Les trucs du langage journalistique

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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Philou le Mar 18 Juil 2017 - 15:19

https://www.arretsurimages.net/articles/2017-02-22/Decodex-la-miraculeuse-guerison-de-Doctissimo-id9582

https://www.les-crises.fr/tellement-previsible-le-decodex-victime-dun-conflit-dinterets-patent/

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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Malcolm le Mar 25 Juil 2017 - 1:51

Les Crises
Comment “le système” impose la “vérité”
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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Philou le Mar 25 Juil 2017 - 9:30

Ça rejoint mon fil sur la zététique. La lutte contre les fake news sert à imposer deux totalitarismes, un totalitarisme de la pensée, le scientisme, et un autre, politique.
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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Malcolm le Dim 6 Aoû 2017 - 15:31

Sur le totalitarisme mondialiste, voir : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t438-mondialisation-et-fascisme-democratique#6051
Il me semble aussi, qu'il s'agisse d'une culture - culture économiste - fort ethnocentrique quand on y pense : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t2099-la-culture-economiste#40223 - et qui a la sainte rétorsion de parler au nom de la tolérance, de la paix et de l'universalité.

***

Après le Décodex, voici ce sur quoi je tombe, qui - au fond - n'est pas si con, mais ... https://www.seriously.ong/ - Et j'ai vu ce lien, avec le commentaire suivant, d'un ami : "J'ai trouvé un très très bel outil, ça serait bête qu'il tombe entre les mains des trolls :|"

Dans Seriously, j'ai inséré son commentaire "J'ai trouvé un très très bel outil, ça serait bête qu'il tombe entre les mains des trolls :|" Sur quoi Seriously (rien que le titre *Blase* ) me demande de quoi il retourne au juste, en matière de discrimination : "Antimusulman Antisémitisme Désinformation Homophobie Sexisme Xénophobie Autre". J'hésite entre "Xénophobie (envers les trolls)" ou "Autre" puisque les trolls ne rentrent consensuellement pas dans cette catégorie de "Xénophobie". J'opte tout de même pour "Xénophobie", par anticonformisme light.

Dans un encart, Seriously me dit alors : "Bon à savoir : Xénophobie : Hostilité systématique manifestée à l’égard des étrangers et/ou des personnes perçues comme telles (CNCDH, 2015)" Je me dis que je n'ai pas mal choisi, puisque mon ami manifeste une hostilité envers les trolls qu'il fait étrangers à son monde.

Puis, Seriously dit en substance : "Bien qu’Internet soit un espace virtuel, il n’est pas un espace sans droit, la loi s’applique comme dans le monde réel ! Proclamer des propos xénophobes est un délit passible d'amendes et agir sur Internet peut même être une circonstance aggravante dans le cas où ces discours sont sont publics. - En France, c'est la loi de 1881 sur la liberté de la presse qui encadre la liberté d'expression, et punit, notamment, les propos racistes, xenophobes ou antisémites, la diffamation ou les injures. La peine encourue par les auteurs de ces propos est peut aller jusqu'à un an d'emprisonnement et / ou 45 000 euros d'amende." OK.

Ensuite Seriously me propose différents arguments : "Steve Jobs, Einstein étaient fils d'immigrés ou multinationaux" mais je trouve que Steve Jobs en premier des arguments, c'est un peu orienté dans le sens du capitalisme. Einstein, pourquoi pas. (Seriously serait-il une plateforme orientée procapitaliste ?) Néanmoins, devant la xénophobie de mon ami, ce ne sont pas de bons arguments.
Vient ensuite "Diplômes et immigrés, 63% de réussite" - non plus pour défendre le troll. "Les populations civiles syriennes premières victimes de la guerre." - non plus. "Les raisons de l'explosion du nombre de migrants sur Terre." - il y en a certainement de très bonnes, mais non plus pour le troll. Un autre argument sur le brain drain lié aux immigrants. Non, donc.

Je clique alors sur "Charger plus d'arguments". Citation de Marthin Luther King adéquate : "Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots." Or pourtant, je sais que mon ami n'est pas si con. Il faut trouver autre chose.

Voici encore des trucs d'immigration : Martin Luther King était encore le mieux.

Je fais "Charger plus d'arguments". Je ne trouve plus que des trucs sur la guerre en Syrie, pour commencer. Il faut croire que le site veut m'inciter à trouver les Russes des salauds, de façon pro-politique occidentale, alors que parmi les rebelles il y a des djihadistes, par quoi la Russie défend le régime.

Puis, de nouveaux arguments sur l'immigration, inutiles pour défendre les trolls.

Finalement, je tombe sur cette citation de Gilles Dor, chanteur français "sûrement très important" : "Blanc sans « N » ça fait Black. Comme quoi sans « haine », on est tous égaux." Du coup, je me dis que je vais adapter : "Troll sans T ça fait Roll, comme dans Rock'n Roll !" ou bien : "Troll sans TR et avec un anagramme, ça fait Lol." Je crois que je commence à trouver de bons arguments pour défendre le troll devant mon ami, mais là c'est moi qui me trouve un peu léger.

Alors je continue : Antoine de St-Exupéry "C'est une folie de haïr toutes les roses parce qu'une épine vous a piqué." Voilà ! Les trolls sont bons, aussi ! Et puis : "16 nov. Journée internationale de la tolérance" - sa tolérance n'aurait-elle de limite que le troll ? ... Ou bien le rappeur Youssoupha : "Je peux pas plaire à tout l’monde, en toute amitié. Dans un monde où même Dieu ne fait pas l’unanimité." Il se pourrait qu'il ait voulu troller les religieux, d'ailleurs, aussi ! ... Joseph Baker : "Tous les hommes n’ont pas la même couleur (...), ni les mêmes mœurs, mais ils ont le même cœur." Les trolls, aussi ! ...

Bref : suis-je un troll, d'avoir saisi la perche que me tendait mon ami, dans son commentaire initial ? ... Hélas, je crois que c'est comme dit Nietzsche, dans le paragraphe 1 du Gai Savoir, mais ça n'est pas Seriously qui m'en parle.

Nietzsche, §1 du Gai Savoir, a écrit ...:
La doctrine du but de la vie. — J’ai beau regarder les hommes, soit avec un regard bienveillant, soit avec le mauvais œil, je les trouve toujours occupés, tous et chacun en particulier, à une même tâche : à faire ce qui est utile à la conservation de l’espèce humaine. Et ce n’est certes pas à cause d’un sentiment d’amour pour cette espèce, mais simplement puisque, en eux, rien n’est plus ancien, plus fort, plus inexorable, plus invincible que cet instinct, — puisque cet instinct est précisément l’essence de notre espèce et de notre troupeau. Quoique l’on arrive assez rapidement, avec la vue basse dont on est coutumier, à séparer nettement, selon l’usage, à une distance de cinq pas, ses prochains en hommes utiles et nuisibles, bons et méchants, lorsque l’on fait un décompte général, en réfléchissant plus longuement sur l’ensemble, on finit par se méfier de cette épuration et de cette distinction et l’on y renonce complètement. L’homme le plus nuisible est peut-être encore le plus utile au point de vue de la conservation de l’espèce ; car il entretient chez lui, ou par son influence sur les autres, des instincts sans lesquels l’humanité serait amollie ou corrompue depuis longtemps. La haine, la joie méchante, le désir de rapine et de domination, et tout ce qui, pour le reste, s’appelle le mal : cela fait partie de l’extraordinaire économie dans la conservation de l’espèce, une économie coûteuse, prodigue et, en somme, excessivement insensée : — mais qui, cela est prouvé, a conservé jusqu’à présent notre race. Je ne sais plus, mon cher frère en humanité, si, en somme, tu peux vivre au détriment de l’espèce, c’est-à-dire d’une façon « déraisonnable » et « mauvaise » ; ce qui aurait pu nuire à l’espèce s’est peut-être éteint déjà depuis des milliers d’années et fait maintenant partie de ces choses qui, même auprès de Dieu, ne sont plus possibles. Suis tes meilleurs ou tes plus mauvais penchants et, avant tout, va à ta perte ! — dans les deux cas tu seras probablement encore, d’une façon ou d’une autre, le bienfaiteur qui encourage l’humanité, et, à cause de cela, tu pourras avoir tes louangeurs — et de même tes railleurs ! Mais tu ne trouveras jamais celui qui saurait te railler, toi l’individu, entièrement, même dans ce que tu as de meilleur, celui qui saurait te faire apercevoir, suffisamment pour répondre à la vérité, ton incommensurable pauvreté de mouche et de grenouille ! Pour rire sur soi-même, comme il conviendrait de rire — comme si la vérité partait du cœur — les meilleurs n’ont pas encore eu jusqu’à présent assez de véracité, les plus doués assez de génie ! Peut-être y a-t-il encore un avenir pour le rire ! Ce sera lorsque, la maxime : « l’espèce est tout, l’individu n’est rien », se sera incorporée à l’humanité, et que chacun pourra, à chaque moment, pénétrer dans le domaine de cette délivrance dernière, de cette ultime irresponsabilité. Peut-être alors le rire se sera-t-il allié à la sagesse, peut-être ne restera-t-il plus que le « Gai Savoir ». En attendant il en est tout autrement, en attendant la comédie de l’existence n’est pas encore « devenue consciente » à elle-même, en attendant c’est encore le temps de la tragédie, le temps des morales et des religions. Que signifie cette apparition toujours nouvelle de ces fondateurs de morales et de religions, de ces instigateurs à la lutte pour les évaluations morales, de ces maîtres du remords et des guerres de religion ? Que signifient ces héros sur de pareilles planches ? Car jusqu’à présent, ce furent bien des héros ; et tout le reste qui, par moments, était seul visible et très proche de nous, n’a jamais fait que servir à la préparation de ces héros, soit comme machinerie et comme coulisse, soit dans le rôle de confident et de valet. (Les poètes, par exemple, furent toujours les valets d’une morale quelconque.) — Il va de soi que ces tragiques, eux aussi, travaillent dans l’intérêt de l’espèce, bien qu’ils s’imaginent peut-être travailler dans l’intérêt de Dieu et comme envoyés de Dieu. Eux aussi activent la vie de l’espèce, en activant la croyance en la vie. « Il vaut la peine de vivre — ainsi s’écrie chacun d’eux — la vie tire à conséquence, il y a quelque chose derrière et au-dessous d’elle, prenez garde ! » Cet instinct qui règne d’une façon égale chez les hommes supérieurs et vulgaires, l’instinct de conservation, se manifeste, de temps en temps, sous couleur de raison, ou de passion intellectuelle ; il se présente alors, entouré d’une suite nombreuse de motifs, et veut, à toute force, faire oublier qu’il n’est au fond qu’impulsion, instinct, folie et manque de raisons. Il faut aimer la vie, car… ! Il faut que l’homme active sa vie et celle de son prochain, car… ! Et quels que soient encore tous ces « il faut » et ces « car », maintenant et dans l’avenir. Afin que tout ce qui arrive, nécessairement et toujours par soi-même, sans aucune fin, apparaisse dorénavant comme ayant été fait en vue d’un but, plausible à l’homme comme raison et loi dernière, — le maître de Morale s’impose comme maître du but de la vie ; il invente pour cela une seconde et autre vie, et, au moyen de sa nouvelle mécanique, il fait sortir notre vie, ancienne et ordinaire, de ses gonds, anciens et ordinaires. Oui, il ne veut à aucun prix que nous nous mettions à rire de l’existence, ni de nous-même — ni de lui. Pour lui l’être est toujours l’être, quelque chose de premier, de dernier et d’immense ; pour lui il n’y a point d’espèce, de somme, de zéro. Ses inventions et ses appréciations auront beau être folles et fantasques, il aura beau méconnaître la marche de la nature et les conditions de la nature : — et toutes les éthiques furent jusqu’à présent insensées et contraires à la nature, au point que chacune d’elles aurait mené l’humanité à sa perte, si elle s’était emparée de l’humanité — quoi qu’il en soit, chaque fois que « le héros » montait sur les planches quelque chose de nouveau était atteint, l’opposé épouvantable du rire, cette profonde émotion de plusieurs à la pensée : « oui, il vaut la peine que je vive ! oui, je suis digne de vivre ! » — la vie, et moi et toi, et nous tous, tant que nous sommes, nous devînmes de nouveau intéressants pour nous. — Il ne faut pas nier qu’à la longue le rire, la raison et la nature ont fini par se rendre maîtres de chacun de ces grands maîtres en téléologie : la courte tragédie a toujours fini par revenir à l’éternelle comédie de l’existence, et la mer au « sourire innombrable » — pour parler avec Eschyle — finira par couvrir de ses flots la plus grande de ces tragédies. Mais malgré tout ce rire correcteur, somme toute, la nature humaine a été transformée par l’apparition toujours nouvelle de ces proclamateurs du but de la vie, — elle a maintenant un besoin de plus, précisément celui de voir apparaître toujours de nouveau de pareilles doctrines de la « fin ». L’homme est devenu peu à peu un animal fantasque qui aura à remplir une condition d’existence de plus que tout autre animale : il faut que, de temps en temps, l’homme se figure savoir pourquoi il existe, son espèce ne peut pas prospérer sans une confiance périodique en la vie ! Sans la foi à la raison dans la vie. Et, toujours de nouveau, l’espèce humaine décrétera de temps en temps : « Il y a quelque chose sur quoi l’on n’a absolument pas le droit de rire ! » Et le plus prévoyant des philanthropes ajoutera : « Non seulement le rire et la sagesse joyeuse, mais encore le tragique, avec toute sa sublime déraison, font partie des moyens et des nécessités pour conserver l’espèce ! » — Et par conséquent ! par conséquent ! par conséquent ! Me comprenez-vous, ô mes frères ? Comprenez-vous cette nouvelle loi du flux et du reflux ? Nous aussi nous aurons notre temps !

Voyons la suite sur Seriously : je décide de me faire conseiller et, de fait, je tombe sur de bons conseils employés d'ailleurs par nos politiciens eux-mêmes : "Ne répondez pas sous le coup de l’émotion - Prenez votre temps (c'est bon pour moi), Évitez d’aborder le dialogue par une contre-argumentation immédiate, ne cherchez pas à convaincre (je me dis que je tombe peut-être sous le coup de cet élément, encore que je le fasse de façon ludique), Fonctionnez par questions plutôt que par affirmations - Les éléments factuels à votre disposition peuvent vous aider (là je m'en sers, justement, contre Seriously), Déconstruisez les généralités que fait l’individu, sans en abuser (ce que je fais devant Seriously et pour le troll devant mon ami), S'il s'agit d'une personne que vous ne connaissez pas ou peu, évitez le tutoiement (on est bons), N’hésitez pas à demander d’où proviennent les sources (RAS), Prendre du recul en se posant les bonnes questions (c'est bon), N’hésitez pas à mentionner poliment qu'un propos vous a heurté (OK), Rappelez que la vérité est toujours plus complexe qu’on ne le pense (c'est ce que veut faire cette longue réplique), Cherchez à connaître et comprendre l’autre avant de vous faire comprendre pour évacuer ls frustrations (là c'est moi, en l'occurrence, qui suis frustré), Face à un #troll, mieux vaut ne pas répondre dans un premier temps (trollait-il les trolls ? me répondra-t-on ? suis-je un troll ? - et puis, remarquez le hashtag, qui n'apparaît que là *Blase* ), Il y a toujours plus de maîtrise et de clairvoyance dans deux cerveaux que dans un (pas le temps de mobiliser du monde), Il y a toujours plus de maîtrise et de clairvoyance dans deux cerveaux que dans un (tiens, ça apparaît deux fois), Les provocations vont jusqu'aux menaces physiques personnalisées en provenance d’une personne que vous connaissez? (c'est bon), Face à une personne violente, n’hésitez pas à rappeler que le débat n’implique pas la violence à l’égard des adversaires (c'est évident), Il faut savoir ne pas trop insister (je traîne et me fatigue moi-même à commenter), Sur Internet, les polémiques ne sont parfois que des constructions (peut-être, mais des constructions gênantes quand même), Face à une théorie du complot : comprendre la stratégie de l'interlocuteur (on n'en est pas là), N’hésitez pas à rappeler que toutes les informations ne se valent pas sur Internet (OK), Proposez à votre interlocuteur de vous renseigner mutuellement davantage sur le sujet pour en reparler plus tard (ça va), Utilisez des faits concrets et incontestables pour démontrer la surestimation ou sousetimation des phénomènes (ce que je fais), Privilégiez une tonalité humoristique voire absurde - sans en abuser -, mais évitez la moquerie personnelle (ce que je fais), N’hésitez pas à répondre à votre interlocuteur par du bon sens tout simplement (ce que je fais), Face à un complotiste, n’hésitez pas à répondre pour ne pas laisser le mensonge se propager (ah bah faudrait savoir, si c'est une construction, s'il ne faut pas insister ... )", le reste est dans la veine, mais je ne comprends pas pourquoi on ne me parlait pas de complotisme dans le choix initial, alors qu'on en parle soudain tant.

Je clique sur "Étape suivante : enrichissez votre réponse". Des vidéos et photos notamment sur l'immigration et le racisme. Je choisis celle-là :


Pour conclure : en effet, nous ne sommes quand même que des insectes, apparemment, pour tous ces apôtres de la différence. Bref : vivent les trolls.
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Re: Les trucs du langage journalistique

Message  Mal' le Jeu 15 Fév 2018 - 14:40

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