Le Phallus, maléfique ?

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Le Phallus, maléfique ?

Message  Marat le Mer 26 Avr 2017 - 15:52

Tiré de ...
Je me faisais récemment cette réflexion, que les notions de phallocentrisme et de phallocratisme n'avaient aucun sens, aucune pertinence réelle, et n'existaient jamais que dans l'imagination des antipatriarcat-réflexes, sachant déjà que le terme patriarcat ne désignait avant eux que la dignité de patriarche et qu'ils en firent sidéralement un système d'exploitation antiféminin sociohistoriquement général *Lol*

C'est-à-dire en effet, que "le phallocentriste", s'il existe, ne se centre jamais sur quelque phallus, que s'il en éprouve le manque. Or, étant donné que le phallocentrisme est souvent identifié au phallocratisme, on voit mal comment il en manquerait, soit donc en quoi il se centrerait sur quelque phallus si le phallus règne : il s'orientera sur des tâches au-delà. De plus, à supposer que ces deux termes ne se recoupent pas, il faut supposer que "le phallocentriste" sera infiniment moins homme que femme, de ce que les hommes en sont pragmatiquement dotés. Donc : sauf à faire un minable complexe d'infériorité, on voit mal comment les excitations au phallocentrisme ... exciteraient, justement, les hommes - en dehors des gays, en fait.

Quant au "phallocratiste" alors, dans la mesure ou ce terme est construit sur le modèle d'autocratisme, aristocratisme, démocratisme, ochlocratisme, médiocratisme, etc. - pour gouvernement de soi-même, des meilleurs, du peuple, des foules, de la moyenne, etc. - il faut conclure qu'il désigne le gouvernement du phallus. Or, on voit mal comment une bite, organe génital pur, gouvernerait ; c'était le premier point. Le deuxième point, c'est que, dans la mesure où l'on se servirait du mot phallus comme métonymie pour homme, on voit mal comment les hommes l'appliqueraient à eux-mêmes, d'autre part. Il faudrait vraiment être infantile, car je ne vois que les garçons pendant leur période de latence (du sortir de la petite enfance à la puberté) pour ainsi faire joujou de leurs pénis, tandis que mêmes les concours de bites entre ados (quand ils ont lieu, car on est loin d'avoir tous sorti notre appendice publiquement, par quoi elles concernent surtout les franés & entraînés-par-le-groupe entre les hommes) ... même les concours de bites entre ados, se font sur le mode ironique. Finalement, ceux taxant les hommes de "phallocratistes", les résument par l'insulte, irrespectueusement, à leur phallus (qui ne saurait être rigide en permanence qu'en cas de priapisme, soit donc de maladie aussi gênante qu'une hypersensibilité clitoridienne).

Bref : aucun homme n'aurait jamais pu se sentir ni "phallocentriste" ni "phallocratiste", à moins d'être aussi intellectuellement affecté que ceux qui employèrent le mot patriarcat dans l'ordre de ces fallacieux phallocentrisme et phallocratisme. Où finalement, Freud aurait bien plus raison qu'on ne le croit, à supposer une envie de pénis féminine - équivalente de l'angoisse de castration masculine, - de ce que ces items fonctionnèrent surtout auprès de certaines féministes, milieux des féminismes massivement investis par des femmes. Mais attention : je n'y résume pas tous les féminismes, qu'on soit clair.

En tout cas, ces féministes-là et autres genderists, donnent assez raison à Sigmund Freud pour que ça mérite d'être souligné : par mécanisme projectif, ils projettent leur propre inconscient, voire leur propre psychose, sur tous les hommes. Hommes qui, au contraire, n'en sont massivement pas là puisque, angoissés par la castration, ils sont plutôt dans des stratégies d'évitement, d'écartement, de démantèlement, de tout ce qui les exposerait à la castration, serait-elle symbolique. Au hasard : ces fous entre les féministes et autres genderists :roll:
A la fin, ce qu'il faut dire de ces notions féministes de patriarcat, phallocentrisme et phallocratisme, c'est que ce sont des délires féministes depuis la psychanalyse, antipsychanalystes reconduisant à la psychanalyse *Lol*
Tu parles d'une militance ... *Guedin*
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Le Phallus maléfique

Message  Malcolm le Sam 6 Mai 2017 - 17:29

Suite à l'échange concernant Camus et ce qui se passe actuellement en France, il m'est arrivé une réflexion en psychanalyse des groupes, peut-être compliquée à comprendre pour le chaland. Néanmoins, je lui serai gré de se mettre en stand by et de suivre ce qui suit. Et voici ce qui suit.

Ce qui suit, c'est une réflexion sur les quatre derniers siècles voire six derniers siècles depuis les croisades, où monta la bourgeoisie qui prit peu à peu le pouvoir pendant la féodalité, grâce au départ de l'aristocratie guerrière (bourgmestreries) ainsi qu'à la mise en place des préfectorats et de toute une administration sous Louis XIV (qui comptait moins sur l'aristocratie courtisane que sur ses administrateurs, auxquels finalement il rendit la France pour la suite, ce qu'on appelle l'Ancien Régime, sur la base duquel pourtant Napoléon fit les départements et les codes civil & pénal qu'on connaît, sans parler de la IIIème République, etc.). C'est-à-dire qu'il y a continuité sociohistorique, solidarité intergénérationnelle jusqu'à nos jours et par-devers tout ce que l'on croit, d'autant plus si l'on intègre ce fait même en biologie, qu'on peut souffrir de tragédies vécues par nos ancêtres.

Donc notez la féminisation européenne dans cette période, du roman courtois à la masse salariale féminine plus grande aux USA que la masculine aujourd'hui, en passant par le mouvement précieux et tous les féminismes. En effet, le bourgeois est foncièrement celui qui compte réaliser les désirs de sa femme, où donc sa femme a pris le pouvoir au foyer, sur les bourses, etc. et pas qu'au foyer quand on sait tout l'impact de la "parité" (95% de femmes dans l'éducation nationale, les femmes considérées comme plus performantes - à raison - dans les bureaucraties, les femmes plus souples et dociles dans la prise en compte d'un environnement de travail, etc. la publicité qui abuse de leur sex appeal et de leur sensualité jouasse, etc.). Attention, je n'ai aucune dent contre un devenir sociohistorique innocent par soi, mais il faut pourtant noter que dans le même temps ce devenir connut les guerres napoléoniennes puis européennes mondialisées, qui envoyèrent plein d'hommes - et certes pas que des hommes - à la mort. Cela commence avec la Confession d'un enfant du siècle d'Alfred de Vigny. La suite on la connaît : un lesbianisme de convention soixante-huitarde dans certains milieux, la contraception, l'IVG, le MPT, etc. Attention, je répète que je me moque de ce devenir sociohistorique : il est là, tout est en ordre, parce qu'il ne saurait en être autrement maintenant. Aucun ressentiment donc.

Mais voilà que peut intervenir ma méditation en psychanalyse des groupes, intitulée le Phallus maléfique.

Pour la faire courte, le Phallus psychanalytique n'est pas le pénis. Le pénis, lui, est l'organe sexuel masculin, pour ainsi dire rétractile selon afflux sanguin, et encore, pas sous le contrôle direct de l'homme, en dehors d'une masturbation tranquille et solitaire sans trouble spécifique. Tout est dit. Mais le Phallus par contre, il correspond tout simplement à cette croyance masculine, de pouvoir ne plus jamais craindre (inconsciemment) la castration, et cette croyance féminine, de pouvoir ne plus jamais craindre (inconsciemment) de manquer de pénis. En fait, c'est "le rêve, le pied, la panacée" que ce Phallus, parce qu'il satisfait tous les fantasmes ... fantasmatiquement. C'est-à-dire évidemment que c'est de la folie douce, que de songer le détenir ! Or, il se peut même qu'on s'imagine l'être, c'est vous dire ...

Cette détention fantasmatique, elle advient par exemple lorsqu'un(e)tel(le) un peu avide tient un pistolet en main, et se sent tout-puissant : "plus rien ne peut lui arriver", par contre "il peut tout faire arriver". Quant au fantasme d'identification, il advient lorsque l'on se sent "le tout" d'un autre, voire de tous les autres, par exemple un enfant bien-trop-aimé dans le regard de sa mère, ou encore un(e) politicien(ne) se voulant sauveur, salvateur. C'est très courant, que de s'imaginer détenir ou être le Phallus, et même cela est inévitable sous certains angles, à certains moments. Alors, naturellement, cela peut énerver, que la psychanalyse dise Phallus pour une telle hybris, mais enfin, la psychanalyse n'a jamais prétendu parler sous un autre angle que celui de la sensualité, dont le sexe est une éminente déclinaison - raison pour laquelle, la psychanalyse emploie un tel vocabulaire que sexual. On n'aurait pas beau jeu de s'en plaindre ni de le lui reprocher. Bref.

A partir de quoi donc, dans cette féminisation générale, il faut souligner ce concept singulier, de Phallus de la Mère.

Le Phallus de la Mère, existe dans le fantasme de l'enfant faisant de sa mère son tout-puissant, mais aussi dans le fantasme de la mère prenant ses enfants pour son bout.

Comme on s'en doute, il ne correspond naturellement pas à un pénis maternel.

Mais enfin, il est "là" dans l'idée, et il provoque assez tôt l'hostilité délirante (psychotique, névrotique-narcissique) de l'enfant et/ou de la mère contre le père.

Or, si vous voulez donc bien comprendre que leur relation est dans un genre de perfection affective, parce que con/fusionnelle, il arrive soudain que l'envie de pénis (inconsciente) naturelle et saine chez la femme, devienne chez cette mère une haine de l'homme, donc du père, en tant que détenteur réel du pénis abusivement associé au Phallus. Mère et enfant reprochent soudain de concert, incestuellement, au père, de détenir une perfection physique & morale qu'il n'a réellement pas mais dont on soupçonne et accuse l'absence imaginaire de partage, à la suite de quoi il est pris pour Phallus toujours-déjà fatalement maléfique, ce qui s'appelle une mascarade ou, impieusement, un bal du diable.

Si bien alors, que tout Phallus (puissance-jouissance) semble devenir un danger, et que hommes*, femmes et enfants ainsi enrôlés dans ce jeu socio-psychologique du Phallus maléfique (magnifiquement témoigné dans la nouvelle d'Albert Camus le Renégat) et ils haïront toute espèce de puissance d'une part mais, ce qui est pire, d'autre part, ils culpabiliseront "guedinement" de toute espèce de jouissance, dont on ne saurait se priver pourtant, en tant qu'êtres sensuels ou dotés d'une sensualité.

Et vogue la "guedinerie" de nos temps.


PS: si vous me demandez une solution, je vous répondrai de tenir compte des réalités.


____________
* Les hommes sont enrôlés par solidarité et par rétorsion morale inconsciente. D'ailleurs, eux-mêmes furent des enfants, n'est-ce pas - de même que les femmes sans enfant.
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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Levineannamaria le Dim 7 Mai 2017 - 14:22

Bon, je me demande toujours si je ne vais pas contrevenir à une quelconque loi des mâles. Vais-je bien répondre ? Vais-je prendre la voie autorisée (formellement j'entends) par les mâles ?
Cela dit Mal' me scie. Sa sortie sur le phallus est étonnante. Les femmes, cher Mal', savent utiliser le god-ceinture, même entre elles.
Vraiment Freud a fait des ravages (chez les non-juifs).
A une de mes élèves, juive bien sûr, je disais, quand elle m'interrogea sur la sexualité " Ne donne pas trop d'importance à Freud, mais tout de même lis-le avec une curiosité amusée, sans oublier qu'il n'a jamais su vivre que dans l'inceste".
Anna-Maria.

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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Malcolm le Dim 7 Mai 2017 - 14:30

*Lol*
LAM a écrit:Les femmes, cher Mal', savent utiliser le god-ceinture, même entre elles.
Bien sûr ! je connais la pornographie, et toute autre pratique "entre adultes consentants" ! selon la sacro-sainte expression. Tout à fait ! *Lol*
Mais précisément, chère LAM, dans la mesure exacte où ce dispositif est mimétique, il illustre parfaitement l'antimasculinisme dont je fais état, sans parler de ton introduction ! *Lol*
LAM a écrit:Bon, je me demande toujours si je ne vais pas contrevenir à une quelconque loi des mâles. Vais-je bien répondre ? Vais-je prendre la voie autorisée (formellement j'entends) par les mâles ?
Bouhouhouhou ! Je suis LE GRAND MECHANT PATRIARCHE ! *Méchant hochant la *Ptdr*
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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Levineannamaria le Dim 7 Mai 2017 - 14:36

T'es un phénomène toi, je t'aime bien. Et voilà, je te tutoie !!!

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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Malcolm le Dim 7 Mai 2017 - 14:39

Levineannamaria a écrit:T'es un phénomène toi, je t'aime bien. Et voilà, je te tutoie !!!
*Tchin*

C'est comme le raciste du coin, qui me dit : "J'aime pas les étrangers, mais Momo, lui, j'l'aime bien." *Ptdr* *Applause*
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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Levineannamaria le Dim 7 Mai 2017 - 14:41

Ne me cherche pas, toi. *Colère*

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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Malcolm le Dim 7 Mai 2017 - 14:44

Levineannamaria a écrit:Ne me cherche pas, toi. *Colère*
Ah parce que c'est moi qui cherchais ? *Choc* *Interdit* *Ptdr*

Je te cite là-bas :
Levineannamaria a écrit:L 'euro est-il le problème ? Tout ne vient il pas de plus loin ?  Oh les mâles (je parle aux hommes du forum, c'est-à-dire à tout le monde) vous avez le nez dans le guidon. Relevez la tête. Vous êtes agaçants messieurs les mâles mais vous êtes attachants quand même.
*Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr*
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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Levineannamaria le Dim 7 Mai 2017 - 14:46

Du calme toi, *Choc* *Choc* *Choc*

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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Malcolm le Dim 7 Mai 2017 - 14:46

Levineannamaria a écrit:Du calme toi, *Choc* *Choc* *Choc*
"Du calme toi !" *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr* *Ptdr*
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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Levineannamaria le Dim 7 Mai 2017 - 14:50

Tu sais ce que je cherche Mal' depuis que je viens de revenir ? Je cherche à trouver : comment me déconnecter !!! C'est incroyable l'univers des mâles est tout de même assez complexe. Vais-je trouver ?

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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Malcolm le Dim 7 Mai 2017 - 15:02

Levineannamaria a écrit:Tu sais ce que je cherche Mal' depuis que je viens de revenir ? Je cherche à trouver : comment me déconnecter !!! C'est incroyable l'univers des mâles est tout de même assez complexe. Vais-je trouver ?
Ton aveu d'impuissance t'honore. Néanmoins, tu es dans un sexisme antimasculin. Tu tombes sous le coup du propos qu'on devrait discuter.
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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Duralex le Lun 8 Mai 2017 - 7:11

Mal' a écrit:



Si bien alors, que tout Phallus (puissance-jouissance) semble devenir un danger, et que hommes*, femmes et enfants ainsi enrôlés dans ce jeu socio-psychologique du Phallus maléfique (magnifiquement témoigné dans la nouvelle d'Albert Camus le Renégat) et ils haïront toute espèce de puissance d'une part mais, ce qui est pire, d'autre part, ils culpabiliseront "guedinement" de toute espèce de jouissance, dont on ne saurait se priver pourtant, en tant qu'êtres sensuels ou dotés d'une sensualité.

Et vogue la "guedinerie" de nos temps.


PS: si vous me demandez une solution, je vous répondrai de tenir compte des réalités.


____________
* Les hommes sont enrôlés par solidarité et par rétorsion morale inconsciente. D'ailleurs, eux-mêmes furent des enfants, n'est-ce pas - de même que les femmes sans enfant.

Vraiment très intéressant Mal', tant sur la partie socio historique que la partie psy.

Mais je ne comprends pas le final.

Il me semble que justement, en 2017, tout le monde est à la recherche de son petit moment de bonheur/plaisir/excitation quotidien, et que d'autre part, tout le monde essaye de prendre la place du petit chef.. Ou alors, tu veux dire qu'on aurait les 2 en mèmes temps, désir d'excitation, de puissance, et aussi culpabilisation automatique de tout ça??

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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Malcolm le Lun 8 Mai 2017 - 9:11

Bien vu. C'est-à-dire que parmi les réalités, il est puissances et jouissances quand même : les capacités, moyens, influences & dispositifs dont on dispose, et les stimuli très-scientifiques de nos corps. Ceux-là ne sont pas le Phallus, mais il se peut aisément qu'on ait le sentiment de le détenir ou de l'être par eux.

A partir de quoi, si en sus on le fait maléfique ce Phallus (de ce que les hommes - les "mâles" geindrait LAM - représentent ces deux éléments, par carrure moyenne et génitalité pénienne spontanées), on se retrouve dans cette situation "guedine" d'avoir des possibilités qu'on hait devant autrui, et des sensations qu'on culpabilise de même, possibilités et sensations dont on ne saurait se passer, mais dont on ne saurait prendre la mesure réelle, et d'ailleurs à ce point j'ai décrit un mécanisme de pulsion de mort, puisqu'il faut pourtant que l'on puisse-jouisse de ce qui (psychiquement) "nous tue" (comme on s'exclame ça me tue !).

Ce que représente Emmanuel Macron par exemple, est totalement dans cette pulsion de mort (désolé, mais en matière d'exemple, on ne fait pas mieux là).
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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Avis' le Lun 8 Mai 2017 - 11:52

LAM a écrit:Les femmes, cher Mal', savent utiliser le god-ceinture, même entre elles.

Ah bon...?   J'ai peur de ne pas comprendre.  *Embarras*  On n'arrête pas le progrès, moi qui fais tout "à l'ancienne".
Elles doivent dire : "La bite m'habite".  *Colère* Pardon...

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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Malcolm le Lun 8 Mai 2017 - 11:58

Avistodénas a écrit:Ah bon...?   J'ai peur de ne pas comprendre.  *Embarras*  On n'arrête pas le progrès, moi qui fais tout "à l'ancienne".
Elles doivent dire : "La bite m'habite".  *Colère* Pardon...
Les lesbiennes exaltées et couples amateurs d'inversion coïtale s'y adonnent analement, dans des formes du transgenre armaturé d'un sex toy. Mais, étant donné les ~5% de diverses paraphilies confondues, je te laisse faire le calcul absolu : la pratique est infime, et ceux qui "connaissent" l'ont vu sur quelque porno.

Finalement, LAM fut obscène sous des airs cool, provoc-pour-la-provoc à la Femens, auxquelles je propose absurdement la vidéo suivante, mais c'est HS :

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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Kolyma le Mer 10 Mai 2017 - 1:17

Levineannamaria a écrit:A une de mes élèves, juive bien sûr, je disais, quand elle m'interrogea sur la sexualité  " Ne donne pas trop d'importance à Freud, mais tout de même lis-le avec une curiosité amusée, sans oublier qu'il n'a jamais su vivre que dans l'inceste".
Anna-Maria.

C'est moi qui souligne. Pas toi ? Et si réponse négative, je suis très curieux de savoir comment tu as fait ou comment tu fais pour t'en assurer.
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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Malcolm le Mer 10 Mai 2017 - 1:29

je suis très curieux de savoir comment tu as fait ou comment tu fais pour t'en assurer.
C'est juste. D'ailleurs, c'est encore un coup pour faire de Freud le maléphall... le maléfice. Le mal est fait, elle fit le mâle.
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Le complexe de Laïos

Message  Mal' le Ven 9 Fév 2018 - 14:02

"Corroboratif" des posts initiaux, le complexe de Jocaste ... J'invite alors à suivre la thèse de Medhi Belhaj Kacem, accrochez-vous : Viméo - « Introduction à Être et Sexuation » - sur la forme asymptotique de la libido féminine, approximation infinie d'une identité perdue du désir et de la jouissance (la libido masculine ayant une forme algébrique, par séquence) vers 45-50 minutes.

A partir de quoi, il est simplement permis de dire que, quand Sigmund Freud croit voir "de l'envie de pénis inconsciente" chez les femmes, il les voit s'étendre asymptotiquement devant un impossible, où Medhi Belhaj Kacem pensait cette extension propre à leur désir=jouissance devant l'impossibilité du rut animal toujours-déjà parodié, humainement. L'un dans l'autre ...

Il faut vraiment s'y entendre pour deviner de quoi je parle. Sur quoi donc, le Phallus maléfique, le phallocentrisme du féminisme et non des hommes pourtant phalliques comme hommes, non-phallocentriques pour cette raison, des deux premiers posts - ce phallisme naturel - reste un trouble-fête, car intervenant dans l'exponentialisation à l’œuvre chez le désir=jouissance féminin.

Au-delà, cette idée d'un complexe de Jocaste me donne bêtement l'idée d'un complexe de Laïos, où le père dénierait avoir son fils devant lui, dénierait léoninement la possibilité même d'une progéniture, de ce que cette progéniture le confronterait évidemment à sa mort, entre autres à travers la concurrence œdipienne. Ce n'est pas lui qui porta ni enfanta, il peut toujours avoir le doute, au point d'en inventer quelque patriarcat pour se rassurer - s'il faut utiliser ce mot récent. Bref : il n'y croit pas, ne peut ou ne veut pas y croire*. Car l'enfant, il doit le recon-naître, pour qu'il naisse vraiment dans le regard d'un tiers, sans quoi il cherchera ce tiers toute sa vie malgré et à travers les rencontres.
Le complexe de Laïos, fatalement, est alors propre à la métapsychologie du géniteur, qui pour le coup s'en tient à la génération sans vouloir en assumer la conséquence humaine : la paternité. En en restant au trivial-animal, tout ce qui compte pour lui consiste en ce que l'engendré n'accède jamais à la dignité d'un fils, la dignité d'une personne, quand bien même le père userait et abuserait formellement de notions telles que hey fils ! mon fils ! fiston ! Justement, en fait, ces honneurs et tendresses fonctionneraient troublement sur le principe de la flatterie qui, comme chacun sait, est toute d'arrière-pensées, en l'occurrence meurtrières, déniant sa terreur concurrentielle-mortelle.
Le complexe de Laïos, c'est "tuer le fils".

Fatalement, les Jocaste enragent.

____________________________
* Et ceci expliquerait assez bien la posture des partisans de la PMA/GPA : "l'homme n'y est pour rien". Complexe de Laïos énorme.
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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Philosophème le Sam 10 Fév 2018 - 10:45

Le complexe de Jocaste ne doit pas que frapper les femmes ménopausées, sinon il n'y aurait pas d'inceste des mères avec leurs enfants plus tôt. Au Canada, on s'intéresse aussi à l'influence des mères sur les enfants, que la bienséance veut toujours innocente. Non, Vipère au poing d'Hervé Bazin à l'appui, par exemple. Alors, ce complexe de Laïos devrait intégrer l'incestualité rarement réalisée, des pères. Néanmoins, la plupart des viols ont lieu dans le cadre des proches de la victime.
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