Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

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Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Avis' le Mer 1 Mar 2017 - 12:08

Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité?

J'ouvre ce fil car je me liquéfie de trouille chaque fois que je voudrais intervenir à l'idée de commettre un hors sujet. Seuls, des philosophes confirmés sont capables d'alimenter un fil et de le commenter des plombes durant en insistant sur la moindre esperluette suspecte et tout çà sans dévier d'un poil. Quoi, c'est pas vrai ? En plus, c'est leur boulot. (Que l'on ne prenne pas cela pour une critique ou une moquerie, c'est sincère, surtout vu de l'extérieur profane, que c'en est même comique, que le savoir me pardonne).
L'intitulé en est volontairement vague pour permettre à chacun de s'exprimer à l'éventail.
Ainsi, avant d'aller un peu dans le détail, je décrète que notre époque est criminalisante et criminalisatrice en ce qu'elle produit elle-même, et de façon parfaitement préméditée, les criminels qu'elle se plaît à dénoncer. On verra pourquoi.
Lorsque l'Amérique fut colonisée, les populations locales se trouvèrent en infériorité technologique telle qu'elles furent décimées en peu de temps. Même les maladies occidentales furent pour elles des armes létales. Qui, aujourd'hui, prétend que la colonisation américaine fut un crime contre l'humanité ? Quelques-uns j'en suis sûr. Et je ne suis pas loin de partager leur avis mais qu'y faire ?
Lors de la colonisation française en Algérie (je vais donner du taf à Princeps), les technologies du maghreb consistaient surtout en une flotte barbaresque qui tirait l'essentiel des ressources du pays du piratage et de la revente d'otages. La colonisation fit faire un bond technologique de mille ans à cette région du monde. On notera qu'aujourd'hui, les arabes sont les colonisateurs d'un monde berbère. Mais seule la colonisation européenne fut criminelle. Et la décolonisation aussi.
Que l'on débatte de l'homosexualité, et aussitôt deux camps criminalistes s'affrontent. Crime contre l'homosexualité versus crime contre l'indifférence à l'homosexualité (taxée d'homophobie ben voyons).
On rappelle à chaque minute de chaque jour que le monde entier est un crime permanent contre le droit des femmes, contre l'égalité liberté fraternité, contre la justice, contre l'équité, contre la démocratie, j'arrête ici car ma pauvre cervelle est incapable de tout mémoriser. Et qui plus est, si l'envie me prenait d'obtempérer aux injonctions innombrables qui me sont faites, je devrais m'engager à défendre chacune de ces causes tout au long des 24 heures que compte ma journée. ET JE CHIE QUAND, ALORS.....?
Il faut criminaliser à tout prix, c'est ma nouvelle vérité.
Mais dites-moi, pourquoi cette soudaine poussée de fièvre criminalistique...? Voici ma version : jusqu'ici, on apprenait dès l'enfance à supporter une certaine dose de frustration (et ce n'était pas un crime, c'était juste apprendre à vivre). Aujourd'hui, non seulement on n'apprend plus grand chose aux enfants mais les adultes eux-même n'ont rien appris de cela et libèrent à doses massives leurs frustrations. Et comment mieux les libérer qu'en criminalisant tout autrui !
On veut même m'inculquer aujourd'hui le "vivre ensemble". Tandis que l'individu doit primer sur le collectif (sinon il est criminel) le collectif tend à asservir l'individu (ce qui est criminel). Vivre ensemble...? Mais c'est une plaisanterie ! Comment vivrais-je ensemble avec mon con de voisin qui ne cesse de "me casser la coquille" ?
Vous savez quoi ? Afin d'éviter, autant que possible, de devenir un dangereux criminel, je me replie sur mon jardin. Et encore, je me planque pour étaler quelques grains de tue-limace autour de mes salades si je veux en manger une ou deux.
Autre piste de réflexion, mais qui va se ramener sans coup férir à une histoire de frustration : Les bobos (en tête du processus criminalisateur), sont tellement heureux dans leur vie qu'ils ne se supportent plus. Aussi doivent-ils se rendre solidaires de tout le malheur du monde. Forcément, çà fait du bien. Tiens j'oubliais le racisme, cet alibi en or massif pour se faire soi-même raciste, répondant à un racisme par un autre.
Vous voyez les gars, je puis même me permettre de faire du hors sujet tout en restant dans le sujet...

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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Malcolm le Mer 1 Mar 2017 - 12:16

Eh bien Avis', comme disait Pascal, la vraie philosophie se moque de la philosophie, donc tu philosophes :)
Je reviendrai commenter plus précisément.
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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Avis' le Mer 1 Mar 2017 - 13:32

Ah mais j'y compte bien car je sais qu'avec toi, aucune stupidité ne passera, ce qui contribuera à mon édification. *Héhéhey*

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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Kercoz le Mer 1 Mar 2017 - 14:26

Avistodénas a écrit:.
Ainsi, avant d'aller un peu dans le détail, je décrète que notre époque est criminalisante et criminalisatrice en ce qu'elle produit elle-même, et de façon parfaitement préméditée, les criminels qu'elle se plaît à dénoncer. On verra pourquoi.
.
Le constat que tu fais montre un transfert de modèle sociétal. C'est un problème structurel.
Ecrire sur le sol à 1,50m d' un guichet "Limite de courtoisie" , c'est enlever à l' individu la gestion de son éthique en manière de courtoisie.
Les règles, les lois, progressivement les fonctions "régaliennes" de l' individu pour les sous traiter par des règles écrites.
Qd je cite ( trop souvent ) cet exemple de la ministre restant ministre malgré 2 frères en taule, je suis surpris de l' étonnement de mes interlocuteur qui trouve cet état de fait "normal" ......... Alors que 20 ans plus tôt la quasi totalité de la population ne l' aurais pas accepté.
Nous passons d' une auto-régulation des comportements de l' individu fortement contraints par des codes moraux à une individuation "décomplexée" . On remplace le "flic dans la tête " par un car de CRS en bas de l' immeuble.
Pour moi ce n'est pas un problème idéologique, politique etc ...c'est uniquement structurel : la taille du groupe est originellement liée à nos capacités d'interactions qui, elles mêmes sont gérées par des affects. Cette hypertrophie des groupes , nécessitée par la recherche d' hyperprofits ( ça fait un moment que j' hésite à la caser !) est la seule cause de ces perversions comportementales.

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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Avis' le Mer 1 Mar 2017 - 16:39

Tu penses que seule la recherche de profits (ou hyperprofits) tend à criminaliser les opinions ? Car la criminalisation dont je parle vise bien les opinions, les esprits, les morales et non les produits de l'économie ou tout ce qui concerne le code civil ou pénal. Du fait de ces derniers, le crime est cerné, on a le droit ou pas. La chose dont je parle consiste en ce que chacun s'érige en procureur, avocat, policier de la pensée. C'est cette police de la pensée qui est insupportable car elle est exercée par des incompétents notoires et comme les incompétents notoires font légions, comment ne pas se replier devant le nombre...! Essaie seulement de donner ton avis divergent devant vingt abrutis moralisés à mort, tu vas  apprendre à déguster je te le dis. Si vingt personnes se réunissent pour affirmer que la colonisation fut un crime, inutile de tenter de relativiser en évoquant les progrès et réalisations de cette dernière, tu es mort.
C'est ainsi que la stupidité étend son règne, gagnant toutes les couches de la société, les hautes sphères de la pensée politique (s'il existe encore une pensée politique qui ne se voue à la seule collecte de voix), et tout le monde il est content parce qu'il peut déverser à même le trottoir les sanies et infestations de ses frustrations tout en appelant du doux nom de "progrès" ou de "citoyenneté" ce genre de vilenie.
Et ne crois pas que je m'énerve, j'ai suffisamment de distance pour tenir en respect cette "pensée correcte" de mes C.......s dont sa P........ de mère a accouché!
Je rigoooole. Tiens je peux même me taper un magnifique hors sujet : TRUMP !
Voici un type qui ne me revient pas. Ni sa tronche, ni son discours, ni sans doute ses projets.... Mais enfin, qui l'a élu ? Le peuple américain, pas le peuple français que je sache (et qui aurait bien voulu voter à la place des américains). Pourquoi ne pas le laisser faire puisque de toute façon il le fera autant qu'il en aura la possibilité et qui sait... il peut nous surprendre, nous qui savons tout mieux que tout le monde. Eh bien tu trouveras toujours des bandes déchaînées d'abrutis pour encombrer la circulation et faire voir à tout le monde combien ils sont républicains et démocrates et humanistes et tout et tout, sans même parler des média qui embouchent le même clairon sans le moindre recul (pas le recul du clairon, celui des média). Ce qui changera quoi ? Que dalle, sauf d'avoir encore une fois déversé des tombereaux de frustration comme d'autres déversent les tombereaux de fumier.
Qui en veut d'autres ? D'exemples typiques de la stupidité de notre temps. (On parlera plus tard de son intelligence).

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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Kercoz le Mer 1 Mar 2017 - 17:42

Avistodénas a écrit:Tu penses que seule la recherche de profits (ou hyperprofits) tend à criminaliser les opinions ? Car la criminalisation dont je parle vise bien les opinions, les esprits, les morales et non les produits de l'économie ou tout ce qui concerne le code civil ou pénal.

Non. Il n' y a pas de recherche délibérée de déréguler les opinions ou de déliter la morale. C'est un "Dégât juste collatéral". Ca ne les concerne pas.
Tu déstructure les groupes et isoles les individus simplement parce que ça arrange ton business : ( 1000 vaches et "mobilité" du blaireau). Les dégâts ce n' est pas leur problème. Même si ça rapporte aussi ( médicaments, et 3 millions de blaireaux qui vont faire la transumance familliale 2 fois l' an sur 1500 km ...)C'est en cherchant a optimiser l' éconoimie qu' on rend la société et les gens malades et plus cons. Comme c'est en cultivant les poireaux par hectares qu' on est obligé de sulfater des saloperies.
C'est la destructuration du modèle pour lequel on est fait qui est à l' origine de nos maux. DE plus , ce système à une vision de prévisibilité qui ne dépasse pas 3 ou 5 ans, c'est à dire l' espérance de vie d' un dirigeant quel qu' il soit ( pays, entreprise, recherche ...)
Un tel système n' AUCUNE RAISON d'envisager le long ni même le moyen terme.

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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Avis' le Mer 1 Mar 2017 - 17:48

Vu comme çà, t'as raison ! Un moyen de plus de crétinisation des masses. Mais là, on est dans le réflexe conditionné. C'est beaucoup plus insidieux. *Héhéhey*
Je sens que le Malcolm va nous fulminer des citations et analyses qu'on n'aura pas vues venir ! *Héhéhey* Sérieux, çà ferait nettement plus philosophique que nos joutes de bistrot.

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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Malcolm le Mer 1 Mar 2017 - 18:06

Sérieux, çà ferait nettement plus philosophique que nos joutes de bistrot.
*Lol* ... Disons qu'on connaît notre Kercoz national, et qu'on n'est pas malheureux de ce que t'avances Avis'.
Cela dit si tu m'en payes une au comptoir, c'est un plus *Tchin*
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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Avis' le Mer 1 Mar 2017 - 18:13

J'aurais bien une absinthe qui pourrait te plaire... *Héhéhey*  En souvenir des grands anciens....

Bien.... Avant que le fil ne se ferme, faute de gladiateurs, j'aimerais parler un peu de l'intelligence contemporaine.
Elle me paraît relever du collectif. Notre époque est tout de même stupéfiante de progrès technologiques; Inutile de les énumérer, chacun les connaît aussi bien que moi si ce n'est mieux, Bien mieux. Mais ce qui me frappe, à tort peut être, est que l'époque des grands philosophes défricheurs de continents me paraît révolue. Chaque philosophe de renom aujourd'hui tente de se tailler une (petite) part de lion dans la recherche de pointe. Je me trompe sûrement, comme se tromperait quiconque voudrait prédire l'avenir, et je serais curieux de savoir lequel d'entre eux l'avenir couronnera de ses lauriers.
L'avenir ? Aussi bien dans l'intelligence que dans la stupidité, l'avenir aura son mot à dire sur notre temps. Et alors, malheur aux stupides! A moins qu'une stupidité plus grande encore n'ait tout emporté. ! Mais l'avenir, du (grand) train que nous allons, verra-t-il encore la présence de cette espèce humaine qui colonisa la terre ? Restera-t-il encore trace d'un philosophe, et d'un lecteur pour le lire ?
La criminalisation dont on parlait plus haut s'étendra-t-elle à tout le genre humain? Ah je suis plein de questions ! Car ce futur existera aussi sûrement qu'existe notre temps. Existera-t-il encore un comique troupier pour se rire de (presque) tout comme il existe des philosophes pour penser presque tout ?
Allez les garçons, profitez-en, vous avez un fil rien que pour vous taper des hors sujets !

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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Prince' le Jeu 2 Mar 2017 - 9:41

Une nouvelle fois, personne en ce lieu ne se réclame de la dignité de philosophe. Il n’y a aucun complexe à faire quant à ta participation Avis’. Nous avons tous nos sujets, nos thèmes de prédilections, et c’est bien la rencontre de ces différences qui est intéressante. Une remarque de béotien peut avoir la fraicheur et la pertinence de la nouveauté ; pourquoi crois-tu que le moindre séminaire scientifique encourage les étudiants à intervenir ?
Il suffit de voir comment est composée l’équipe pour comprendre ce qui constitue la substantifique moelle du forum.

Ta thèse est résumée ici :
Avis' a écrit:La chose dont je parle consiste en ce que chacun s'érige en procureur, avocat, policier de la pensée.
On appelle ça le relativisme. L’avis de chacun vaut celui du spécialiste. La colonisation est symptomatique de cela ; se sont les politiques qui parlent d’Histoire, avec des visées électoralistes. Il faut se souvenir que la définition juridique du crime contre l’humanité a été rédigé (donc pensé) pour exclure la colonisation.
Pour faire un rapide détours sur cette question, il faut se souvenir (encore une fois) que l’autonomie est un concept étranger de la quasi totalité des zones conquises. L’Algérie n’existe pas, il n’y a qu’un protectorat ottoman et le désert (avec une rivalité entre sédentaire et nomades, ce qui se retrouve ailleurs). Donc, il n’y a pas de traumatisme, la seule différence, c’est qui perçoit l’impôt. Impôt qui, sur l’ensemble de la colonisation française, rapportait moins que les bénéfices des Galerie Lafayette Paris. Idem sur les ressources naturelles, découvertes et exploitées après la décolonisation – l’Afrique n’a jamais été aussi pillée qu’une fois autonome, oui. Il suffit de se pencher sur la chronologie, c’est limpide. Il faut relire la thèse de J. Marseille (le titre m’échappe).
Au-delà du fait que je pourrais dormir avec la conscience tranquille, l’exemple est saisissant. Nous avons une réalité historique connue et étudiée sans complaisance – les tortures français etc. sont étudiées en long en large et en travers – littéralement méconnue. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas bienpensant de ne pas se flageller quotidiennement *Lol*.
Plus sérieusement, il faut admettre que les professeurs sont en majorité des rebus de l’Université – des gens sans méthodes ni connaissances qui passent le Capes, pour être clair -, que les programmes sont orientés politiquement (en philo’), pensé pour satisfaire les minorités voire la population (dans la mesure où elle ne sait rien, c’est assez curieux). Et, pour finir le tableau, que la licence ne sert qu’à écrémer.
En dehors du sens pratique, il faut reconnaître la victoire de l’esprit capitaliste (aussi dévoyé que peut l’être le libéralisme) : tout est question de rentabilité, et depuis peu de profit (on passe d’une logique à moyen-long terme, à du très court terme). Comme le dit l’un des participants au banquet de Trimalcion, il faut une science qui nourrit son homme.

Le relativisme n’a de sens que dans l’individualisme-panurgique de l’époque. Eh oui, nous sommes en pleine contradiction. Il n’y a en réalité rien d’innovant ; comme l’hoplite grec, nous avons le devoir de maintenir la phalange, mais nous devons nous démarquer par notre valeur. Il faut donc être plus humaniste, plus démocrate (etc.), que le voisin. C’est ce qui autorise chacun à se faire juge en toutes choses. Le relativisme mérite un vrai-sujet… je sais, je sais, c’est ajouté Malcolm (saleté je te vois venir de loin).
Sur la criminalisation, elle est morale justement ! Le contrôle social n’a jamais été aussi fort qu’aujourd’hui, parce qu’il n’a probablement jamais été aussi rigide.


Kercoz a écrit:la taille du groupe est originellement liée à nos capacités d'interactions qui, elles mêmes sont gérées par des affects. Cette hypertrophie des groupes , nécessitée par la recherche d' hyperprofits ( ça fait un moment que j' hésite à la caser !) est la seule cause de ces perversions comportementales.
Ca a été un vrai échange avec Ragnar : [url=http://www.liberte-philosophie-forum.com/t430-la-horde?highlight=la+horde ]http://www.liberte-philosophie-forum.com/t430-la-horde?highlight=la+horde [/url]

Pour faire bref, et briser les rêves d’Avis’ : nous ne sommes pas sortis du cadre immuable d’un groupe de 100-150 personnes, la proximité physique a été remplacé par la technique. Ce qui change, c’est la mondialisation est l’uniformisation massive, intensive (cf.individualisme-panurgique) au point de pouvoir parler d’émotion mondiale. Tout cela a déjà été dit, en de nombreux points.

Sur le relativisme :
http://www.liberte-philosophie-forum.com/t333-nietzsche-don-quichotte-et-le-relativisme?highlight=relativisme
[url=http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1740-etienne-klein-contre-le-relativisme-epistemologie-du-connaitre-scientifique?highlight=relativisme ]http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1740-etienne-klein-contre-le-relativisme-epistemologie-du-connaitre-scientifique?highlight=relativisme [/url]
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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Avis' le Jeu 2 Mar 2017 - 11:36

Princeps a écrit:Une nouvelle fois, personne en ce lieu ne se réclame de la dignité de philosophe. Il n’y a aucun complexe à faire quant à ta participation Avis’

ne se réclame, ne se réclame, sans doute, mais c'est la citation, déjà, et la connaissance de la citation, qui assoit le raisonnement. Je "philosophe" à coups de hache, sur la seule connaissance que j'ai de moi-même. Ce n'est pas le même niveau quand même, moi je suis jardinier. Et tant pis, c'est ainsi, je ne puis me payer le luxe, vu mon âge, de six ou sept ans d'études de philo qui ne me serviraient plus à rien. Sauf à ce que je fais ici, le plaisir de lire et m'informer sur que que peut penser autrui et de temps en temps envoyer ma boulette. C'est gentil à toi de ne pas me décourager, c'est tout ce dont j'ai besoin. En revanche, je demande à être repris (si on en a le temps). Surtout, ne pas me rater, je ne suis pas le moins du monde vindicatif.

On appelle ça le relativisme. L’avis de chacun vaut celui du spécialiste.
C'est bien ce que je trouve insupportable, lorsque tout vaut tout donc ne vaut rien. Il existe un tango argentin datant des années 1930 qui dit déjà (en traduction libre) : "époque d'enc..... où les ânes se prennent pour de grands professeurs". Musique magnifique.

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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Prince' le Jeu 2 Mar 2017 - 14:07

je ne puis me payer le luxe, vu mon âge, de six ou sept ans d'études de philo qui ne me serviraient plus à rien.
Je l'ai déjà dis ici, il n'y a qu'une infime minorité de membres qui a bénéficié de cours de philosophie à l'Université - et je n'en suis pas. L'autodidactie a des vertus insoupçonnées, et des limites. Du reste, ne te méprends pas ; je ne te fais pas grief de ta méconnaissance, mais je ne t'encourage aucunement à te satisfaire de picorer, je t'encourage à suer sang et eau pour assouvir ta soif de connaissance.
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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Avis' le Jeu 2 Mar 2017 - 14:28

Bref, mon lot sera donc de suer sang et eau, au jardin, puis à la philo. Bien compris.

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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Kal' le Jeu 2 Mar 2017 - 15:58

Avistodénas a écrit:Et tant pis, c'est ainsi, je ne puis me payer le luxe, vu mon âge, de six ou sept ans d'études de philo qui ne me serviraient plus à rien.

Quand bien même tu aurais mon âge, six ou sept ans de philosophie ne te serviraient guère plus. Précisément parce que la philosophie ne sert à rien, elle n'est pas immédiatement utile, et il ne faut vraiment rien espérer en retirer ; et elle ne rend ni plus sage ni plus prudent, tout comme elle ne triomphe d'aucuns des maux du présent (M. 22 des Maximes de La Rochefoucauld). La philosophie, dans le meilleur des cas, dépassionne et nous détache de nos convictions. Tu as certainement raison quant au fait que la philosophie est un luxe, car c'est bien le cas, et tous les luxes sont inutiles car superflus. En dernier lieu, je pourrais dire que ce qui nous fait aimer la philosophie, c'est bien le goût de la philosophie - qui, lui, est inné.
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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Avis' le Jeu 2 Mar 2017 - 16:59

*Héhéhey* C'est tout à fait ainsi que je l'entendais. Seul le goût importe et c'est ainsi que les choses se font sans effort, finalement ...

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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Malcolm le Dim 5 Mar 2017 - 14:00

Avistodénas a écrit:
Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité?

J'ouvre ce fil car je me liquéfie de trouille chaque fois que je voudrais intervenir à l'idée de commettre un hors sujet. Seuls, des philosophes confirmés sont capables d'alimenter un fil et de le commenter des plombes durant en insistant sur la moindre esperluette suspecte et tout çà sans dévier d'un poil. Quoi, c'est pas vrai ? En plus, c'est leur boulot. (Que l'on ne prenne pas cela pour une critique ou une moquerie, c'est sincère, surtout vu de l'extérieur profane, que c'en est même comique, que le savoir me pardonne).
L'intitulé en est volontairement vague pour permettre à chacun de s'exprimer à l'éventail.
Ainsi, avant d'aller un peu dans le détail, je décrète que notre époque est criminalisante et criminalisatrice en ce qu'elle produit elle-même, et de façon parfaitement préméditée, les criminels qu'elle se plaît à dénoncer. On verra pourquoi.
Lorsque l'Amérique fut colonisée, les populations locales se trouvèrent en infériorité technologique telle qu'elles furent décimées en peu de temps. Même les maladies occidentales furent pour elles des armes létales. Qui, aujourd'hui, prétend que la colonisation américaine fut un crime contre l'humanité ? Quelques-uns j'en suis sûr. Et je ne suis pas loin de partager leur avis mais qu'y faire ?
Lors de la colonisation française en Algérie (je vais donner du taf à Princeps), les technologies du maghreb consistaient surtout en une flotte barbaresque qui tirait l'essentiel des ressources du pays du piratage et de la revente d'otages. La colonisation fit faire un bond technologique de mille ans à cette région du monde. On notera qu'aujourd'hui, les arabes sont les colonisateurs d'un monde berbère. Mais seule la colonisation européenne fut criminelle. Et la décolonisation aussi.
Que l'on débatte de l'homosexualité, et aussitôt deux camps criminalistes s'affrontent. Crime contre l'homosexualité versus crime contre l'indifférence à l'homosexualité (taxée d'homophobie ben voyons).
On rappelle à chaque minute de chaque jour que le monde entier est un crime permanent contre le droit des femmes, contre l'égalité liberté fraternité, contre la justice, contre l'équité, contre la démocratie, j'arrête ici car ma pauvre cervelle est incapable de tout mémoriser. Et qui plus est, si l'envie me prenait d'obtempérer aux injonctions innombrables qui me sont faites, je devrais m'engager à défendre chacune de ces causes tout au long des 24 heures que compte ma journée. ET JE CHIE QUAND, ALORS.....?
Il faut criminaliser à tout prix, c'est ma nouvelle vérité.
Mais dites-moi, pourquoi cette soudaine poussée de fièvre criminalistique...? Voici ma version : jusqu'ici, on apprenait dès l'enfance à supporter une certaine dose de frustration (et ce n'était pas un crime, c'était juste apprendre à vivre). Aujourd'hui, non seulement on n'apprend plus grand chose aux enfants mais les adultes eux-même n'ont rien appris de cela et libèrent à doses massives leurs frustrations. Et comment mieux les libérer qu'en criminalisant tout autrui !
On veut même m'inculquer aujourd'hui le "vivre ensemble". Tandis que l'individu doit primer sur le collectif (sinon il est criminel) le collectif tend à asservir l'individu (ce qui est criminel). Vivre ensemble...? Mais c'est une plaisanterie ! Comment vivrais-je ensemble avec mon con de voisin qui ne cesse de "me casser la coquille" ?
Vous savez quoi ? Afin d'éviter, autant que possible, de devenir un dangereux criminel, je me replie sur mon jardin. Et encore, je me planque pour étaler quelques grains de tue-limace autour de mes salades si je veux en manger une ou deux.
Autre piste de réflexion, mais qui va se ramener sans coup férir à une histoire de frustration : Les bobos (en tête du processus criminalisateur), sont tellement heureux dans leur vie qu'ils ne se supportent plus. Aussi doivent-ils se rendre solidaires de tout le malheur du monde. Forcément, çà fait du bien. Tiens j'oubliais le racisme, cet alibi en or massif pour se faire soi-même raciste, répondant à un racisme par un autre.
Vous voyez les gars, je puis même me permettre de faire du hors sujet tout en restant dans le sujet...

Pas mieux. Bienvenue sur LibertéPhilo *Tchin*
Ceci étant, tu témoignes quitter un peu ton jardin, pour pamphletter "comme il faut" là.
Félicitations.
RAS.
Lis et relis mes exposés et autres prises de position çà et là sur le forum, présentes et passées : nous nous accorderons sans peine.

La vraie question, la voici : quand le monde est aussi joyeusement malin & malignement joyeux de sa guedinerie - car l'apocalypse a déjà eu lieu, et personne n'a réalisé que nous vivons dans un monde effectivement post-apo, - comment ne pas être repoussé dans les limbes de son jardin ?

De fait, la Terre est peuplée de bien-trop-nombreux à guediner. Seulement, ça n'est pas très seyant de proposer leur abattage, non ? *Lol*
A partir de quoi, il faut pourtant réaliser que la montée brutale de la démographie sur 2 siècles (exponentielle : on est plus de vivants sur Terre aujourd'hui que toutes les générations cumulées sur des milliers d'années) a comme étriqué la vie intellectuelle - et de prétendre que la "réalité virtuelle" l'ouvre ! *Lol*
*Guedin*
Quand tu te réfugies dans ton jardin, c'est évidemment pour que ta vie intellectuelle puisse s'épanouir, car elle a besoin de calme et de temps long - aucune vie intellectuelle n'est possible sans cela.
Or, quand "le monde" te sollicite en permanence, autant dire que c'est l'état de mort intellectuelle, de zombification, qui règne, aboutissant à ceci "dans le meilleur des cas !"
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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Kal' le Dim 5 Mar 2017 - 15:23

Malcolm a écrit:(exponentielle : on est plus de vivants sur Terre aujourd'hui que toutes les générations cumulées sur des milliers d'années)

Pas si l'on compte la mortinatalité et la mortalité néonatale. Ainsi, entre 1200 et 1650, il est estimé que 12 782 002 453 personnes* ont vécu, brièvement ou non, sur Terre, soit bien plus que de vivants entre 1900 et 2011.  

(* http://www.gurumed.org/2012/02/08/les-morts-sont-ils-plus-nombreux-que-les-vivants/ )
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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Malcolm le Dim 5 Mar 2017 - 16:07

C'était tellement nécessaire, tellement significatif.
Finalement, on se demandera un autre jour ce que c'est que d'avoir vécu et de vivre.
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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Kercoz le Dim 5 Mar 2017 - 16:22

C'est en celà que le religieux se trompe de question : Y' a t il une vie avant la mort ?

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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

Message  Kal' le Dim 5 Mar 2017 - 16:43

Oui, Kercoz, mais en tant que la question Y a-t-il une vie avant la mort ? n'est pas si authentique, du moins pour moi, que l'inverse ; en cela que la vie est toujours trop courte, à tous les points de vue, et que la peur de la mort est bien davantage prépondérante.

Malcolm a écrit:C'était tellement nécessaire, tellement significatif.
Finalement, on se demandera un autre jour ce que c'est que d'avoir vécu et de vivre.

Parfaitement, et c'est lorsque l'on considère avec sincérité le chiffre étourdissant de douze milliards d'êtres humains l'on prend pleinement conscience qu'une vie prise en elle-même, c'est-à-dire le vécu d'un individu, ne veut rien dire, et que cette considération est très réductrice.


Dernière édition par Kalos le Sam 25 Mar 2017 - 22:23, édité 1 fois
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Re: Epopée contemporaine : intelligence ou stupidité

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