Se faire au mourir sans théologie

Page 2 sur 3 Précédent  1, 2, 3  Suivant

Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Rêveur le Mar 21 Mar 2017 - 21:20

levinemaria a écrit:" A noter les deux formes différentes de l'impératif : veux , voulons, voulez, et veuille, veuillons, veuillez. La première est la plus employée, surtout avec la négation.

 Un constat d'usage de 1956 a une valeur moindre.
  (edit) Sans prétention, je dirais qu'aujourd'hui, c'est le contraire, c'est-à-dire que la seconde est plus employée, surtout avec l'affirmation. Je crois n'avoir jamais entendu "Voulez etc." (on dit "Veuillez m'excuser", par exemple). Quant à la distinction entre Ne m'en voulez pas, ne m'en veuillez pas, je dirais qu'elle permet une nuance, liée au fait qu'une forme correspond à l'indicatif, l'autre au subjonctif : de sorte que "Ne m'en veuillez pas" peut être moins "impératif" (ne donne pas un ordre), plus "poli" (ce n'est pas un reproche quant au fait que tu as employé l'autre), réservé : ça permet d'insister sur la reconnaissance des raisons pour lesquelles nous en vouloir, en rendant l'impératif plus hésitant (le subjonctif est le mode du doute). C'est mon interprétation.


Dernière édition par Rêveur le Mar 21 Mar 2017 - 22:05, édité 1 fois

Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Levineannamaria le Mar 21 Mar 2017 - 21:37

Rêveur a écrit:
Rêveur a écrit:" A noter les deux formes différentes de l'impératif : veux , voulons, voulez, et veuille, veuillons, veuillez. La première est la plus employée, surtout avec la négation.

 Un constat d'usage de 1956 a une valeur moindre.
 Sans prétention, je dirais qu'aujourd'hui, la première est de fait plus employée avec la négation, mais que la seconde l'est davantage avec l'affirmation (l'expression, ce n'est pas : "Voulez m'excuser", "Voulez etc.").

Un constat d'usage de 1956 n'a pas de valeur ?
J'ai une autre édition, du même ouvrage, qui date de 1992. Qui répète la même chose. C'est encore trop ancien pour vous ? Votre affirmation, ci-dessus, vous l'étayez avec quelle référence ?
La chanson ci-dessus date de 2006.
Le compositeur est donc un nul pour vous ?
Vous commencez à me chauffer les oreilles les Béotiens.

Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Gérard L. le Mar 21 Mar 2017 - 21:49

C'est débile

Débile, vous avez dit débile, Kalos, comme c'est débile.

Mais enfin, cela me rappelle ma jeunesse.

Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Kal' le Mar 21 Mar 2017 - 21:54

Un argument débile, oui, dans le sens que Voltaire utilisait déjà au XVIIIe siècle et qui était employé bien auparavant. Alors à moins que vous tu ne sois né pendant le Moyen Âge tardif, époque de développement du moyen français, je ne vois pas le rapport avec ta jeunesse.

http://www.littre.org/definition/débile


Dernière édition par Kalos le Mar 21 Mar 2017 - 21:57, édité 1 fois
avatar
Kal'
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Rêveur le Mar 21 Mar 2017 - 21:55

Mais moi je ne dis pas qu'il est recommandé ou plus correct de dire "Ne m'en veuillez pas" (je ne critique pas la chanson ou le compositeur, ce n'est pas la question). J'ai réagi par rapport à une affirmation que je trouvais discutable. Je suis désolé, mais il me semble quasi tautologique de dire qu'un constat d'usage de 56 vaut pour ce temps-là. Parce que depuis, l'usage peut évoluer, tout simplement. - Une affirmation à valeur théorique sur la légitimité de l'un ou l'autre, elle, pourrait davantage traverser le temps. - 92, oui, c'est déjà beaucoup mieux (tatillon, je remarquerai qu'en 25 ans l'usage peut évoluer, mais enfin, 92, je fais grosso modo confiance). Cela dit, je serais intéressé par une citation.

Gérard L : moi, ça me rappelle Toy Story 👅

Toys Story 1, chanson \"Etrange, bizarre", a écrit:Étrange, impossible à prévoir
Étrange, bizarre
Étrange, étrange bazar, bizarre
Ai-je dit "bizarre" ? Comme c'est bizarre
(https://www.youtube.com/watch?v=pT4YklQA7gM)

Mais apparemment ce serait plutôt ça : http://www.squirou.com/article-bizarre-vous-avez-dit-bizarre-107578791.html

citation du film évoqué a écrit:bizarre, vous avez dit bizarre...comme c'est bizarre !

P.-S. : donc, encore une fois, j'ai réagi par rapport à du pur français, et sans recommander un usage particulier (avec l'adjectif "poli" c'était ambigu, mais je pense que "voulez" ou "veuillez" dépend tout simplement du contexte et de ce qu'on veut dire). Si je suis tombé dessus, c'est parce que par ailleurs le sujet m'intéressait (surtout d'après le titre). J'interviendrai sur le fond plus tard.


Dernière édition par Rêveur le Mar 21 Mar 2017 - 22:01, édité 1 fois

Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Avis' le Mar 21 Mar 2017 - 22:36

Ainsi il arrive qu'après avoir méprisé ce qu'ils ne connaissent pas, ils craignent enfin ce qu'ils connaissent

Parler de la mort sans l'avoir vue à l'oeuvre de tout près est à la portée de n'importe qui. De même que parler de la mort d'autrui, car on n'est jamais concerné n'est-ce-pas. Même lui avoir échappé de justesse et savoir qu'elle peut se représenter ne constitue pas une expérience car la mort n'est jamais pour soi. Tant qu'il y a de la vie, il n'y a pas de mort. Elle existe, mais pas pour soi car aussi précisément qu'on puisse l'imaginer, on ne vivra pas son instant.


Dernière édition par Avistodénas le Mar 21 Mar 2017 - 22:53, édité 2 fois

Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Kercoz le Mar 21 Mar 2017 - 22:39

Il me semble que ces "politesses" ne peuvent user de l' impératif. La correction serait plutôt de prier son interlocuteur de ne pas lui en vouloir. C'est ce que ma grand mère, paysanne inculte m' imposait.

Revenir en haut Aller en bas

Nous demandons : comment se faire au mourir sans théologie ?

Message  Malcolm le Mar 21 Mar 2017 - 23:09

LAM a écrit:Je ne parviens pas à comprendre cette nécessité de devoir trouver une idée qui contre l'idée de la mort.
C'est signe d'une forme de blase peut-être ; pas forcément tréfondamentale dans la démarche, mais simplement quant au déraisonnable. La mort, quelle idée ! *Lol* ... et pourtant, tu t'es sentie d'interagir :twisted: c'est que ça doit travailler ! où la blase appert ainsi qu'une pose, depuis laquelle tu peux bien dirimer l'interrogation quant au mourir ! *Lol*
Alors il y a ces problèmes d'ego. Je ne parviens pas à croire dans l'existence de l'ego, j'y croirai quand quelqu'un l'aura vu, l'ego.
Il faut vraiment n'avoir pas lu le topic de provenance, pour parler ainsi !

Le reste est tentative de déni, donc : ce genre de désinvolture que l'on se donne ... ! Mais note aussitôt que c'est bien naturel.
Lupus Maior a écrit:Le salut religieux, le salut de l'âme, le philosophe s'en moque - sauf s'il est religieux et encore !. En revanche, se défaire de la peur de mourir, c'est très antique.
Je pense tellement au tetrapharmakon épicurien, bien que l'épicurisme ne soit pas la seule tentative. L'épicurisme est la plus directe.
LAM a écrit:Je citais ce mot "salut" en pensant à Luc Ferry qui écrit qu'il existe "une troisième dimension de la philosophie qui constitue pour ainsi dire son point culminant : celle de la sotériologie ou "doctrine du salut"".

Plus loin : "Le salut réside dans le fait d'être sauvé d'un grand malheur ou d'un grand danger". De quel malheur ou de quel danger la philosophie prétend -elle nous sauver? De la finitude, bien sûr, mais aussi de la mort, sous toutes ses formes".

Enfin page suivante :

"Chez les stoïciens tout au moins, la philosophie pourrait se définir au plus profond comme une doctrine du salut sans Dieu".

(Kant, par Luc ferry, page 12 et 13, collection le livre de poche)

Dans ces phrases Luc ferry ne définit pas le "salut" comme les religions le font. Selon Ferry les philosophes donc s'occupent dans le point culminant de leur démarche de "sotériologie", c'est à dire du salut des hommes.

Cette définition de la philosophie m'a surprise. Mais je ne sais rien de la "sotériologie" ! Et vous ? :P
Lupus a écrit:Si on entend salut comme le fait d'échapper à la mort, en ce sens il n'a pas tort. Enfin, c'est ambigüe, notamment parce qu'on a le sentiment qu'il inverse la relation causale entre stoïcisme et chrétienté. Pour le reste, je ne serai d'aucun secours.
Luc Ferry, comme beaucoup de nos contemporains (Frédéric Lenoir, Michel Onfray, André Comte-Sponville, etc.), font leur pain d'une philo abâtardie en développement personnel. Ils se contentent d'évoquer des recettes éprouvées (antiques, etc.) et font passer ça pour leur originalité, ces guedins. Au milieu de tout ça - et puisque je lui ai récemment ménager une place et un topic sur ce forum - Finkielkraut reconnaît la possibilité d'être un littéraire, un musardeur, et rien d'autre (ce qu'il est beaucoup, ce filou de littéraire, ce fripon de Français comme seuls les Français sont fripons ... ) ... mais, le reconnaissant, il n'en reste pas moins une érudition en quête d'élégance, contrairement à ces balourds.
Kercoz a écrit:Pour la mort, il me semble que l' on peut avoir peur de souffrir ou de déchoir, mais pas de mourir. Dans un sens, nous sommes éternels puisque nous ne pourrons pas nous constater mort. Dire "je suis mort" ne peut etre effectif. Seule la mort de l' autre peut se constater.
( peut être la plus belle définition du bonheur: Avoir quelqu' un à perdre)
Je te rejoins pas mal. D'ailleurs, concernant l'éternité ... son étymologie dit aevum (aiôn, éon) en latin, de l'indo-européen *aiu- pour énergie vitale. Ça concorde là.
Gérard L. a écrit:Ca y est, j'ai compris ce qu'est le Surhomme de Nietzsche.
Une petite phrase dans "Ecce Homo" : Un "esprit libre" ne signifie pas autre chose qu'un esprit affranchi, un esprit qui a repris possession de lui-même."
Cette découverte de la Neuropsychologie, que notre Ego n'est qu'une illusion, est une menace pour le Vatican. Si tous les Humains peuvent prendre conscience de cette réalité, s'ils comprennent que le concept d'âme chrétienne placé dans leur esprit ne sert qu'à contrôler leur esprit, le Vatican peut mettre la clé sous le paillasson...
Dommage que ma réponse à Levineannamaria n'a pas été publiée, pour une raison que j'ignore, car c'est cette réflexion qui m'a amené à la présente conclusion. Mais c'est peut-être aussi cette absence de publication qui est responsable.
L'administration décline toute responsabilité pour ce regrettable accident.
En tout état de cause, je ne serai pas aussi assertif que toi cher Gérard : "les voies du Seigneur sont impénétrables". Il est "le mystère absolu". A partir de quoi d'ailleurs, ton antichristianisme me laisse indifférent : par nos contrées, s'en prendre à la religion chrétienne, c'est comme, je ne sais pas moi, violer un enfant ! (humour au troisième degré) *Lol*
Kalos a écrit:Je pense que tous ceux qui feignent de ne pas craindre la mort sont pour la plupart des imbéciles. La Rochefoucauld disait admirablement :
Admirable duc, dont il faut pourtant signaler tout le désabus existentiel, après l'échec de la Fronde et l'avènement d'un monarque absolu, que la Fronde créa indirectement comme en bâtard monstrueux. Là réside tout le génie larochefoucaldien : dans son espèce de décadentisme, qui n'est pas sans m'évoquer Cioran d'ailleurs ! - l'échec (à ses yeux) de la morale aristocratique, sur la base de sa biographie. Où il se fit la philosophie de sa personne, qui convainc ensuite à toutes motions égalitaristes, car c'est ainsi que ce désespéré tisse lentement sa toile, encore qu'il mette bien le doigt sur des causes qui en valent ... sa peine. *Lol*
LAM a écrit:Bon , d'abord je suis une imbécile, maintenant une inconsciente ! Dire à une juive d'Europe centrale qu'elle ne sait pas ce que c'est que mourir... Bon, n'insistons pas.
Kalos a écrit:Ton ethnicité est hors de propos, et encore plus de cette association saugrenue, mal placée, à la manière d'un drôle d'argument, à l'histoire de cette dernière avec ta personne.
LAM a écrit:Ne m'en voulez pas
Je suis comme ça
Ne m'en voulez pas ... [...]
Mon ethnicité ? Je suis une race ?
:*Godwin*: - Voir aussi : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t133-la-shoah-nouveau-sacre
Et cesse avec les doubles-messages, LAM :  http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1866-du-bon-usage-du-forum

La suite n'est qu'un long évitement dérisoire mais pas inutile du sujet.
Et puis :
Avis' a écrit:Parler de la mort sans l'avoir vue à l'oeuvre de tout près est à la portée de n'importe qui. De même que parler de la mort d'autrui, car on n'est jamais concerné n'est-ce-pas. Même lui avoir échappé de justesse et savoir qu'elle peut se représenter ne constitue pas une expérience car la mort n'est jamais pour soi. Tant qu'il y a de la vie, il n'y a pas de mort. Elle existe, mais pas pour soi car aussi précisément qu'on puisse l'imaginer, on ne vivra pas son instant.
Voilà le mélodrame.

Bon.

Un peu de sérieux, bande de vilains garnements.

Nous demandons : comment se faire au mourir sans théologie ? ... Les philosophies antiques ont déjà été abordée. Qu'ajouter ?
Mais enfin voyons, vous êtes décevants ! ... L'humour noir. *Lol*
Une femme rentre chez elle et dit à son mari:
-Il faut renvoyer le chauffeur, ça fait deux fois qu'il manque de me tuer!
-Laisse lui encore une chance.

-Maman, j'en ai marre de dormir avec mamie!
-Je t'ai déjà dit qu'on avait pas assez d'argent pour l'enterrer!

Un homme demande à son médecin :
- Alors docteur, quel est votre diagnostic ?
- Désolé, monsieur, mais je dois vous annoncer une mauvaise et une très mauvaise nouvelle. La très mauvaise, c'est que vous avez un cancer!
- Ah,...et la mauvaise ?
- Vous avez la maladie d'Alzheimer!
- Ah bon! Alors ce n'est pas très grave, du moment que je n'ai pas le cancer!

Plus de blagues sur : www.blague-drole.net - et pas que sur ce site ...
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Kal' le Mar 21 Mar 2017 - 23:16

Qui disait déjà que l'humour était le bras d'honneur de l'infiniment petit à l'infiniment grand ?
avatar
Kal'
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Malcolm le Mar 21 Mar 2017 - 23:20

Kalos a écrit:Qui disait déjà que l'humour était le bras d'honneur de l'infiniment petit à l'infiniment grand ?
Cioran ? *Lol*
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Kal' le Mar 21 Mar 2017 - 23:21

*Lol* *Lol*  Hélas non.
avatar
Kal'
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Malcolm le Mar 21 Mar 2017 - 23:22

Je ne vois pas, même après (rapides) recherches GG.
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Kal' le Mar 21 Mar 2017 - 23:29

Si elle n'est de personne, je vais déposer une licence Creative Commons. *Lol*
avatar
Kal'
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Malcolm le Mar 21 Mar 2017 - 23:30

Jol-li ! *Lol*
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Avis' le Mar 21 Mar 2017 - 23:47

VOULEZ M'EXCUSER (c'est un ordre) *Héhéhey* mais on n'est pas là pour blaguer (dixit Lupus). *Héhéhey*



L'expression : "Je me suis vu mort", qui n'est pas vaine, implique qu'on a approché de si près l'instant fatidique qu'on l'a dépassé pour revenir sur soi, c'est à dire "(une fois) mort...je me suis vu" ! Paradoxe insurmontable. La mort de soi est donc une construction de l'esprit (je ne sais pas comment la philosophie exprime çà : transcendance? Métaphysique ?). Toujours est-il qu'elle n'est pas une réalité.
En revanche la pensée de sa propre mort existe bien et ce sont ces moments-là qu'il s'agit d'apprivoiser sauf qu'à trop y penser, cela devient morbide. Tout comme apprendre à mourir n'est qu'un prélude qui ne devrait pas s'éterniser. Alors l'humour comme dérivatif à la morbidesse, bien sûr, mais tout serait complètement différent si l'on connaissait l'heure exacte et la minute exacte de sa mort. Alors je vous assure qu'on ferait moins les malins. (Ah ben pour moi, ce sera le 24/09/2017 à 14h27 c'est à dire qu'il me reste très exactement...).

Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Malcolm le Mer 22 Mar 2017 - 8:28

VOULEZ M'EXCUSER (c'est un ordre) *Héhéhey* mais on n'est pas là pour blaguer (dixit Lupus). *Héhéhey*
Tu sais bien non seulement que Lupus Maior n'est plus modérateur, mais qu'en plus s'il a dit cela, c'est qu'il l'a dit dans un autre contexte (mais, au fond, je dis moins cela pour toi que pour le quidam mal dégrossi).
L'expression : "Je me suis vu mort", qui n'est pas vaine, implique qu'on a approché de si près l'instant fatidique qu'on l'a dépassé pour revenir sur soi, c'est à dire "(une fois) mort...je me suis vu" ! Paradoxe insurmontable. La mort de soi est donc une construction de l'esprit (je ne sais pas comment la philosophie exprime çà : transcendance? Métaphysique ?). Toujours est-il qu'elle n'est pas une réalité.
En revanche la pensée de sa propre mort existe bien et ce sont ces moments-là qu'il s'agit d'apprivoiser sauf qu'à trop y penser, cela devient morbide. Tout comme apprendre à mourir n'est qu'un prélude qui ne devrait pas s'éterniser. Alors l'humour comme dérivatif à la morbidesse, bien sûr, mais tout serait complètement différent si l'on connaissait l'heure exacte et la minute exacte de sa mort. Alors je vous assure qu'on ferait moins les malins. (Ah ben pour moi, ce sera le 24/09/2017 à 14h27 c'est à dire qu'il me reste très exactement...).
Tout cela se réfère expressément aux EMI (Expériences de Mort Imminente) ou aux OBE (Out of Body Experiences), qui ne semblent pourtant pas du chiqué (certains peuvent raconter les faits et gestes des intervenants autour de leur corps). Tout ce qui légitime cet apport dans le topic-source à ce topic : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t898-egocentrisme#35469 - Mais voir aussi ce topic dont nous disposons : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t159-phenomenes-paranormaux
Deux vampires reviennent de leurs traques nocturnes.
Nostradamus a la gueule bien en sang, satisfait, repus, prêt à retrouver son cercueil au cimetière. Mais il croise Méphistophélès, blanc comme un linceul.
- Bah alors Méphisto ?
- Putain pas un chat dans le quartier où je suis allé.
- Mince ...
- Je vais pas pouvoir m'encercueiller comme ça ...
- Dur ...
- Il faut qu'j'y retourne dans ta direction Nostra.
- Hélas Méphisto tu es fou ! pointe l'aurore ! ne me pars pas en fumée !
- Rien à foutre, il faut qu'je boive.
Et Méphistophélès de repartir, sous le regard inquiet de Nostradamus qui déjà entre-baille son cercueil pour se camoufler ...
Quelques instants plus tard, par l'entre-bâillement, Nostradamus voit Méphistophélès la gueule complètement ensanglantée, chemise imbibée, et s'exclame aussitôt en rouvrant son coffre :
- Tu as réussi Méphisto ! quelle efficacité ! et quelle chance !
Méphistophélès s'adosse à sa pierre tombale, fait signe d'attendre de la main, touche de l'autre ses lèvres en vérifiant ses doigts. Finalement, il dit :
- J'vais t'raconter Nostra ...
- Oui, dis, dis !
- Tu vois, en sortant sur la droite ...
- Oui, je vois !
- Eh bien, il y a la rue du Calvaire, tu vois ...
- Oui, je vois !
- Et puis tu peux prendre à gauche, sur la ruelle du Rempart tu vois ...
- Je vois très bien Méphisto, viens-en au fait !
- Bah, là, juste à l'angle, il y a un nouveau lampadaire tu vois ...
- Oui, oui, je vois !
- Eh ben moi j'l'avais pas vu.


Dernière édition par Mal' le Mer 22 Mar 2017 - 8:38, édité 1 fois
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Gérard L. le Mer 22 Mar 2017 - 8:37

je ne vois pas le rapport avec ta jeunesse

"Cela me rappelle ma jeunesse" signifie que je me souviens d'un temps où j'entendais les jeunes, moi compris, utiliser à l'emporte-pièce ce genre d'expression. C'est débile, c'est complètement con, etc...

Vous utilisez ensuite l'expression "argument débile" en parlant de Voltaire et en donnant un lien vers le Littré, ce qui, d'après moi, devrait corriger le tir en  donnant à votre première phrase un sens plus savant.
Admettons, mais je reste quand même sur ma première idée : je vous donne une référence de lecture et je vous fais part de mon expérience concernant l'importance de considérer l'effet de l'Histoire sur la Philosophie.
Je peux même vous donner un exemple supplémentaire. Une petite phrase extraite d'un Missel de 1939 que ma mère utilisait quand elle était adolescente à la fin des années 40 lors de retraites religieuses : "Le sacrifice qui plaît à Dieu est une âme brisée de douleur". Ma mère entendait cela à la fin des années 40. Pensez-vous que La Rochefoucauld entendait des paroles moins monstrueuses 4 siècles auparavant quand la France était une Théocratie ? Et pensez-vous qu'il échappait aux conséquences psychologiques que cela a indiscutablement ?

Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Malcolm le Mer 22 Mar 2017 - 9:17

Précise à qui tu t'adresses en éditant ton message Gérard : ton propos répond quand même à un post éloigné d'une page de ta réponse ! - Et pour de l'aide à ce sujet : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1866-du-bon-usage-du-forum
Une petite phrase extraite d'un Missel de 1939 que ma mère utilisait quand elle était adolescente à la fin des années 40 lors de retraites religieuses : "Le sacrifice qui plaît à Dieu est une âme brisée de douleur". Ma mère entendait cela à la fin des années 40. Pensez-vous que La Rochefoucauld entendait des paroles moins monstrueuses 4 siècles auparavant quand la France était une Théocratie ? Et pensez-vous qu'il échappait aux conséquences psychologiques que cela a indiscutablement ?
Je croyais que tu ne croyais pas à l'âme - surtout chrétienne, - donc impossible 1. qu'elle se sacrifie et 2. qu'elle soit brisée de douleur *Blase* ... Ou bien, si sacrifice il y a, ce sera celui de l'ego (voir topic-source) ce qui certes demeure weird, comme disent les Étasuniens.

Quant à la France théocratique, toi, tu as trop lu Michel Onfray *Blase*  C'est du bon gros délire, sans nier la "clergécratie" - mais à doubler aussitôt de l'aristocratie féodale, de la bureaucratie naissante, puis de l'aristocratie courtisane, etc. ! j'en passe, et des meilleures. Le christianisme ne s'impose vraiment "dans les cœurs" qu'à partir de l'époque moderne, et surtout sous l'effet du protestantisme *!!!*

En outre, penses-tu qu'ils fussent tous de bons gros dupes à se harter gloutonnement de religieux ? *Lol* .. Vraiment, ton antichristianisme est purement émotif. C'est celui d'un mec qui ne le comprendrait qu'à la lumière des films d'horreur, de Dan Brown et de Marc Lévy ! *Lol* Bref : des bigoteries et autres bondieuseries de bonnes femmes.

De manière générale, ton propos est thanatophobique : un peu de sagesse antique et d'humour noir ne feront pas de mal là.
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Kercoz le Mer 22 Mar 2017 - 9:32

Mal' a écrit:
Quant à la France théocratique, toi, tu as trop lu Michel Onfray *Blase*  C'est du bon gros délire, sans nier la "clergécratie" - mais à doubler aussitôt de la bureaucratie naissante, de l'aristocratie courtisane, etc. ! j'en passe, et des meilleures.

Et penses-tu qu'ils fussent tous de bons gros dupes à se harter gloutonnement de religieux ? *Lol* .. Vraiment, ton antichristianisme est purement émotif.

Le comportement d' un anticlérical est quasi similaire à celui d' un clérical extrémiste. On se trompe en se basant sur les outrances cléricale ou l' agressivité anticléricale pour juger d' une culture. L' impact du clérical tient bien plus à ce qui est diffus . Ce qui a infusé depuis des siècles et marque chacun de nos gestes, chacune de nos pensées d' un "agir" que la raison mettra des lustres a tenter d'amoindrir pour y inscrire des contraintes tout aussi contestables.

Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Malcolm le Mer 22 Mar 2017 - 9:45

Le comportement d' un anticlérical est quasi similaire à celui d' un clérical extrémiste. On se trompe en se basant sur les outrances cléricale ou l' agressivité anticléricale pour juger d' une culture. L' impact du clérical tient bien plus à ce qui est diffus . Ce qui a infusé depuis des siècles et marque chacun de nos gestes, chacune de nos pensées d' un "agir" que la raison mettra des lustres a tenter d'amoindrir pour y inscrire des contraintes tout aussi contestables.
Je te rejoins. Voir alors, par exemple.
Il faut lire la Généalogie de la morale nietzschéenne, d'ailleurs, à ce propos.
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Kercoz le Mer 22 Mar 2017 - 9:55

Mal' a écrit:
Le comportement d' un anticlérical est quasi similaire à celui d' un clérical extrémiste. .

Il faut lire la Généalogie de la morale nietzschéenne, d'ailleurs, à ce propos.

C'est de la provoc ( mode humour). Tu connais trop bien mes propositions sur l' origine de la Morale ( rites squatés tardivement par la religion, pour rigidifier un comportement "vertueux").
Il me faudrait retourner sur ce titre de F. N. Alléché par ce titre, j'avais été déçu de n'y pas ou prou trouvé de sources ethologiques.
Les comportements induits par les religions c'est AUSSI et surtout rigidifier des comportements renforçant les liens entre proches, des comportements qui ont socialisés et nécessaires pour ne pas laisser déliter ce ciment.

Revenir en haut Aller en bas

Re: Se faire au mourir sans théologie

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 3 Précédent  1, 2, 3  Suivant

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum