Les Français sont-ils vraiment antisémites ?

Aller en bas

Les Français sont-ils vraiment antisémites ?

Message  Philosophos le Lun 2 Juin 2014 - 14:50

Selon un sondage, la France compterait 18 millions d'antisémites. Comme après la tuerie de Mohamed Merah, on brandit à nouveau ce spectre de l'antisémitisme. Soit. Admettons que la France ressemble à l'Allemagne pré-nazie. Mais ce qui m'intéresse dans ces allégations est davantage ce qu'elles veulent dire que de savoir si elles sont vraies ou pas. Puisque ce débat surgit après une nouvelle tuerie, vraisemblablement antisémite, interrogeons-nous sur le profil de l'assassin Merah, la présomption d'innocence empêchant pour le moment de parler des assassinats au musée juif de Bruxelles.

Merah a agi d'après des convictions religieuses. Cela est parfaitement clair, il l'a dit lui-même dans ses vidéos et aux policiers qui négociaient sa reddition. Il voulait venger ses frères musulmans des atrocités commises par les soldats français en Afghanistan et par les soldats israéliens en Palestine. Ni les unes ni les autres ne peuvent être contestées, des enfants sont bien morts sous leurs balles ou leurs bombes. Merah a appliqué la loi du talion, "oeil pour oeil, dent pour dent". A chaque enfant palestinien ou afghan mort devait correspondre dans son esprit un enfant juif ou un soldat français.

C'est une conception qui, pour paraître archaïque et barbare, n'en est pas moins pratiquée encore à l'heure actuelle, y compris par des nations qui se disent civilisées. Les Américains ne sont-ils pas allés chercher la tête d'Oussama Ben Laden ? Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de la France, n'a-t-il pas demandé publiquement celle de Bachar El Assad ? La France n'a t-elle pas eu celle de Kadhafi ? On notera tout de même une barbarie moindre dans l'idée de tuer une personne pour venger la mort de plusieurs milliers que d'exiger un mort pour un mort, même si dans les faits, pour atteindre ce but, il a fallu aux Etats occidentaux tuer des centaines de milliers de civils.

L'Islam est une vaste communauté, une oumma, et chaque musulman est musulman avant d'avoir telle ou telle nationalité. La tuerie au musée juif de Bruxelles pourrait encore avoir été motivée par ce sentiment d'injustice contre une collectivité imaginaire. Mais il se peut aussi qu'elle soit due à d'autres raisons. En tous les cas, il y a peu de ressemblance entre l'antisémitisme de comptoir, les poncifs classiques sur les Juifs, et l'extrémisme religieux. Il convenait donc de les distinguer, ce que presque personne ne fait à l'heure actuelle.

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Français sont-ils vraiment antisémites ?

Message  Invité le Mer 4 Juin 2014 - 20:15

Les français sont-ils toujours ancrés dans l'esprit hitlérien et nazi d'avant ? L'antisémitisme aurait-il en vérité subsister par la religion ? Ou, l'antisémitisme serait-il naturel ? Naturel ou artificiel ?

Voyez-vous, je suis dans cette pensée  du fait que les français en eux-même ne sont pas antisémites. L'esprit "anti-juif" est en effet artificiel. L'homme en soit n'a point pour genèse une idéologie antisémite, mais il a cette esprit naturel d'une accointance vis-à-vis de l'Homme. Ainsi, on peut parler d'une cause de l'existence de l'esprit antisémite. Cette cause qui, aux yeux de l'homme, n'a pas été démystifié de manière certaine, indéniable.  Par conséquent, pour mieux savoir la réponse de cette problématique et donc de la question posée, il serait judicieux comme vous le disaiT de s'interroger sur le profil de Mohammed Merah.

En effet, on peut parler d'une apodicticité concernant le fait qu'il agit par des convictions religieuses. Mais, voyez-vous, il y a une autre raison. Une raison passionnelle et basée sur l'envie de tuer. Effectivement, c'est l’assouvissement de ces désirs, qui ont été causés par les violences excessives de celui-ci. Par exemple, il ose parler d'une reconversion et d'une assiduité vis-à-vis de l'islam, mais il adopte des aptitudes contraire à l'éthique islamique : Il s'est auto-proclamé prépondérant de l'Homme. Il interdit le bien et exhorte à la malveillance. Il est ancré dans une délinquance radicale, dans un comportement pathologique basé sur une mise en piédestal de la violence. En outre, pour revenir à ces convictions religieuses, il conçoit lui-même l'islam, un islam rancunier en disant: " C'est ça l'islam mon frère ( il a dit ses mots en tuant un militaire musulman) : tu tues mes frères, moi je te tue". Par conséquent, on peut parler d'une action agit par des convictions religieuses au sens Merah du terme. Ainsi, c'est l'égo qui est le principe fondamental de ces actions véhémentes. Donc, concernant l'assassinat de ces citoyens juifs, on parlera d'un meurtre agit par subjectivité. En somme, d'après ce raisonnement l'antisémitisme de Merah vient de ces désirs pernicieux. Et, qu'il est artificiel.
avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Français sont-ils vraiment antisémites ?

Message  Princeps le Jeu 5 Juin 2014 - 10:20

Logos a écrit:Les français sont-ils toujours ancrés dans l'esprit hitlérien et nazi d'avant ?

Qu’est-ce que l’esprit hitlérien ? Les Allemands eux-mêmes y sont-ils réductibles ?  
Logos a écrit:L'antisémitisme aurait-il en vérité subsisté par la religion ? Ou, l'antisémitisme serait-il naturel ? Naturel ou artificiel ?
La possibilité d’un antisémitisme culturel existe ?
Logos a écrit:Voyez-vous, je suis dans cette pensée  du fait que les français en eux-mêmes ne sont pas antisémites.
Il n’y a donc pas d’antisémites en France ?
Logos a écrit:(…) mais il a cette esprit naturel d'une accointance vis-à-vis de l'Homme.
Mais encore ? Si l’homme est attiré par ses congénères l’est-il par l’ensemble de ceux-ci ? Comment expliquer les guerres dans le cas contraire ?
Logos a écrit:Ainsi, on peut parler d'une cause de l'existence de l'esprit antisémite. Cette cause qui, aux yeux de l'homme, n'a pas été démystifiée de manière certaine, indéniable.
Vous nous expliquer que l’antisémitisme a une source, mais que nous ne la connaissons pas encore ?
Logos a écrit:Mais, voyez-vous, il y a une autre raison. Une raison passionnelle et basée sur l'envie de tuer.
Je ne suis pas convaincu que la raison puisse justifier ici « la passion de tuer ». Justement, il s’agit d’une raison altérée, qui n’a rien d’universelle.
Logos a écrit:Par conséquent, on peut parler d'une action agit par des convictions religieuses au sens Merah du terme. Ainsi, c'est l'égo qui est le principe fondamental de ces actions véhémentes
Religion, ego, passion, raison, tout se mélange un peu.
avatar
Princeps
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Français sont-ils vraiment antisémites ?

Message  Malcolm le Jeu 29 Sep 2016 - 22:49

Le "problème sémite", il est le suivant : d'une part, donc, un sémite (juif) qui se proclame élu par un dieu, lui et son peuple, et qui a la pugnacité de supporter le souviens-toi Israël malgré les "punitions divines" (le comportement de certains autres Hommes sur Terre envers eux, comme les Hommes savent très bien se friter les uns les autres, indépendamment de la minorité juive d'ailleurs surtout). Or, si je ne m'abuse, la dernière grosse "punition en date", fut le nazisme ... mais, irréligieusement, un moralisme humanitaire contemporain, tiré notamment du (et d'un certain anti)christianisme (révolutionnaire-progressiste) il faut le dire (voir alors) ... un certain moralisme humanitaire contemporain, disais-je, rend assez mal envisageable la maltraitance de quiconque (dans l'idée au moins).

Pour autant, ce même moralisme humanitaire contemporain, universaliste, égalitariste - de même qu'un musulman veut d'ailleurs égalitariste & universaliste son oumma, - supporte assez mal qu'un pécord lambda s'avance comme élu d'un dieu. A partir de là, comme toutes les religions, le judaïsme fait tache "à l'heure du XXIème siècle". Mais le moralisme dit, est embarrassé : d'un côté, il se sent moralement supérieur aux religions (il est l'avenir, le futur, comme messianiquement d'ailleurs, d'un messianisme techno-ingénierique humanitaire) ... de l'autre, il doit tolérer, par principe, que ces idiots de religieux parcourent encore le monde, sinon il serait inconséquent avec son humanitarisme.

Dès lors, si 18 millions de Français sont vraiment antisémites, assurément, ils ne le sont pas purs & durs, et je ne vois pas que les synagogues aient été plus violées que cela. Remarquez donc que c'est la même strat' que pour le féminisme écharné : les hommes sont forcément "tous des violeurs", et s'ils n'ont pas encore violé, "ils violeront". Etc.

Au reste, pour autant que "le lobby juif" existe, et qu'il "a du pouvoir", il faut pourtant s'interroger sur quels juifs le composent, et ce qu'en pense un(e)tel(le) juif(ve) que je croise dans la rue, et qui bosse avec moi nulle part en France. Au-delà, il faudrait que tout un chacun s'interroge sur sa dynamique : ne cherche-t-il pas à s'associer pour se donner de la puissance ? ... Et les juifs, pour trimillénaire que soit historiquement leur "peuple élu par un dieu", n'auraient-ils pas autant le droit qu'un autre, de se battre pour leur reconnaissance ?
:
*Lol*
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Français sont-ils vraiment antisémites ?

Message  Kal' le Ven 30 Sep 2016 - 0:20

L'antisémitisme relativement ambiant en France est dû à une sorte d'effet Streisand, d'inversement de l'effet escompté. A force de protéger les juifs et de faire la morale sur les actes de l'Allemagne nazie, une frustration se produit chez les minorités qui n'ont rien à voir là-dedans et avec la grande partie de la population qui n'appartient plus à cette époque. Sans compter le conflit israélo-palestinien qui rajoute une couche sur la bisbrouille, ajouté à cela l'Islam qui ne porte pas non plus les juifs dans son cœur.

Plus généralement, les hommes aiment avoir des boucs émissaires pour se décharger un tant soi peu de leurs misères et échecs, et ce sont souvent les minorités qui en pâtissent – comme toujours... Eadem, sed aliter disait l'autre.
avatar
Kal'
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Français sont-ils vraiment antisémites ?

Message  Philosophos le Ven 30 Sep 2016 - 10:12

Kaloskagathos a écrit:A force de protéger les juifs et de faire la morale sur les actes de l'Allemagne nazie, une frustration se produit chez les minorités qui n'ont rien à voir là-dedans et avec la grande partie de la population qui n'appartient plus à cette époque.
Il faut expliquer pourquoi la frustration naît chez les minorités. Elles ont aussi leurs massacres, leurs génocides, leurs souffrances passés. On voit bien là aussi que les élites ont choisi qui elles intégraient et qui elles rejetaient. Les descendants d'esclaves, immigrés de longue ou fraîche date, sont bons à faire la vaisselle ou à récurer les chiottes dans les restaurants et hôtels huppés, mais n'ont pas droit à la reconnaissance de leur histoire, c'est-à-dire, symboliquement, de leur existence dans la société moderne. Quand Sarkozy parle de "Gaulois", il dit en fait qui a droit à l'existence, et qui n'y a pas droit. A ce stade, on ne peut même plus parler de racisme, puisque ces immigrés n'existent pas (même officiellement pour la plupart).

Malcolm a écrit:Mais le moralisme dit, est embarrassé : d'un côté, il se sent moralement supérieur aux religions (il est l'avenir, le futur, comme messianiquement d'ailleurs, d'un messianisme techno-ingénierique humanitaire) ... de l'autre, il doit tolérer, par principe, que ces idiots de religieux parcourent encore le monde, sinon il serait inconséquent avec son humanitarisme.
Ce serait intéressant de se demander pourquoi les juifs se sont très bien intégrés à la mondialisation, malgré leur religion, ou grâce à elle, peut-être (obligation de s'adapter partout et de créer quelque chose pour exister). En ce sens, Israël (le sionisme) est une régression par rapport à la diaspora juive.

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Français sont-ils vraiment antisémites ?

Message  Malcolm le Ven 30 Sep 2016 - 11:36

L'effet Streisand Kal', et la frustration relative tocquevillienne. Nos remarques se complémentent : quand tu parles de boucs-émissaires, c'est justement un effet possible inhérent au fait que tel Homme/peuple, même diasporique, s'avance - certes modestement - comme élu par un dieu. L'exclusivité de la chôwz n'est pas universaliste, et énervera autant le chrétien que le musulman, serait-ce par hérédité ; et cela énervera schizoïdement l'humanitariste, qui veut accepter toutes les minorités universalistement, et qui doit donc tolérer cette prétention divine modeste dans la démarche, ou immodeste de la part d'un certain islam imposant ses balls dans les cantines ou dans les modes, par-devers ce que cet humanitarisme considérait aller de soi : la lénification de l'espace public, la relégation du religieux à la sphère privée, à la liberté de conscience, que la laïcité française n'empêche pas juridiquement de s'exprimer publiquement pourtant, mais qui n'était pas habituée au communautarisme. La France s'est toujours "vendue" comme projet national d'avenir collectif, à la Ernest Renan : cela supposait une adhésion républicaine par-devers les différences. Sauf que le projet est mis à mal par l'économisme, économisme qui, mercatiquement, entretient la ségrégation communicationnelle, en ciblant ses publics, donc en diffusant à tous des stéréotypes de comm' (le hipster, le ckebla, le rebeu, le skater, la meuf, le keuf, le rabbin, le bobo, etc.). L'importation du conflit israëlo-palestinien est un effet direct des assimilations des politiques gouvernementales à leur population, et un effet de ces communautarisations doublement publicitaires & revendicatives mémoriellement, indistinctement. Aussi, dirons-nous qu'il y a plutôt un parasémitisme plutôt qu'un antisémitisme, de ce que le roots de base, s'il existe (encore un stéréotype, on ne peut pas bien penser autrement hélas) réprouve le sionisme comme politique israëlienne, et que le soralien de base, s'il existe, réprouve le sionisme comme "juiverie internationale". Le type moyen, lui, trouve juste toutes ces affaires soûlantes, et veut croire "qu'à l'heure du XXIème siècle", les Droits de l'Homme doivent régner sans trop réfléchir.

Au-delà, en sus que des Sarko se font un malin plaisir à attiser l'identitarisme/communautarisme, il faut dire que les minorités, comme minorités, se sentant/sachant minoritaires, développent fatalement aussi des réflexes hostiles/paranoïdes de base, injustifiés, devant la majorité qui, comme majorité, ne se soucie guère de sa différence - ce qui devrait lui être un bien - mais qui, en outre, sécrète fatalement, en valeur absolue, "plus de cons", alors que proportionnellement il y en a autant chez l'une que chez l'autre. D'où vient que, lorsqu'un con de la minorité fait le con, la majorité tendra aisément à se défier de toute la minorité, tandis que lorsqu'un con de majorité fait le con, la minorité ne saurait se défier de toute de la majorité, dont elle dépend pourtant, et qui la stress, quand le majoritaire lambda est encore tranquillement "la tête ailleurs" de toutes ces affaires qui ne le concernent pas. Alors, forcément, quand au JT on lui parle d'un côté, de cons parmi la minorité, et en face des militants pro-minoritaires de sa majorité même, le majoritaire lambda se dit qu'il vit dans un monde de oufs, et peut finir par se sentir minoritaire sur son propre sol. Effet Streisand, encore, oui, + frustration relative tocquevillienne, à l'ère du moralisme humanitaire futuriste - malgré un certain pessimisme socioéconomique, du moins en France. Pourquoi vient-on encore le faire chier avec "le juif" ?!

Oui Philo, le sionisme terrirorial israëlien passe pour une régression, et même une "transgression divine" : n'était-ce pas une "punition divine", que de "diasporer" le judaïsme ? ... et cette "punition", n'avait-elle pas vocation à diffuser sur Terre ? ... mais le livre de l'Apocalypse, dans le Nouveau Testament, finit par l'annonce du règne des douze tribus d'Israël sur le monde. N'y a-t-il pas, en effet, des USA qui, protestants, plus ancrés dans l'Ancien Testament, donc dans le judaïsme d'une certaine manière, verraient effectivement régner ces "douze tribus", mettant tout en œuvre pour soutenir la communauté israëlite ? ... Jusqu'à quel point ? Car en effet, les USA, avant de rentrer en guerre contre le nazisme, faisaient pourtant bon commerce avec eux. Au reste, soutenir Israël, en plus de n'avoir été possible que sur la base d'une culpabilité humanitaire occidentale post-nazisme, n'est-ce pas juste une façon géostratégique étasunienne + OTAN ? ...
Non, il faut voir les Yiddishs, qui ne sont pas très "géostratégiques", quand bien même leur culture influença le music hall : pour moi ils symbolisent la puissance de "l'éternel juif errant" : une sorte de "nomadisme" spirituel, transfrontière, par la Mémoire. Sachant pourtant que toutes les communautés juives du monde ne se ressemblent évidemment pas ...
On peut toujours se dire que, au Moyen-Âge, l'exploitation des juifs aux métiers d'argent les plaça bien, eut égard à la mondialisation, etc. il n'empêche que ce ne sont largement pas tous les juifs, mais bien l'une et l'autre grande famille, comme il en est des non-juives, si seulement le judaïsme fait encore sens pour elles, plutôt que le bankable. Or, cela, c'est historiquement un effet occidental, et c'est tout.
Par ailleurs, enfin, je vois que les autorités juives sont partisanes de la République, en France, avec toutes ses valeurs, et qu'il en va de même où il est des communautés juives. Qu'en somme, ils choisissent l'assimilation, ou à tout le moins la discrétion, comme les Asiatiques : pour vivre heureux vivons cachés. Cela passe mal cela dit, "à l'heure de la transparence", mais les juifs n'y sont pour rien, etc.
Pour moi, la fidélité traditionnelle, marqueur de leur peuple, est la meilleure explication de leur "mondialisme". Tant mieux pour eux.
avatar
Malcolm
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Les Français sont-ils vraiment antisémites ?

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum