"Morellisation"

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"Morellisation"

Message  Mal' le Jeu 1 Mar 2018 - 13:33

Il m'arrive d'utiliser l'adjectif morel plutôt que moral, pour relier aux mœurs. Car la morale évoque la contrainte comportementale, éducative et collective. Nous ne vivons pas, par contre, les mœurs comme une contrainte comportementale, éducative et collective - du moins, différemment, et confusément. Émile Durkheim parlait-là de conscience collective, et de contrainte sociale. Cette conscience collective, contrainte sociale, morellisation, produit les mœurs.

La morellisation n'est pas vécue comme une moralisation, non, même s'il nous arrive de nous révolter confusément contre elle parfois, quand nous sommes excédés par autrui, le monde, les choses ; par les ça-va-de-soi, ça-se-fait, on-dit, il-faut. Tous ces éléments fonctionnent lâchement comme des tu-dois moraux, pourtant. Car, comme les tu-dois moraux, ils influencent nos comportements, éducations et collectivités. Sans eux, nous n'aurions aucun point commun, aucun référentiel, rien à quoi nous conférer spontanément, en l'absence de connaissance les uns des autres. Nous ne pourrions tout simplement pas nous fréquenter - voire nous blairer, comme cela arrive parfois, en cas de différences mal vécues.

A partir de là, je remarque que la sociologie est aussi une éthologie, si par éthologie l'on prend soin d'entendre le grec ithos, pour mœurs, et logos évidemment, pour connaissance. Où la sociologie est mal nommée : s'intéresser au socius a ses limites, une fois que l'on a repéré les associations de personnes (voir aussi : L’État aristotélicien). Je ne contesterai pas pourtant, que les mœurs produisent des morales, puisque toutes définitions du bien et du mal proviennent de comportements éducatifs et collectifs, accoutumés. Cette notion de coutume irait aussi bien que celle d'ithos, d'ailleurs : la sociologie comme "coutumologie", puisque les pratiques coutumières/accoutumées ont tout leur intérêt, une fois repérées les associations de personnes.

Tout cela procède donc d'une morellisation. La morellisation est la chose du monde la mieux partagée, parce que tout le monde en procède sans réfléchir. Un exemple ? ... Le petit enfant acquiert spontanément la langue ambiante (Noam Chomsky veut jusqu'à nous trouver alors, un gène afférent au développement spontané du langage). Cette langue fait partie des mœurs, puisqu'elle est éthologique, coutumologique, pour le groupe en question, et parler une autre langue revient à un handicap culturel dans ces conditions - un handicap qui n'est certes pas définitif, et peut être résolu par l'apprentissage. Enfin, il n'est pas dit que ce soit moralement mal, de ne pas parler la langue commune, pourtant c'est un genre de difficultés. Les Français sont d'ailleurs les premiers à les prendre avec condescendance, ce qui équivaut finalement à laisser entendre morellement que c'est mal, quand bien même ils s'efforcent de rester cordiaux, hypocritement : la morellisation joue nolontairement à plein (l'enfer est pavé de bonnes intentions - conséquentiellement).

Alors continuons sur cette morellisation. On ne s'en rend pas compte, parce qu'elle nous éprend littéralement à la naissance, du fait même que nous ne puissions quasiment pas sur/vivre seuls. Il y a mimétisme instinctif. Cela est de toute vie animale, quoiqu'il y ait une insoluble part d'inné. Récemment, la biologie enregistrait une mémoire d'une génération l'autre, épigénétique, pour vous dire à quel point la généalogie est à l’œuvre, en plus - précisément - du mimétisme inné et autres psychogénéalogies : on ne choisit pas d'imiter, on imite, et nos imitations font notre morellisation, c'est-à-dire notre prise en compte morelle, apprentissage des mœurs, "éthologique/coutumologique". L'intervenant de ce forum Kercoz, eût dit cela organiciste-structuraliste. Bref, nous sommes littéralement épris par la morellisation, quoique nous puissions nous transformer relativement, comme animaux supérieurs (cf. Épouvante biologiste devant le manque d'autodétermination éthologique, Société de transformation). Kercoz a décidé que cette possibilité elle-même était prédéterminée ; un autre intervenant, Gaes, jugea que nous sommes programmés à ne pas réaliser que nous le sommes (programmés), mais ... Le débat sur la marge entre liberté et nécessité reste ouvert, surtout politiquement où nous jouons les uns sur les autres, lieu d'une éventuelle propriation, sans parler du recueillement individuel (Arendt, Heidegger).

Et voilà le point contemporain, concernant la morellisation. De nos jours en effet, nous avons rejeté la morale, celle que nous vivons comme absurde et arbitraire contrainte. Mais, l'ayant rejetée, avons-nous délaissé le moralisme propre à toute morellisation ? Pire encore, ce moralisme morel, moralisme subtil, diffus et mimétique (non moins comportemental, éducatif et collectif que cette ancienne morale rejetée comme absurde et arbitraire contrainte) ne fonctionne-t-il pas - dans une logique conséquentielle, non intentionnelle (l'enfer est pavé de bonnes intentions) - comme un fascisme nolontaire ? (cf. Mondialisation et fascisme démocratique, La Francité dynamique (identité ouverte, contemporaine, avènementielle))

A ce point, le plus dur est de comprendre à quel point il s'agit d'une prégnante et cohérente ambiance, non d'une autorité clairement identifiée ayant tourné à ça. En démocratie, ochlocratie, médiocratie ... l'autorité, ne la sommes-nous pas tous en quelque façon, malgré nos sentiments d'impuissance, comme personnes seules ? Où, en dehors des fascismes propres au vingtième siècle, on comprend que les autres formes d'autorités (aristocratiques, monarchiques, impériales, etc.) puissent sembler rassurantes à certains réactionnaires : les choses y sont manifestes, contrairement à nos mondes infestés de velléités plus ou moins influentes.

Et, entre ces influences, le moralisme. Ou bien, quelque chose comme un néo- ou post-moralisme, pourtant efficace comme un moralisme, dans sa morellisation contemporaine. Finalement, je ne comprends pas pourquoi la sociologie ne se laisse pas absorber par l'ethnologie, et l'ethnologie par l'anthropologie (encore que ce soit désormais beaucoup le cas, en ce qui concerne l'ethnologie). Car l'anthropologie consiste parfaitement dans l'éthologie-coutumologie initialement suggérées : les sciences humaines perdent à se distinguer ainsi (je conseille à ce titre, la lecture de l'anthropologue Marc Augé).

Au-delà peut-être, on voudrait un Kercoz ou un Gaes, par exemples, faire de l'anthropologie une variété de la zoologie, elle-même variété de la biologie. Pourquoi pas. Toujours est-il que nous sommes en plein dans cette science de la morale, que Friedrich Nietzsche appelait de ses vœux (Humain, trop humain II, §§23, 174 et 175 ; le Gai savoir, §§7 et 353 ; Ainsi parlait Zarathoustra, "Des Tables anciennes et nouvelles" ; Par-delà bien et mal, §§34, 186 et 224). Science immoraliste.


Voir aussi : La publicité comme vaste entreprise de conditionnement behavioriste


Dernière édition par Mal' le Ven 2 Mar 2018 - 14:58, édité 3 fois
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Re: "Morellisation"

Message  LibertéPhilo le Jeu 1 Mar 2018 - 17:54

Je me demande si plus prosaïquement, le "fascisme" en question n'est pas "l'homme-masse" décrit par José Ortega y Gasset. Avec peut-être, le même genre de conséquences. Par ses grandes ressources, cet homme se sent une valeur, qui lui fait réellement défaut. Ça le rend vindicatif, tout en continuant de se sentir une valeur, qui lui fait réellement défaut, en cercle vicieux. Il (en) "profite". C'est confort, qui lui en voudrait ?

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Re: "Morellisation"

Message  Mal' le Sam 3 Mar 2018 - 10:03

D'accord. De toute évidence, il s'agit plus sûrement d'une fascisation nesciente ou d'un fascisement, que d'un fascisme dans les termes politiques et historiques que décrirait - par ailleurs - Princeps. Pour autant, le petit nombre fondu dans le grand - grâce à l'argent qui s'insinue partout - dispose d'un potentiel d'influence propice. Démocratie, ochlocratie, ploutocratie, médiocratie : cela se tient.

Mais le propos essentiel n'était pas là et, par ailleurs, je me dis que cette morellisation correspond simplement à l'éducation, dans un sens élargi. Il s'agit d'une conduction sociale, d'une transduction interpersonnelle. Enfin, inutile de multiplier les termes. Je pense qu'il faudrait creuser cette notion d'éducation élargie, éducation globale, ambiance éducante. La psychanalyse, la parenté, l'éducation populaire, le marketing, l'infotox et le management le savent déjà.
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Re: "Morellisation"

Message  LibertéPhilo le Sam 3 Mar 2018 - 14:44

Je tombe là-dessus, dans un média de réinformation (Le Média), le Fascisme français, sur "l'ambiance éducante" :

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Re: "Morellisation"

Message  Kenshin le Sam 3 Mar 2018 - 22:49

C'est un sujet que je trouve très intéressant. Je n'ai pas encore vu le reportage mais ça me rappelle un peu la notion d'epigenetique. Si je comprends, il y a de l'obligatoire, dans les "morelle". La liberté ne serait elle pas le moment ou l'on a compris que l'on était ce qui nous a formé ( "morelement") et qui va faire que l'on va faire le choix de choisir dorénavant. A moins que ce ne soit qu'une illusion ( de pouvoir choisir ?)
Ou j'ai rien compris ? *Ptdr*

***
Philosophos a écrit:Je tombe là-dessus, dans un média de réinformation (Le Média), le Fascisme français, sur "l'ambiance éducante" :

Merci mais vraiment merci ! pour ce reportage. *Merci*

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Re: "Morellisation"

Message  LibertéPhilo le Lun 5 Mar 2018 - 10:46

Mais au final, les intervenantes se complaisent quand même dans leur identité gauchiste : elles sont trop contentes que l'ennemi fasciste fasse de telles erreurs. Je me méfie de ce contentement, pour garder l'esprit libre.

@Mal' : Je préfère le terme morellisation à éducation : les mœurs confèrent directement à ta vieille marotte "comporte'mentalité".

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Re: "Morellisation"

Message  Kenshin le Lun 5 Mar 2018 - 14:48

Philosophos a écrit:Mais au final, les intervenantes se complaisent quand même dans leur identité gauchiste : elles sont trop contentes que l'ennemi fasciste fasse de telles erreurs. Je me méfie de ce contentement, pour garder l'esprit libre.

Je m'interrogeais aussi me demandant si ce n’était pas toujours la même histoire , genre : Écoutez moi et faites moi confiance! attention! on vous manipule !

Il n'en demeure pas moins qu'un travail d'historien a été fait. Bien entendu, il appartient à chacun de vérifier les sources,de retrouver les articles en questions, archives.Et tant que personnellement je n'ai pas fait ce travail, je ne peux conclure.
Mais , je m'interroge  :Pourquoi  le fascisme a touché  : l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie...mais la pas la France... pour tant la france, est pas loin.
Si un historien pouvait m'aider sur le sujet, ça serait sympa.

Aussi et même si la question de l’antisémitisme me touche beaucoup ( sans que je sois concerné en terme d'origines...et pourtant, ça me touche) au point que j'ai toujours du mal avec certains philosophes ( mais je me pose la questions : les idées sont/font  elles l'Homme ?) , je prends de la distance et je m'interroge : que signifie à la fois , nier le passé et projeter sur l'autre ses propres tords ?
Parce que le Fascisme , l'anti arabes/semitisme,  ont tous un point commun : c'est l'autre qui est le problème.

Est ce que la Gauchiste dit : c'est la droite le problème?
Ce qui est clair c'est que face à de tels problèmes, normalement, on ne parle pas de gauche, comme de droite. on devrait dépasser ça. Et si on ne le fait pas, c'est vrai que c'est pas clair...
Si on parle de dignité humaine en adoptant un point de vue idéologique, c'est donc mon faisceau d’idées qui éclaire dirons nous, la dignité humaine.
Or, c'est en tant qu'être humain que je dois parler d'humanité. Comment puis je en parler autrement ? Parce qu'on est vraiment fort, nous els être humains. On est des beaux parleurs...on n'arrive à nous convaincre que la dignité des Hommes, n'est pas une affaire d'Hommes...mais des idées ? sommes nous des lettres, numéros sur des pages ?

Je me souviens d'un professeur de Droit, d'histoire des institutions qui "se ventait" ( et en plein cours...) que l’antisémitisme eut été inventé en France. D’après lui, on avait brûlé au moyen âge, en France, quelques maisons et chassé des juifs de ces maisons ( on est sympa, hein ! on les laisse pas dedans quand ça brule, quand même. on est civilisé ...) pour ne pas rembourser les intérêts des prêts. Je ne sais pas si c'était vrai, mais beaucoup le veulent, lui le voulait, que ce le soit, vrai.

Il ne peut être le problème, se voir tel qu'il est. L'autre, transformé dans mon imaginaire devient la solution en devenant la nouvelle identité, du problème. Tout repose sur la (l'auto-) persuasion. L'effet de groupe, aidant.

ce que Mal', tu  appelles "la morellisation" est elle un peu une forme d'inconscient collectif ? Que l’expérience collective alimente continuellement . Dans la quelle, on va mettre le nécessaire ( donc obligatoire) qui se différencie du "moral" parce qu'il n'aurait pas à être discutté. A l'image , des gênes.
Après, sans pour autant parler de gens , mal attentionnés , on peut penser que par le biais du Pouvoir ( nécessaire pour permettre la vie ensemble...comment on va le façonner ce pouvoir ? c'est une autre question), certains , par opportunisme, ou erreur ,certains mettent dans le nécessaire collectif, ce qui leur semble être à leurs yeux, nécessaire...

ou suis-je tombé dans le conspirationnisme et que ma liberté d'esprit se soit perdu je ne sais ou...pardonnez moi , j'ai trop réfléchi... *Choc*  ....  *Souri*

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Re: "Morellisation"

Message  LibertéPhilo le Lun 5 Mar 2018 - 15:04

Kenshin a écrit:Est ce que la Gauchiste dit : c'est la droite le problème?
Pas l'historienne de la vidéo, elle a sa conscience professionnelle. Mais le gauchisme dit aisément "c'est la droite le problème". Pire : "la droite est fasciste" comme ça, d'un seul coup.
Annie Lacroix-Riz est historienne. Si elle disait "c'est la droite le problème" en tant qu'historienne, elle serait aussi suspecte que l'absence de sources qu'elle décrie chez les auteurs profascistes.
Par contre, elle peut très bien dire, en tant que citoyenne, "c'est la droite le problème" comme tous les gauchistes. En quoi ils sont comme le fasciste, l'antisémite et l'antimusulman - ce que je ne saurais dire d'Annie Lacroix-Riz, puisqu'elle s'exprima avant tout comme historienne, professionnellement.
Parle comme je le fais parmi des gauchistes, et tu verras comme ils réagiront : au mieux, ils diront que tu es de droite. Devine au pire.

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Re: "Morellisation"

Message  Mal' le Lun 5 Mar 2018 - 16:27

Hem. Bon. C'est quand même un topic concernant "la morellisation", hein ! Bon. Hum. Mais simplement, puisqu'on n'arrête plus d'en parler en partie à cause de moi, voilà ce que je dirais : je dirais que les pro/fascistes, pro/fascisent sous le coup d'une morellisation propice à pro/fasciser, c'est évident, sans quoi ils ne rentreraient pas dans telles démarches. De même, des gauchistes, etc.

C'est-à-dire qu'anthropologiquement, nous avons très clairement affaire là à des types d'Hommes, à des ethnies assimilables, dont on ne saurait éventuellement se débarrasser qu'au compte d'un - oui, j'ose - ethnocide. Qu'on n'en déduise pas que je veuille m'en débarrasser aussitôt car, à ce point, je renvoie au tout premier paragraphe substantiel du Gai savoir, de Friedrich Nietzsche, quant à moi : sans ces deux tendances-là, nous n'aurions pas de quoi nous faire nous-mêmes, quoiqu'on eusse préféré ; au contraire, cette "anthropodiversité" enrichit l'esprit libre, par-delà bien et mal. Amor fati.

Par contre :
ce que Mal', tu  appelles "la morellisation" est elle un peu une forme d'inconscient collectif ? Que l’expérience collective alimente continuellement .
Je suis sûr que, au titre de l'inconscient collectif, Carl Gustav Jung et Cornelius Castoriadis auraient à nous en apprendre. Mais je pense qu'au titre de ce que j'appelle morellisation, nous amplifierions quelque peu.

C'est-à-dire qu'anthropologiquement, elle s'explique très bien à travers la cognition et la socialisation mimétiques (sans référence à René Girard, non plus, pour les connaisseurs, car René Girard m'effraie de l'envenimer, à prétendre qu'il faille révéler le désir mimétique pour nous en sauver - où il est littéralement, atrocement, chrétien : qu'est-ce que l'imitatio Christi, à l'attention des girardiens ? imaginez cette mauvaise conscience de désir retourné contre soi ! - c'est la réponse d'un ultranietzschéen au girardisme, au sens où l'on dit ultramontain. Bref.)

Bref, oui, la morellisation s'explique très bien à travers cognition et socialisation. Néanmoins, l'inconscient collectif des psychanalyses doit fatalement jouer dessus, aussi. Par quoi donc, nous amplifions.
Dans la quelle, on va mettre le nécessaire ( donc obligatoire) qui se différencie du "moral" parce qu'il n'aurait pas à être discutté. A l'image , des gênes.
Oui mais non. Je veux dire que la morale se discute, qu'elle émerge de toute morellisation traditionnelle, et que pour être niée par la morellisation moderne, elle n'en tourne pas moins - comme le petit lait - au "moralisme morel" dont je parlais.

Par contre, ce qui ne se discute pas - de même que les gènes - c'est la morellisation elle-même comme développement de mœurs, chez une personne. Personne qui, toutefois, pourra toujours - avec de l'intelligence et de l'application - revenir sur sa morellisation, donc y compris : morale ou moralisme idoine. Néanmoins, il faut bien se rendre compte que (Paul Feyerabend à l'appui) pareil retour sur morellisation - métamorellisation - atteindra toujours ses limites bien ancrées, de même que ça procède, au fond, d'une morellisation particulière, propice aux métamorellisations ! en somme, que ça procède d'une morellisation philosophique et scientifique, pour ne pas dire moderne voire occidentale.
Après, sans pour autant parler de gens , mal attentionnés , on peut penser que par le biais du Pouvoir ( nécessaire pour permettre la vie ensemble...comment on va le façonner ce pouvoir ? c'est une autre question), certains , par opportunisme, ou erreur ,certains mettent dans le nécessaire collectif, ce qui leur semble être à leurs yeux, nécessaire...
Bah oui ! d'où ma référence aux psys, aux parents, aux éducateurs populaires, aux journalistes, aux managers, aux artistes d'ailleurs aussi, etc. Tout le monde fait ça ! ... ce qui ne veut pas dire que chacun le fait honorablement. Il me semble en effet, à ce compte de la morellisation, que n'importe quel artiste lambda autoproclamé, vaut mieux que le meilleur des managers lucratifs, sauf à être un entertainer-philosophe (de même que Platon aspirait au roi-philosophe) ou bien, sans qu'il ne soit nécessaire d'être philosophe, à ressortir des plus excellents conteurs comme on en faisait jadis (ce qui arrive parfois, notamment entre "les séries américaines", et encore que - comme tout - il ne faille pas si abandonner définitivement - ce que peu de personnes font, en réalité : s'y abandonner définitivement).
ou suis-je tombé dans le conspirationnisme et que ma liberté d'esprit se soit perdu je ne sais ou...pardonnez moi , j'ai trop réfléchi...  ....  
Le risque que tu pointes à juste titre, c'est celui des raisonnements qui s'emballent et s'emportent eux-mêmes sans frein. C'est-à-dire que ces raisonnements se laissent fasciner par leur propre cohérence (hypernarcissiquement) sans plus de prégnance. Or, il faut des deux pour qu'un raisonnement vaille quelque chose : de la cohérence et de la prégnance, l'une sans l'autre ayant une valeur douteuse - dans le pire sens de l'adjectif douteux.
Néanmoins, que tu le remarques sur ton compte est signe de bonne santé intellectuelle, et peut-être - te concernant - signe de trop grande (mauvaise) modestie. C'est-à-dire qu'on n'a rien à te pardonner, parce qu'il n'y a rien d'à-pardonner dans ton propos.
Conspirationnisme aujourd'hui, tu sais, c'est vite dit ; de même que fake.
A savoir que des conspirations, ça existe. Par exemple, le nuage de Tchernobyl ne s'est pas arrêté à la frontière franco-belge, -allemande, -suisse et -italienne, hein.
Mais bon : plus un mensonge est gros, plus il passe, il paraît ...

Bref. Je te trouve en bonne santé intellectuelle.
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Re: "Morellisation"

Message  Kenshin le Lun 5 Mar 2018 - 17:52

j'ai editer parce que je pense aller un peu trop vite dans mon raisonnement...et oui mal '! les montagnes arrêtent tout !

Mal' a écrit:Bref. Je te trouve en bonne santé intellectuelle.

Je te renvoie le compliment ! Aussi,  m'a bonne santé m'a fait relire ton post pour me rendre compte que je ne fais qu'essayer de le comprendre...c'est encore un peu flou  mais ton post me fait sentir qu'il y a quelque chose  et j'ai encore besoin de temps.


Philosophos' a écrit: Parle comme je le fais parmi des gauchistes, et tu verras comme ils réagiront : au mieux, ils diront que tu es de droite. Devine au pire.

non, non...si je veux me colorer les yeux, j'opte pour le mascara plutôt que l'oeil bord noir... ca veut pas dire qu'en tant qu'homme, je me maquille...on est bien d'accord !

Plus sérieusement, j'ai l'impression qu'on en revient souvent à un besoin de certitude ( croire est il savoir ?),et, dans le "je sais". L’idéologie nous identifie comme "savant" et "sachant". La réalité ( l'autre) nous dit des fois le contraire, non ? ( quelqu'un en parlé/peut être toi/ dans un post précédent, je crois)
quand j'etais ado, et gauchiste, je réagissais comme ça.  Je tapais personne, je te rassure mais j’étais, sérieux avec mon idéologie... la philo entre autres est passée et j'ai décidé de mettre ma passion ( qui n'en est plus une, aujourd'hui ?) dans la compréhension....

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Re: "Morellisation"

Message  Mal' le Mar 6 Mar 2018 - 13:44

Kenshin a écrit:Aussi,  m'a bonne santé m'a fait relire ton post pour me rendre compte que je ne fais qu'essayer de le comprendre...c'est encore un peu flou  mais ton post me fait sentir qu'il y a quelque chose  et j'ai encore besoin de temps.
Oui, ça c'est de bon intellect. A moins que nous nous leurrions tous les deux, moi en déroulant ma pensée, toi en y pressentant quelque chose, et que cela soit pure inanité de deux esprits bêtes et méchants comme leurs pieds.
Kenshin a écrit:Plus sérieusement, j'ai l'impression qu'on en revient souvent à un besoin de certitude ( croire est il savoir ?),et, dans le "je sais". L’idéologie nous identifie comme "savant" et "sachant". La réalité ( l'autre) nous dit des fois le contraire, non ? ( quelqu'un en parlé/peut être toi/ dans un post précédent, je crois)
quand j'etais ado, et gauchiste, je réagissais comme ça.  Je tapais personne, je te rassure mais j’étais, sérieux avec mon idéologie... la philo entre autres est passée et j'ai décidé de mettre ma passion ( qui n'en est plus une, aujourd'hui ?) dans la compréhension....
C'est-à-dire qu'on ne peut pas exactement reprocher quoi que ce soit à ce besoin de certitude, du moment qu'elles ne tournent pas à la crispation certitudinale. En effet, il est de trop bon ton, et l'on a trop beau jeu, de critiquer "les certitudes, les certitudes, les certitudes". Justement, sur le point qui nous concerne des idéologiques politiques, Hannah Arendt est éclairante sur la valeur des préjugés (certitudes idéologiques politiques).
C'est-à-dire que toute morellisation, comme mimétisme morel (mimétisme des mœurs) ainsi qu'influence morelle (génératrice d'ambiance éduquant même les adultes, conditionnement social) eh bien, toute morellisation procure des certitudes, des sols fermes, des solidités comportementales, afin qu'on puisse s'y retrouver. L'intervenant Kercoz eut parlé de rites, de rituels sociaux, en nous en structurant radicalement.
A partir de là, donc, effectivement, le gauchisme instigue des réflexes moralistes d'interprétation, jusqu'à prendre ce qu'il ne peut pas comprendre pour forcément-de-droite. Or, s'il ne peut pas le comprendre, ça n'est pas à cause de son manque d'esprit (enfin, on a tous nos limites, plus resserrées chez les uns que chez les autres, indépendamment de l'idéologie) mais précisément par moralisme morel.

Il est évident que le fasciste est dans le même cas de figure, encore qu'il se croie plus volontiers supérieur (humain quintessentiel) - le gauchiste se sentira plutôt meilleur (plus humain) ce qui ne l'empêchera pas d'en devenir ostraciste comme le fasciste.

Autant de morellisations ...

Ce qui m'interpelle tant avec le gauchiste, c'est que, parce qu'il a compris que notre économisme institutionnalise l'extorsion (et encore, pas de lui-même, mais grâce aux lignées de gauchistes au moins depuis Karl Marx - Karl Marx, qui n'était ni gauchiste, ni d'ailleurs marxiste, du moins selon la vulgate gauchiste) il [le gauchiste] s'imagine définitivement réaliste ou - ce qui est pire - "véritariste".

Ce "véritarisme", donc, est propre au fasciste, aussi, et rejoint le besoin de certitude fait crispation. Bref, il n'y a pas que "la droite", pour être crispée : les looks post-hippy, sarouel-chèche, jean-polo, etc. des gauchistes jamais n'empêchèrent qu'ils soient raides de corps.
A ce jeu, le fasciste est pour ainsi plus honnête : lui, au moins, il se costume strictement, des rangers-treillis au gilet-costard ...

Des morellisations, vous dis-je.
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Re: "Morellisation"

Message  Kenshin le Jeu 8 Mar 2018 - 20:09

Mal' a écrit: s'imagine définitivement réaliste ou - ce qui est pire - "véritariste".

Complètement d'accord. Tout comme l'Homme de Droite. Mais peut être encore plus. Parce que l'homme de Droite lui, encore plus réaliste, reproche est nie toute forme d'idéalisme, dont celui qu'il impute au gauchiste, l'égalitarisme.
pouvoir gagner de l'argent continuellement, n'a alors, rien, mais rien d’idéaliste, non...

C'est vraiment cette notion de "veritariste" sur laquelle je n'arrivais pas à mettre des mots. Merci de l'avoir fait.

*Merci*

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Re: "Morellisation"

Message  Mal' le Ven 9 Mar 2018 - 10:23

Kenshin a écrit:C'est vraiment cette notion de "veritariste" sur laquelle je n'arrivais pas à mettre des mots. Merci de l'avoir fait.

*Merci*
Eh bien, il faut la sentir, cette notion, en effet. Je sais que j'ai vite tendance à mettre des *ismes çà et là, ce qui n'est pas au goût de tout le monde, loin de là. Néanmoins, le *isme désigne autant une pensée cohérente formellement (idéologique, scientifique ou philosophique) qu'une mouvance sociopolitique vaste & vague (une tendance politique qui se dégage, par exemples le gauchisme, le centrisme, le droitisme) en passant par une motion psychomorale - à savoir une impulsion caractérielle (par exemples l'égoïsme, l'altruisme, l'hystérisme).
C'est évidemment dans ce troisième sens surtout, qu'il faut comprendre le véritarisme, quoi que je devine qu'une pensée cohérente formellement et qu'une mouvance sociopolitique vaste & vague, procède ab initio d'une motion psychomorale. Cette motion psychomorale elle-même est une morellisation qui inévitablement morellise son monde. C'est-à-dire que, si ab initio il fallait bien une motion psychomorale, secundo cette motion psychomorale influence morellement autrui (morellise) qui par imitations diverses (morellisation propre) est morellisé, comme en réseau trophique eût précisé l'intervenant Kercoz ou encore rétroactivités cybernétiques.
D'où que j'imagine 1. les pouvoirs (parents, éducs, managers, politiciens, etc.) parfaitement intéressés par ces domaines, afin de manœuvrer leurs petits mondes, mais aussi 2. des possibilités d'en réchapper. Pierre Bourdieu disait, comme tu le suggéras dans ton genre plus haut il me semble, que la liberté, c'est la conscience de la nécessité ; c'est-à-dire qu'on peut parvenir, en s'efforçant corps & cœur - la seule intellection n'y suffit pas, quoique première étape - à la surdétermination.

Néanmoins, comme tu l'as suggéré aussi, on peut se demander si ce que l'on pourrait nommer l'hyperdétermination individuelle, est souhaitable. Fatalement, elle isole, et provoque de tels malentendus avec l'entourage qu'elle en devient un risque personnel, de ce qu'elle est perçue comme danger groupal (pour l'unité, la cohérence, l'harmonie du groupe).
C'est Nietzsche alors, qui affirmait qu'on ne sait toujours pas réellement ce qu'est un individu, voire qu'il n'y a pas d'individu sous le coup de l'instinct grégaire ("moralité des mœurs").
Pour autant, les hommes médiocres, type dominant, masses - paradoxalement individualistes, mais conformistes en cela ! - les hommes médiocres n'empêchent pas les hommes supérieurs, qui ne sont alors supérieurs que de pouvoir mieux s'hyperdéterminer. Néanmoins, ces hommes restent encore raccord rapport aux médiocrités. D'où donc, la proposition d'un surhomme, affranchit, car hyperdéterminé. C'est-à-dire un homme si déterminé que son individuation lui permet littéralement d'avoir oublié la médiocrité dans la démarche.
Nietzsche n'est pas le seul : Sébastien-Roch de Chamfort, Giaccomo Leopardi, Ortega y Gasset, Carl Gustav Jung, Nicolás Gómez Dávila, Philippe Muray, Medhi Belhaj Kacem - diversement - sont des noms qui appellent certaines formes d'individuation.
Kenshin a écrit:Complètement d'accord. Tout comme l'Homme de Droite. Mais peut être encore plus. Parce que l'homme de Droite lui, encore plus réaliste, reproche est nie toute forme d'idéalisme, dont celui qu'il impute au gauchiste, l'égalitarisme.
pouvoir gagner de l'argent continuellement, n'a alors, rien, mais rien d’idéaliste, non...
Pour que l'on s'entende bien, il faut que je revienne sur ce que j'ai dit du fasciste, rapport au gauchiste : je disais que, rapport à leur aisance (bien-être-dans-sa-peau), le fasciste était plus honnête que le gauchiste, par quoi le gauchiste, effectivement, est bien souvent plus tordu dans la démarche (égalitariste, mais dans des surplombs potentiaristes, etc.). Il va de soi que les malversations évoquées par l'historienne Annie Lacroix-Riz, malversations de la part des fascistes, sont malhonnêtes.
Elles sont malhonnêtes, les malversations fascistes, oui, mais dans la démarche elles restent cohérentes et, sous un angle, honnêtes avec soi-même, quoi qu'elles rendent à une striction comme le gauchiste, puisque l'on se réclame d'un véritarisme. La seule différence entre le fasciste et le gauchiste alors, c'est que le fasciste ne lésine pas sur les moyens, tandis que le gauchiste estime assurément que les moyens corrompent ou exhaussent la fin (enfin, quand il n'est pas nihiliste ! dans les termes d'Albert Camus, l'Homme révolté).

Ce détour nous permet de mieux envisager le droitiste qui a mon avis n'est pas, à strictement parler, véritariste. De tous, il est peut-être d'ailleurs le plus instinctiviste - nous allons voir pourquoi, mais on peut le deviner déjà, en songeant à Maurice Barrès - malgré les rages gauchiste et fasciste !

Tout d'abord, le droitiste n'assume pas cette étiquette, et en tout cas ne l'assuma pas de bon cœur voire la sentit comme dégradante, jusque dans les années 70 encore. C'est-à-dire que c'est la gauche, qui authentiquement poussa le droitiste à devoir inauthentiquement se situer à droite (générant par là même un centre) - à ce titre, superficiellement, je notifie que Le Point a sorti un hors-série rassemblant réflexions et textes historiquement de droite et de gauche, ce qui n'est pas - au titre de ces *ismes désignant des mouvances sociopolitiques vastes & vagues - une mauvaise acquisition, afin de se faire une idée, de subsumer, de quoi il retourne. Bref.
Car cela n'empêche pas que le droitisme baigne effectivement, comme tu le dis Kenshin, dans ce qu'il nomme le réalisme, et qui est en réalité une revendication au réalisme, une accaparation du réalisme ! revendication-accaparation par laquelle il accule situationnellement le gauchiste, à l'idéalisme. Donc, de même que le gauchiste a "fait" le droitiste (et a fortiori le centriste), le droitiste "fait" l'idéalisme de gauche. Ce sont des jeux de ping-pong, des renvois de balle, par quoi je dirais plutôt le droitiste proréaliste (dans une revendication-accaparation de bon sens & de sens commun, rapport au gauchiste).

Une telle démarche proréaliste est elle-même manifestement idéologique, en défense parfois involontaire du capitalisme. Mais ce terme même de capitalisme, le droitiste s'en renfrogne, de l'avoir trop entendu négativement dans la bouche du gauchiste ; "et puis d'abord, n'est-il pas tout simplement "naturel" que d'acquérir proprement !?" : le droitiste joue bien l'outrance de sens commun & de bon sens devant le gauchiste. Aussi le droitiste s'interdit-il, parfois involontairement, de songer/penser au dynamisme économique global, dans lequel s'inscrit sa démarche.
Dynamisme d'extorsion institutionnalisée, en effet, mais qu'il juge "de plein & bon droit" du moment que tu disposes des ressources pour investir, en vertu d'une sacralisation du principe de propriété ad absurdum. En effet, il n'y a aucun lien de cause à effet entre une propriété et l'accaparation ultime de tous ses fruits, au point de ne laisser à ceux qui la font réellement fructifier (les travailleurs, les ouvriers, les employés, les cadres, etc.) que des miettes rapport au fruit total, en se permettant d'ailleurs de licencier sans raison que la fructification supérieure, et encore ! en mettant sous pression ceux qui la font réellement fructifier, sous le coup d'une concurrence institutionnalisée s'apparentant incontestablement à une néo-sauvagerie, sociopolitique de ce qu'elle a été institutionnalisée.
On me dira qu'il y a le travailleur libéral, autonome, ainsi que le patron-travailleur impliqué. Certes ! mais considérons le reste une seconde, "alors s'il vous plaît, je vous en prie" (Pierre Desproges). D'ailleurs, il arrive que ce patron-travailleur soit dans telle situation, qu'il puisse manifestement en abuser, quand même nombreux sont ceux à y trimer autant qu'un autre.

Pareille néo-sauvagerie institutionnelle permettant l'extorsion, en dit long sur la morellisation du droitiste ! c'est le fameux vernis bourgeois masquant de sordides réalités, sur le mode Rastignac, Dallas ou Cosmopolis, dont sordidement le droitiste - et pas que le droitiste - parvient encore à jouir, dans sa sordidité. Et de cela il fait un monde ! ...
Cela, c'est-à-dire l'hypocrisie chérie : les bonnes manières, les belles vêtures, les magnifiques propriétés, au service de l'exploitation sans vergogne, la financiarisation retorse, la méchanceté la plus veule, qui hypocritement se donnent un visage humain.

La belle morellisation !

Mais remarque bien que le populo droitiste est le même (je n'ai pas dit le prolo). Emblématiquement, les Tuche ... des instinctivistes aussi profonds que les patrons du CAC40.
Bref : Vive la République, et vive la France !
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Re: "Morellisation"

Message  LibertéPhilo le Lun 12 Mar 2018 - 10:02

Quid du centriste ? *Ptdr*

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Re: "Morellisation"

Message  Mal' le Mer 14 Mar 2018 - 17:10

Philosophos a écrit:Quid du centriste ? *Ptdr*
Le centriste est un droitiste jouant le gauchisme. Donc un droitiste. On l'a vu avec le PS, et évidemment Macron. Quant à Bayrou, il restait tendanciellement allié de l'UMP, sans parler des autres.

Ou bien, non : le centriste est sans complexe dans la fallacie, et il trouve cela honnête. C'est la dupe de soi-même, à moins de donner dans la doublepensée orwellienne. Il y a une débilité-distorsion, dans le centrisme. Il (s')y croit, à se sentir super sympa avec tout le monde, et ne pas supporter qu'on lui renvoie le dissensus. Et tendanciellement, bien des droitistes donnent dans le centrisme - par exemple Nathalie Kosciusko-Morizet. Car au final, tous ces gens font en pratique de l'affairisme impérialement, dans les expériences vécues. C'est leur leitmotiv ultime.

Enfin, on voit bien que ces exemples de morellisations - gauchisme, centrisme, droitisme - ès idéologies, correspondent à autant de types d'Hommes (Nietzsche), anthropologiquement.
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Re: "Morellisation"

Message  LibertéPhilo le Mer 14 Mar 2018 - 17:51

Des bobos, comme dit Christophe Guilluy.

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Re: "Morellisation"

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