Digression sur l'homosexualité

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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  AntiSubjectiviste le Mar 28 Fév 2017 - 0:08

Kalos a écrit:aujourd'hui les homosexuels sont très chrétiens parce qu'ils veulent aimer sans contrainte aucune (...). C'est ainsi oublier que la contrainte est la condition vraiment nécessaire au bonheur, et en cela les homosexuels n'ont jamais été plus malheureux que depuis le jour où ils ont commencé à pouvoir espérer obtenir des droits.
Les homosexuels veulent la fin de la discrimination à leur égard. Tu serais en train de dire qu'il faut être discriminé pour pouvoir être heureux ? Tu te rends compte de la stupidité que tu avances, malgré une apparente théorisation foireuse de psychologie de comptoir ? L'époque dorée des homosexuels serait celle où ils se faisaient mettre en prison, torturer, démembrer, exécuter ou injecter des oestrogènes pour les castrer chimiquement ?

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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Avis' le Mar 28 Fév 2017 - 0:34

Quand je pense que, sur un forum philo, on se fait allumer pour avoir plaisanté sur l'homosexualité et autres para-, je crois pouvoir dire que sur un plan au moins, celui de l'esthétique, nous sommes tous lors de l'acte agités de soubresauts ridicules. Et c'est probablement pourquoi mieux vaut réserver cette activité au déduit, d'où elle ne devrait jamais sortir. Mais sait-on jamais... A chaque époque ses ridicules, et la nôtre l'est par son défaut de discrétion et ses déboutonnages. Un peu de pudeur que diable.

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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  AntiSubjectiviste le Mar 28 Fév 2017 - 0:49

Les comptoirs de cafés sont les lieux quotidiens des plaisanteries de mauvais goût. S'il y a bien un endroit pour des plaisanteries plus raffinées, c'est bien en philosophie, LA discipline ayant théorisé l'éthique, le jugement moral et l'action vertueuse.

Si vous voulez vous moquez bêtement de l'homosexualité en disant des âneries comme "elle doit être discriminée pour être heureuse", il faut s'attendre, en philosophie, à ce que quelqu'un vous dise que c'est stupide. Revendiquez donc le droit de vous complaire de temps en temps dans la stupidité, car "c'est pour rire, bon sang", c'est un droit inaliénable et je vous l'accorde volontiers. Mais accordez-moi alors le droit de vous dire que c'est stupide, un droit très solide pour l'esprit français, n'est-ce pas ?

Tout moqueur doit accepté d'être moqué. D'ailleurs, cela me fait rire et me divertit : ne sois donc pas si sourcilleux ! *Héhéhey* Relax, voyons !


Ce qui est marrant, c'est que les moqueurs se mettent à militer avec beaucoup de gravité (comme dans les complaintes de Malcolm sur la pénibilité d'être jugé) dès qu'ils se sentent discriminés en tant que moqueurs. Ils ne font qu'agir comme les homosexuels, avec encore plus de susceptibilité. Ironie...


Dernière édition par AntiSubjectiviste le Mar 28 Fév 2017 - 0:55, édité 1 fois

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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Avis' le Mar 28 Fév 2017 - 0:55

Pour le coup, Antisubjectiviste, tu as pleinement raison, c'est stupide et nous le savons tous.
Mais quoi que puisse en dire la philosophie, la sérieuse, le sexe est pathétique

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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Kercoz le Mar 28 Fév 2017 - 9:26

Malcolm a écrit:
kercoz a écrit:Bon. Moi je plaisante sur tout ce qui bouge hein, pas de discrimination. Les belges, ça devient lassant. Pour plaisanter des juifs , faut être juif. Comme disait l' autre, celle que je préfère c'est le fonctionnaire. Là je me fais tacler sévère, mais j' ai des circonstances atténuées mon père et ma fille son publics et durant 30 ans on m' a obligé à les déranger pour controler s'ils ne risquaient rien en travaillant ( MDR)
C'est taquin, quoi.

Non, c'est culturel selon Bourdieu. Mes origines sont de "ceux d'en bas", qui à l' époque avaient encore des dents ( Un employé est un ouvrier sans les couilles) . Heureusement que tu ne lis pas trop Bourdieu, ..on a déja du mal à te lire !)
Bourdieu ( faut lire "Questions de Sociologie) Chap^" l' art de résister aux paroles" :

"""J' essaie d'expliquer l' attachement aux valeurs de virilité, de la force physique , ... qui est le fait de gens qui ne peuvent compter que sur leur force de travail éventuellement de combat... qui conditionne un ensemble d'attitudes , de conduites , de valeurs , ...façon de parler , de marcher etc ...
Je dis que l' idée de virilité est un des derniers refuges des classes dominées """
Tu remarqueras chez Proust Que l' homo qui ne "se cache pas" est un noble . qu'il "se sert" sur un ignoble, que Proust ne peut , à cette époque ne peut en faire de même et que le problème de la réalité de l' homosexualité de son chauffeur n'est même pas interrogée.
Pour la vidéo sur Coluche, par exemple, je l' ai utilisé pour l' humour sur le "nouvel (h)omo, prononcé dans les aigus . Je ne pense pas que cet humour puisse géner un homo . Par contre j' ai du faire un effort puisque le premier degré du sketch humilie, ridiculise des gens semblables à ma mère , mes tantes.

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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Malcolm le Mar 28 Fév 2017 - 12:00

AntiSubjectiviste a écrit:Les homosexuels veulent la fin de la discrimination à leur égard. Tu serais en train de dire qu'il faut être discriminé pour pouvoir être heureux ? Tu te rends compte de la stupidité que tu avances, malgré une apparente théorisation foireuse de psychologie de comptoir ? L'époque dorée des homosexuels serait celle où ils se faisaient mettre en prison, torturer, démembrer, exécuter ou injecter des oestrogènes pour les castrer chimiquement ?
Oui, mais pourquoi jouer [d'une ontologie sartrienne] l'indignation ? "Nul ne ment plus qu'un homme indigné." (Nietzsche) Par quoi je veux bien que tu te trouvas potentiellement "une raison de vivre" à la Stéphane Hessel, que je ne t'en trouverai pas moins déplorable dans tes termes ! ... Tu idéal-typifies à merveille l'entreprise de culpabilisation inhérente à toute moralisation, sous couvert de factualisme. Tu idéologises contre une dynamique philosophique peut-être malheureuse et maladroite en effet chez Kalos, selon laquelle la contrainte produit du bon, ou pas de bon sonnet sans règles. Qu'il l'est avancée là fera-t-il de lui tel tortionnaire infligeant le supplice de la poire à un pédéraste sous Alexandre VI ?
*Guedin* Soyons sérieux une seconde.

Par quoi je soutiens Avistodénas à 10.000%, lorsqu'il dit :
Quand je pense que, sur un forum philo, on se fait allumer pour avoir plaisanté sur l'homosexualité et autres para-, je crois pouvoir dire que sur un plan au moins, celui de l'esthétique, nous sommes tous lors de l'acte agités de soubresauts ridicules. Et c'est probablement pourquoi mieux vaut réserver cette activité au déduit, d'où elle ne devrait jamais sortir. Mais sait-on jamais... A chaque époque ses ridicules, et la nôtre l'est par son défaut de discrétion et ses déboutonnages. Un peu de pudeur que diable.
Or figure-toi bien Avistodénas, que ton paragraphe est détonnant de philosophie au contraire, induisant de puissantes réflexions sur le plaisanter, sur la criminalisation du plaisanter par les temps qui courent, sur le goût, sur la nature humaine comme erronnement, etc. Au contraire, AntiSubjectiviste - et pour intéressant sur les sciences physiques pures qu'il soit par ailleurs - démontre toutes ses limites ici.
Parce que, lorsque je lis cela ...
AntiSubjectiviste a écrit:Les comptoirs de cafés sont les lieux quotidiens des plaisanteries de mauvais goût. S'il y a bien un endroit pour des plaisanteries plus raffinées, c'est bien en philosophie, LA discipline ayant théorisé l'éthique, le jugement moral et l'action vertueuse.
... lorsque je lis cela ! ... j'ai le sentiment que les cyniques ne se sont jamais masturbés, n'ont jamais forniqué, en place publique ! *Lol* ... J'assiste à une vaste entreprise de re-conditionnement/re-programmation mentale, orwellienne ! ... Où finalement tu plies le genou Avistodénas hélas, mais ô comme je te comprends ! ... La manipulation est à son comble ! Et voilà que les rôles sont perversement inversés, sous couvert de flegmatisme :
Ce qui est marrant, c'est que les moqueurs se mettent à militer avec beaucoup de gravité (comme dans les complaintes de Malcolm sur la pénibilité d'être jugé) dès qu'ils se sentent discriminés en tant que moqueurs. Ils ne font qu'agir comme les homosexuels, avec encore plus de susceptibilité. Ironie...
... Mais c'est du pur et simple relativisme, et l'on se demande soudain pourquoi t'avoir attribué le statut d'Animi. Tu me diras que tu ne l'as pas demandé. Je te dirai qu'on ne te l'a pas attribué sur ça. Nous nous dirons en cœur, que ce statut est de toutes façons assumé comme perspectif, rapport à l'équipe du forum.
Finalement, je lis sous ta plume AntiSubjectiviste, ce qui est la pire extorsion qui soit :
Tout moqueur doit accepté d'être moqué. D'ailleurs, cela me fait rire et me divertit : ne sois donc pas si sourcilleux ! Relax, voyons !
"*Héhéhey* Relax, voyons !" Oui, Avis', desserre-les fesses voyons, qu'on puisse t'enculer à sec ! *Lol* Qu'on te fasse renoncer à toi-même idéologiquement ! Il est évident que la relaxitude a toujours été l'argument philosophique le plus pertinent qui soit !

Mais honnêtement, c'est atroce, or nous ne réglerons là plus rien via forum, où tout sombre en verbosité rhétorique dès lors qu'on parle - comme je le disais plus haut - du corps vécu. Tout ce que je dirai, c'est qu'AntiSubjectiviste ment. Et peu importe qu'il démente, cela me sera dément : cela fera-t-il de moi un grand méchant con ? *Lol*

Et voilà, pauvre Avistodénas, pauvre Kercoz, on vous a idéologiquement asservis, et vous vous défendez comme vous pouvez :
Avistodénas a écrit:Pour le coup, Antisubjectiviste, tu as pleinement raison, c'est stupide et nous le savons tous.
Mais quoi que puisse en dire la philosophie, la sérieuse, le sexe est pathétique
La philosophie peut très bien trouver pathétique le sexe ; il l'est ; au moins grotesque ; c'est toujours-déjà une grossière erreur, mais jouissive erreur, par quoi on le pratiquera sans vergogne.
Voir aussi : Des préjugés en faveur de la profondeur, de la gravité & du petit sérieux.
Kercoz a écrit:Non, c'est culturel selon Bourdieu. Mes origines sont de "ceux d'en bas", qui à l' époque avaient encore des dents ( Un employé est un ouvrier sans les couilles) . Heureusement que tu ne lis pas trop Bourdieu, ..on a déja du mal à te lire !)
Bourdieu ( faut lire "Questions de Sociologie) Chap^" l' art de résister aux paroles" :

"""J' essaie d'expliquer l' attachement aux valeurs de virilité, de la force physique , ... qui est le fait de gens qui ne peuvent compter que sur leur force de travail éventuellement de combat... qui conditionne un ensemble d'attitudes , de conduites , de valeurs , ...façon de parler , de marcher etc ...
Je dis que l' idée de virilité est un des derniers refuges des classes dominées """
Tu remarqueras chez Proust Que l' homo qui ne "se cache pas" est un noble . qu'il "se sert" sur un ignoble, que Proust ne peut , à cette époque ne peut en faire de même et que le problème de la réalité de l' homosexualité de son chauffeur n'est même pas interrogée.
Pour la vidéo sur Coluche, par exemple, je l' ai utilisé pour l' humour sur le "nouvel (h)omo, prononcé dans les aigus . Je ne pense pas que cet humour puisse géner un homo . Par contre j' ai du faire un effort puisque le premier degré du sketch humilie, ridiculise des gens semblables à ma mère , mes tantes.
Ces arguments, l'idéologue ne veut pas les entendre : il est antiscientifique, et ne te pardonne pas l'effectivité - ne te pardonne personnellement pas l'effectivité impersonnelle !
Cf. ces articles de Peggy Sastre (clin d’œil à Ragnar II) :
* http://www.slate.fr/story/137201/feministes-transgenres-sapent-sciences
* http://www.atlantico.fr/decryptage/red-pill-documentaire-qui-fait-rager-feministes-tout-en-mettant-doigt-cles-ignoree-evolution-electorats-occidentaux-2950418.html


Dîtes non à l'horreur ! à commencer par vos propos phobies ! *Lol*
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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  AntiSubjectiviste le Mar 28 Fév 2017 - 14:22

Malcolm a écrit:Or figure-toi bien Avistodénas, que ton paragraphe est détonnant de philosophie au contraire, induisant de puissantes réflexions sur le plaisanter, sur la criminalisation du plaisanter par les temps qui courent, sur le goût, sur la nature humaine comme erronnement, etc.
Sauf que le sujet concerne l'homosexualité. Ne peux-tu pas défendre Avistodénas sur ce que ses dires impliquent à propos de l'homosexualité ? Son message ne vaudrait-il que pour ses hors-sujets ? Soyons sérieux, comme tu le disais : examinons le sujet droit dans les yeux, ne nous égarons pas. Et quand on le fait, ce n'est pas joli.

Malcolm a écrit:Mais c'est du pur et simple relativisme, et l'on se demande soudain pourquoi t'avoir attribué le statut d'Animi.
Un relativiste ne porterait pas mon pseudonyme et n'aurait pas écrit :
AntiSubjectiviste a écrit:Le droit de s'exprimer (et d'exprimer ses gênes) n'implique pas que tout le monde a raison.
Le droit de se moquer vient avec le devoir de laisser les autres se moquer, éventuellement de soi-même. Ce n'est pas du relativisme, ça s'appelle le principe de réciprocité en éthique, fondement de la notion classique de droit. Mais j'ai déjà compris que cette branche de la philo t'est manifestement étrangère.

Par ailleurs, celui qui prétend pouvoir tout dire sous couvert de l'humour est beaucoup plus proche du relativisme. En fait, je te dérange probablement parce que je ne suis pas assez relativiste et que je viens affirmer des choses avec force.

Malcolm a écrit:Tout ce que je dirai, c'est qu'AntiSubjectiviste ment.
Je serais homophobe en fait. Tu as un potentiel de comique :-) En tout cas, tu m'as l'air bien indigné, alors si l'on s'en tient aux dires de Nietzsche...


Dernière édition par AntiSubjectiviste le Mar 28 Fév 2017 - 14:27, édité 1 fois

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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Malcolm le Mar 28 Fév 2017 - 14:26

AntiSubjectiviste a écrit:

Malcolm a écrit:Or figure-toi bien Avistodénas, que ton paragraphe est détonnant de philosophie au contraire, induisant de puissantes réflexions sur le plaisanter, sur la criminalisation du plaisanter par les temps qui courent, sur le goût, sur la nature humaine comme erronnement, etc.
Sauf que le sujet concerne l'homosexualité. Ne peux-tu pas défendre Avistodénas sur ce que ses dires impliquent à propos de l'homosexualité ? Son message ne vaudrait-il que pour ses hors-sujets ? Soyons sérieux, comme tu le disais : examinons le sujet droit dans les yeux, ne nous égarons pas. Et quand on le fait, ce n'est pas joli.

Malcolm a écrit:Mais c'est du pur et simple relativisme, et l'on se demande soudain pourquoi t'avoir attribué le statut d'Animi.
Un relativiste ne porterait pas mon pseudonyme et n'aurait pas écrit :
AntiSubjectiviste a écrit:Le droit de s'exprimer (et d'exprimer ses gênes) n'implique pas que tout le monde a raison.
Le droit de se moquer vient avec le devoir de laisser les autres se moquer, éventuellement de soi-même. Ce n'est pas du relativisme, ça s'appelle le principe de réciprocité en éthique, fondement de la notion classique de droit. Mais j'ai déjà compris que cette branche de la philo t'est manifestement étrangère.

Par ailleurs, celui qui prétend pouvoir tout dire sous couvert de l'humour est beaucoup plus proche du relativisme. En fait, je te dérange probablement parce que je ne suis pas assez relativiste et que je viens affirmer des choses avec force.

Malcolm a écrit:Tout ce que je dirai, c'est qu'AntiSubjectiviste ment.
Je serais homophobe en fait. Tu as un potentiel de comique :-) En tout cas, tu m'as l'air bien indigné, alors si l'on s'en tient aux dires de Nietzsche...

La perfidie ressentimenteuse à l'état pur *Applause* 
Je ne rentrerai pas dans les détails.
Malcolm a écrit:honnêtement, c'est atroce, or nous ne réglerons là plus rien via forum, où tout sombre en verbosité rhétorique dès lors qu'on parle - comme je le disais plus haut - du corps vécu.
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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Kal' le Mar 28 Fév 2017 - 19:50

AntiSubjectiviste a écrit:
Kalos a écrit:aujourd'hui les homosexuels sont très chrétiens parce qu'ils veulent aimer sans contrainte aucune (...). C'est ainsi oublier que la contrainte est la condition vraiment nécessaire au bonheur, et en cela les homosexuels n'ont jamais été plus malheureux que depuis le jour où ils ont commencé à pouvoir espérer obtenir des droits.
Les homosexuels veulent la fin de la discrimination à leur égard. Tu serais en train de dire qu'il faut être discriminé pour pouvoir être heureux ? Tu te rends compte de la stupidité que tu avances, malgré une apparente théorisation foireuse de psychologie de comptoir ? L'époque dorée des homosexuels serait celle où ils se faisaient mettre en prison, torturer, démembrer, exécuter ou injecter des oestrogènes pour les castrer chimiquement ?

D'un coup d’œil superficiel, effectivement, on pourrait facilement penser après lecture de mon message que les homosexuels furent en réalité plus heureux sous la torture qu'aujourd'hui. Mais ce serait stupide d'avancer une telle chose, et, pour stupide que je sois, j'essaie toujours d'être au mieux subtil.
J'essayais plutôt de dire que ce qui est véritablement productif, c'est la conquête des droits, et non pas les droits eux-mêmes ni leur obtention, parce qui est juridique n'est pas réel, et que l'obtention est une espérance, et que l'espérance est toujours mensongère. L'espérance aboutit souvent à la triste constatation que l'on accorde une satisfaction beaucoup trop haute à la réalisation de nos attentes ; et que la plupart du temps elles n'en valent pas la peine.
La conquête des droits est plus productive de la sorte qu'elle détourne des espérances pour nous consacrer à la lutte, au combat, et à la préoccupation de choses qui importent. Et j'assume totalement cela, et que les homosexuels disparaîtront lorsqu'ils seront nos pareils dans les esprits et dans les lois ; car ce qui constitue le fondement de l'homosexualité c'est définitivement cette différence.
J'ai aussi la sinistre intuition de mes lectures qu'au fond, certes, l'extension contemporaine de l'appareil juridique conforte tout le monde, mais que ce n'est là que remplacer en réalité de la souffrance par de l'ennui. Peut-être est-ce en cette matière que, AntiSubjectiviste, mon propos t'a révulsé : à cette grande agitation, que tous les minoritaires, et toutes ces multitudes d'oppressés, n'auront de bénéfices.
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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Philosophos le Mar 28 Fév 2017 - 20:03

Kalos a écrit:Et j'assume totalement cela, et que les homosexuels disparaîtront lorsqu'ils seront nos pareils dans les esprits et dans les lois ; car ce qui constitue le fondement de l'homosexualité c'est définitivement cette différence.
Ce ne sera le cas que lorsqu'il y aura au moins autant d'homosexuels que d'hétérosexuels, ou dit autrement : quand les homosexuels ne seront plus une minorité. Personne n'aime être minoritaire. Mais une égalité de ce type est illusoire : il y aura toujours des minorités.

Maintenant, ne nous faisons pas plus bêtes que nous ne le sommes. Toute cette lutte pour les homosexuels (ou les femmes, les enfants, les immigrés, les animaux...) cache la plus grande prédation immobilière, la plus grande captation des richesses de l'histoire humaine par une très faible minorité de personnes, qu'on appelle les "bobos".

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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Malcolm le Mar 28 Fév 2017 - 20:09

Maintenant, ne nous faisons pas plus bêtes que nous ne le sommes. Toute cette lutte pour les homosexuels (ou les femmes, les enfants, les animaux...) cache la plus grande prédation immobilière, la plus grande captation des richesses de l'histoire humaine par une très faible minorité de personnes, qu'on appelle les bobos, et qui se cachent derrière ces luttes pour mieux piller l'humanité.
Roôoooh non, tu n'accuserais tout de même pas l'humanitaire de ... *Lol*
L'année dernière, Action contre la Faim était excédentaire de 40 millions d'euros : ils réclament toujours des dons en culpabilisant le chaland (vous savez, avec des photos aussi "franches" que sur les paquets de cigarettes, et en ajoutant encore un bloc-note, une seringue en plastique, etc. *!!!* ) et, pendant ce temps, ils se payent de nouveaux locaux à 1 million, quelque part dans Paris.
Sur le terrain, certaines situations sont toujours dramatiques évidemment, sinon ils n'auraient pas de quoi justifier "leurs Actions contre la Faim".
Ce n'est qu'un exemple.

A partir de là en effet -
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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Philosophos le Mar 28 Fév 2017 - 20:29

Guilluy (évidemment !) montre bien l'exploitation (idéologique et réelle) qui est faite de la minorité immigrée, parquée par les bobos dans les "cités", hors des murailles (de l'argent) de la métropole. La tactique est toujours la même : faire croire que la majorité, celle qu'on a reléguée hors de tout (richesse, culture, politique...), n'existe pas. Comme par hasard, les électeurs de Trump ou du Brexit ne sont ni pro mariage gay, ni pro-immigrés, etc.

Ayant compris cela, je ne défends plus ce genre de causes bidon, qui servent toujours plus ceux qui nous enfoncent (enculare).

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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Malcolm le Mar 28 Fév 2017 - 20:36

Ayant compris cela, je ne défends plus ce genre de causes bidon, qui servent toujours plus ceux qui nous enfoncent (enculare).
*Lol*

Non mais, ce ne sont là en effet que perversions.
Elles ne servent jamais que la publicité, afin de créer des "cibles" mercatiques, processus communautarisant sous le nez de l’État, si pas avec sa complicité.
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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Kal' le Mar 28 Fév 2017 - 20:40

Philo a écrit:
Kalos a écrit:Et j'assume totalement cela, et que les homosexuels disparaîtront lorsqu'ils seront nos pareils dans les esprits et dans les lois ; car ce qui constitue le fondement de l'homosexualité c'est définitivement cette différence.
Ce ne sera le cas que lorsqu'il y aura au moins autant d'homosexuels que d'hétérosexuels, ou dit autrement : quand les homosexuels ne seront plus une minorité. Personne n'aime être minoritaire. Mais une égalité de ce type est illusoire : il y aura toujours des minorités.

Maintenant, ne nous faisons pas plus bêtes que nous ne le sommes. Toute cette lutte pour les homosexuels (ou les femmes, les enfants, les immigrés, les animaux...) cache la plus grande prédation immobilière, la plus grande captation des richesses de l'histoire humaine par une très faible minorité de personnes, qu'on appelle les "bobos".

Que les homosexuels puissent devenir majoritaires dans quelques endroits, je ne peux y croire : ce serait une première, et, tu le sais, de mon point de vue l'Histoire ne fait jamais de première.
Les « bobos », c'est cette classe sociale que l'on surnomme d'une telle façon péjorative en tant qu'ils ne sont pas assez pauvres ou "moyens" pour inciter au respect dû aux débonnaires et petites gens du commun, et qu'ils ne sont pas trop riches pour inciter au respect dû aux patrons et aux autres puissants. Les « bobos » forment le juste milieu d'un juste milieu, entre les moyens et les riches ; c'est cela qui les rend terriblement méprisables aux yeux du quidam, parce qu'ils sont accessibles, nombreux et partout.
Et ce n'est pas un phénomène nouveau, loin de là, mais c'est juste qu'avant il y avait de différents et plus pénibles bouc-émissaires, et que leurs comptes ont été réglés.
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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Malcolm le Mar 28 Fév 2017 - 20:46

Hem, Kalos, quand 50% de la population vit avec moins de 1500€/personne/mois, le bobo se raréfie comme le gaz, et fait des bulles aux centre-villes ou "au vert", quand bien même imité par du monde. Notamment : c'est le grand bourgeois, nouveau riche par héritage (héritier hypermoderne) ou par start-up (bien plus rare, parvenu hypermoderne), qui impose la mode. Le style costard décontracte sans cravate chemise ouverte, c'est lui, etc. repris par le bobo commun, de même que les hipsters s'en croient, etc.
La middle class pavillonnaire elle, tremble et sue de perdre son pavillon, au milieu des suburbs françaises, soit donc tous ces villages dortoirs, etc.

Je n'ai pas eu à lire Guilluy pour le voir, mais Guilluy assoit.
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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Kal' le Mar 28 Fév 2017 - 20:59

Il y a beaucoup plus de bobos aujourd'hui qu'il y a cinquante ans, c'est certain.
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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Malcolm le Mar 28 Fév 2017 - 21:00

De 4 milliards d'Hommes sur Terre, à 7 milliards.
De 50 millions de Français, à 65 millions.
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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  AntiSubjectiviste le Mer 1 Mar 2017 - 1:16

Kalos a écrit:D'un coup d’œil superficiel, effectivement, on pourrait facilement penser après lecture de mon message que les homosexuels furent en réalité plus heureux sous la torture qu'aujourd'hui. Mais ce serait stupide d'avancer une telle chose, et, pour stupide que je sois, j'essaie toujours d'être au mieux subtil.
Évidemment qu'avancer une telle chose est stupide. Mais ton message pointait réellement dans cette direction. Tu parles d'un coup d'oeil superficiel, mais il y a deux superficialités (ou lectures partielles) possibles : lire les lignes et non ce qui est entre les lignes, et l'inverse, qui est lire seulement ce qui est entre les lignes et négliger les lignes elles-mêmes. Tu m'accuses de la première, mais je te pense auteur de la seconde. Celle-ci émane, ultimement, d'une posture anthropologique caractéristique du XXe siècle français, si j'ose dire : la discréditation de l'apparence au profit systématique d'un arrière-fond toujours inexplicite, "plus vrai" mais aussi plus pessimiste, fataliste ou désabusé. Cette posture relève de ce qu'on pourrait appeler un "psychanalytisme".

Cette posture amène à se désinvestir des luttes pour les causes nobles sur base de divers arguments ayant toujours la même allure : ce qui est positif ne l'est qu'en apparence, la réalité, bien qu'inexplicite, est constituée d'intentions douteuses, d'obstacles insurmontables, rendant tout engagement futile au final. Conséquence : dans un monde inéluctablement laid, la laideur ne se distingue même plus en tant que laideur, elle est juste normale et ne justifie pas vraiment qu'on lutte contre. La cause homosexuelle ? Futile. La liberté, l'égalité, la fraternité ? Futile. L'écologie ? Futile. La seule vie sensée est celle passée à rire de ce monde qui divertit le désabusé en faisant du surplace. Autrement dit : dans la vie, le blabla reste l'activité la moins futile, ce qui est un comble.

Cette vision, héritière d'un certain romantisme et des maîtres du soupçon, est ce qui justifie l'inaction et l'insensibilité devant des injustices.

La conquête des droits est plus productive que l'obtention des droits ? Le chemin vaut mieux que la destination, car lui au moins nous fait bouger alors que toute destination immobilise ? Pardonne-moi, mais ce n'est là que la devise populaire naïve bien connue. De bonnes choses ont été obtenues dans l'histoire, permettant la mobilisation pour d'autres causes ensuite. Il y a de réels accomplissements, malgré que les "bobos" essaient de se les approprier. Mais ils n'en seront les propriétaires que si on les laisse faire.

Ce qui révulse mon sens moral alors que je suis fondamentalement un anti-moraliste (les plus anciens connaissent mon anti-kantisme acharné), c'est que les pessimistes désabusés croient diagnostiquer un monde que leur existence et leur inaction, en fait, crée. Et entre-temps, des gens en souffrent concrètement.

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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Philosophos le Mer 1 Mar 2017 - 9:39

Malcolm a écrit:Notamment : c'est le grand bourgeois, nouveau riche par héritage (héritier hypermoderne) ou par start-up (bien plus rare, parvenu hypermoderne), qui impose la mode.
C'est lui qui défend l'homosexuel (cf. aussi E. Todd), pas le péquenaud. Il impose ses représentations à l'ensemble de la société, ce qui semble ne plus convenir à la moitié de celle-ci (les 50% d'Américains qui ont voté Trump, les Anglais des campagnes et de la côte, le vote FN en France qui s'étend). Non qu'elle soit homophobe ou raciste, mais elle voit bien que la classe politique ne s'occupe plus que des minorités, faisant mine de croire qu'il y a encore une classe moyenne en Europe ou aux USA (inégalités réglées donc, tout le monde ou presque serait heureux). La classe politique, elle, ne voit pas que ça commence à craquer de toutes parts...

On a ainsi vu cette chose surréaliste au lendemain de l'élection de 2012 : une population bourgeoise de centre-ville qui s'écharpe sur le mariage gay en pleine crise économique, et un président qui en fait son combat essentiel, n'ayant aucune préoccupation pour l'économie et attendant juste que la croissance revienne, laissant le pays à l'abandon pendant 5 années une fois les bobos comblés.

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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Malcolm le Mer 1 Mar 2017 - 10:18

OK Philo.

AntiSubjectiviste a écrit:

Kalos a écrit:D'un coup d’œil superficiel, effectivement, on pourrait facilement penser après lecture de mon message que les homosexuels furent en réalité plus heureux sous la torture qu'aujourd'hui. Mais ce serait stupide d'avancer une telle chose, et, pour stupide que je sois, j'essaie toujours d'être au mieux subtil.
Évidemment qu'avancer une telle chose est stupide. Mais ton message pointait réellement dans cette direction. Tu parles d'un coup d'oeil superficiel, mais il y a deux superficialités (ou lectures partielles) possibles : lire les lignes et non ce qui est entre les lignes, et l'inverse, qui est lire seulement ce qui est entre les lignes et négliger les lignes elles-mêmes. Tu m'accuses de la première, mais je te pense auteur de la seconde. Celle-ci émane, ultimement, d'une posture anthropologique caractéristique du XXe siècle français, si j'ose dire : la discréditation de l'apparence au profit systématique d'un arrière-fond toujours inexplicite, "plus vrai" mais aussi plus pessimiste, fataliste ou désabusé. Cette posture relève de ce qu'on pourrait appeler un "psychanalytisme".

Cette posture amène à se désinvestir des luttes pour les causes nobles sur base de divers arguments ayant toujours la même allure : ce qui est positif ne l'est qu'en apparence, la réalité, bien qu'inexplicite, est constituée d'intentions douteuses, d'obstacles insurmontables, rendant tout engagement futile au final. Conséquence : dans un monde inéluctablement laid, la laideur ne se distingue même plus en tant que laideur, elle est juste normale et ne justifie pas vraiment qu'on lutte contre. La cause homosexuelle ? Futile. La liberté, l'égalité, la fraternité ? Futile. L'écologie ? Futile. La seule vie sensée est celle passée à rire de ce monde qui divertit le désabusé en faisant du surplace. Autrement dit : dans la vie, le blabla reste l'activité la moins futile, ce qui est un comble.

Cette vision, héritière d'un certain romantisme et des maîtres du soupçon, est ce qui justifie l'inaction et l'insensibilité devant des injustices.

La conquête des droits est plus productive que l'obtention des droits ? Le chemin vaut mieux que la destination, car lui au moins nous fait bouger alors que toute destination immobilise ? Pardonne-moi, mais ce n'est là que la devise populaire naïve bien connue. De bonnes choses ont été obtenues dans l'histoire, permettant la mobilisation pour d'autres causes ensuite. Il y a de réels accomplissements, malgré que les "bobos" essaient de se les approprier. Mais ils n'en seront les propriétaires que si on les laisse faire.

Ce qui révulse mon sens moral alors que je suis fondamentalement un anti-moraliste (les plus anciens connaissent mon anti-kantisme acharné), c'est que les pessimistes désabusés croient diagnostiquer un monde que leur existence et leur inaction, en fait, crée. Et entre-temps, des gens en souffrent concrètement.

Ce propos me fait positivement songer à Vincent Cespedes, Mai 68, la philosophie est dans la rue, sans parler évidemment de Gilles Deleuze. Néanmoins, il est évident que la dérive dépeinte n'est qu'un effet de secondarité, corrélatif mais pas causal, du "psychanalytisme" dit (la façon dont les mondes se sont saisis de l'objet initial, sociologiquement, comme il y a d'autres dégradations, telles que "la 4ème dimension" suite à la théorie de la relativité d'Einstein, etc. ! *Lol* ). Il faut voir Wilhelm Reich pour vite s'en rendre compte (psychanalyste militant de la libération sexuelle, pour la démocratie des travailleurs, premier à proposer des sortes de plannings familiaux gratuits aux prolos, antifa, etc.).

Donc bon.

Pour le freudisme onfrayien (et même deleuzien) on repassera : ces gens opposés-là (toi compris) se complètent, et la voie à trouver est médiane, ou plutôt dans une posture métacritique.
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Re: Digression sur l'homosexualité

Message  Kal' le Mer 1 Mar 2017 - 19:34

AntiSubjectiviste a écrit:Évidemment qu'avancer une telle chose est stupide. Mais ton message pointait réellement dans cette direction. Tu parles d'un coup d'oeil superficiel, mais il y a deux superficialités (ou lectures partielles) possibles : lire les lignes et non ce qui est entre les lignes, et l'inverse, qui est lire seulement ce qui est entre les lignes et négliger les lignes elles-mêmes. Tu m'accuses de la première, mais je te pense auteur de la seconde. Celle-ci émane, ultimement, d'une posture anthropologique caractéristique du XXe siècle français, si j'ose dire : la discréditation de l'apparence au profit systématique d'un arrière-fond toujours inexplicite, "plus vrai" mais aussi plus pessimiste, fataliste ou désabusé. Cette posture relève de ce qu'on pourrait appeler un "psychanalytisme".

Cette posture amène à se désinvestir des luttes pour les causes nobles sur base de divers arguments ayant toujours la même allure : ce qui est positif ne l'est qu'en apparence, la réalité, bien qu'inexplicite, est constituée d'intentions douteuses, d'obstacles insurmontables, rendant tout engagement futile au final. Conséquence : dans un monde inéluctablement laid, la laideur ne se distingue même plus en tant que laideur, elle est juste normale et ne justifie pas vraiment qu'on lutte contre. La cause homosexuelle ? Futile. La liberté, l'égalité, la fraternité ? Futile. L'écologie ? Futile. La seule vie sensée est celle passée à rire de ce monde qui divertit le désabusé en faisant du surplace. Autrement dit : dans la vie, le blabla reste l'activité la moins futile, ce qui est un comble.

Parce qu'il est bien entendu très vrai que depuis Michel Houellebecq, neuf dixième de la population est gangrenée par un immobilisme nihiliste. – Non, il n'en est absolument rien. Pessimisme, certes, mais désabusé, non, parce, en réalité, qu'ai-je dit ? Nullement qu'il faut dépêcher les gens à l'inaction, car cela serait le comble de ma part de pratiquer une forme de militantisme que j'ai honnêtement récusé ; sachant que je ne fais que constater la présence de dynamiques qui forment un ensemble de processus éthologiques inconscients, et qui consistent simplement dans l'amélioration générale des conditions de vie de l'espèce humaine ; et j'y participe involontairement autant que toi et les autres. Ces mouvements sont tels qu'ils sont en tant qu'empiriquement observables, et il ne me viendrait vraiment pas à l'esprit de vouloir les contredire. Et que mon existence puisse entretenir un quelconque mal sur cette Terre, je n'y peux rien de plus que l'ensemble des multitudes ; parce que je suis déterminé par des causes et surdéterminé par le principe qui les sous-tend. Ainsi, je fais bien partie de ceux qui ne participent pas aux grandes partisaneries, et que cette inaction fait partie du tout du monde est indubitable : je participe donc à ne pas participer, et c'est franchement pour le mieux, tout comme les sinistres diables qui, on le pense, ont fait plus de mal que de bien ; mais en faisant plus de mal que de bien, on fait plus de bien que de mal : parce qu'il faut toujours être l'objet d'une souffrance pour s'en prémunir, non ?
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