Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

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Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Ragnar I le Dim 3 Aoû 2014 - 6:34

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... qui font qu'une pensée est saine ou détraquée ...








( ... SELON LES DOSAGES ... )


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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Ragnar I le Sam 27 Sep 2014 - 16:17

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Je suis tombé hier sur une vieille émission belge rediffusée par le canal universitaire de la télévision québécoise.

Henri Laborit y était interrogé sur sa philosophie.

Deux idées en ressortent.

L'une ressemble étrangement à celle de Witgenstein sur le piège permanent de l'utilisation des mots.

L'autre s'appuie sur une considération prenant en compte toute l'échelle des connaissances, à savoir l'échelle allant de la particule élémentaire, de l'atome et de la molécule au cerveau, au comportement du vivant en général et de celui de l'humain en particulier. Il voit là un enchaînement de causes à effets à ne pas négliger. J'ai reconnu dans ses propos les principaux éléments de son ouvrage intitulé « Dieu ne joue pas aux dés ».

Je place ce message dans cette rubrique pour la bonne raison que la philosophie de Laborit a pour origine la chimie du cerveau.

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Un détail touchant a été développé par Laborit. Celui de son activité de peintre artistique. Il peint d'ailleurs pour lui et pas pour des raisons commerciales (il gagne déjà bien sa vie avec ses brevets sur certaines molécules permettant de soigner certains patients atteints de paranoïa ou de schizophrénie) (j'utilise le présent historique - Laborit est mort depuis longtemps) (mais son œuvre scientifique et philosophique reste).

Ce détail est touchant à mes yeux, car j'y reconnais vaguement le peintre amateur que je m'efforce d'être du mieux possible.

La philosophie de l'art développée par Laborit est par ailleurs aussi la mienne jusqu'à l'os. Il s'agit de considérer l'activité humaine comme celle d'une structure dissipative du type de celle bien décrite par Prigogine. L'art pictural est une tentative de fixer la matière pour en faire émerger une structure non dissipée. Voilà le fond.

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En passant, qu'il me soit permis de développer un peu la chose ici par pur plaisir.

La peinture comprend pour moi deux aspects fondamentaux. C'est d'une part un art de plaire. C'est d'autre part un art de jouir de sa propre carcasse.

Dans l'art de plaire se trouve la peinture figurative.

Dans l'art de jouir de soi se trouve la peinture abstraite.

La peinture figurative peut se combiner à la philosophie par une lecture attentive de Da Vinci et de Hegel. Da Vinci décrit bien le phénomène de la profondeur de champ restitué sur la toile par l'épaisseur de l'air, qui prend la forme d'une représentation de la brume dans les paysages. Hegel décrit bien la représentation des natures mortes et des portraits par une restitution subtile et presque indécelable de la matière présente juste sous la peau de certains fruits, notamment sous celle des grains de raisin, et de pratiquement tous les portraits et les nus. Quand je peins une nature morte ou un portrait, je ne peux jamais m'empêcher de penser à l'Hestétique de Hegel, et donc à son concept de sincérité et de tricherie dans l'art, notamment en architecture. Tout architecte devrait d'ailleurs avoir lu le bouquin de Hegel.

La peinture abstraite peut également se combiner à la philosophie par une lecture attentive de Georges Mathieu, qui n'est pas seulement le maître de l'Abstraction lyrique qu'on connaît, mais aussi un analyste assez fin de la pensée de Nietzsche. L'art abstrait est en peinture l'équivalent de la danse nietzschéenne. Une jouissance directe du corps est confrontée à l'action de jeter des formes et des couleurs sur la toile. Si l'on ne maîtrise pas son art, le danger est grand de produire une croûte jugée comme telle et avec raison par n'importe qui, amateur de peinture ou non. Mais si l'on maîtrise son art, alors la création artistique se transmue pendant l'acte de créer en une sorte d'orgasme équivalent à celui de l'amour physique. Ce qui en résulte équivaut alors souvent à ce que peut donner la musique. On n'y comprend rien, mais on aime ...

Voilà. Fin de la digression égotique.

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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Kercoz le Sam 27 Sep 2014 - 20:38

Salut Ragnard.
Du fait d' usage pourtant minimal de séroplex, et de mon attention sur l' agressivité intra-spécifique , je constate un résultat tres marqué d' inhibition de mon agressivité ( principalement dirigée contre les 4x4 et les fonctionnaires ....). La régulation de sérotonine est des plus reposante ....ajouter à cela un frein évident de la libido ( a mon age , c'est plutot une bénédiction et un repos supplémentaire ...je n' ai pourtant pas lu tous les livres !) .
Ce que je voulais dire c'est que j' ai lu ( mais ou donc?) qu'on venait de montrer  une fourchette importante dans l' attribution de la  recapture de la séroténine chez les enfants .........
Ce qui semble montrer que la socialisation de l' espèce n' est pas encore établie........Mais qui montre aussi que ce qu' a pu réaliser la "culture" ( inhibition de cet éventail d'agressivité intra-spécifique par des rites culturels , ..pose actuellement de sérieux problèmes ( hyperactivité et autres traumatisme non maitrisés ), doit être effectué par des médicaments .


Dernière édition par kercoz le Sam 27 Sep 2014 - 23:03, édité 1 fois

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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Invité le Sam 27 Sep 2014 - 22:45

Notre culture, civilisation, vit son déclin, d'où fragilisation des ses rites, d'où une société en voie de délitement, délétère, agressive, paumée, etc, etc.
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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Ragnar I le Dim 28 Sep 2014 - 14:28

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La métaphysique du paumé, par un copain humoriste-scientifique :

« Un athée a de quoi être vexé par l'étymologie du mot "athée", puisqu'elle le détermine en partant de ce Dieu dont il nie l'existence : "athée" est formé du mot grec signifiant "Dieu" et du préfixe privatif a. Privatif ? Comment être privé de quelque chose qui n'existe pas ? Quand on est privé de dessert, on est loin de ne pas croire à son existence. Au contraire, il a d'autant plus de présence qu'on le voit passer sous le nez sans y avoir droit...

En ce qui me concerne, ne comprenant rien aux mystères du monde et de l’homme, et n’ayant aucune hypothèse explicative, je veux bien nier Dieu, mais cela ne m’éclaire pas plus qu’y croire.

En matière de métaphysique, je me réclamerais volontiers de l'étiquette de "paumé", mais j'aurais peur de donner naissance à un mouvement des paumés. Celui-ci ne manquerait pas de se déchirer entre des orthodoxes selon lesquels être paumé consisterait à penser comme ceci, et des hétérodoxes selon lesquels, non, être paumé consisterait à penser comme cela.

Et ça se terminerait mal. Comme d'habitude. »

Didier Nordon

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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Ragnar I le Dim 28 Sep 2014 - 15:04

kercoz a écrit: une fourchette importante dans l' attribution de la  recapture de la séroténine chez les enfants .........
Ce qui semble montrer que la socialisation de l' espèce n' est pas encore établie........Mais qui montre aussi que ce qu' a pu réaliser la "culture" ( inhibition de cet éventail d'agressivité intra-spécifique par des rites culturels , ..pose actuellement de sérieux problèmes ( hyperactivité et autres traumatisme non maitrisés ), doit être effectué par des médicaments.

À l'Institut Douglas, où je m'instruis régulièrement sur le mental et ses pathologies, on sait soigner l'hyperactivité des enfants en traitant d'abord les parents sur le plan de la psychologie. En effet, les parents ne sont en général pas d'accord avec un traitement chimique de l'hyperactivité ou du défaut d'attention de leurs enfants. Alors on les place devant une vitre donnant sur une pièce où jouent leurs rejetons qui ne savent pas qu'on les observe. Une pièce du genre de celles qu'on voit dans les films policiers.

Les enfants sont ainsi observés par leurs parents, qui les voient déconner à plein tube comme d'habitude. Au bout de deux ou trois heures de ce jeu, une infirmière pénètre dans la pièce et se débrouille pour convaincre les enfants d'avaler une médication à base de méthylphénidate, une molécule connue pour réguler les échanges électrochimiques aux synapses des neurones des patients détraqués de la tête.

Au bout d'un quart d'heure ou d'une demi-heure, rarement une heure, le comportement des enfants est méconnaissable. Ils ne déconnent plus, mais joue tout à fait normalement, de façon calme et posée, en communiquant entre eux non plus comme des tarés, mais comme des enfants tout à fait normaux, en ce sens qu'ils ont subitement l'air d'enfants totalement dépourvus de toute pathologie physique ou mentale.

L'effet constaté sur les parents observant en cachette leurs enfants est littéralement traumatisant au sens le plus positif du terme. Ils décident alors de croire aux bienfaits de la pharmacie. Les psychiatres sont à ce moment à peu près sûr qu'ils ont littéralement sauvé ces enfants, à qui il ne manquait en réalité qu'un peu de molécules particulières prises régulièrement pour fonctionner normalement.

(Pour mémoire, tout enfant atteint du syndrome du « défaut d'attention » et privé de toute médication adéquate ne risque pas seulement de rendre chèvre ses parents,. En plus, il risque fort de devenir à l'âge adulte un raté dans le meilleur cas et un délinquant, voire un criminel dans le pire des cas.)

(On peut constater en passant avec tout ça la valeur incontestable du volet matérialiste radical de la philosophie, notamment sur le plan de l'éthique ...) (Le volet idéel et psychanalyste de la philosophie peut aller se rhabiller ...)

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Centre d'information de l'Institut Douglas :

http://www.douglas.qc.ca/info_sante

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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Kercoz le Dim 28 Sep 2014 - 20:33

Je ne comprends pas trop le sens de ta démo.
Signifie t elle que tu juge positif le traitement de ces enfants par des molécules ?
Le fait que c' est la "culture" et les "rites" qui aient suffit à gérer cet éventail comportemental me semble primordial.
De plus la complexité ( math) des systèmes naturels a montré que les " bruits" des systèmes ou signaux étaient constituants de ces signaux ou systèmes et que ces "bruits" étaient nécessaires a la stabilité de ces signaux/systèmes . Celà devrait interroger sur la nécessité de préserver ces "écarts" ou "altérités " et sur les risque de les inhiber par des médicaments .

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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Ragnar I le Dim 28 Sep 2014 - 21:06

kercoz a écrit:Je ne comprends pas trop le sens de ta démo.
Pas de problème. Je peux te l'expliquer de nouveau.

kercoz a écrit:Signifie t elle que tu juge positif le traitement de ces enfants par des molécules ?
Non seulement je juge que ce traitement est tout ce qu'il y a de plus positif, mais j'affirme que si l'on se fait complice d'un refus de l'appliquer, on se fait aussi complice de la préparation et du développement d'une bonne dose de malheurs et d'horreurs à venir.

kercoz a écrit:Le fait que c' est la "culture" et les "rites" qui aient suffit à gérer cet éventail comportemental me semble primordial.
Voilà une erreur fondamentale. La culture et les rites n'ont aucune influence sur le désordre mental et comportemental des enfants atteints du syndrome d'hyperactivité et de manque d'attention. Ce syndrome est une pathologie exclusivement physique causée par un désordre des échanges électrochimiques exclusivement physique aux synapses des neurones des enfants atteints par ça de façon exclusivement physique. Le désordre mental en est une conséquence absolument incontrôlable sans médication appropriée.

kercoz a écrit:De plus la complexité ( math) des systèmes naturels a montré que les " bruits" des systèmes ou signaux étaient constituants de ces signaux ou systèmes et que ces "bruits" étaient nécessaires a la stabilité de ces signaux/systèmes . Celà devrait interroger sur la nécessité de préserver ces "écarts" ou "altérités " et sur les risque de les inhiber par des médicaments .
Le rôle de la médication ne vise aucune inhibition. Elle a pour but exclusif de réparer les fonctions exclusivement physiques, mais détraquées du fonctionnement neuronal des enfants touchés par une maladie exclusivement physique se traduisant par de la souffrance à court et à long terme si aucune intervention médicale n'a lieu. Plus on attend, plus c'est difficile, en plus.

L'inhibition sociale, c'est la société qui la construit. Ce n'est pas la pharmacie.

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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Rêveur le Lun 29 Sep 2014 - 11:50

La mise en boîte, toujours plus proche...

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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Ragnar I le Lun 29 Sep 2014 - 13:09

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La mise en boîte - ou l'équivalent - a touché à peu près 70 milliards d'homo-sapiens-demens (*), jusqu'à présent. Personne ne semble pouvoir y échapper, mais chacun semble vouloir en retarder l'échéance ...

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http://guylemarchand.fr/pages/catalogue.php?categorie=cercueils_inhumation

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(*)   Homo-sapiens-demens = L'humain est un animal doté d'un savoir qui l'a rendu fou ...

Surtout quand sa machine pensante est détraquée par un dosage inapproprié des substances lui permettant de penser.
 :face:  *Héhéhey*  :shock:

(Le terme « Homo-sapiens-demens » n'est pas de moi. Il est de Henri Laborit.)

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« Cogito ergo sum »

Traduction possible au 21e siècle avec un grain de sel teinté de très peu d'humour :

« Je déconne, donc je suis » ...

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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Rêveur le Lun 29 Sep 2014 - 22:58

Bah, de toute façon, inutile d'en discuter avec vous qui êtes d'accord pour un Meilleur des mondes. Et pourtant, nous vous avons surpris à rêvasser dans un sujet... Bizarre. Vous aviez posté des photos de montagne enneigée, de la voûte céleste...
Edit (suite) : ...dans "Repli sur soi"

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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Ragnar I le Mar 30 Sep 2014 - 4:26

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Oui, c'est exactement ça : bah ...

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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Invité le Mer 1 Oct 2014 - 0:49

Rêveur a écrit:La mise en boîte, toujours plus proche...

Je passe la main ! J'ai décidé de ne plus perdre ni temps ni énergie avec Victor : je l'ai mis sur ma liste de membres ignorés.
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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Ragnar I le Mer 1 Oct 2014 - 17:07

Neopilina a écrit:
Rêveur a écrit:La mise en boîte, toujours plus proche...

Je passe la main ! J'ai décidé de ne plus perdre ni temps ni énergie avec Victor : je l'ai mis sur ma liste de membres ignorés.

Pas très logique, ça, de perdre ainsi du temps et de l'énergie ... :face: :) :shock:

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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

Message  Invité le Mar 7 Juin 2016 - 1:14

La vraie question est la suivante : que vaut-il mieux, intervenir (comporte)mentalement, ou démiurgiquement ?
Sachant que la première intervention est toujours signifiante, la seconde juste insignifiante, et que l'Homme est un animal de significations ...
Néanmoins, si cela peut aider des "anomalies" (anomalie toujours relative à une "nomalie" - laquelle ? le critère sera toujours foncièrement culturel-interpersonnel bref : signifiant) ...
Ça me fait penser à la critique de la psychiatrisation, par Michel Foucault, où il est des normalisations-standardisations du comportement humain, visible dans Shutter Island récemment (un film), mais j'ai un meilleur exemple encore (mieux même que Vol au-dessus d'un nid de coucou) : ces dernières années, le DSM intégra le chagrin lié au deuil, aux pathologies pour lesquelles on pouvait prescrire de l'antidépresseur ... or, si derrière cela vous ajoutez cette anecdote de #OnVautMieuxQueÇa, selon laquelle un employeur aurait attendu qu'un salarié revienne au boulot le lendemain de la mort de son père, qu'il devait enterrer à des centaines de bornes de là, vous avez une assez bonne explication économiste de la démarche psychiatrique.
En somme : la psychiatrie vient humanitairement pallier au désaide humain régnant, n'est-ce pas. Notamment inéducatif, comme dans l'exemple des enfants "détraqués". Ce simple "tric-trac" en dit assez long sur la non-valeur qu'on leur "accorde".
Enfin bon, j'ai un ami médecin, et pour un médecin, nous sommes une anatomie physiologique, cela suffit, abstraction faite de toute signifiance, dont l'ethnopsychiatrie révèle qu'elle permet des guérisons chamaniques pourtant ...

Il y a donc ethnocentrisme empirio-rationaliste (matérialiste), quand bien même le chamanisme reste moins fonctionnaliste. C'est précisément sa valeur, que d'être vitaliste.
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Re: Le matérialisme radical des neurotransmetteurs et du métabolisme hormonal

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