Anacharsis Cloots, le révolutionnaire allemand qui aimait la France

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Anacharsis Cloots, le révolutionnaire allemand qui aimait la France

Message  Mal' le Dim 4 Fév 2018 - 18:02

Je tombe sur Anacharsis Cloots, et je vous conseille de suivre sa brève bio Wikipédia en lien, parce qu'elle n'est pas piquée des hannetons : l'Allemand qui, fin XVIIIème siècle, se fit gallophile (francophile, si vous préférez) au nom de la Révolution républicaine, et qui finit quand même guillotiné par patriotisme en tant qu'étranger, à cause de son universalisme radical ! ...

Remarquez que ça ne change pas d'autres surprenamment guillotinés, tels que Saint-Just ou Robespierre. Au fond, des règlements de compte entre gangs of Paris, comme il y eut des gangs of New York, je me trompe ? Certes au nom de "l'idéologie", mais enfin, cette Terreur pouvait bien inspirer Staline au XXème siècle, et en tout cas horrifier l'Europe entière, surtout avec le premier Napoléon qui en émergea ! ...

Mais je m'emporte ... la France est un pays si fiévreux ...

Bon.

Je tombe sur les Écrits révolutionnaires d'Anacharsis Cloots, voyez plutôt :
A.C., Ecrits révolutionnaires, Champ Libre, 1979, p.641-643, a écrit: a écrit:On a écrit des volumes pour savoir si une république d'athées pourrait exister ? Je soutiens, moi, que toute autre république est une chimère. Admettre un roi dans le firmament, c'est introduire dans nos murs le cheval de Troie, qu'on adore le jour et qui vous dévore la nuit. Un rêveur, dans son cabinet, peut se préserver des conséquences de sa folie platonique ; mais un peuple théiste devient nécessairement révélationniste, c'est-à-dire l'esclave des prêtres, des intermédiaires entre Dieu et lui, des médecins d'une âme damnable. La déification amène la génuflexion. Le Nil, fleuve, coule tout seul ; le Nil, dieu, marche avec un cortège. La nature, charmante par elle-même, perdrait beaucoup par une superfétation cabalistique. Le soi-disant theos gâte le très réel cosmos. L'erreur n'embellit pas la beauté. En déviant d'un pouce, on perd bientôt de vue la ligne droite. En créant gratuitement un fantôme, rien n'empêche de multiplier à l'infini tous les farfadets imaginables. L'intolérance de la vérité proscrira un jour le nom même de temple, fanum, d'où le fanatisme tire son étymologie. Les édifices que les communes choisiront pour leurs fêtes civiques ou décadiques seront appelés maisons d'instruction. Le peuple souverain est essentiellement raisonnable ; il ne voudra jamais ni astrologie, ni théologie ; il ne souffrira pas que des jongleurs, des diseurs de bonne aventure, des mystificateurs, des enjôleurs, des empoisonneurs maniaques, escamotent aux bonnes femmes et aux grands enfants un salaire qui n'est dû qu'aux ouvriers utiles et honnêtes. Nous verrons incessamment la royauté céleste à son tour condamnée par le tribunal révolutionnaire de la Raison victorieuse ; car la Vérité, assise sur le trône de la Nature, est souverainement intolérante. L'astre du jour fait disparaître tous les météores, tous les feux follets nocturnes. La tolérance est un mal nécessaire dans les circonstances actuelles. La politique nous commande de tolérer, jusqu'à nouvel ordre, les imposteurs sacrés. Chaque commune à cet égard doit se consulter elle-même, et voir si la raison y est en force : c'est une affaire de police locale. La république des droits de l'homme, à proprement parler, n'est ni théiste ni athée ; elle est nihiliste. L'invocation du législateur à je ne sais quel fantôme suprême est un hors-d’œuvre absurde ; c'est affirmer sacerdotalement la réalité d'un être sans longueur, ni largueur, ni profondeur ; c'est donner un exemple funeste, c'est ouvrir la boîte de Pandore.
Deux remarques :

1. nous sommes évidemment très loin, en notre république, de correspondre au propos d'Anacharsis Cloots, sauf sur l'imposture ;
2. son propos naturaliste, qu'il nomme un nihilisme anti-fanatique (il n'y a rien de surnaturel, le surnaturel conduit à tous les fanatismes), semble lui-même un naturalisme fanatique (au nom de la Raison, de la Vérité et de la Nature, dixit) pourtant mâtiné de nombreuses métaphores (pré)romantiques pas aussi raisonnables ni véritables qu'escomptées.

Mais enfin, comme tout homme de son temps - une époque où l'écrit est "le média dominant", comme dans 90% de l'Histoire universelle ... - eh bien, comme tout homme de son temps, il écrit bien.

L'usage de la notion de nihilisme chez lui, appliqué à la République, me laisse songeur. Qu'en pensez-vous ?
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Re: Anacharsis Cloots, le révolutionnaire allemand qui aimait la France

Message  Philosophos le Jeu 8 Fév 2018 - 18:53

Le laïcisme antireligieux comme nihilisme ? Le nihilisme comme remède au fanatisme ? C'est sûr qu'à ne rien croire, ou plutôt à croire en rien tout en ne croyant rien ni personne en dehors de l'expérience testée (à la limite, et donc les choses et les personnes qui y passent pour relativement fiables) il n'y a plus liaison, mais dislocation. Du moins, risque dislocatoire permanent à la moindre inquiétude. Bordeline "society" disorder. On passerait de Charybde en Scylla.

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Re: Anacharsis Cloots, le révolutionnaire allemand qui aimait la France

Message  Mal' le Ven 9 Fév 2018 - 10:11

Avec paradoxalement la croyance adaptée à une telle dislocation : Un Français sur six consulterait régulièrement un voyant. A moins que le cosmos qu'Anacharsis Cloots veut remplaçant du theos, se mue en souci de soi, conscience du monde, vers une religion globale (Raphaël Liogier). Les spiritualités telles que le bouddhisme, etc. à ce titre, ont la cotte.

Tout se passe comme s'il fallait compenser ce nihilisme de la laïcité par pléthore de pratiques, éventuellement borderlines ou ressortant du borderline personality disorder, rapport à notre héritage culturel alors hainamoré. Auquel titre, je suis convaincu que les rayons psycho, pop philo et développement personnel de nos librairies - en sus de l'ésotérisme - contribuent. Je fais le lien avec le (pré)romantisme des métaphores d'Anacharsis Cloots.

En effet, quand Anacharsis Cloots dit trouver "la Nature charmante par elle-même", il enchaîne : "Admettre un roi dans le firmament, c'est introduire dans nos murs le cheval de Troie, qu'on adore le jour et qui vous dévore la nuit ; Le Nil, fleuve, coule tout seul ; le Nil, dieu, marche avec un cortège" ; l'assonance-même theos-cosmos ; la substitution des maisons d'instruction aux temples, édifiante de continuité ; l'allégorie de l'intolérante vérité, comme muse de Cloots ("Nous verrons incessamment la royauté céleste à son tour condamnée par le tribunal révolutionnaire de la Raison victorieuse ; car la Vérité, assise sur le trône de la Nature, est souverainement intolérante") ; ou encore cette image "L'astre du jour fait disparaître tous les météores, tous les feux follets nocturnes" ... eh bien, dans ce charme que Cloots trouve à la Nature, se dessinent (pré)romantiquement et le naturalisme que j'ai dit (plus proche du démentiel Maupassant que de l'effectuel Zola) et le symbolisme (en germe dans les correspondances baudelairiennes, éclatant dans le dérèglement de tous les sens rimbaldien qui transforma la définition-même de la poésie dans notre modernité). Et c'est terrible, de voir une telle fièvre apocalyptique prendre un rationaliste autoproclamé ("En déviant d'un pouce, on perd bientôt de vue la ligne droite."). Pour ceux qui connaissent l'intervenant-forum, il y a du Ragnar en la démarche terrible. Mais plus encore : les hystéries médiatiques actuelles, autour des hashtags et pas que des hashtags, ressortent de la même espèce de fièvre.

Tout se passe comme si la ferveur religieuse rageait terriblement, en sa nihilité antireligieuse. Atavisme exploitant tous les substituts possibles, ou bien nécessité vitale d'illusions ? ... d'illusions, à commencer sur son propre compte, puisque le révolutionnaire Cloots repoétise naturalistement à la Michel Onfray, ainsi certes qu'un Fénélon jugea bon d'employer la sophistique au service de son fidéisme cartésien, pour contrer l'influence de la rhétorique pascalienne.

Les motions, les dynamiques, les démarches, sont factivement les mêmes, quoiqu'au service de contenus manifestes différents. Le contenu latent, lui, serait le même, et ruinerait génétiquement l'entreprise. En l'occurrence avec Anacharsis Cloots, l'entreprise républicaine. Une entreprise qui, si l'on en croit le philosophe Medhi Belhaj Kacem, actualise la République de Platon, où d'ailleurs l'époque révolutionnaire sollicita l'imaginaire fondateur antique. Comme en rejeu historique farcesque ? eut dit Karl Marx. Mais enfin, Anacharsis Cloots, en flattant la raison populaire, veut substituer avec ses maisons - quoi ? - un "instructionnisme" au catholicisme. C'est drolâtre, dans les deux cas il y a catéchisme universel.

Pour André Comte-Sponville ou Frédéric Lenoir, il faudrait savoir construire une voie médiane, qu'ils trouvent dans les "sophopraxies" (cynisme, stoïcisme, etc. antiquement, mais aussi effectivement le bouddhisme - notoirement zen, - ou bien encore le taoïsme voire certain psychanalytisme). C'est-à-dire des exigences de vie moins spirituelles qu'exercitives, et encore que l'exercice ressorte de la spiritualité. Des ascétismes.

Mais enfin, la question demeure alors, de l'autodiscipline. De savoir si les Hommes veulent d'une telle autodiscipline à caractère humaniste ; Lenoir n'y est foncièrement pas, Comte-Sponville à peine mieux. La discipline a mauvaise presse, où celle d'Anacharsis Cloots se voulait passionnément rationaliste ... or, sans discipline, le nihilisme anti/religieusement dislocatoire, demeure - ou le misarchisme, et l'anarchisme des passions.
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Re: Anacharsis Cloots, le révolutionnaire allemand qui aimait la France

Message  Aetmor at'shail le Lun 12 Fév 2018 - 8:49

On a écrit des volumes pour savoir si une république d'athées pourrait exister ? Je soutiens, moi, que toute autre république est une chimère.
La république des droits de l'homme, à proprement parler, n'est ni théiste ni athée ; elle est nihiliste.
Une république nihiliste serait donc peuplée d'athée, mais sans être athée? *Choc*
Si j'en crois la définition du nihilisme, la "raison victorieuse" devrait n'être qu'une chimère de plus.

Admettre un roi dans le firmament, c'est introduire dans nos murs le cheval de Troie, qu'on adore le jour et qui vous dévore la nuit.
Il est à noter qu'on parle d'UN roi, et non pas DU roi (qui serait le Dieu des théistes). Il semble donc admettre assez explicitement qu'on puisse imaginer un "roi" qui ne soit pas Dieu, un imposteur en somme qui, sans en avoir le nom, en aurait la fonction. Et pourtant...
[L]a Vérité, assise sur le trône de la Nature, est souverainement intolérante. L'astre du jour fait disparaître tous les météores, tous les feux follets nocturnes.
Son nihilisme semble donc nier l'existence d'un être/d'êtres indépendants de nous qui, tout en étant des êtres en soi, seraient des (faux) prétextes au fanatisme, mais uniquement en tant qu'être en soi:
L'invocation du législateur à je ne sais quel fantôme suprême est un hors-d’œuvre absurde ; c'est affirmer sacerdotalement la réalité d'un être sans longueur, ni largueur, ni profondeur ; c'est donner un exemple funeste, c'est ouvrir la boîte de Pandore.

Sans quoi je ne vois pas ce qui empêcherait la vérité, la république athée/nihiliste, ou encore la "raison victorieuse" d'être ce roi.
Et pourtant, si j'en crois l'auteur de ce sujet, Anacharsis affirme que "il n'y a rien de surnaturel, le surnaturel conduit à tous les fanatismes".
La raison, la vérité, la conception de sa république seraient donc naturels...
Moi c'est donc plus sa conception du naturel et du surnaturel qui me laisse songeur, puisque la limite semble assez arbitraire. Ceci dit il semble facile de mal employer ce concept (la manif' pour tous qui balance que l'homosexualité est contre nature, alors qu'on a établis clairement que tout les animaux sur lesquels on avait étudié le sujet se livrent occasionnellement à de telles relations. Et en même temps ces manifestants adorent pour la plupart une vierge enceinte... *Applause* ).

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Re: Anacharsis Cloots, le révolutionnaire allemand qui aimait la France

Message  Mal' le Lun 12 Fév 2018 - 10:30

Aetmor at'shail a écrit:Une république nihiliste serait donc peuplée d'athée, mais sans être athée?
Il y a mécompréhension : en fait, la question de l'athéisme, qui se situe négativement rapport au divin, n'est elle-même plus d'actualité. D'athéisme il n'y a que rapport au théisme ; supprime le théisme, et l'athéisme disparaît de soi-même, puisqu'il n'a plus rien à nier tel que le théisme. L'athéisme, donc, n'existe qu'en coexistence avec le théisme, ou bien pour l'observateur d'une société athée ayant quant à soi un référentiel théiste. Dire athée, c'est toujours se référer au *thée, or c'est justement ce que veut dépasser (aufheben) Anacharsis Cloots grâce à la notion de nihilisme, plus ou moins scabreusement il est vrai, puisque dire nihilisme contient son comptant de négation.
Si j'en crois la définition du nihilisme, la "raison victorieuse" devrait n'être qu'une chimère de plus.
Wikipédia, c'est le degré zéro de la compréhension, mais l'idée est là en effet qu'une raison serait une chimère de plus, que je critique chez Cloots et que tu as bien remarqué : nous concordons. Seulement, et puisque justement Wikipédia est le degré zéro de la compréhension, il se trouve que Cloots n'emploie pas cette définition - si d'ailleurs il y a une définition claire du nihilisme. Mais si la question du nihilisme t'intéresse, il faudrait - au strict minimum chagrin - avoir lu un livre tel que le Nihilisme, de Vladimir Biaggi, aux éd. Flammarion Corpus, 2013. Où l'on découvrirait à travers les sources la polysémie de la notion, qui chez Cloots se veut strictement anti-surnaturaliste, de ce que le surnaturalisme seul conduirait au fanatisme d'après lui - ce qui est faux, nous l'avons remarqué avec ses nature, raison, vérité majuscules : le rationalisme est aussi un genre de fanatisme !
Il est à noter qu'on parle d'UN roi, et non pas DU roi (qui serait le Dieu des théistes). Il semble donc admettre assez explicitement qu'on puisse imaginer un "roi" qui ne soit pas Dieu, un imposteur en somme qui, sans en avoir le nom, en aurait la fonction. Et pourtant...
Oui, mais notons autant qu'un roi dans le firmament, dans la mesure où il est dans nos murs, peut être une image pour dire qu'on aurait instauré une imposture surnaturelle en la personne d'un seul, de l'avoir divinisé ou fait lieutenant de dieu sur Terre, comme c'était le cas dans l'Ancien Régime. Sinon, inversement, ce roi comme tu dis, pourrait effectivement désigner un invisible surnaturel, mais alors c'est de l'admettre dans nos murs, qui devient une image. En somme, le rapport est inversé, mais comme historiquement l'époque finit par décapiter un roi en chair et en os, je privilégie la première image.
Son nihilisme semble donc nier l'existence d'un être/d'êtres indépendants de nous qui, tout en étant des êtres en soi, seraient des (faux) prétextes au fanatisme, mais uniquement en tant qu'être en soi:
La notion d'être en soi n'est pas pertinente ici. A supposer que les dieux ne soient rien que des fantômes - ce qui, psychologiquement, laisse songeur, puisque "leur influence" irrigue toute l'histoire de notre espèce, à savoir donc que leurs imagines disposent d'une charge socio-affective symbolique et numénale telle, que les dieux ne sauraient être rien que des fantômes, effectuellement dans la croyance comme le rejet incroyant ou mécréant de la croyance ... - bref, à supposer que les dieux ne soient rien que des fantômes, quel en serait le statut ontologique ? l'être en soi ? ... du moins sont-ce des questions sans pertinence, rapport au texte de Cloots. Et, accessoirement, je pose la question à tout le monde et à personne, de savoir sur quoi sont transposées de telles charges socio-affectives symboliques et numénales, en l'absence de dieux ... l'ésotérisme, par exemple ? les émois militants, non, aussi ? l'appât du gain ? ... Ce que tu sembles avoir compris, Aetmor at'shail, puisque tu critiques les sur/naturalismes que Cloots nous assène :
Moi c'est donc plus sa conception du naturel et du surnaturel qui me laisse songeur, puisque la limite semble assez arbitraire. Ceci dit il semble facile de mal employer ce concept (la manif' pour tous qui balance que l'homosexualité est contre nature, alors qu'on a établis clairement que tout les animaux sur lesquels on avait étudié le sujet se livrent occasionnellement à de telles relations. Et en même temps ces manifestants adorent pour la plupart une vierge enceinte... ).
Le fond du problème est judicieux, et certes on peut te laisser de te payer facilement une énième tranche de chrétienté - mais alors, pour l'amour d'un dieu, qu'on admette le blasphème antislamique pour non-islamophobe, à la fin ! et qu'on laisse lire dans les universités la lettre de Charb, putain de merde. Néanmoins, l'article que tu cites à l'appui termine ainsi :
Pour autant, ce constat éthologique ne doit pas être surinvesti d'interprétations. Les biologistes et les sociologues sont encore en désaccord entre eux sur ce qui fonde l'homosexualité.
Surinvetissement auquel, précisément, tu t'adonnes.

De fait, on trouve de tout dans la nature, et il faut (dit-on) de tout pour faire un monde (et j'attends au tournant les apôtres de cette ouvertitude, devant ceux qu'ils ne tolèrent pas selon leur moralisatice définition du monde à eux, si prompts à atteindre le point Godwin, à mésinterpréter les totalitarismes que le XXème siècle a connu, et par exemple, précisément, puisque j'en parlais, à interdire qu'on lise le texte de Charb dans les universités au prétexte que sa blasphématoire antislamique serait islamophobe, car les récalcitrants à cette lettre abondent crétinement dans le sens de l'ayatollah Komeiyni, dictateur patenté qui inventa la notion d'islamophobie comme en cheval de Troie, de ce qu'il savait la révulsion occidentaliste pour les *phobies, révulsion d'ailleurs absolument risible non dans le fond, mais dans la frénésie et la furie qui l'animent).

On trouve de tout dans la nature, et il faut (dit-on) de tout pour faire un monde - c'était le début de ma phrase - néanmoins si l'on observe des comportements homosexuels dans la nature, on n'observe pas de préférence telle, pas d'autodéfinition identificatoire à tels comportements sexuels. Or, chez l'être humain, cela s'appelle juste faire culture, ou du moins disposer des conditions de libéralisme civil suffisantes pour avancer librement sa préférence sexuelle. Mais ce débat devra être poursuivi ailleurs, par exemple sur ce topic, vraiment.

J'ajouterai juste, dans l'élan, que l'homopréférence est neurologiquement associée au déploiement ou non d'une aire cervicale, déploiement inhérent à un pique de testostérone périnatal. Tout est dans cette pénible vidéo. Pénible, justement parce que si l'on comprend bien que le non-déploiement de l'aire en question, prédispose l'homme à l'homopréférence, cela essentialise-naturalise-physicalise - justement au sens d'Anacharsis Cloots - l'homopréférence. C'est assez abject au nom de l'ouvertitude atroce dont je parlais entre parenthèses ci-dessus (l'enfer est pavé de bonnes intentions) et je rejette toute interprétation qui, chez l'humain, n'intègre pas la culture.

Or, il se trouve, en effet, que certaines cultures codétermineront tels non/déploiements à telles démarches, en l'occurrence homopréférentielles. C'est ainsi, tout se jouant toujours dans les enjeux culturels entre la personnalité et la société : il y a là un intervalle qui est le lieu de notre heur au monde. BREF. La suite, donc, par exemple là-bas, vraiment.

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