Le Phallus, maléfique ?

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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Mal' le Mar 13 Mar 2018 - 14:37

Ça rejoint le topic Notre monde est-il absurde, capricieux, sanglant et injuste ? ... Après, une brutalisation devant un dissentiment clair, reste un viol, quelle que soit l'époque.

Tout ce qui était à dire, c'était que les sensibilités varient en effet, et que la psychanalyse vient se loger dans l'éventuel après-coup comme avec le fantasme pur : dans tous les cas, il y a travail de l'imaginaire mnésique - travail du psychisme, - sur lequel opère lentement mais "biorythmiquement" la psychanalyse.

Enfin, elle permet de mûrir, quand on comprend la signification du stade génital et, mieux, qu'on y accède. C'est une sophopraxie.

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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Axolotl le Ven 30 Mar 2018 - 5:27

Tout cela, tous ses développements  semblent issus d'une phrase de Lacan qui lui a valu de nombreuses critiques à l'époque et prises de bec avec les féministes "Le Phallus manque à la femme" non ?
Le Phallus, le Symbolique, la Loi et l'Ordre, tout cela sont des termes quasi-homologues chez Lacan. Face à ces critiques des féministes parmi lesquelles certaines étaient empreintes indéniablement de culture psychanalytique, Lacan répondait: "le Phallus ce n'est pas la même chose que le zizi !" renvoyant par là au Symbolique, une dimension symbolique culturelle caractérisée par le Manque. Lequel est loin d'être l'apanage de la femme puisque cela peut constituer aussi une part importante voire constitutive du psychisme du garçon avant et pendant la puberté. Donc après fatalement aussi...
Cette part , le Manque et la Castration symbolique étaient constitutives et participaient directement (dans mes souvenirs de Lacan que je n'ai pas relu depuis longtemps) au psychisme féminin et à sa construction culturelle via la société patriarcale et les normes sociales. Pas confondre le Phallus et le phallus, disait à la suite de Lacan tous ces lacaniens lorsqu'on leur posait la question, souvent exprimée de façon véhémente de la part des féministes dans des débats publics comme une manifestation une fois de plus inhérente de la phallocratie selon elles, inhérente à toute théorie de la sexualité produite par des hommes et qui concernerait aussi les femmes. Une phallocratie qui pour elles se trouvait présente historiquement chez Freud selon elles dès les origines de la psychanalyse et qui -toujours selon elles- avait continué avec Lacan et ses thèses. Une sorte de faute originelle...  
Du coup des psychanalystes-femmes ont inventé les complexes d'Electre et Jocaste pour y faire pendant et parler de la spécifité féminine davantage.
Digression: La preuve quelque part si on voulait continuer d'explorer cette voie de la castration, du symbolique, du manque chez le psychisme féminin c'est qu'il existe bien des femmes phalliques, des authentiques mêmes et des vraies de vrai: j'en ai rencontré, et je crois pas être le seul ! Et même particulièrement chez certaines féministes, avouées ou non...

Quant à la castration ou au désir de castration manifesté par la femme (de façon inconsciente bien entendu, même s'il a existé dans le début du féminisme un certain SCUM aux Usa animé par une certaine Valérie Solanas, Society for cutting up men, heureusement il n'a pas perduré longtemps parmi les féministes américaines qui s'en méfiaient un peu comme d'une peste), c'est bien  de castration symbolique dont il s'agit (heureusement pour nous d'ailleurs!) et qui sert à Lacan pour établir cette dernière dans ses topiques comme éventuellement reliée voire incluse sous une forme + générale  au mathème.
Ce dernier constitue un objet très compliqué à définir et manier mais a participé indéniablement à essayer d'établir des fondements scientifiques à la psychanalyse, ou sinon une manière de parler "autrement" de choses dans le fond très compliquées.

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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Axolotl le Ven 30 Mar 2018 - 15:35

Tout cela, tous ses développements  semblent issus d'une phrase de Lacan qui lui a valu de nombreuses critiques à l'époque et prises de bec avec les féministes "Le Phallus manque à la femme" non ?
Le Phallus, le Symbolique, la Loi et l'Ordre, tout cela sont des termes quasi-homologues chez Lacan. Face à ces critiques des féministes parmi lesquelles certaines étaient empreintes indéniablement de culture psychanalytique, Lacan répondait: "le Phallus ce n'est pas la même chose que le zizi !" renvoyant par là au Symbolique, une dimension symbolique culturelle caractérisée par le Manque. Lequel est loin d'être l'apanage de la femme puisque cela peut constituer aussi une part importante voire constitutive du psychisme du garçon avant et pendant la puberté. Donc après fatalement aussi...
Cette part , le Manque et la Castration symbolique étaient constitutives et participaient directement (dans mes souvenirs de Lacan que je n'ai pas relu depuis longtemps) au psychisme féminin et à sa construction culturelle via la société patriarcale et les normes sociales. Pas confondre le Phallus et le phallus, disait à la suite de Lacan tous ces lacaniens lorsqu'on leur posait la question, souvent exprimée de façon véhémente de la part des féministes dans des débats publics comme une manifestation une fois de plus inhérente de la phallocratie selon elles, inhérente à toute théorie de la sexualité produite par des hommes et qui concernerait aussi les femmes. Une phallocratie qui pour elles se trouvait présente historiquement chez Freud selon elles dès les origines de la psychanalyse et qui -toujours selon elles- avait continué avec Lacan et ses thèses. Une sorte de faute originelle...  
Du coup des psychanalystes-femmes ont inventé les complexes d'Electre et Jocaste pour y faire pendant et parler de la spécifité féminine davantage.
Digression: La preuve quelque part si on voulait continuer d'explorer cette voie de la castration, du symbolique, du manque chez le psychisme féminin c'est qu'il existe bien des femmes phalliques, des authentiques mêmes et des vraies de vrai: j'en ai rencontré, et je crois pas être le seul ! Et même particulièrement chez certaines féministes, avouées ou non...

Quant à la castration ou au désir de castration manifesté par la femme (de façon inconsciente bien entendu, même s'il a existé dans le début du féminisme un certain SCUM aux Usa animé par une certaine Valérie Solanas, Society for cutting up men, heureusement il n'a pas perduré longtemps parmi les féministes américaines qui s'en méfiaient un peu comme d'une peste), c'est bien  de castration symbolique dont il s'agit : heureusement pour nous d'ailleurs que l'on ne joue pas l'Empire des sens tous les jours ! Elle sert à Lacan pour établir cette dernière dans ses topiques comme éventuellement reliée voire incluse sous une forme + générale  au mathème.
Ce dernier constitue un objet très compliqué à définir et manier mais a participé indéniablement à essayer d'établir des fondements scientifiques à la psychanalyse, ou sinon une manière de parler "autrement" de choses dans le fond très compliquées. Voire par exemple, le diagrammatique et l'axiomatique chez Félix Guattari...

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Re: Le Phallus, maléfique ?

Message  Mal' le Ven 30 Mar 2018 - 15:47

Axolotl a écrit:Tout cela, tous ses développements  semblent issus d'une phrase de Lacan qui lui a valu de nombreuses critiques à l'époque et prises de bec avec les féministes "Le Phallus manque à la femme" non ?
Non, mais je n'ai pas mieux à dire, ou plutôt j'ai à dire : pas mieux.

A savoir que Lacan salua Deleuze, sur la question du masochisme : on ne saurait opposer frontalement psychanalyse et schizoanalyse - pour dire.

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Re: Le Phallus, maléfique ?

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