Les trucs du langage journalistique

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Les trucs du langage journalistique

Message  Malcolm le Ven 28 Avr 2017 - 11:16

Après tel topic, nous sommes bien en droit de poursuivre là-dessus (tiré de ...) :
Philo a écrit:
Mal' a écrit:
Lupus Maior a écrit:Edit : Cette fois, nous sommes en retard sur les journaux.
Duplicité économique du FN ; je n'ai pas encore lu l'article, mais je le signale avant de l'oublier.
Je ne suis pas abonné au Monde diplomatique, je ne pourrais donc jouir du contenu de l'article en question, mais, quand ça commence ainsi ...
La candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud récuse la lecture du patron des patrons : le FN « roule pour le grand patronat ». Idée qui décoifferait presque Édouard Tétreau, chroniqueur aux Échos. Tout en mesure, il assure de son côté que le programme condense « l’œuvre économique du colonel Chávez, (…) les exploits de Kim Il-sung, Kim Jong-il et Kim Jong-un en Corée du Nord ; les ambitions de Fidel Castro pour Cuba ; celles de Lénine, Staline, Khrouchtchev et Brejnev pour l’URSS ».
MM. Pierre Gattaz et Kim Jong-un unis dans un pas de deux, la perspective n’avait rien d’intuitif. Le projet économique du Front national serait-il parvenu à engendrer l’équivalent politique de l’« obscure clarté » du Cid : l’union des contraires, également connue sous le nom d’oxymore ?
... je me demande si c'est bien nécessaire :roll:
Généralement devant le FN, toute la stratégie communicationnelle (car ça n'est plus du journalisme) est de donner dans quelque "réalisme" du reportage d'enquête, pour décrédibiliser d'autant plus "comme si vous y étiez" - stratégie largement abandonnée pour les autres partis, car ça les décrédibiliserait assurément. Et donc, on cite un type qui cite "la totale", c'est-à-dire ce qu'ils ne savent plus quoi citer pour décrédibiliser le FN, en prenant ça encore au sérieux.

Alors, je ne dis pas que le programme économique du FN est génial dans l'absolu (quel absolu ?). Je dis juste que l'anti-FNisme hystérique en face - rien que pour ça - donnerait envie de voter FN à Che Guevara exprès remué de sa tombe pour l'occasion.
Ce serait amusant de chercher toutes les astuces utilisées par les journalistes pour décrédibiliser leurs ennemis (tous ceux qui ne servent pas l'oligarchie en place) par petites touches, quand c'est un journal dit "très sérieux" (à mourir de rire) comme le Monde. A titre d'exemple, quand Debré et Even ont publié leur livres contre les médicaments inutiles et toxiques, ce qui met potentiellement en danger le marché le plus juteux de la planète, Big Pharma,  ils ont commencé par les appeler "les tontons flingueurs". Sous une apparence bonhomme et sympathique, on les décrédibilise dans l'esprit des gens. Ils sont vieux et gâteux, donc ils disent n'importe quoi. Mais il ne fallait pas le dire de cette façon, bien sûr.
Pour commencer, je dirai qu'ils emploient tous un ton grave, peu importe le sujet, de telle sorte à inquiéter le chaland même devant le festival d'Avignon. De plus, les présentateurs, dans la veine, sont tenus de sourire au minimum, mais surtout font un usage parcimonieux et sélectif du rictus, de tel sorte en effet aussi à faire méprisable des éléments qui, amenés autrement, auraient été simplement cordiaux, conviviaux, vivants. Bien sûr, les manifestations le subissent au premier chef - où les médias se mirent à interroger l'usager lambda souffrant d'un retard de bus *!!!* *Lol* *Applause* depuis Sarko, après le recul de Villepin devant le contrat premier embauche - pour culpabiliser le manifestant & autre révolté, voire proto-révolutionnaire. Ceci étant, les manifestations, dans leur festivisme, ne sont pas toujours les lieux géniaux que les manifestants tentent certes de nous vendre (cela reste des opérations de comm' populaires) mais enfin, elles ne méritent pas un tel traitement, et surtout pas les autres événements joyeux par essence, tels qu'une kermesse, ou que sais-je - qui donc passe toujours pour une idiotie de France profonde, d'abord parce que ça ne coûte pas cher, et que les gens se font donc du bien hors circuits consuméristes bureaucratiquement programmés (Henri Lefebvre).

Et puis, remarquez bien qu'ils n'ont jamais que 4-5 schémas narratifs dans leurs montages, de telle sorte qu'ils consomment littéralement le vécu, au profit d'un genre littéraire - ou audiovisuel là ... - typiquement journalistique. C'est-à-dire que le journalisme est, à côté du roman, du théâtre, de la chronique, du documentaire, de la poésie, etc. un acte d'énonciation spécifique, qui se caractérise par sa tautologie.
C'est-à-dire que, spécifiquement, lorsqu'un journaliste traite de "quelque chose", il ne traite plus jamais que de journalisme en tant que tel. Soit donc que les marqueurs de journalisme, ou signes extérieurs de journalisme, priment. Par exemple, donc, la sobriété de ton pourtant marquée de rictus, chez le présentateur. Mais encore, tous ces tics allègrement repris par les Guignols, le 20H20, les Nuls en leur temps, les Inconnus aussi, etc. et dont spécifiquement la critique désormais est tabouïsée, comme si c'était le style par excellence *Blase* *Lol* *Applause*

Sur M6 alors, qu'il est beau de voir notre présentateur (qui par ailleurs n'est pas un con, auteur de romans) manipuler une tablette au lieu de ses fiches & autres notes propres à ses confrères sur d'autres chaînes, uniquement pour faire genre que la technologie se répand et est à-utiliser ! *Lol* Etc.

A vous les studios ! 
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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Philo le Ven 28 Avr 2017 - 14:27

Je crois que la palme du sérieux revient au plus grand guignol de France 5, Michel Cymes (voir à partir de 1h08) :

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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Malcolm le Ven 28 Avr 2017 - 15:25

Je mettrais cela en relation avec ce qui suit : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t904p40-les-deconvertis-de-la-psychanalyse#34589

Mais cela signifie bien que l'indignation, à la Stéphane Hessel, n'est absolument pas un instrument de libération, ou d'émancipation. L'indignation, moralisatrice par nature, est un instrument d'asservissement bien-pensant. Ici précisément, c'est évidemment le victimisme qui s'attire les faveurs. Michel Cymes joue les victimes en tentant (assez mal à mon avis dans l'extrait) de faire passer son invité pour un salaud, tandis que la palme de la saloperie - j'allais écrire la salauderie ... - la palme de la saloperie lui revient.

Dans ce journalisme, on appelle cela sens de l'hospitalité ... où je préfère encore le rentre-dedans anglosaxon qui, impersonnel, cherche au moins sur certains sujets de fond, ou du moins sur la base d'arguments, au lieu de s'adonner à une vilaine charité et une charitable vilenie (totalement per-catholique dans la démarche, cela fonctionne très-bien en France, où même accorder le MPT est une forme de per-catholicisme dans la charité de la démarche, certes formellement post-catholique : les gauchistes savent toujours mieux que les croyants ce que disent leurs religions, n'est-ce pas ! *Lol* et ils ont l'amour désormais :mdr: ).

Bref, ce sont des trucs employés devant des invités politiques (surtout quand ces invités sont réprouvés par ladite bien-pensance), sur la base d'une motion simple : le réflexe compassionnel flatte l'arrogance de celui qui peut se le permettre, surtout quand le "mal" en face est souriant et n'oserait jamais répondre - et surtout de l'autre côté de la caméra (c'est-à-dire sous son regard, tandis qu'on est derrière l'écran). Soit donc que c'est de la compassion-arrogance (mais je me demande quelle compassion n'est pas dans cette arrogance) pas chère.
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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Philo le Ven 28 Avr 2017 - 16:36

Mal' a écrit:Mais cela signifie bien que l'indignation, à la Stéphane Hessel, n'est absolument pas un instrument de libération, ou d'émancipation.
Le problème est qu'à la télé, seul passe le pathos. La vérité, ici une vérité scientifique, indubitable, corroborée par toutes les études indépendantes ou refaites avec les données non biaisées, est laminée par le relativisme ("le professeur venu hier a cité une autre étude, étude contre étude donc"). Systématiquement pratiqué, ce relativisme permet aux médias de faire passer pour vrai n'importe quel message prononcé par de soit-disant experts.

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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Malcolm le Ven 28 Avr 2017 - 16:49

Scientifiquement, les sources primaires de lumière - que sont tous nos écrans, en dehors du cinéma ou d'un projo personnel, - nous rendent plus émotionnels, moins rationnels. Car je ne vois pas pourquoi cela ne s'est pas encore généralisé dans les modes de vie, que de vendre un projo plutôt qu'un écran plat de 110.234,32 pouces ! *Lol* (Il faut que le spectateur soit littéralement avalé par l'écran : et il aime ça ! *Lol* )

Au reste, tu as parfaitement raison : ça n'est pas que les médias "mentent" exactement (ou alors, d'un mensonge idéologique généralisé "seulement" en sciences sociales), mais c'est qu'ils usent et abusent des montages et des effets de perspective. Et puis, comme sur Internet, le dernier à s'exprimer est souvent "celui qui a raison" auprès des esprits faibles. C'est-à-dire que sans être partiaux (en dehors de l'idéologie dite) ils sont partiels, et cela suffit, de ce que le chaland croit pouvoir leur faire confiance sur leur exhaustivité, en tant qu'ils s'appellent "infos" et que ces infos sont tenues par des "professionnels".

Evidemment, quand les médias sont majoritairement privés, eh bien, euh, well, ahm ... *Lol* ... mais l'actualitarisme (la "mémoire courte") n'est pas exactement de leur fait : ce sont les masses, qui aiment s'y rendre. Ceci étant, au-delà, ils exploitent assez bien les leviers de cet actualitarisme ! *Lol* et vogue le relativisme : c'est du chaos management sociétal.
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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Philo le Ven 28 Avr 2017 - 17:21

Mal' a écrit:Et puis, comme sur Internet, le dernier à s'exprimer est souvent "celui qui a raison" auprès des esprits faibles.
Cela me fait penser que dans un autre débat qui a suivi Cholestérol, le grand bluff, diffusé par Arte, le professeur allemand qui défendait les intérêts de l'industrie pharmaceutique a exigé auprès de la production d'avoir le dernier mot (révélation faite par De Lorgeril, le même médecin qui était en face de Cymes).

C'est-à-dire que sans être partiaux (en dehors de l'idéologie dite) ils sont partiels, et cela suffit, de ce que le chaland croit pouvoir leur faire confiance sur leur exhaustivité, en tant qu'ils s'appellent "infos" et que ces infos sont tenues par des "professionnels".
La paresse intellectuelle fait qu'il n'ira pas vérifier. De même qu'il préférera prendre un médicament contre le cholestérol plutôt que changer de mode de vie.

Il faut que le spectateur soit littéralement avalé par l'écran
Un beau symbole de ce que fait la télé sur le cerveau ! *Lol*

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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Malcolm le Ven 28 Avr 2017 - 17:37

Autre truc : poser la question qui sèmera le doute, selon le principe si la question se pose, c'est que le phénomène est déjà en place. Je viens de lire ceci, à l'instant la question suivante, de savoir si le FN serait sur le déclin, renvoyant sur ce lien : https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/lextreme-droite-en-europe-est-t-elle-sur-le-declin - Or on voit mal comment il le serait, sur le déclin, dans ce contexte, si vous voulez.
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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Philo le Ven 28 Avr 2017 - 18:44

Je viens de parcourir l'article. On pourrait appeler ça la tactique de l'enfumage. Il y a souvent des articles de ce genre dans la presse. Quand on les a lus, on ne sait pas ce qu'on a lu. Il n'y a strictement rien dedans. Ça me fait penser au journaliste dont parle le docteur Even.

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Le Journalisme est un Existentialisme

Message  Malcolm le Lun 19 Juin 2017 - 21:00

"Parler pour ne rien dire, c'est le sujet que je maîtrise le mieux." - Oscar Wilde.

Pour le moins, ils ne font pas qu'en...fumer ! *Lol* Ça a le mérite de l'élégance ? De quoi ? Du hérisson ? Sûrement pas. Wilde l'avait, lui.

Arte radio
Et là c'est le drame

***

Tiré de ...
Tout ce qui me donne envie de dire - mais cette idée mûrit en moi depuis un moment - que le Journalisme est un Existentialisme, soit donc la démarche d'équipes porteuses d'un libre projet d'être et qui - comme le souligne Jean-Paul Sartre dans l'Être et le Néant - est appropriation du monde (Nietzsche aurait dit volonté de puissance intelligibilisante), par processus de signification des entours au pour-soi par le pour-soi (Heidegger disait : significativité du monde par l'être-au de l'être-là, suivez-moi bien).

C'est-à-dire en somme, tout simplement, et dit autrement, que les journalistes défendent une forme d'existence spécifique, qui plus est une forme d'existence qui - pour défendant son conatus à la spinozienne, soit donc son instinct de conservation, dans une évidente conscience de ce qui l'empouvoire et de ce qui la dépouvoire, ou la dote et la prive de pouvoir - est foncièrement déréaliste, irréaliste, néoréaliste, de par la métropolisation - qui est bien plus qu'un processus physique, mais bien un phénomène psychopolitique (comme dirait Peter Sloterdijk). Or, ce modus vivendi éjouit tant son monde par des gâteries, que son monde préfère l'oublier (à la Aldous Huxley, Brave New World), par exemple le festivisme et le maternalisme généralisés (Philippe Muray).
Plus encore, il faut dire qu'avec leur prétention à la neutralité - qu'avec leur neutralisme, leur suisserie, etc. - les journalistes & autres journaleux, peut-être français en particulier, mais pas que ... - se posent littéralement dans un ethos spécifique, par lequel les présentateurs notamment, représentent le calme, la beauté et l'amour, devant la dramatisation des propos. A la radio, ils peuvent même se payer plus facilement le luxe de l'humour ; à la télé, ils se contenteront du rictus. Mais tous railleront, évidemment ...

C'est-à-dire qu'il est une philosophie du journalisme contemporain, et même - à la fois plus grandiose et bien pire : - une sagesse du journaliste, qui consiste précisément à s'avancer devant le monde ainsi qu'une mer d'huile, avec une âme (comme animation) sur laquelle tout glisse, foncièrement lisse. Sagesse des hauts-fonds, sagesse superficielle du moyen-de-communication (medium), sagesse des médias donc (des moyens-de-communication) devenus à eux-mêmes leur propre fin. Soit donc que les moyens justifient les moyens sans fin. Cette roue tourne sans aucune raison de s'arrêter, et elle a encore la prétention historiciste de s'appeler roue de l'Histoire, quand elle prétend que tel événement sera "historique", mais on voit bien que ses décrets ne valent qu'hasardement (emblématiquement, la date du 11/9/1 tend à être oubliée, et rappelée aux USA uniquement pour les besoins de la cause, mais même plus symptomatiquement quand on parle de djihadisme - en fait, il s'agit d'un travail de mémoire bien plus que d'histoire). Est dit historique ce que l'on projette de rendre "sensationnel" - ou du moins un peu plus sensationnel que la moyenne. Logiques d'intensités (voir alors récemment la Vie intense, de Tristan Garcia).

Mais enfin, parmi toutes ces intensités donc, la sagesse du journaliste consistera précisément à n'en être pas une - intensité, - et à n'être jamais que fashion. C'est un modèle d'identification téléconsumériste ! ... C'est-à-dire qu'il faut certainement neutraliser les réactions du public lui-même, devant l'actualité, stratégiquement, et donner envie de "suivre" telle chaîne plutôt que telle autre - sans parler de cette tendance à faire stresser devant l'actualité, par laquelle le fashion-victimism semble une rassérénade. Mais enfin, il faut vouloir le devenir - journaliste.

Et les journalistes, donc, de commenter - "philosophes du Grand Neutre" - l'actualité, comme si le neutralisme n'était pas toujours-déjà - comme dirait Sartre - une modalité du politique. Soit donc : une idéologie. Pourquoi pas un journaliste effondré en larmes devant les massacres ? Pourquoi pas des placides, comme encore dans les années 60, qui cigarette au bec font ouvertement preuve de leur bon sens ? ... L'actualité contemporaine ne fait aucun sens, et procède d'un conformisme de carrière, soit donc aussi évidemment, d'un confort, d'un contentement.

Mais le pire, dans ces affaires, c'est que le sens commun - y compris de "ces gens-là" - tendra à croire que le neutralisme est de bon sens. Tu parles Charles ! - Tu voudrais te faire passer pour scientifique ! *Lol*
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A-côté

Message  Philo le Dim 16 Juil 2017 - 9:12

Alain Soral a écrit:Un journaliste, aujourd'hui, c'est une pute ou un chômeur.

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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Malcolm le Dim 16 Juil 2017 - 10:20

Philo, dans l'idéal, tu ne cites pas une connardise-pour-la-connardise (moi quand je vois Soral sur son canapé rouge, avec le tableau abstrait et la bibliothèque qui va bien, il me fait l'effet d'un bobo, aussi - private news).

Par contre, l'article de Kalos à mon avis judicieux, conjoint à ton soralisme de goût douteux, laisse quand même supposer que le journaliste, évidemment, navigue entre conformisme, misonéisme et cybernétisme. C'est-à-dire qu'il est un conformisme de classe dont je parlais "à l'instant" & un conformisme socioculturel plus général (nous vivons au cœur de la civilisation atlantique) ; qu'il est un misonéisme [peur, haine du nouveau - en l'occurrence de la révélation] par lequel le journaliste peut se compromettre aux yeux de certains (exemplairement, Élise Lucet) ou vouloir s'en tenir au conformisme précédent ; qu'il est un cybernétisme par lequel le journaliste est pris dans des réseaux pas-que-hiérarchiques, où il reçoit des feedbacks "comme on dit", sur lequel il est jugé.

En fait, ce phénomène - j'en atteste - relève aussi du milieu de la formation et du coaching professionnel au moins. A un moment donné, il se peut que ce ne soient plus "les faits" qui nous guident, mais bel et bien l'instinct de survie entre les faits, quitte à vivre d'un artificialisme - dans le pire sens du mot. Ceci, sans nier que "bien des gens" entre les journalistes, ont le sentiment de faire du bon boulot en s'en tenant à "ce qui se fait", tout comme toutes les comportementalités générales, généralement.
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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Avis' le Dim 16 Juil 2017 - 10:38

Je puis vous faire ci-dessous un truc journalistique à la Stéphane Bern ou à la frères Bogdanov, ou comment rendre passionnant un truc sans le moindre intérêt. Il suffit de mettre un accent tonique appuyé sur les MAJUSCULES. Ou alors monter de trois tons.
Recette de l'oeuf au plat:

CaSSSer les oeufs DANS un bol. Meeeeetre le beurre A foooondre DANS la poêêêêle. LORSque le beurre EST  jusTE fondu, léééégèrement mouououssant, ASSaisonner de sel et verser DEEEEElicatement LES oeufs DANS la poêêêle. A l'aide de LA spatule, MAINtenir LES jaunes au centre DE la poêêêle.

Il suffit DE monter AU pinacle LES articles, et vous êtes sûr DE capter l'ATTtention car on SE demande QUEL est L'OStrogoth QUI  peut parLER ainsi.

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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Philo le Dim 16 Juil 2017 - 15:31

Les journalistes indépendants ne sont plus que des dinosaures. La presse française est détenue à 99% par 9 milliardaires, et subventionnée par l'Etat. Les journalistes dépendent de leur rédac' chef, qui prend ses ordres chez un sous-fifre du milliardaire (Berbard Mourad chez BFM TV par exemple, le mec qui a été détaché pour conseiller Macron pendant sa campagne). D'ailleurs, vous remarquerez que les rédac' chefs valsent vite, au gré des erreurs de com' ! Pas facile de coller à la ligne du grand chef, même avec la meilleure volonté du monde !

Bern, c'est du même tonneau que Gala ou Closer. Les Bogdanov, c'est du Science et Vie. Même gratuit, j'en voudrais pas de ce journal ! Et aujourd'hui, ça se trouve facilement en pdf sur le net.

PS : c'est vrai que les jaunes se barrent toujours sur les côtés ! Merci de l'astuce ! *Lol*

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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Malcolm le Mar 18 Juil 2017 - 14:27

Le Décodex ment !

A quel saint nous vouer, maintenant ! *Lol*
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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Philo le Mar 18 Juil 2017 - 15:02

Un procès contre Decodex ? Intéressant !

J'aimerais bien qu'on soit catalogué par Decodex ! Ne peut-on pas le leur demander ? *Lol*


Dernière édition par Philo le Mar 18 Juil 2017 - 15:12, édité 1 fois

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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Malcolm le Mar 18 Juil 2017 - 15:09

J'aimerais bien qu'on soit catalogué par Decodex ! Ne peut-on pas le leur demander ? *Lol*
Je vois que je ne suis pas le seul à avoir entré l'adresse du forum dessus ! *Lol*

On jugera de notre fiabilité à ce qu'il nous catalogue méchamment ! *Lol*

...

Quoi ? Oui, je sais, nous "ne" sommes "qu'" un forum, pas un site d'info (?).
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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Philo le Mar 18 Juil 2017 - 15:14

On mérite une croix rouge ! On a annoncé l'élection de Trump. *Lol*



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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Malcolm le Mar 18 Juil 2017 - 15:17

Philo a écrit:On mérite une croix rouge ! On a annoncé l'élection de Trump.  *Lol*
*Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr*
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Re: Les trucs du langage journalistique

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