Camus : charmeur de serpents ?

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Re: Camus : charmeur de serpents ?

Message  Malcolm le Mer 13 Déc 2017 - 13:15

guillemot a écrit:Heu... j'ai corrigé pour le tout est dans tout, c'était inutile, j'admets.

Pour le reste, étant donné que le titre est abscons, que le fil est extrait d'un autre fil, qu'on est parti sur de mauvaises bases, c'était normal que ça dérape. C'est comme ça sur les forums à faible participation et à modération légère.

sinon, ce non-sujet peut effectivement être effacé, on n'y apprend pas grand chose de vitale.

Renard, je viens de te dire (plus haut) que je t'ai lu et que malgré ma bonne compréhension, je ne suis pas d'accord. Je continue de penser que quand on parle de Camus, il faut prendre une définition camusienne du nihilisme sinon, on s'égare et personne ne se comprend. Tu construits une autre définition, pourquoi pas, mais dans le cas présent, dans ce sujet, elle apporte plus de confusion qu'autre chose.
Voilà qui est sain, comme retour. C'est ton droit de ne pas agréer, mais évidemment de ne rien ajouter ne permet pas de poursuivre. Néanmoins, non, il ne faut pas de définition camusienne. Camus n'est pas nihiliste au sens de Camus, puisqu'il combat le nihilisme tel qu'il l'entend, c'est évident. Au-delà, tu présumes trop vite que je n'ai pas (re)lu Camus, et en entier s'il te plaît.

Sinon, je pense comme toi, raison pour laquelle je le faisais d'emblée remarquer à notre administrateur que le topic était flou, en m'efforçant aimablement de bricoler selon son titre.
guillemot a écrit:étant donné que le titre est abscons, que le fil est extrait d'un autre fil, qu'on est parti sur de mauvaises bases, c'était normal que ça dérape. C'est comme ça sur les forums à faible participation et à modération légère.

Malcolm
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Re: Camus : charmeur de serpents ?

Message  Cube le Ven 15 Déc 2017 - 10:11

Malcolm, ça y est, j'ai compris ce que tu voulais dire. Je suis d'accord.

Par rapport au nihilisme (et tant pis si on me jette des tomates), il ne faut pas oublier qu'il y a parfois un gap entre ce que prône un philosophe et comment il vit, ou ce qu'il est. C'est déjà ce qu'exprime Renard à différentes reprises :
Renard a écrit:
Renard a écrit:L'absurde et le non-sens ne sont pas synonymes
Car le non-sens n'éprouve pas fatalement l'absurde. D'ailleurs, Camus parlait pour un sentiment d'absurde qu'il croyait sentir en sa génération, non pour l'absurde en général. Comment en est-on arrivé là ? ... Camus écrivait sa légende personnelle, c'était tout. Voilà déjà un premier point, par lequel je le dis charmeur de serpents. Il veut fasciner, et il propose quelques figures de subjugation, à la fin du Mythe (le conquérant, le don juan, le comédien). Cela n'est pas sans en dire sur Camus, dans la démarche. Il veut du panache, du théâtre, de la verve. Cela ne compense ni ne résorbe rien selon son vœu : c'est donc absurde, car ces attitudes - du moins dans sa logique - sont finalement aussi mutiques pour la raison que le reste. Il n'a pas tort : ambition, désir et représentation. Du moins nous les vend-t-il pour nulles ! Ce qui se discute (encore un charme de serpents). C'est de l'esbroufe pour étouffer, littéralement étouffer, différents objectifs tels que de puissance, de plaisir ou de vanité. Camus n'était pas peu hédoniste, sans théoriser l'hédonisme. Néanmoins, l'hédonisme seul n'offre aucun sens, et est nihiliste.
Renard a écrit:Mais Camus charme les serpents, afin qu'on le prenne pour tel, et d'ailleurs il raisonne naïvement (pour quoi il est effectivement philosophique, dans l'émerveillement ou l'étonnement aristotélicien). Néanmoins, cette naïveté masque chez lui l'essentiel, et qu'il n'ose pas s'avouer à lui-même : qu'il est profondément tors (ses Carnets m'en sont témoin). De ne pas l'assumer, il en devient suicidaire, car il en souffre atrocement - souffre atrocement de son false self naïf.

Par exemple, Nietzsche a-t-il cessé d'être nihiliste* en inventant sa fable du surhomme ? Je n'ai pas la culture suffisante pour le dire. Je me doute simplement qu'un philosophe puisse tortiller, sans pour autant se réinventer (car il faudrait être surhumain).

* :
Nietzsche a écrit:Pour la genèse du nihiliste. — On n' a que très tard le courage de s'avouer ce que l'on sait véritablement. Que j'ai été jusqu'à présent foncièrement nihiliste, il y a très peu de temps que je me le suis avoué à moi-même : l'énergie ou la nonchalance que je mis, comme nihiliste, à aller de l'avant m'ont trompé sur ce fait principal. Lorsque l'on marche vers un but il semble impossible que "l'absence de but par excellence" soit un article de foi.

J'indique que je poste cette réponse en amateur sur un forum de Philosophie amateur, je peux dire des bêtises (ça m'est déjà arrivé, c'était un 15 août en l'an 1985). Je précise aussi que j'avais alerté sur le fait que j'intervenais pour continuer la discussion avec guillemot bien que nous ayons basculés dans un topic sur Camus : j'avais bien dit que ce que j'allais écrire aurait sans doute peu d'intérêt étant donné que je ne me suis jamais intéressé à Camus réellement. Comme tout ceci était bien précisé (et j'avais même mis un point d'interrogation à propos de Camus nihiliste, si ma mémoire est bonne), il est inutile guillemot de m'avoir reproché plusieurs fois d'intervenir sans avoir lu Camus : je le redis : nous avions commencé à parler sur ton fil de présentation, et à l'époque on parlait autant de Camus que de suicide. J'espère être plus que clair.
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Re: Camus : charmeur de serpents ?

Message  Malcolm le Ven 15 Déc 2017 - 11:04

Cubecrevette a écrit:J'indique que je poste cette réponse en amateur sur un forum de Philosophie amateur, je peux dire des bêtises (ça m'est déjà arrivé, c'était un 15 août en l'an 1985). Je précise aussi que j'avais alerté sur le fait que j'intervenais pour continuer la discussion avec guillemot bien que nous ayons basculés dans un topic sur Camus : j'avais bien dit que ce que j'allais écrire aurait sans doute peu d'intérêt étant donné que je ne me suis jamais intéressé à Camus réellement. Comme tout ceci était bien précisé (et j'avais même mis un point d'interrogation à propos de Camus nihiliste, si ma mémoire est bonne), il est inutile guillemot de m'avoir reproché plusieurs fois d'intervenir sans avoir lu Camus : je le redis : nous avions commencé à parler sur ton fil de présentation, et à l'époque on parlait autant de Camus que de suicide. J'espère être plus que clair.
Tu es excellemment clair, c'est-à-dire que tu explicites ce qui est manifestement la nature de ce lieu. Mais une foule de terroristes débarquent régulièrement ici pour dire que l'on se prend pour des dieux, et veulent renverser des idoles qu'ils n'ont malheureusement qu'en tête ; et qu'ils aiment à se contredire ! en s'impliquant dans cet espace qu'ils récusent pourtant. Ils sont dans la hainamoration passionnelle, c'est atroce.

Pour le reste, honnêtement, pour moi, tu as tout compris. Moi, moi, moi, seulement moi. J'adore ce mot, moi : il agace tellement ceux qui viennent se contredire en ces lieux, au nom du Leur !
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