Digression sur les monothéismes chrétiens

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Re: Digression sur les monothéismes chrétiens

Message  Kal' le Mar 19 Sep 2017 - 21:59

Mal' a écrit:Outrance.

Kal'
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Re: Digression sur les monothéismes chrétiens

Message  Malcolm le Mar 19 Sep 2017 - 22:07

Et, Avistodénas, s'il s'agissait seulement d'être bons ou mauvais copains, cela fait longtemps que je serai passé à autre chose que la philosophie, au contraire. Tu crois que je suis méchant, mais je suis plutôt Mal'.
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Re: Digression sur les monothéismes chrétiens

Message  Auguste le Maure le Mar 19 Sep 2017 - 22:15

En général on doit plus à nos ennemis (au sens intellectuel hein ^^) qu'a nos amis, l'ami intellectuel ne nous ajoute rien au contraire il nous conforte dans ce qu'on a, l'ennemi nous pousse à douter et démontrer à étayer à renoncer à refaire, à grandir en somme.

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Catholicisme, jeunesse, sexualité

Message  Janot le Mar 19 Sep 2017 - 22:35

Outrance !

Cela est un peu court, cher ami, il faudrait
Y mettre plus d’ardeur, et tout ce qui vous plaît !
Voyons si, parodiant le génial Cyrano,
Votre pensée jaillit avec plus de brio :

Curieux :
Quel est donc ce monsieur, un curieux animal
Qui connaît tous les dogmes, mais en dit tant de mal ?

Etonné :
Comment ? Dénigrer en ce lieu ma bible préférée
Qui me fait découvrir des récits vénérés ?

Candide :
Après tant de leçons en ce lieu bienvenu
Vous n’avez pas saisi le génie répandu ?

Agressif :
Vous n’êtes rien, Monsieur, un fétu, de la paille,
Un minable, un déchet, qui éructe et qui braille !

Révolté :
Monsieur, votre propos est indigne, une horreur
Qui me glace le sang et soulève le cœur !

Philosophe :
Cette hérésie fatale que vous fîtes paraître
Retourne au néant où elle n’a pu que naître.

Psychologue :
Ces mots ne parlent pas, ils volent, ils s’élancent,
Mais ne sont rien d’autre que muette souffrance.

Content de soi :
Relisez je vous prie mes propos, ils sont forts,
Et brillent tel un phare éclairant tout un port !

Politique :
Avec un tel esprit, conseillez les ministres !
Ils n’en feront pas plus, mais seront moins sinistres !

Enfin, lyrique :
O maîtres outragés, ô époque funeste !
Que demeure Philo, et périsse le reste !

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Re: Digression sur les monothéismes chrétiens

Message  Malcolm le Mar 19 Sep 2017 - 22:43

Janot, j'entends bien que le texte originel te semble plus pur que toute tradition mais, je regrette, la connaissance la plus fine du texte jamais n'aura le poids d'une tradition, et cette connaissance-même ne saurait remplacer une spiritualité, ne saurait faire spiritualité. Mais tu prétends être mieux spirituel ainsi ! *Lol* ... Même les protestants, s'inscrivent dans des veines. On n'a rien sans rien.
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Catholicisme, jeunesse, sexualité

Message  Janot le Mar 19 Sep 2017 - 23:52

je regrette, la connaissance la plus fine du texte jamais n'aura le poids d'une tradition, et cette connaissance-même ne saurait remplacer une spiritualité, ne saurait faire spiritualité. Mais tu prétends être mieux spirituel ainsi !
La tradition peut être vénérable, son étude montre hélas bien des failles, des erreurs, des contradictions, des impasses. Le 4è ou 5è concile de Latran interdit par exemple tout contact avec un membre de la communauté juive, et obligeait celui-ci à porter un signe distinctif...
Il y a effectivement quelque chose de périlleux de faire état d'études d'histoire religieuse, de langue ou d'exégèse, je le mesure pleinement aujourd'hui. Car ce qui est prescrit chez les juifs, plus que souhaitable chez les protestants, comme élément de l'ouverture de l'âme à plus haut qu'elle, est mésestimé dans le catholicisme, tenu en suspicion, et en fait toléré depuis peu — si l'on veut bien se courber sous la tradition, le jugement des spécialistes catholiques et l'exégèse traditionnelle, celle qui ne remet rien en question, car toucher à un élément, c'est ébranler l'ensemble. Voilà pourquoi on écoute des homélies puériles, des explications passablement débiles qui prennent pour argent comptant des commentaires de texte au premier degré, niant ou méconnaissant la richesse de l'exégèse libre, par exemple protestante. Certes, l'Esprit souffle où il veut, et donc, mêmes des chrétiens élevés dans la dépendance et la puérilité, dans le poids de traditions ou de dogmes mystérieux peuvent s'élever vers le Divin. La sainte Chapelle à Paris fut édifiée pour abriter la couronne d'épines du Christ, et la magnifique cathédrale de Cologne pour les reliques des rois mages : Allons, est-ce vraiment cela le summum de la spiritualité ?  Est-il possible, vraisemblable, crédible de retrouver bien des siècles après la couronne qui orna le Christ, alors qu'à l'époque son supplice passa inaperçu, qu'il ne fut qu'un condamné parmi d'autres, et que sa singularité n'apparut aux yeux des disciples que des mois plus tard ? Et les reliques de la vraie croix : Les croyants savent-ils tous qu'en fait seule la barre transversale soutenait le condamné, le poteau principal (stauros en grec) resté planté en terre ? Que peuvent signifier toutes ses descriptions où le Christ porte une lourde croix, ce qui est historiquement faux ?
La spiritualité, c'est le souffle divin qui m'effleure, c'est l'âme qui la nuit s'ouvre à plus haut que soi, c'est l'ange du repos qui me couvre de ses ailes, c'est le désir ardent de voir plus haut, plus loin, c'est la prière simple qui passe sur mes lèvres, appelant un moment Celui qui jamais ne nous quitta. C'est nos désirs meilleurs et nos fautes regrettées, c'est l'indifférence à autrui, que l'on confesse au Divin, c'est un choeur céleste qui pénètre en nous en des moments uniques, indescriptibles, mais dont tout nous assure la réalité, qui, hélas, ne se peut transmettre en langage humain, tellement terre à terre. Et quand la maladie nous quitte, c'est l'hymne de reconnaissance joyeuse envers les esprits supérieurs, tous invisibles mais tous réels, tous serviteurs du Très-Haut. C'est aussi la joie qui nous étreint de voir exaucée une demande pour autrui, c'est l'amour qui nous exalte, lequel est à la fois eros, philia et agapè. La spiritualité, c'est la certitude d'être accompagné au long de sa vie par des êtres de lumière, une seconde entrevus, c'est l'union mystérieuse des vivants et des morts, ceux-ci étant, ailleurs, souvent plus vivants que les autres. Et tout cela, à bien y réfléchir, ne se peut dire et révéler que dans des circonstances particulières, et à certain humains. Combien est vraie la parole du Maître de Santiago dans la pièce de Montherlant, quand il dit, après avoir subi les demandes de ceux qui veulent le mettre de leur côté, et entendu : "Vous ne répondez pas ?" — Il y a  tant de choses qui ne valent pas d'être dites, et il y a tant de gens qui ne valent pas qu'on leur disent les autres choses, cela fait beaucoup de silences.".

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Re: Digression sur les monothéismes chrétiens

Message  Avis' le Mer 20 Sep 2017 - 6:30

Janot, je ne partage pas ta foi, hélas peut-être, mais je respecte la tienne, ainsi que ton travail. Cela étant, tu peux être sûr qu'un philosophe t'enseignera toujours ta propre spécialité et t'expliquera que tu es stupide car lui seul sait. La preuve par ce topic.

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Re: Digression sur les monothéismes chrétiens

Message  Janot le Mer 20 Sep 2017 - 9:35

Avistodénas a écrit:Janot, je ne partage pas ta foi, hélas peut-être, mais je respecte la tienne, ainsi que ton travail. Cela étant, tu peux être sûr qu'un philosophe t'enseignera toujours ta propre spécialité et t'expliquera que tu es stupide car lui seul sait. La preuve par ce topic.
Ben oui, c'est effectivement un travers du philosophe,  celui qui veut tout juger par quelques réflexes et conditionnements de la discipline, et en se créant un style d'écriture qui imite furieusement les grands penseurs ! Plus une pincée de néologismes pour laisser dans l'histoire une trace d'originalité
…vers l'étalement corporel dans le modelage (mode, plastique, dégaine, genre, militance, toutes pratiques confondues, à travers le conditionnement publicitaire économique désiriste - disons que le stylisme règne, à commencer chronologiquement par le style hippy (SIC)
le titre de ce topic est racoleur, et son fond provocateur, en énième rétorsion anticatholique. Au fond, le catholique est innocent  (SIC)
On parle orientation d'une religion, de spiritualité, de psychologie - psychanalyse d'épanouissement de l'être et on répond.. par ce qui précède ! sans commentaire.

Pour un chrétien qui ne croit pas aux dogmes, pas plus aux prophètes, ni en la véracité de la Bible, ni en la résurrection de Jésus, ni en la Trinité et ni en Dieu - tu peux déjà adhérer (SIC)
Dire que je ne crois pas en Dieu est une ânerie. Pourquoi ne croirais-je pas aux prophètes ? qui dit cela ? la véracité de la bible ? on en revient ici aux tempêtes de l'inerrance de la bible, début du XXè siècle, à la querelle du modernisme, où il était interdit de dire que Moïse n'avait pu raconter sa propre mort ? Que la fin de l'évangile de Marc est un ajout tardif ? (ce que tout le monde admet aujourd'hui) Allons, soyons sérieux ! La Trinité est une construction théologique qui a sa valeur, tant mieux pour ceux qui s'y inspirent. La résurrection de Jésus ? mais nous sommes faits de corps, âme et esprits, l'étincelle divine qui nous fut donnée ne peut périr avec le corps, elle s'en détache : La mort en tant que concept d'athée, n'existe pas ! (c'est ma conviction). ce qui est particulier, c'est la capacité de Jésus à se faire voir, se manifester. On reverra cette capacité avec la conversion de Paul. Evidemment, Jésus séparé de son corps charnel ne mange pas du poisson... scène destinée à combattre le docétisme de la fin du 1er siècle. "La résurrection des corps" est une spéculation, un écartèlement entre le judaïsme et le platonisme, elle a sa valeur, mais à voir les contorsions de Paul pour l'expliquer, on se dit que c'est loin d'être simple...

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Re: Digression sur les monothéismes chrétiens

Message  Malcolm le Mer 27 Sep 2017 - 12:31

Janot a écrit:La tradition peut être vénérable, son étude montre hélas bien des failles, des erreurs, des contradictions, des impasses.
Il est vrai que les textes originels sont clairs, nets, et précis.

Au reste, en dehors de quelques apports çà et là : Vilenie.


Modération: j'ai déplacé le topic, car cela fait longtemps que nous ne parlons plus de Catholicisme, jeunesse et sexualité. L'enjeu était bien, bien ailleurs, dans un rejeu idéologique des guerres de religion. Tant que c'est idéologique !


Bref, ce qui serait bien Janot, c'est que tu ne cherches pas à asséner tes définitions. De plus, Avis', ce qui serait bien, c'est que tu ne cherches pas à faire croire qu'on est des salauds, de ne pas les admettre tout purement comme tu fais.
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les monothéismes chrétiens

Message  Janot le Mer 27 Sep 2017 - 13:43

(Tiens, le robinet fermé a été rouvert).

Dans mes propos, il ne s'agissait pas d'une charge contre le catholicisme, même si le ton employé était sans doute peu nuancé. Car il semble que j'ai blessé quelques forumeurs, ce qui n'était pas dans mes intentions.
Ce qui est en jeu, c'est la réalité, la pratique d'une religion dans une vision d'adulte, et l'évolution d'icelle au fil du temps. Cette analyse ne part pas d'une foi (et encore moins d'un athéisme), car toutes les évolutions religieuses peuvent être comprises comme l'action ou l'inspiration de puissances au-dessus de nous. Je l'ai souligné, il y a eu au fil du temps une sorte de fixation du catholicisme sur une morale tournait constamment autour de la sexualité, et j'ai fait état de mes expériences au contact de dominicains des années 60. D'où vient cela ? De Paul ? ses propos sur le célibat (que celui qui est célibataire le reste) se rapportaient, comme tous les autres, à la fin des temps imminente et à la parousie : Dans ce cas, pourquoi modifier sa situation ? (idem pour l'esclave). On peut en dire autant de Jésus, qui est bien l'initiateur (ou ce qu'en ont compris les apôtres) de cette croyance de fin du monde : Comment pourrait-on reprocher à quelqu'un de ne pas s'intéresser à la politique, quand tout va s'effondrer ?
On lit dans la Didachè, écrit chrétien primitif ("l'enseignement" ; dont je recommande la lecture, on la trouve sur le web) qu'un chrétien "respectera les jeunes garçons" (ce qui certes est bien compréhensible et nous rappelle que le monde grec de l'époque avait d'autres mœurs), mais c'est tout. Le judaïsme est à l'opposé de toute pruderie ou mortification sexuelle. Non, c'est propre au catholicisme, ou à la rigueur proche de l'habitus essénien — et il est vrai que les premières communautés chrétiennes fonctionnent sur son modèle. Quant le temps des persécutions fut passé, certains pensèrent que l'idéal de sainteté était un ascétisme rigoureux, d'où les "Pères du désert", et que l'installation dans le monde était source de péché et de malheur (vision totalement opposée à la vision juive, pour laquelle la réussite matérielle signe la bénédiction divine). S'ensuivit l'idéal de la vie monastique et cénobitique — qui permit d'ailleurs, au cours de temps mouvementés voire décadents du moyen-âge d'avant 1100 de préserver une partie de la culture grecque et latine).
Cette culture de pureté absolue, appuyée sur une dogmatique structurée autour de la naissance virginale) ne peut convenir qu'à certains comme voie de sainteté, je suppose que ce point n'est pas contestable ? Dans ce cas, élever de jeunes garçons comme s'ils étaient tous des apprentis-moines fut une erreur. Aujourd'hui s'y rajoute le problème de la contraception, qui doit rester "naturelle". Comme on est loin des béatitudes ! J'ai appris bien des choses sur la spiritualité authentique en lisant marcel Légaut. Le connaissez-vous ?

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Re: Digression sur les monothéismes chrétiens

Message  Malcolm le Mer 27 Sep 2017 - 15:08

Janot a écrit:(Tiens, le robinet fermé a été rouvert).
Le bon sein que voilà ! *Héhéhey* Donc oui, rapport à ça.

Janot a écrit:
Ce qui est en jeu, c'est la réalité, la pratique d'une religion dans une vision d'adulte, et l'évolution d'icelle au fil du temps. Cette analyse ne part pas d'une foi (et encore moins d'un athéisme), car toutes les évolutions religieuses peuvent être comprises comme l'action ou l'inspiration de puissances au-dessus de nous. Je l'ai souligné, il y a eu au fil du temps une sorte de fixation du catholicisme sur une morale tournait constamment autour de la sexualité, et j'ai fait état de mes expériences au contact de dominicains des années 60. D'où vient cela ? De Paul ? ses propos sur le célibat (que celui qui est célibataire le reste) se rapportaient, comme tous les autres, à la fin des temps imminente et à la parousie : Dans ce cas, pourquoi modifier sa situation ? (idem pour l'esclave). On peut en dire autant de Jésus, qui est bien l'initiateur (ou ce qu'en ont compris les apôtres) de cette croyance de fin du monde : Comment pourrait-on reprocher à quelqu'un de ne pas s'intéresser à la politique, quand tout va s'effondrer ?
On lit dans la Didachè, écrit chrétien primitif ("l'enseignement" ; dont je recommande la lecture, on la trouve sur le web) qu'un chrétien "respectera les jeunes garçons" (ce qui certes est bien compréhensible et nous rappelle que le monde grec de l'époque avait d'autres mœurs), mais c'est tout. Le judaïsme est à l'opposé de toute pruderie ou mortification sexuelle. Non, c'est propre au catholicisme, ou à la rigueur proche de l'habitus essénien — et il est vrai que les premières communautés chrétiennes fonctionnent sur son modèle. Quant le temps des persécutions fut passé, certains pensèrent que l'idéal de sainteté était un ascétisme rigoureux, d'où les "Pères du désert", et que l'installation dans le monde était source de péché et de malheur (vision totalement opposée à la vision juive, pour laquelle la réussite matérielle signe la bénédiction divine). S'ensuivit l'idéal de la vie monastique et cénobitique — qui permit d'ailleurs, au cours de temps mouvementés voire décadents du moyen-âge d'avant 1100 de préserver une partie de la culture grecque et latine).
Cette culture de pureté absolue, appuyée sur une dogmatique structurée autour de la naissance virginale) ne peut convenir qu'à certains comme voie de sainteté,  je suppose que ce point n'est pas contestable ? Dans ce cas, élever de jeunes garçons comme s'ils étaient tous des apprentis-moines fut une erreur. Aujourd'hui s'y rajoute le problème de la contraception, qui doit rester "naturelle". Comme on est loin des béatitudes ! J'ai appris bien des choses sur la spiritualité authentique en lisant marcel Légaut. Le connaissez-vous ?

Non. Mais, au reste, tu fais des apports historiques intéressants et précis, qui n'ôtent rien à ce que je disais plus haut, quant à dire que les chrétiens et le désir sexuel sont dans un rapport éventuellement sordide - et largement repris par l'imaginaire horrifique. Par exemple Stephen King, avec Carrie, dont la mère n'a pas à être catholique pour faire subir à sa fille ... Mais enfin, il se peut certes que les catholiques aient fait une fixation dessus, et là encore, sans surprise, tu répètes ce qui me semble des poncifs, comme je disais, puisqu'il est de consensus actuel de dire du prêtre que c'est un pédophile et un homosexuel - tout aussi sordidement, d'ailleurs, dans l'esprit critique. C'est-à-dire que le vœu de célibat, associé à l'esprit de chasteté, dans l'abstinence, provoque pas mal de frustrations, fatalement, donc de nécessités de gestion de "la chose". C'est ainsi, et de pur hygiène.

Mais gardons toutefois à l'esprit - j'en ai connu, - qu'il y a des abstinents, qui n'évoqueraient pas le sujet, tant qu'on ne les harcèle pas de questions quant à ... leur abstinence. C'est-à-dire que, devant l'abstinent, le non-abstinent est frappé, questionné, renvoyé à soi-même et à son propre désir - ce qui était l'objectif du saint, ou de la démarche de sainteté, il me semble. Soit donc ce que disait Nietzsche dans la partie 3 de Par-delà bien et mal, pour en parler ainsi : le commun fut frappé, devant le saint, par cette volonté de puissance retournée sur elle-même, et en déduisit qu'il y avait là quelque chose d'inquiétant à honorer dans le doute ... Puisque dans le doute, on s'abstient, ha-ha-ha.

Néanmoins, puisque tu clarifies ton propos en parlant d'un devenir historique, rappelons-nous aussi que le renouveau charismatique catholique fait son possible pour exalter le corps, devant les critiques d'une part et que, d'autre part, l'austérité protestante - peut-être plus propre à un certain XIXème siècle/début XXème fort bourgeois anglosaxon dans les termes - a été tout aussi terrible. Symptomatiquement, la masse de films d'horreur convoquant la religion, en provenance des pays anglosaxons, comparativement aux continentaux européens, qui n'en produisent pour ainsi dire pas. Bien entendu, lesdits pays anglosaxons se font un malin plaisir à convoquer le catholicisme en priorité, comme si l'illibéralisme de l'institution ecclésiale était propice à toutes les projections atroces.

Ainsi vont les Hommes (?) ...
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les monothéismes chrétiens

Message  Janot le Mer 27 Sep 2017 - 16:58

Ah bon, j'ai cru à une semaine de "mise au piquet". Quand j'ai lu :
Les autres forums de philo vont nous remercier, au cas où vous seriez un accroc
j'ai été presque interloqué, car j'ai déchiffré de façon très freudienne cet "accroc" en : "escroc" : Il y a donc en moi quelque chose qui pense sans le savoir que n'être pas fidèle à un forum, c'est une forme d'escroquerie...

Je n'avais jamais fait le rapprochement entre films d'horreur et obsessions anti-catholiques — d'ailleurs je n'ai pas vu Carrie. Je n'ignore pas les clichés anticléricaux à connotation sexuelle assez vulgaire, mon propos était tout autre. On peut l'élargir à l'idée que se fait un croyant de la vie envisagée pour lui par le Divin. Sur ce plan, le protestantisme a connu des temps gratinés, il est vrai ; j'incline à penser que c'était surtout dû à la personnalité du chef de l'époque (Calvin, Zwingli), car Luther était finalement assez modéré, si l'on veut bien mettre de côté les tortures psychiques entraînées par sa conception de la damnation et de la prédestination (je n'y ai d'ailleurs rien compris, ce doit être plus subtil que ce que j'imagine).
Ma jeunesse a connu ce que j'ai décrit, j'ajoute, espérant ne choquer personne, que ma sensibilité propre m'a conduit à me défier au fil du temps du confort du rituélisme et cultualisme, lesquels me semblent envahir trop souvent la vie personnelle aux dépens des exigences du quotidien. J'ai cru longtemps qu'il valait mieux ne pas s'arrêter si quelqu'un faisait du stop en rase campagne un dimanche matin, n'ayant que juste le temps d'arriver à l'heure à la messe !! j'en ai honte aujourd'hui. Pourtant l'évangile est clair là-dessus !!
Je m'étonne que le film "L'exorciste" (horrifique) n'ait pas soulevé davantage d'interrogations religieuses, car basé sur des faits réels, la victime étant un Américain nommé Robbie Mannheim : https://www.mindshadow.fr/histoire-vraie-l-exorciste/. Pourtant le Mal personnalisé, les forces du mal existent bel et bien (selon moi, et tout autant que nos anges gardiens)...

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Re: Digression sur les monothéismes chrétiens

Message  Avis' le Mer 27 Sep 2017 - 17:35

Janot a écrit:J'ai cru longtemps qu'il valait mieux ne pas s'arrêter si quelqu'un faisait du stop en rase campagne

*Ptdr* *Ptdr* *Ptdr*
N'aie pas honte, je ne prends plus personne : J'ai été agressé par 3 auto-stoppeurs(non armés) en pleine nuit. Ca s'est bien terminé pour moi, j'étais plus jeune. Et plus con bien sûr *Ptdr* . (Cela, à propos des forces du mal, qui sont partout et empoisonnent les gens de bien).

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les monothéismes chrétiens

Message  Janot le Mer 27 Sep 2017 - 17:57

D'accord, Avisto', mais en Normandie, du côté de Coutances, quand les jeunes veulent se déplacer, ils font souvent du stop, et je m'arrête, il n'y a pas de bus.
Concernant l'exorciste, la victime, Robbie Mannheim a été délivrée au bout de plusieurs mois (si je mes souviens bien) ; il ne se souvint de rien (!!) et finit par mener une vie normale de pilote d'avion. !!

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Re: Digression sur les monothéismes chrétiens

Message  Malcolm le Mer 27 Sep 2017 - 18:25

Janot a écrit:Ah bon, j'ai cru à une semaine de "mise au piquet". Quand j'ai lu :
Les autres forums de philo vont nous remercier, au cas où vous seriez un accroc
j'ai été presque interloqué, car j'ai déchiffré de façon très freudienne cet "accroc" en : "escroc" : Il y a donc en moi quelque chose qui pense sans le savoir que n'être pas fidèle à un forum, c'est une forme d'escroquerie...
Amen ! Quant à la "mise au piquet", étant donné qu'elle immobilisa le forum, je pense que c'est une mauvaise interprétation. Vacance du forum, vacances des gérants, repos, "dimanche", moment contemplatif, etc. sans parler de ce que ça aboutit sur sept jours fériés fin-mensuels de cet acabit. C'est tout. Laissons cela, si tu veux bien.
Je m'étonne que le film "L'exorciste" (horrifique) n'ait pas soulevé davantage d'interrogations religieuses, car basé sur des faits réels, la victime étant un Américain nommé Robbie Mannheim : https://www.mindshadow.fr/histoire-vraie-l-exorciste/. Pourtant le Mal personnalisé, les forces du mal  existent bel et bien (selon moi, et tout autant que nos anges gardiens)...
Toutes les cultures du monde déploient une dimension spirituelle de l'Homme, du shaman et de l'animiste, jusqu'au plus philosophe des taoïstes ou bouddhistes zen. Ce qui doit s'appeler "surnaturel" pour une part, "psi" ou "métapsychique" pour une autre peut-être (voire la même), "paranormal" peut-être encore ...

Du moins, le "retour du refoulé religieux" dans notre culture originalement anti-spirituelle entre les cultures (universalisme, rationalisme, empirisme, positivisme, technicisme, scientisme, matérialisme, etc.) - si elle demeure bien encore une culture, après avoir évacué la dimension spirituelle ! vraie question - le "retour du refoulé religieux" (le signifiant, dirait Lacan, en prêchant ... ) se retrouve vivement dans le paranormal, le psi et le métapsychique. Comme quoi, il y a truc dont on ne se départit pas, serait-il parfaitement naturel qu'il nous enjoindrait pourtant encore à "spiritualiser". Spiritualisation de l'instinct (Nietzsche) ? Sublimation de la libido (Freud) ? Peut-être ! ... Il faut pourtant spiritualiser et sublimer ! *Lol*
Ma jeunesse a connu ce que j'ai décrit, j'ajoute, espérant ne choquer personne, que ma sensibilité propre m'a conduit à me défier au fil du temps du confort du rituélisme et cultualisme, lesquels me semblent envahir trop souvent la vie personnelle aux dépens des exigences du quotidien. J'ai cru longtemps qu'il valait mieux ne pas s'arrêter si quelqu'un faisait du stop en rase campagne un dimanche matin, n'ayant que juste le temps d'arriver à l'heure à la messe !! j'en ai honte aujourd'hui. Pourtant l'évangile est clair là-dessus !!
Au reste, je comprends qu'un homo religiosus comme toi (or, C.G.Jung rappelle l'étymon vrai de religion, où le *leg* correspond au logos, legein,  faisant de l'homme religieux un homme de scrupule, un homme de conscience, avant que d'être un crédule !!!) je comprends donc qu'un homme comme toi puisse éprouver de tels sentiments, devant le ritualisme et le cultualisme, etc. dont les fonctions sont surtout symboliques et sociopolitiques. C'est-à-dire qu'ils correspondent à la religion comme lien social. Disons qu'il en faut peut-être, aussi, mais que l'évangile a certainement rendu attentif aux cas spéciaux, puisqu'il s'agit de privilégier l'esprit et non la lettre, devant le pointillisme et le légalisme juif du temps de Jésus, du moins aux yeux de Jésus ! par quoi naquit le christianisme, apparemment ... mais un Paul dût pourtant intervenir derrière, pour un rituel et un culte minimal ! donc du symbole et du sociopolitique. C'est criant dès les Actes.

L’Église catholique est, précisément, une telle tradition-institution symbolique et sociopolitique, en plus d'être évangélique.
Je n'avais jamais fait le rapprochement entre films d'horreur et obsessions anti-catholiques —  d'ailleurs je n'ai pas vu Carrie. Je n'ignore pas les clichés anticléricaux à connotation sexuelle assez vulgaire, mon propos était tout autre. On peut l'élargir à l'idée que se fait un croyant de la vie envisagée pour lui par le Divin. Sur ce plan, le protestantisme a connu des temps gratinés, il est vrai ; j'incline à penser que c'était surtout dû à la personnalité du chef de l'époque (Calvin, Zwingli), car Luther était finalement assez modéré, si l'on veut bien mettre de côté les tortures psychiques entraînées par sa conception de la damnation et de la prédestination (je n'y ai d'ailleurs rien compris, ce doit être plus subtil que ce que j'imagine).
Au reste, sur les films d'horreur et les clichés anticléricaux, avec les nuances que tu apportes, etc. RAS.
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Re: Digression sur les monothéismes chrétiens

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