Philosophismes psychanalystes intrinsèques

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Philosophismes psychanalystes intrinsèques

Message  Malcolm le Mer 26 Avr 2017 - 15:55

Tiré du premier "point fondamental" en lien, pour discussion approfondie.
La psychanalyse freudienne l'origine, cette dissidente de psychologie analytique - dont on constate d'ailleurs qu'elle dénéologise la psychanalyse ... qu'elle déconstruit le Nom-du-Père (psychanalyse) ... qu'elle démet Freud ... qu'elle défait, démantèle, Freud ... et Freud n'avait peut-être pas tort, trop-investi d'espoirs de désenclaver la psychanalyse de la Vienne judaïque, de voir en Jung un fils substitutif désireux de sa mort ... Mais intellectuellement, la psychanalyse n'est jamais un contre-argument, et il faut laisser à Jung d'avoir énoncé qu'une psychanalyse est d'abord freudienne, et que sa psychologie analytique ne pouvait jamais intervenir qu'ensuite : a posteriori la cure/nettoyage psychanalytique, dont l'objectif est clairement Wo Es war, muss Ich werden : où Ça est, Je dois advenir : car ce Ça a fortement partie liée à la parentèle & à l'éducation prime-enfantine. De sorte que la psychologie analytique s'intéresse à des contenus encore-plus-fondamentaux selon Jung, car valable paradoxalement bien, bien au-delà de l’œdipe.
Pour autant, ne pas ignorer la singularité psychanalytique.

La singularité psychanalytique, elle consiste à faire de l'inconscient un jeu de renvois qui-nous-échappe-toujours, jeu du désir/de la libido, inconscient par définition, dont nul ne saurait se saisir, un peu comme si l’éros demeurait Éros : divinité insituable car toujours fluante entre manque & satiété, toujours-déjà dans un nouveau mouvement dès satiété, toujours-déjà dans une nouvelle frustration liée aux manques autres. Par quoi (l')Éros correspond à l'inextinguible, quand bien même concurrencé par (le) Thanatos infrangible, à l'empédocléenne, dans une métaphysique de l'Amour et de la Haine concurrentes voire consubstantielles mais alternativement manifestes (fondement judicieusement dans une posture kleinienne postfreudienne : paranoïde-schizoïde, dépressive-agressive, dans l'ambiguïté du réel par-delà bien et mal en soi, toujours bon et mauvais perspectivement).

Dans un deuxième temps, nous voyons que la psychologie individuelle d'Alfred Adler, autre dissident de Freud, se débarrassa elle-aussi de ce flux désirant/libidinal, en le concrétisant toutefois entre sentiment d'infériorité & accomplissements de la volonté de puissance dans le sentiment de communauté - avec moralisation idoine.
C'est-à-dire qu'Adler dé-méta-physiqua/existentialisa l'empédocléisme freudien, que Freud laissa au mystère de l'inquiétante étrangeté, de l'unheimlich (du lieu qui ne peut être a home sweet home, du lieu qui n'est jamais mien quand pourtant il est moi).
Alfred Adler se situe plus concrètement, donc, dans un réalisme politique de l'inconscient.

Aussi bien allons-nous pouvoir découvrir que Jung se situe dans une sorte d'animisme hegelien, héraclito-platonicien : et en effet, son inconscient à lui, il est simplexe.
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Re: Philosophismes psychanalystes intrinsèques

Message  Duralex le Mer 26 Avr 2017 - 23:16

Vraiment très intéressant *Pouce* Juste au passage cette phrase qui m'a marqué "accomplissements de la volonté de puissance dans le sentiment de communauté". Dans le contexte, mondialisation contre renfermement, il doit y avoir là qq chose de psychiquement considérable..

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Re: Philosophismes psychanalystes intrinsèques

Message  Malcolm le Mer 26 Avr 2017 - 23:47

Merci du retour ; au reste, je te conseille de suivre ce lien : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1278-psychologie-individuelle-alfred-adler - sans quoi nous ferons du HS. Copies-colles-y ta réponse ou réagis-y diversement, peu importe.

Bien à toi
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Re: Philosophismes psychanalystes intrinsèques

Message  Avis' le Jeu 27 Avr 2017 - 13:59

Jung !!!! 
Enfin un type sérieux grâce auquel je ne serai pas obligé de m'estignasser avec tout un chacun.
La vie est drôlement faite Mal' : tu m'as collé au gnouf au moment précis où j'expliquais l'oeuvre (de Sartre) par l'homme. On est en plein dans LE Jung. 
Cela dit, vous m'avez manqué, tous, bande de castors. Je vais revenir à Jung, mon maître (presque autant que Nietzsche qui est tonique et donne envie d'en découdre). Autrement dit, foin de contre-attaque intellectuelle, juste des confirmations et élargissements ( quand on pense que certains fabriquent des entretiens d'embauche bidons en se réclamant de Jung !)
J'ai quelques trucs à terminer en urgence mais je dis tout de suite que Jung est le vrai patron : Freud projetait ses propres fantasmes dans ses théories, Lacan philosophait sa psychanalyse sans jamais donner de cas concret, bref on a là un maître très actuel et au plus près du réel du psychisme 
Pendant mon séjour au gnouf, j'ai :
a) mis mon jardin bien en ordre, ce qui vous vaudra un article-jardin sur Cydalima perspectalis.
b) j'ai lu Schopenhauer et Spinoza (enfin pas tout loin s'en faut mais j'ai pigé quelques trucs.)

Atchao les castors, et on fête mon retour d'exil  *Tchin*

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Re: Philosophismes psychanalystes intrinsèques

Message  Malcolm le Jeu 27 Avr 2017 - 15:40

Tu démontres à merveille l'objectif pour lequel j'exile : prendre la mesure de- (exil affectif/didactique, si l'on veut, afin d'éprouver la valeur que l'on donne à-). Passons.
(quand on pense que certains fabriquent des entretiens d'embauche bidons en se réclamant de Jung !)
Myers & Briggs, pour le Myers & Briggs Typological Indicator (MBTI), fondé sur les Types psychologiques de Jung, qui diagnostiqua assez vite ne pas pouvoir traiter tous ses patients de la même façon. Mais, pour cela, il fallait qu'il déterminât leur "tendance consciencielle immédiate", tendance dont il dit qu'elle peut évoluer tout au long de la vie. A savoir (dans mon ordre d'entendement) :

Déduction
Abduction
+
Induction
Transduction

Tendances opposées de l'axe vertical :
Déduction : il s'agit de la Pensée, ou de l'Intellection. A savoir que cette tendance consciencielle fera une personne appréhendant "les choses" sous l'angle froid-impersonnel-logique. Emblématiquement, le scientifique.
Transduction : à l'opposer, il s'agit du Sentiment, ou de l'Evaluation. A savoir que cette tendance consciencielle fera une personne appréhendant "les choses" sous l'angle chaud-personnel-éthique. Emblématiquement, le politique.

Les tendances consciencielles opposées suivantes, sur l'axe horizontal, viennent compléter l'axe vertical :
Abduction : il s'agit de l'Intuition, ou de la Subsomption. A savoir que cette tendance consciencielle fera une personne appréhendant "les choses" sous l'angle fluide-inchoatif-sémantique. Emblématiquement, l'artiste.
Induction :  il s'agit de la Sensation, ou de la Manipulation. A savoir que cette tendance consciencielle fera une personne appréhendant "les choses" sous l'angle rigide-duratif-empirique. Emblématiquement, l'artisan.

Myers & Briggs l'enrichirent d'un troisième axe :

Réactivité
-
Systématicité

Ces tendances sont moins consciencielles qu'effectuelles :
Réactivité : il s'agit de la Perception, ou du Dynamisme. A savoir que cette tendance effectuelle fera une personne appréhendant "les choses" sous l'angle spontané-impulsif-modifiable. Emblématiquement, l'enfant.
Systématicité : il s'agit du Jugement, ou de l'Organisation. A savoir que cette tendance effectuelle fera une personne appréhendant "les choses" sous l'angle carré-compulsif-gérable. Emblématiquement, le sénescent.

L'horreur du MBTI, comme tout profilage, est effectivement de condamner une personne à son profil psychologique, or les combinaisons présentement possibles en donnent 16 (il suffit de chercher sur Internet), en fonction donc des tendances dominantes ou récessives. Mais je rejoins donc assez bien Avistodénas, de ce que cela finalement passe pour une roue zodiacale, avec 4 signes de plus, encore que les signes sont à mettre au carré, de ce qu'ils s'enrichissent d'ascendants, sans parler de la configuration astrale au moment de la naissance ... Bref : le zodiaque est encore plus riche que le MBTI, et tout autre profilage psychologique.

Seulement, Carl Jung n'en est pas là, qui cherche le plus pragmatiquement possible à situer la tendance consciencielle dans laquelle autrui s'exprime dans l'instant, ou du moins sur une certaine durée, de ce qu'il remarque qu'on ne peut pas toutes les avoir actives mêmement à l'instant T, encore que son processus d'individuation repose éminemment sur l'épanouissement de ces quatre tendances, bien qu'ayant à ses yeux la légèreté d'un modèle.

A ce point, donc, j'entends bien que l'on puisse dire :
J'ai quelques trucs à terminer en urgence mais je dis tout de suite que Jung est le vrai patron : Freud projetait ses propres fantasmes dans ses théories, Lacan philosophait sa psychanalyse sans jamais donner de cas concret, bref on a là un maître très actuel et au plus près du réel du psychisme.
Mais attention Avis', parce que cela reste un bourrinage pouvant assez vite sombrer dans la caricature, sur le mode Ragnar II, encore que vous ayez chacun vos éclairs de génie à mes yeux. C'est-à-dire rapidement que l'Œdipe, sous l'angle d'un agencement familial sexualisé d'instincts reproductifs formés ou en formation (ceux des parents, ceux des enfants), est tout à fait pertinent, et l'on voit assez mal comment cette situation-type, dans toutes ses variances expérienciées, n'aurait pas lieu.

C'est-à-dire donc que - on ne le dit pas assez - Sigmund Freud est autant dans un empirisme que prétend l'être Carl Gustav Jung et, en fait, la façon dont Jung va se saisir de l'empirique (il n'arrête pas de répéter se fonder ès observations) est finalement assez intuitive. De telle sorte que je serai assez vite prêt à parier que, dans l'ordre jungien, Freud était du genre inductif, et Jung abductif (cf. plus haut). Soit encore que Jung mit Freud et Adler face à face, dans l'ordre d'un axe que je me rends compte avoir oublié :

Intraversion
-
Extraversion

Avec : l'intraversion pour la démarche de qui puise surtout son inspiration en soi, et l'extraversion pour la démarche de qui puise surtout son inspiration hors de soi - faisant des profils plus ou moins autonomistes ou interactivistes, sachant que l'intraversion n'est pas l'intraversion commune (la timidité, la fermeture, la misanthropie) et peut bien s'exprimer en public (un comédien peut très bien être intraverti pour Jung) et que l'extraversion n'est pas l'extraversion commune (l'expansion, la jouasserie, la philanthropie) et peut bien se réserver en public (un observateur tous azimuts peut très bien être parfaitement hostile).

Mais Jung fait cela, pas forcément à tort, pour mieux dire "Poussez-vous que j'avance ma super-théorie, rapport à vos théories", quand bien même il le ferait sur le mode compréhensif *Lol* (c'est de bonne volonté de puissance nietzschéenne).

A partir de quoi donc, je répète que Freud et Jung se distinguent, dans l'ordre jungien, sur l'axe :

Abduction
-
Induction

Finalement, Carl G. Jung est incessamment obligé de rappeler qu'il empirise, comme en autopersuasion, car il pressent que sa théorie sera rabrouée comme mystification d'une part, et comme new age-développement personnel, d'autre part. Ce qui, en fait, arriva bel et bien. Car en effet, Jung établit des relations abductives entre le psychisme et l'anthropologie générale, et les concordances archétypales qu'il trouve à l'inconscient impersonnel (sortes d'eidoi platoniciens donc, de par les confluences psychiques), sans manquer de pertinence à mon avis, ne sauraient être aussi bien empiriques que l'Œdipe ou, en fait, inductives. Mais Jung disait la chose suivante, Avistodénas : "Une psychanalyse est d'abord freudienne", et l'on aurait mauvais jeu de trop distinguer ces deux cocos, comme cela arriva ès querelles de clocher dans "le milieu".

Finalement, l'empirisme empédocléen chez Freud (que je retrouve très-manifestement déjà chez - Baruch Spinoza ! ... voir sa théorie des affects) eh bien, l'empirisme empédocléen chez Freud, est confronté par Jung en bergsonisme (l'époque s'y prête assez bien). Mais un bergsonisme donc, fondé en platonisme archétypal et héraclitéisme libidinal. Singulier cocktail ! qu'il évoquait d'ailleurs lui-même, au moins sur le premier item, tandis qu'il appliquait à sa psychologie le qualificatif de complexuelle pour en signaler la fluence, concernant le second item.

Bref : Freud est bien plus soucieux que Jung - et c'est une des raisons de leur discorde, ainsi qu'une des raisons du manque de succès de Jung - Freud est bien plus soucieux de concordance avec la biologie, lui, empirio-rationaliste malgré tout, tandis que Jung aura la probité philosophique de dire qu'on ne sait toujours pas ni définir matière ni définir psyché, sachant qu'on ne perçoit jamais que psychiquement la matière, au point d'en devenir quasi-panpsychique dans la démarche (encore que sa continuatrice, Marie-Louise von Franz, reliera cela à la physique quantique, dans la veine d'ailleurs de l'IMI). A partir de là évidemment, Jung, tu comprends, ne pouvait pas cadrer avec l'empirio-rationalisme ambiant, d'autant plus que des mystificateurs-new agisants-développeurs personnalisants le récupérèrent ...

... mais enfin, pourtant, biologiquement, les jungiens établissent "le chaînon freudien manquant" ! s'il en fallait un devant tant d'empirisme-là (au reste, Freud, dans ses reprises de magazine, fut lui aussi corrompu par les psychologismes communs).

Bref, je ne disais, pour Jung, bergsonisme, qu'en relation à l'époque, car Jung me semble plus explicite quant à son platonico-héraclitéisme.

Quant à Lacan précisément ...
Lacan philosophait sa psychanalyse sans jamais donner de cas concret,
... pour moi il a le mérite - non pas du retour à Freud - mais de l'enrichissement linguistique seul. Je vois mal un psychanalyste se passer d'autant de jeux de mots, désormais, comme en écho, encore que ce soit supposer l'inconscient bien malin !
Auquel titre lacanien, je renvoie vers ces trois liens, complémentairement :
* http://www.liberte-philosophie-forum.com/t904-les-deconvertis-de-la-psychanalyse#15146
* http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1771-jacques-lacan-lethique-de-la-psychanalyse-1959-1960#32269
* http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1806-psychanalyse-francaise#33226

En tout état de cause, il me semble qu'une philosophie de l'esprit ne saurait aujourd'hui se passer de tous ces larrons.


Dernière édition par Mal' le Ven 28 Avr 2017 - 0:03, édité 4 fois
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Re: Philosophismes psychanalystes intrinsèques

Message  Avis' le Jeu 27 Avr 2017 - 21:10

De fait tu as à peu près tout dit et fort à propos notamment avec ceci : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1283-psychologie-analytique-carl-gustav-jung.

Marie-Louise von Franz, reliera cela à la physique quantique, dans la veine d'ailleurs de l'IMI)

au point que je n'ai pas bien digéré le rapport de Jung avec Paoli et leur "synchronicité".

Ce qui a le plus contribué à m'éclairer dans l'oeuvre de Jung - mais je n'ai pas les références, seulement des réminiscences - c'est qu'il parle d'une sagesse naturelle du psychisme que j'appelle "besoin de cohérence" qui se fait jour notamment dans la fonction onirique, dont j'ai parlé dans un topic sur les fonctions du cerveau dans le sommeil.
D'autre part, je suis impressionné par son système archétypal dans lequel il intègre, avec l'ombre, les données instinctuelles aux "potentialités" de l'esprit naissant dont le caractère  indéterminé rend compte des infinies capacités de l'esprit, forcément inconnaissables et répertoriables dans une théorie.
De surcroît, sa définition de la névrose est impressionnante de perspicacité : " Une âme qui a perdu son sens", que je traduis par : la névrose est le résultat d'une incompréhension.
Ces quelques points, à eux seuls, justifient une nouvelle compréhension des fonctions de l'esprit. On n'en a pas encore tiré toutes les conséquences malgré les nombreuses associations qui se vouent à la compréhension de Jung. C'est un trésor à exploiter à fond, j'en suis convaincu depuis des lustres, et surtout à prolonger...

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Re: Philosophismes psychanalystes intrinsèques

Message  Janot le Jeu 27 Avr 2017 - 22:18

Avistodénas a écrit:De fait tu as à peu près tout dit et fort à propos notamment avec ceci : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1283-psychologie-analytique-carl-gustav-jung.

Marie-Louise von Franz, reliera cela à la physique quantique, dans la veine d'ailleurs de l'IMI)

au point que je n'ai pas bien digéré le rapport de Jung avec Paoli et leur "synchronicité".

Ce qui a le plus contribué à m'éclairer dans l'oeuvre de Jung - mais je n'ai pas les références, seulement des réminiscences - c'est qu'il parle d'une sagesse naturelle du psychisme que j'appelle "besoin de cohérence" qui se fait jour notamment dans la fonction onirique, dont j'ai parlé dans un topic sur les fonctions du cerveau dans le sommeil.
D'autre part, je suis impressionné par son système archétypal dans lequel il intègre, avec l'ombre, les données instinctuelles aux "potentialités" de l'esprit naissant dont le caractère  indéterminé rend compte des infinies capacités de l'esprit, forcément inconnaissables et répertoriables dans une théorie.
De surcroît, sa définition de la névrose est impressionnante de perspicacité : " Une âme qui a perdu son sens", que je traduis par : la névrose est le résultat d'une incompréhension.
Ces quelques points, à eux seuls, justifient une nouvelle compréhension des fonctions de l'esprit. On n'en a pas encore tiré toutes les conséquences malgré les nombreuses associations qui se vouent à la compréhension de Jung. C'est un trésor à exploiter à fond, j'en suis convaincu depuis des lustres, et surtout à prolonger...
Jung est indéniablement très riche ; ses "types psychologiques" sont une mine, tout comme "l'homme à la découverte de son âme". En plus, contrairement à Freud, il pratique un allemand avec une construction de phrase latine, si bien qu'il est facile à traduire.
On ne se passe plus de lui en graphologie (voir Ania Teillard), il a fait ses preuves.

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Re: Philosophismes psychanalystes intrinsèques

Message  Avis' le Ven 28 Avr 2017 - 13:22

Janot a écrit:On ne se passe plus de lui en graphologie (voir Ania Teillard), il a fait ses preuves.


Cela, je l'ignorais.
Mais il m'a été donné de lire des critiques de "l'inconscient collectif", notamment de la part de Freud qui n'y croyait pas. Pourtant, l'homme étant un animal collectif, il serait fort étonnant qu'il ne fût pas doté d'inconscient collectif, tout comme il est doté d'instincts. Dont il peut, certes, se dégager, mais au prix d'une sorte de lavage de cerveau (sans péjoration aucune).
D'autre part, lui reprocher ses accointances avec le nazisme ne me paraît pas pertinent dans la mesure où on vit et on travaille sous l'influence (la menace) d'une idéologie dont on doit se protéger, protéger son existence même.
On lui a même reproché de ne pas être psychanalyste . Et alors ...? L'essentiel est de voir clair, et il a vu plus clair que n'importe lequel de ses contemporains dans le cerveau humain.

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Re: Philosophismes psychanalystes intrinsèques

Message  Malcolm le Ven 28 Avr 2017 - 16:07

Avistodénas a écrit:
De fait tu as à peu près tout dit et fort à propos notamment avec ceci : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1283-psychologie-analytique-carl-gustav-jung.

Marie-Louise von Franz, reliera cela à la physique quantique, dans la veine d'ailleurs de l'IMI)

au point que je n'ai pas bien digéré le rapport de Jung avec Paoli et leur "synchronicité".

Ce qui a le plus contribué à m'éclairer dans l'oeuvre de Jung - mais je n'ai pas les références, seulement des réminiscences - c'est qu'il parle d'une sagesse naturelle du psychisme que j'appelle "besoin de cohérence" qui se fait jour notamment dans la fonction onirique, dont j'ai parlé dans un topic sur les fonctions du cerveau dans le sommeil.
D'autre part, je suis impressionné par son système archétypal dans lequel il intègre, avec l'ombre, les données instinctuelles aux "potentialités" de l'esprit naissant dont le caractère  indéterminé rend compte des infinies capacités de l'esprit, forcément inconnaissables et répertoriables dans une théorie.
De surcroît, sa définition de la névrose est impressionnante de perspicacité : " Une âme qui a perdu son sens", que je traduis par : la névrose est le résultat d'une incompréhension.
Ces quelques points, à eux seuls, justifient une nouvelle compréhension des fonctions de l'esprit. On n'en a pas encore tiré toutes les conséquences malgré les nombreuses associations qui se vouent à la compréhension de Jung. C'est un trésor à exploiter à fond, j'en suis convaincu depuis des lustres, et surtout à prolonger...

Janot a répondu:

Avistodénas a écrit:De fait tu as à peu près tout dit et fort à propos notamment avec ceci : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1283-psychologie-analytique-carl-gustav-jung.

Marie-Louise von Franz, reliera cela à la physique quantique, dans la veine d'ailleurs de l'IMI)

au point que je n'ai pas bien digéré le rapport de Jung avec Paoli et leur "synchronicité".

Ce qui a le plus contribué à m'éclairer dans l'oeuvre de Jung - mais je n'ai pas les références, seulement des réminiscences - c'est qu'il parle d'une sagesse naturelle du psychisme que j'appelle "besoin de cohérence" qui se fait jour notamment dans la fonction onirique, dont j'ai parlé dans un topic sur les fonctions du cerveau dans le sommeil.
D'autre part, je suis impressionné par son système archétypal dans lequel il intègre, avec l'ombre, les données instinctuelles aux "potentialités" de l'esprit naissant dont le caractère  indéterminé rend compte des infinies capacités de l'esprit, forcément inconnaissables et répertoriables dans une théorie.
De surcroît, sa définition de la névrose est impressionnante de perspicacité : " Une âme qui a perdu son sens", que je traduis par : la névrose est le résultat d'une incompréhension.
Ces quelques points, à eux seuls, justifient une nouvelle compréhension des fonctions de l'esprit. On n'en a pas encore tiré toutes les conséquences malgré les nombreuses associations qui se vouent à la compréhension de Jung. C'est un trésor à exploiter à fond, j'en suis convaincu depuis des lustres, et surtout à prolonger...
Jung est indéniablement très riche ; ses "types psychologiques" sont une mine, tout comme "l'homme à la découverte de son âme". En plus, contrairement à Freud, il pratique un allemand avec une construction de phrase latine, si bien qu'il est facile à traduire.
On ne se passe plus de lui en graphologie (voir Ania Teillard), il a fait ses preuves.

Avis' a repris:
Cela, je l'ignorais.
Mais il m'a été donné de lire des critiques de "l'inconscient collectif", notamment de la part de Freud qui n'y croyait pas. Pourtant, l'homme étant un animal collectif, il serait fort étonnant qu'il ne fût pas doté d'inconscient collectif, tout comme il est doté d'instincts. Dont il peut, certes, se dégager, mais au prix d'une sorte de lavage de cerveau (sans péjoration aucune).
D'autre part, lui reprocher ses accointances avec le nazisme ne me paraît pas pertinent dans la mesure où on vit et on travaille sous l'influence (la menace) d'une idéologie dont on doit se protéger, protéger son existence même.
On lui a même reproché de ne pas être psychanalyste . Et alors ...? L'essentiel est de voir clair, et il a vu plus clair que n'importe lequel de ses contemporains dans le cerveau humain.

Finalement, ce que vous dîtes - et j'aimerais que nous nous concentrions sur les philosophismes psychanalystes intrinsèques - c'est que Jung serait infiniment plus praticiste (ou praticable) que Freud. Ce qui n'est pas encore un argument contre Freud, mais explique aisément pourquoi, dans ce praticisme, Jung servit au MBTI - et pas qu'au MBTI : voyez aussi la socionique, sans parler de leurs succédanés à tous les deux. Et puis, Avis' d'abonder dans le sens de Janot, qui est graphologique, soit donc fort recruteur ! ce que le premier conspuait initialement. Car il ne me semble pas que la graphologie soit bien réputée pour autre chose qu'un énième zodiaque.

Mais, ce que je remarque alors, c'est quoi. Ce que je remarque, c'est que ce qui compte là, c'est de pouvoir opérer sur l'humain : soit donc la velléité de maîtrise de "la chose psychique". Freud est infiniment moins opératif, sous cet angle, et il me semble en effet que Freud nous laisse plus libres que Jung, par-devers la restriction de sa théorie, devant l'expansionnisme jungien jusqu'à l'anthropologie générale intégrée, et quand bien même Freud s'y risqua plutôt deux fois qu'une. Soit donc que Freud produit une technique locale, quand Jung produit une ingénierie globale. Or, à ce niveau comme pour d'autres, je ne suis pas sûr que le préjugé doive aller en faveur du plus "grand", bien que ça ne disqualifie pas encore Jung devant Freud.

Quand quelqu'un juge Freud facilement opératif, cela donne les réductionnismes (psychanalyses de comptoir) qu'on subit trop, jusque dans la présidentielle (MLP ayant "tué le père" comme si ça valait pour les femmes au même tire que les hommes en plus, EM ayant "épousé sa mère" encore que vu le genre de sa classe ça ne me semble pas improbable). Mais, quand quelqu'un juge Jung facilement opératif, cela donne at least le développement personnel ! *Lol* et at last tous les "amplificationnismes" possibles ! *Lol* (Jung propos l'amplification devant l'association psychique freudienne.)

Qui pose ici les critères de scientificité ? ... C'est impossible, dans les termes empirio-rationalistes que l'on connaît, encore que cela ne soit pas sans rapport avec les sciences empirio-rationalistes que l'on connaît :



Remarque : quand vous citez un intervenant, merci de ne pas le reprendre inutilement en entier, ce qui rallonge tout aussi inutilement la lecture de la page. Ou bien faîtes comme moi : utilisez les balises spoiler plutôt que quote.
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Re: Philosophismes psychanalystes intrinsèques

Message  Avis' le Ven 28 Avr 2017 - 17:20

Mais où vois-tu une balise spoiler, toi? Je la cherche depuis des mois....

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Re: Philosophismes psychanalystes intrinsèques

Message  Malcolm le Ven 28 Avr 2017 - 17:22

Aide-toi, et le ciel t'aidera => http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1866-du-bon-usage-du-forum

***

Tiré de ...
[Lacan] pose que l'inconscient détient cette nature (donc, finalement consciente, non plus inconsciente) que d'être une langue, qui plus est structurée. Nous reconnaîtrons que c'est péremptoire, et que certainement ça manque à l'empirisme freudien ! ...
Comme je l'ai dit ailleurs, le frère de Lacan était moine, et Lacan n'a pas tari d'intérêt pro-catholique rapport au Nom-du-Père. En fait Lacan, héraclito-évangéliste, dit : cosmos est Logos, au commencement était le Verbe. D'où donc, les souffrances desdits déconvertis, qui d'ailleurs furent tentés par la prêtrise.

Ceci étant, ça ne dit pas encore que Lacan a (plus ou moins) faux, tout comme l'(in)existence d'un dieu ! *Lol*
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Re: Philosophismes psychanalystes intrinsèques

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