Eléments de /Im Weltinneraum des Kapitals/

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Eléments de /Im Weltinneraum des Kapitals/

Message  Malcolm le Lun 19 Juin 2017 - 0:29

Peter Sloterdijk, /Im Weltinnenraum des Kapitals/ (/le Palais de cristal, à l'intérieur du capitalisme planétaire/), 2005, éd. Maren Sell, p.46, ''Temps du globe, temps de l'image du monde'', a écrit:Ce que signifie la globalisation terrestre se révèle lorsqu'on voit en elle l'histoire d'une extériorisation relevant de la politique de l'espace, qui semble être indispensable pour les gagnants, insupportable pour les perdants, mais inévitable pour les uns comme pour les autres. L'information métaphysique latente que le globe terrestre délivre à ses usagers avait été, d'emblée [depuis 1492 progressivement, et surtout depuis 1945], que toutes les créatures qui peuplent sa surface sont dehors dans un sens absolu, même si elles continuent à tenter de vouloir s'abriter dans des accouplements, des habitations et des enveloppes symboliques collectives - les systémistes diraient : dans des communications. Tant que les pensants, face au ciel dégagé, imaginaient le cosmos comme une voûte - immense, mais fermée, - ils restaient à l'abri du risque de se refroidir au contact de l'extériorité [ptolémaïque]. Leur monde était encore la maison qui ne perd rien. Mais depuis qu'ils ont fait le tour de la planète [copernicienne], l'astre errant qui porte flores, faunes et cultures, un abîme s'ouvre au-dessus d'eux à travers lequel ils découvrent en clignant des yeux [ainsi que les "derniers hommes" qu'ils sont, à l'ère posthistorique de la coopération internationale] un extérieur sans fond.
Voilà pour la contextualisation. Ensuite, Sloterdijk est juste génial, dans son topo concernant la globalisation, qui eut lieu du XVème siècle au XXème, donc, pendant lequel en fait, nous avons atteint la globalité, tout en nous croyant en phase de globalisation, de ce que la nouvelle arriva tardivement partout - notamment enfin à cause des mass media. Soit donc qu'on se trompe, à croire en cours la globalisation : nous sommes déjà en phase de désenchantement, devant un fait accompli. Mais poursuivons concernant ce que je voulais appuyer là, concernant les débats qui nous préoccupent actuellement, sur le boboïsme de la civilisation atlantique :
* http://www.liberte-philosophie-forum.com/t2027-presidence-macronienne
* http://www.liberte-philosophie-forum.com/t2078-enthoven-et-les-bobos
Lisez plutôt :
Peter Sloterdijk, /Im Weltinnenraum des Kapitals/ (/le Palais de cristal, à l'intérieur du capitalisme planétaire/), 2005, éd. Maren Sell, p.317, ''Mutations dans l'espace de la gâterie'', a écrit:Quand on regarde la grande serre de la gâterie [image du monde globalisé, correspondant assez bien à ce que je nommais déjà, pour la civilisation atlantique, un paradis artificiel ou une cage dorée] dans son ensemble, on est forcé de se demander si les diagnostics sur l'ennui émis par Dostoïevski et Heidegger n'étaient pas seulement des pronostics de décadence soumis au code de la philosophie et de la psychologie. La vision nietzschéenne du dernier homme, qui leur était apparentée, n'aurait alors été que l'anticipation de ce consommateur qui souffre d'un ennui abyssal et se divertit pourtant de manière éclatante. Elle s'adresse par conséquent à l'individu déchargé [détendu, déstressé, gâté] et ennuyé qui, parce qu'il est pourvu des biens de confort du grand intérieur capitaliste, possède suffisamment de ressources pour vanter comme un accomplissement l'état qu'il a atteint. Pour les nouveaux phénomènes de gâterie, le terme de décadence [employé plus de dix ans après par Michel Onfray] perdrait cependant son sens traditionnel parce que les gâtés actuels prennent dans le même temps part aux intensifications permanentes de la fitness.
Et de poursuivre :
La décadence apparente consisterait alors dans le zèle des déchargés. Leur personnage idéal se présente sous les traits du sportif qui pratique une fitness absurde pendant sa phase de haute performance - en règle générale aux dépens de tous les autres aspects de son "potentiel humain" : afin de passer pour le plus compétent, il n'hésite pas à recourir à des dopants, puisque tous les autres le font aussi, si bien que le dopage devient inévitable dans l'intérêt de l'égalité des chances. Dans une telle situation, on peut faire l'économie de cette "attente des barbares" dont il était question autrefois dans les cultures aristocratiques en déclin. Les nouveaux déchargés, lorsqu'ils prennent les commandes aux mains de leurs prédécesseurs civilisés, sont identiques aux barbares qui assurent la relève. Face à une telle situation, la critique ordinaire de la civilisation n'a plus de prise.
"La critique ordinaire de la civilisation n'a plus de prise", on le voit assez bien avec le désaveu des philosophies, sciences humaines et autres humanités, dont littérature, dans les musées du monde.
Il n'est pas très difficile de constater que si les gens, dans le palais de cristal, ne cessent pas de vieillir, les symptômes de l'infantilisation se propagent quant à eux rapidement ; mais la valeur qu'il faut accorder à ces tendances reste trouble jusqu'à nouvel ordre. On trouvera toujours des apologistes des derniers hommes pour apporter la preuve non seulement qu'ils ne sont plus barbares, mais qu'ils ont atteint un haut niveau de civilisation - cela toutefois dans un autre registre.
Je vous laisse apprécier et commenter, mais je recopierai simplement l'une des conclusions de Sloterdijk :
Peter Sloterdijk, /Im Weltinnenraum des Kapitals/ (/le Palais de cristal, à l'intérieur du capitalisme planétaire/), 2005, éd. Maren Sell, p.369, ''Éloge de l'asymétrie'', a écrit:Il est donc hyperboliquement vrai que tout ce qui était solide et permanent part en fumée, mais objectivement c'est faux. La grande mobilisation par le capital doit laisser sur place ce qui s'oppose à la liquidation. Elle ne peut transférer les cultures locales par virement international, elle peut modifier les processus générateurs, mais pas les remplacer. Il est tout aussi faux de dire que tout ce qui est étendu disparaît par compression. Les thèses de Marx et de Hegel, ainsi que celles des sophistes actuels de la suppression de l'espace, prouvent plutôt que la condensation capitaliste du monde se reflète dans une quantité d'exagérations exaltées dont on ne peut pas s'attendre à ce qu'elles conservent, à terme, leur caractère esthétiquement et moralement acceptable. La "globalisation" est, en plus de tout ce qu'elle peut être sur le fond, un topos qui attire par essaims entiers les feux follets populistes - elle sert de réceptacle pour des affirmations sans consistance sur le cours du monde.
Et de poursuivre :
Outre son fonctionnement réel et complexe, elle a produit une superstructure de fantasmes simplificateurs à usage domestique et politique - la plupart sont des versions sociologiques de rêves de vol, des images phobiques et piquantes sur la perte du lieu de travail, de la pesanteur du corps et de l'identité locale. Ils invoquent la dévalorisation des compétences locales, annoncent l'invasion et l'excès d'étrangers, mais ils parlent surtout de l'obligation de faire concurrence à des invisibles qui ne connaissent aucune inhibition les empêchant de faire la plupart des choses mieux et à meilleur marché - de la même manière que ces dentistes éhontés originaires de Hongrie et de Pologne qui remplacent la dentition des Européens de l'ouest pour la moitié de la somme habituelle.
Mais, p.371 :
L'être-dans-le-monde conserve pour toujours ce trait fondamental : il abandonne tout ce en quoi il ne peut lui-même être présent [i.e. nul ne saurait, en-dehors d'un délire, vivre global - et même pas glocal, selon Sloterdijk, comme disent les altermondialistes]. L'école de l'être-là implique donc un apprentissage de l'extension comme navigation dans des structures espace-temps incompressibles [alors que les délirants se délirent ubiquitaires, par la mondialisation].
Page 373 :
Le localisme n'est pas de nature réactive mais doit être compris comme l'affirmation de l'extension-sur-le-lieu créative. On le voit dans le noyau de la vie démocratique, le recrutement des citoyens par leur cité pour l'accomplissement des "missions publiques". Ce qui, depuis le retour des villes à la fin du Moyen-Âge européen, appelle les habitants de la ville à participer à la communauté, c'est le champ de force local dans lequel les plus habiles à défendre leurs propres intérêts se découvrent d'un seul coup comme des cittadini, des citizens, des Bürger, des citoyens, c'est-à-dire comme les vecteurs d'un intérêt commun et d'une animation débordante. Le champ de force local n'est pas politique parce que circuleraient en lui des affects collectifs [i.e. le festivisme - Philippe Muray - n'y suffit pas, par exemple] - sinon, la politique ne serait que l'émanation d'agitation et de perfidies locales. Il est politique dans la mesure où la communauté, la ville ou la nation (peut-être aussi le groupe de nations), sont les réalisations d'une volonté, incarnée sur leurs lieux, de résoudre des missions identifiées par le biais de la divergence exprimée entre les opinions et les passions et de soumettre les solutions trouvées à une vérification.
Je sens là une forte prégnance de mutualisme germanique, toutefois, que je ne contredirai pas, dans la mesure où cela concorde avec d'autres formes d'organisations telles que le syndicalisme camusien, le communalisme français, etc. Sloterdijk reste un homme de gauche (le dernier chapitre s'intitule la Gauche céleste et la gauche terrestre).
On n'y parvient que si le lieu politique, avec son égoïsme local et son enthousiasme local, se projette simultanément dans le futur - c'est-à-dire si le lieu est plus fort que les idéologies et si la commune bourgeoise reste plus attractive que les sectes multinationales qui tentent de s'emparer de l’État. Si je ne peux pas avoir de sensibilité provinciale, il est hors de question que je fasse de la politique ma profession. La res publica ne fonctionne qu'en tant que parlement des esprits locaux.
Bref : une critique en règle du boboïsme ; bobos, qui correspondent aux déchargés, détendus, déstressés, gâtés, ennuyés et divertis.
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Re: Eléments de /Im Weltinneraum des Kapitals/

Message  Avis' le Mar 20 Juin 2017 - 12:14

Si je puis ajouter quelques éléments à l'analyse (de niveau philosophique) de Sloterdijk :
Un petit détail d'abord : la mondialisation a commencé avec la première pierre taillée qui fit l'objet d'un échange (contre nourriture par exemple, ou femmes). Suivent des âges qui la confirment avec, bon siècle mal siècle, des hauts et des bas.
Mais surtout, aujourd'hui, cette mondialisation a atteint un stade où c'est l'humain qui est exploité, manipulé, échangé, pris en otage car il est un consommateur de plus en plus compulsif étant donné que ses besoins sont inflationnistes. Plus un millimètre carré de liberté sans qu'il doive payer pour. Taxes, abonnements, services, sans parler des impôts eux-mêmes qui ont au moins pour critère d'être utiles à la communauté. Tout le reste sert à circonvenir, piéger le consommateur, par des individus ou groupes particulièrement habiles à se confectionner des rentes de situation. D'où la nécessité d'une concurrence sans pitié sans quoi nous n'aurions pas même le choix de décider par qui nous serons mangés.
Ce stade de mondialisation frappe aussi bien les gommeux que les autres dans la mesure où ils sont censés consommer plus que les autres vu leur niveau de vie, ils en sont donc sans le savoir peut-être les premiers couillonnés mais peu importe, ils en ont les moyens. D'où que les effets pervers de cette mondialisation les touche moins que le vulgum pecus et dont ils tirent fierté sinon avantage et qu'ils s'arrogent par-là une qualité qu'ils n'ont pas : l'intelligence. De fait, ils n'ont d'intelligence que leur situation de fortune. Je lisais quelque part ici les tics de langage de Hollande : ils sont voulus pour "faire peuple", et en briguer plus naturellement les suffrages. C'est dire à quel point le Président gommeux prend le peuple pour du jambon. Qui quelquefois l'est : la preuve, il l'a élu.
La  présente phase de mondialisation n'est autre à mes yeux qu'une exploitation du capital humain (songez donc, bientôt 9 milliards), il y a de quoi faire et pour les gommeux, qui ont les moyens de se faire exploiter sans que cela les découvre d'un fil, ils acquièrent cette supériorité sur le peuple idiot de pouvoir se permettre de refaire le monde (le peuple ne peut pas refaire le monde, il doit faire avec), tandis que les petits malins artisans de cette exploitation mondialisée sont des technocrates ne se souciant guère de politique et de morale si ce ne sont celles de leurs portefeuilles multiples.
Quant aux militantes féministes, les femmes ont de toujours constitué une valeur d'échange (mesdames les militantes féministes, si vous m'entendez...)
Or dans ce monde mondialisé, ou cette planète planétisée, elles en sont réduites elles aussi à une valeur de consommatrices. Donc, même statut pour les gommeuses...

Ce qui n'enlève rien à Sloterdijk.

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Re: Eléments de /Im Weltinneraum des Kapitals/

Message  Philou le Mar 20 Juin 2017 - 15:13

Avistodénas a écrit:la mondialisation
Sloterdijk parle de "globalisation", ce qui correspond à ce que tu décris plus bas, plus qu'à la Compagnie des Indes, par exemple.
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Re: Eléments de /Im Weltinneraum des Kapitals/

Message  Malcolm le Mer 4 Oct 2017 - 12:42

Avistodénas a écrit:Si je puis ajouter quelques éléments à l'analyse (de niveau philosophique) de Sloterdijk :
Mais c'est le principe, bel ami.
Un petit détail d'abord : la mondialisation a commencé avec la première pierre taillée qui fit l'objet d'un échange (contre nourriture par exemple, ou femmes). Suivent des âges qui la confirment avec, bon siècle mal siècle, des hauts et des bas.
Non : la globalisation n'est pas un processus d'échange initialement, mais une pure et simple prise de pouvoir sur le globe, avec certes les échanges qui vont bien avec, pour et ensuite. L'Homme européen en avait les moyens, il se sentit de le faire. Bien entendu, Christophe Colomb doit pouvoir ouvrir une route occidentale vers les Indes, mais aussi s'approprier par la preuve, que la Terre est sphérique. Du reste, j'ai du mal à croire qu'une motion échangeuse seule, suscite la conquête. Au contraire, je pense que les groupes, sans conquête, ont évidemment échangé.
Mais surtout, aujourd'hui, cette mondialisation a atteint un stade où c'est l'humain qui est exploité, manipulé, échangé, pris en otage car il est un consommateur de plus en plus compulsif étant donné que ses besoins sont inflationnistes. Plus un millimètre carré de liberté sans qu'il doive payer pour. Taxes, abonnements, services, sans parler des impôts eux-mêmes qui ont au moins pour critère d'être utiles à la communauté. Tout le reste sert à circonvenir, piéger le consommateur, par des individus ou groupes particulièrement habiles à se confectionner des rentes de situation. D'où la nécessité d'une concurrence sans pitié sans quoi nous n'aurions pas même le choix de décider par qui nous serons mangés.
Il l'a voulu. Ce pouvoir d'achat devait lui garantir une autre liberté, par ce que Peter Sloterdijk nomme gâterie. Voir aussi : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1281-abandonnisme#22894
Ce stade de mondialisation frappe aussi bien les gommeux que les autres dans la mesure où ils sont censés consommer plus que les autres vu leur niveau de vie, ils en sont donc sans le savoir peut-être les premiers couillonnés mais peu importe, ils en ont les moyens.
Rappelons à notre aimable clientèle peu fréquente du forum, inscrite ou non, qu'Avis' dit gommeux comme on dit bobo. Reste, en somme, que, comme le dit Philo ...
Philo a écrit:
Avis' a écrit:la mondialisation
Sloterdijk parle de "globalisation", ce qui correspond à ce que tu décris plus bas, plus qu'à la Compagnie des Indes, par exemple.
... c'est le propos de Sloterdijk.
Avis' a écrit:D'où que les effets pervers de cette mondialisation les touche moins que le vulgum pecus et dont ils tirent fierté sinon avantage et qu'ils s'arrogent par-là une qualité qu'ils n'ont pas : l'intelligence. De fait, ils n'ont d'intelligence que leur situation de fortune. Je lisais quelque part ici les tics de langage de Hollande : ils sont voulus pour "faire peuple", et en briguer plus naturellement les suffrages. C'est dire à quel point le Président gommeux prend le peuple pour du jambon. Qui quelquefois l'est : la preuve, il l'a élu.
Ce que Pierre Bourdieu nommait racisme de l'intelligence.
La  présente phase de mondialisation n'est autre à mes yeux qu'une exploitation du capital humain (songez donc, bientôt 9 milliards), il y a de quoi faire et pour les gommeux, qui ont les moyens de se faire exploiter sans que cela les découvre d'un fil, ils acquièrent cette supériorité sur le peuple idiot de pouvoir se permettre de refaire le monde (le peuple ne peut pas refaire le monde, il doit faire avec), tandis que les petits malins artisans de cette exploitation mondialisée sont des technocrates ne se souciant guère de politique et de morale si ce ne sont celles de leurs portefeuilles multiples.
Tu parles comme un altermondialiste. D'abord et avant tout, le phénomène-hiérarchique a toujours lieu. Le démocratisme est hélas un truc de gommeux, qui n'a su prospérer jamais que grâce, précisément, à la globalisation, et qui gomme si bien son monde qu'il croit encore pouvoir l'exporter, à la mode des USA, quand les Irakiens étaient plus heureux sous Sadam Hussein qu'aujourd'hui - et certes pas parce qu'ils feraient leur syndrome de Stockholm, mais bel et bien parce que l'économie de marchés profite avant tout aux centres du système, non à ses périphéries, et que son démocratisme est une contradiction manifeste avec cet objet paradoxal (égalitaire d'accès, hiérarchique de capital) qu'est l'argent. Bref, des formes d'esclavagisme, il y en a toujours eu, il y en aura probablement toujours, serait-ce parce qu'on a toujours besoin d'un Autre, ennemi méchant vilain pas beau. Voir aussi : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t2073-que-par-nature-l-homme-est-fasciste
Néanmoins, Sloterdijk semble soutenir un démocratisme, notamment coopératoire, au sein de notre Posthistoire. Pour lui, l'Histoire, c'est précisément des histoires à raconter, soit donc des projets humains. 1492-1945 fut précisément Historique ; mais le monde mondialisé, pour être une Ère [c'est moi qui dit Ère - âge, éon, soit l'Aiôn devant le Chronos, de ce que Peter Sloterdijk s'inspire de Gilles Deleuze et Felix Guattari] n'est plus Historique ; elle est Posthistorique.
Quant aux militantes féministes, les femmes ont de toujours constitué une valeur d'échange (mesdames les militantes féministes, si vous m'entendez...) Or dans ce monde mondialisé, ou cette planète planétisée, elles en sont réduites elles aussi à une valeur de consommatrices. Donc, même statut pour les gommeuses...
Tu me sembles ignorer que les cultures européennes - et pas qu'européennes, - notamment slavo-celtes, ont toujours procédé d'une forme de parité. Par contre, si tu prends les cultures islamo-africaines, ce sont clairement des meubles.
Ce qui n'enlève rien à Sloterdijk.
Certes non, du coup.

***

*Ptdr*

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Malcolm
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