, sous le coup de lectures d'Emmanuel Lévinas, par son secrétaire Benny Lévy.
Or, "toute sa clique" a voulu que quelque juiverie l'inspirât contre ses habitudes, profitant de sa sénilité autant que Nicolas Sarkozy aurait profité de Liliane Bettencourt pour financer sa campagne. Hélas pour "cette clique", l'éditeur de Sartre affirme que l'auteur était très au fait de son propos.
Et ce propos le voici : une insistance finale sur un espoir athée (non-juif) et un principe de réciprocité entre les Hommes.
Or, un tiers-mondiste comme Sartre peut bien témoigner, sur la fin de sa vie, d'un tel espoir fondé sur la réciprocité, je ne vois pas où est le problème et, au contraire, tout cela est foncièrement cohérent.
Symptomatiquement, on doit aujourd'hui se dépatouiller avec Soral, Dieudonné, Zemmour, Finkielkraut ... dans l'ordre de tournures médiatiques oscillant apparemment entre islamo-gauchisme et sémito-droitisme (populismes, complotismes) à cause de falsifications en face (notamment gaucho-capitalistes, mais aussi libérales-libertaires) ... de façon totalement sidérante car contradictoire avec l'élan sartrien.

En somme, donc, je dirai que la postérité a sacrifié Jean-Paul Sartre, pour des motifs qui ne sont pas du Jean-Paul Sartre, ni donc spécialement dus à Jean-Paul Sartre mais, précisément, pour des motifs situationnels dont cette même postérité n'a pas su se départir.
Je dis donc qu'en somme, la postérité ne fut pas sartriennement libre dans son jugement rétrospectif, et qu'elle est - que nous sommes encore aujourd'hui - une belle brochette de salopiots envers lui.

Tout ceci dit avec probité, car je ne suis pas pour aduler les gens mais ... pour les respecter.
Il suffit de me lire ailleurs sur Sartre, pour en détenir la preuve.

Mes hommages, monsieur Sartre : la France est une petite salope, qui n'admet pas sa psychologie de femme violée, depuis longtemps (depuis De Gaulle).

Bref : réhabiliter Sartre, c'est réhabiliter le bon sens.


Dernière édition par Mal' le Mar 4 Avr 2017 - 16:28, édité 3 fois (Raison : Ajout de liens)
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Re: La vie symptomatique de Sartre (pour la France, complexée)

Message  Princeps le Mer 22 Fév 2017 - 14:56

Aron sur Sartre :
Sur le libéralisme de Sartre

Je lui reproche l'amalgame crétin de la politique de Staline à celle de Lénine. Je reviendrai probablement sur le reste.
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Re: La vie symptomatique de Sartre (pour la France, complexée)

Message  Invité le Mer 22 Fév 2017 - 22:45

Je lui reproche l'amalgame crétin de la politique de Staline à celle de Lénine. Je reviendrai probablement sur le reste.
La perfection n'est pas de ce monde, l'erreur est humaine, or pourtant je serai heureux de t'entendre réajuster l'Histoire, ton domaine.

Aron est tout à fait intéressant, et pas du genre donc à discréditer, c'est bien.
L'avantage du libéral qu'il se dit être, sur Jean-Paul Sartre, c'est celui inhérent de la libéralité, qui le rend aussitôt plus inoffensif, rapport à un turbulent Sartre. Je dis ça sous l'angle immoraliste (soit donc en mettant mes valeurs de côté).
Donc : Aron ne s'oppose foncièrement pas à ce qu'on réhabilite Sartre, il refuserait qu'on l'ait discrédité, mais il se donne sur Sartre l'avantage humanitariste où Sartre était un provocateur, du fait de son bagou et de son intrépidité (tout comme d'ailleurs, les Beurs auxquels je pensais sont des provocateurs).
Ainsi, Aron passe pour chevreau, à côté d'un rhinocéros.

Si donc à cette provoc' sartrienne (dont nos militants hystériques contemporains ont salement hérité, de ce qu'ils n'ont jamais fait que la copier, tandis que chez Sartre elle tenait de sa personnalité popular à l'américaine dite - et paradoxalement d'ailleurs, Sartre ne tarissait pas d'anti-américanisme, Amérique qui lui créa sa renommée ... mais on ne déteste jamais autant que ce qui nous ressemble en quelque manière, ingratement ... ) eh bien, si donc à sa provoc', on ajoute sa popularity, on mesure tout l'écart qui distingue Sartre du cordial Aron : affaires d'embourgeoisement ?

D'ailleurs, la vidéo est complètement personnelle et, de même que sa relation à Camus, nous mêler de cela est impudique, et impudent : la pipolisation conduisant au bling-bling sarkozyste et aux chichis hollandiens était En marche ! - car Macron fait leur synthèse.

Nous vivons vraiment une époque de merde.


EDIT1: est-ce qu'Aron a fait de l'ontologie ? ... Cela expliquerait que Sartre se sentit plus dans la réalité, ainsi que le lui reproche Aron, s'il n'en a pas fait. Une fois qu'on a fait de l'ontologie, on se sent "au cœur du réacteur", par l'(ad)esse.

EDIT2: entre Normaliens, on voit bien que leurs histoires sont des affaires franco-françaises, tout de même. Camus, boursier d'Algérie, et traité par Sartre pour ainsi dire de petit voyou finalement - voyou embourgeoisé, encore - n'est pas autre chose que d'héritage aristo' - encore, encore - et Sartre se prenait pour un guerrier psycho-verbal.

EDIT3: en me renseignant sur Aron :
Dany-Robert Dufour a écrit:Si Aron a eu raison de secouer le cocotier de la révolution, du prolétariat et de faire tomber les illusions, massives à l'époque, sur le communisme réel comme totalitarisme, il n'a malheureusement pas vu qu'il risquait de créer une configuration dans laquelle allait se développer un autre totalitarisme, le néolibéralisme. Une des preuves de cette cécité est qu'il n'a pas perçu (ou n'a pas voulu voir) que l'association qu'il avait contribué à fonder à l'époque où il rédigeait l'Opium, le Congrès pour la liberté de la culture, était largement financée par la CIA à travers des fondations écrans, comme la fondation Ford.
Aron, fuyant l'Occupation, a rejoint Londres dès 1940 pour s'engager auprès de De Gaulle. Là, il rencontre le pape du néolibéralisme, Friedrich Hayek. Aron, également proche de Keynes, a sans conteste admiré le penseur autrichien en décelant dans sa pensée certaines affinités avec la sienne. L'« ordre spontané » cher à Hayek, créé par le marché, devait s'imposer de lui-même et, face à lui, il fallait surtout ne pas intervenir.
Sa volonté de ne plus distinguer anticipe l'actuelle confusion de la gauche et de la droite dans une nouvelle entité : la forme de libéralisme du tournant libéral-libertaire apparue à la fin des années 60, qui amène finalement l'ultra- et le néolibéralisme. Le libéralisme politique prôné par Aron n'a pas fait long feu devant le libéralisme économique, la mondialisation actuelle qui contourne les règles et les institutions soutenues par les Etats.

Source : Marianne

***

En réaction à mon troisième EDIT, Princeps nous produit du bon : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1788-le-liberalisme-et-aron#32808

Ce qui toutefois me fait songer que le sartrisme, comme tel, est un long démenti de l’École de Francfort - dont Aron fut un marxologue. Pas étonnant que ces deux-là s'opposèrent ! mais je crois que, comme Aron le souligne dans la vidéo, ces deux-là sont faits pour s'entendre, sur une durée suffisamment longue dont nous pouvons désormais témoigner.

Comme je le disais : Sartre se compromit avec l'Histoire, condottiere des Temps Modernes, en sorte qu'il encensa un temps l'URSS, quand Aron pressentit ses dérives. Or, tout le monde peut se tromper ! et il semble que Sartre se trompa sociopolitiquement plus qu'Aron ontologiquement ! (Aron ne fit pas d'ontologie, quand bien même faisant découvrir les phénoménologues allemands à Sartre) ... mais au final, quand Aron défend la vertu, et Sartre la justice, excusez-moi ...

Des affaires de caractères, en somme, tout comme Camus devait irriter Sartre, de ce que Camus-même avait une relation particulière à sa mère : ces deux-là se ressemblaient trop, quelque part, et se faisaient illusoirement de l'ombre, ou plutôt : se renvoyaient l'un à l'autre "trop bizarrement" (ceci étant, Camus n'est pas existentialiste en effet : quand Sartre nous confronte à l'angoisse de l'engagement, quitte à s'en enivrer bigrement, Camus, lui, cherche des succès-damnés - sic - et fuit avec théâtralité, jusqu'à l'absurde et révoltant accident en belle voiture avec son éditeur ... à trop vouloir faire le fanjo, germinalement depuis la Mort heureuse ... - reste que Camus continue d'être un modèle de générosité consommatoire bataillienne de part maudite, à la Françoise Sagan).

Pour en revenir à Aron/Sartre : quand l’École de Francfort s'intéresse aux structures, quitte à dire que cette société est totalitaire dans l'âme, Sartre nous dit qu'in situ, notre liberté est toujours là, un peu comme Nietzsche dirait vouloir affranchit. Avers et revers de la même médaille ! Les uns sociopolitiques, l'autre ontologique. Or, l'ontologie est plus absolue/radicale que les sciences sociales, par quoi Sartre fut impétueux, ne fut pas "spectateur engagé", mais "acteur" voire "auteur engagé" ! On ne saurait le lui reprocher.
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Re: La vie symptomatique de Sartre (pour la France, complexée)

Message  Invité le Mer 1 Mar 2017 - 12:17

Malcolm a écrit:
¨Princeps a écrit:Je lui reproche l'amalgame crétin de la politique de Staline à celle de Lénine. Je reviendrai probablement sur le reste.
La perfection n'est pas de ce monde, l'erreur est humaine, or pourtant je serai heureux de t'entendre réajuster l'Histoire, ton domaine.
Arte
Lénine, une autre histoire de la révolution russe

Lénine reste tout de même un fieffé faquin.
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Re: La vie symptomatique de Sartre (pour la France, complexée)

Message  Avistodénas le Mer 1 Mar 2017 - 23:30

Pour avoir suivi un peu l'actualité de ce temps ( avoir fréquenté quelque temps un vieil homme qui a fait son service militaire avec Sartre et en a gardé un bon souvenir parce qu'il partageait son casse-croûte), et aussi avoir tenté de lire Sartre dans sa production philosophique (il est un excellent romancier), j'arrive à piger ce que tu en dis. Mais pourquoi : "Pour la France, complexée"

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Aux aveugles

Message  Invité le Sam 4 Mar 2017 - 16:51

Malcolm a écrit:Or, je ne lui reprocherai pas trop vite de ne pas avoir beaucoup "Résisté" en cette période - au sens du mythe résistantialiste de la vulgate gaullienne, depuis laquelle nous complexons-de-Vichy.

[...]

Symptomatiquement, on doit aujourd'hui se dépatouiller avec Soral, Dieudonné, Zemmour, Finkielkraut ... soit donc des idéologies sordides oscillant entre islamo-gauchisme et sémito-droitisme (des populismes et complotismes) ... de façon totalement sidérante car contradictoire avec l'élan sartrien.
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Re: La vie symptomatique de Sartre (pour la France, complexée)

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