Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Ragnar II le Sam 9 Avr 2016 - 17:52

Balthazar a écrit:Cette présentation que tu nous fais, m'évoque une sorte de balance, qui pourrait être dans l'univers tangible, ou dans celui de la comptabilité.
J'y vois aussi une extension du principe des vases communicants.
Quelle est donc la différence fondamentale?

Ce point de vue de la bascule ou des vases communicants est le même que celui des variables cachées d'Einstein. C'est celui de la pièce de monnaie lancée en l'air et dont on saurait d'avance sur quel côté elle tomberait si l'on savait tout du moindre élément d'influence sur le moindre détail de la trajectoire de cette pièce. Autrement dit, du point de vue d'Einstein sur la balance ou les vases communicants, si l'on sait tout des variables, qui sont cachées, donc, on sait à tous les coups quel extrémité de la balance va toucher le sol ou quel vase communicant va être plein le premier.

Mais Einstein s'est trompé, et Bohr, avec qui il n'était pas d'accord sur ce point, a eu raison de lui dire qu'il était impossible de savoir quoi que ce soit des variables cachées, car tout se joue en réalité sur un probabilisme d'essence purement aléatoire et impossible à déterminer avec certitude. (De là le fameux nom de « principe d'incertitude » ou de « principe d'indétermination » donné par Heisenberg à ce phénomène.

Avec l'analogie de la course de chevaux, nous avons une onde formée par la variation permanente de la position de chaque cheval et cette onde ne permet à aucun moment de savoir qui va gagner la course. C'est un peu tiré par les cheveux parce que l'analogie devrait préciser que les chevaux sont alignés en permanence côte à côte à des distances de l'arrivée variables à l'échelle infiniment petite de celle de Planck, qui ne permet aucune certitude prévisionnelle, mais est en permanence indéterminée jusqu'au moment précis de l'arrivée, qui annule toute fonction d'onde pouvant avoir la moindre influence sur le classement des chevaux. Autrement dit, la fonction d'onde « gagnant/perdant » est en permanence sous nos yeux (aucune variable n'est donc cachée), mais elle disparaît avec la mesure désignant définitivement et sans appel le « gagnant » et le « perdant ».

Je ne sais pas si la représentation suivante peut fournir une explication compréhensible (je veux dire que je rencontre quelque difficulté tant c'est contre intuitif, et tant ça s'éloigne de l'échelle macroscopique à laquelle je suis habitué) :





Vues spatiale (position) et fréquentielle (impulsion ou quantité de mouvement) de (a) une onde, (b) un paquet d'onde et (c) un corpuscule. L'onde étant de fréquence pure, son impulsion est définie mais elle n'est pas localisée dans l'espace. Inversement, le corpuscule est localisé mais n'a pas de fréquence déterminée. Le cas général est celui du paquet d'onde qui est distribué en fréquence comme en espace. Du fait de la dualité entre les deux représentations l'étalement spatial est inversement proportionnel à l'étalement fréquentiel.
Dualité onde-corpuscule. Représentation 1D en espace et en fréquence de : a) une onde : objet localisé en fréquence. b) un paquet d'onde : cas général. c) un corpuscule : objet localisé en espace.


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Dernière édition par Ragnar II le Sam 9 Avr 2016 - 22:34, édité 1 fois

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Ragnar II le Sam 9 Avr 2016 - 17:59

jerome2 a écrit:
aucun message ni signal n'est envoyé au moment d'un tel effondrement.

Et donc, la cryptographie quantique est possible mais nous ne pourrons pas utiliser ça pour discuter à batons rompus et instantanément entre Mars et la Terre, ce qu'explique bien la petite vidéo didactique de "science étonnante" que Ragnar indiquait ...

En effet, il est impossible de communiquer quoi que ce soit à une vitesse supérieure à c.

La cryptographie quantique d'aujourd'hui se limite à rendre sûr et certain que ce sont bien deux ordinateurs connus de chacun d'eux qui sont en communication en empêchant tout tiers ordinateur d'avoir le temps de s'inscrire dans le circuit de communication.

(À ce que j'en sais)

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Ragnar II le Sam 9 Avr 2016 - 19:20

Crosswind a écrit:Avant de détailler plus avant les "défauts", on doit se demander si cette interprétation apporte quelque chose de plus au formalisme théorique initial ? Peut-on, grâce à cette "information" obtenir plus que ce que l'on obtient déjà actuellement ?

Si l'on trouve des défauts d'interprétation de la physique quantique chez Einstein, il n'est pas interdit de penser qu'on en trouvera aussi dans l'interprétation donnée par la nouvelle philosophie de l'information ...

Quant à savoir si cette nouvelle interprétation apporte quelque chose de nouveau, j'ai cru y détecter quelque chose de neuf en ce qui concerne l'observateur, qui n'est plus une personne, ou une machine, ou une personne observant une machine qui observe, ou une machine observante et observée par une personne, mais la totalité de ces éléments sous la forme d'éléments de l'univers entier, et aussi de l'univers entier lui-même. Avec l'interprétation permise par la nouvelle philosophie de l'information, l'univers entier est son propre observateur.

J'ai cru par ailleurs détecter autre chose, à savoir ce que je nommerais pour l'instant un « foisonnement d'états » à une transition d'échelle entre le quantique et la classique et que je nommerais pour l'instant aussi « zone grise » d'un échange d'information montante (du quantique au classique) et descendante (du classique au quantique). Je crois pour l'instant avoir compris que cet échange d'information aurait une certaine influence sur les mutations génétiques. À approfondir, en somme ...

Crosswind a écrit:Enfin, et on l'a vu, réifier les particules est un choix ontologique hasardeux, sans parler de l'introduction de cette chose évanescente, l'information. Admettons même le choix de conserver une ontologie matérialiste, qu'est ce que l'information, le troisième homme ?

Le terme « particule » est peu à peu remplacé par celui de « corpuscule », ce qui peut être révélateur sur un point d'importance : la langue n'a pas été faite pour parler de physique quantique et il faut quand même faire avec ce qu'on a sous la main.

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« Information » :

« Au sens étymologique, l'information est ce qui donne une forme à l'esprit. Elle vient du verbe latin informare, qui signifie « donner forme à » ou « se former une idée de ».

L'information désigne à la fois le message à communiquer et les symboles utilisés pour l'écrire ; elle utilise un code de signes porteurs de sens tels qu'un alphabet de lettres, une base de chiffres, des idéogrammes ou pictogrammes.

Hors contexte, elle représente le véhicule des données comme dans la théorie de l'information et, hors support, elle représente un facteur d'organisation. On touche là à un sens fondamental, où l'information est liée à un projet. Il peut être construit, comme un programme informatique, ou auto-construit, comme la matière. »


(Wikipédia)


Crosswind a écrit:Mais nous y reviendrons plus en détail (surtout sur la signification de la fonction d'onde et de son "effondrement").

Le terme « effondrement de la fonction d'onde » est une traductions de l'anglais. Une deuxième traduction donne « réduction de la fonction d'onde » et une troisième traduction donne « réduction du paquet d'ondes ». Les trois traductions disent exactement la même chose.

« In quantum mechanics, wave function collapse or reduction, as a result of a measurement intervention, is said to occur when an instance of a quantum system, with a particular initial wave function, is detected as having a different final wave function. » (Wikipedia)

« La réduction du paquet d'ondes est un concept de la mécanique quantique selon lequel, après une mesure, un système physique voit son état entièrement réduit à celui qui a été mesuré. » (Wikipédia)

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Invité le Dim 10 Avr 2016 - 1:36

Ragnar II a écrit:
   Balthazar a écrit:
   Cette présentation que tu nous fais, m'évoque une sorte de balance, qui pourrait être dans l'univers tangible, ou dans celui de la comptabilité.
   J'y vois aussi une extension du principe des vases communicants.
   Quelle est donc la différence fondamentale?

Ce point de vue de la bascule ou des vases communicants est le même que celui des variables cachées d'Einstein. C'est celui de la pièce de monnaie lancée en l'air et dont on saurait d'avance sur quel côté elle tomberait si l'on savait tout du moindre élément d'influence sur le moindre détail de la trajectoire de cette pièce. Autrement dit, du point de vue d'Einstein sur la balance ou les vases communicants, si l'on sait tout des variables, qui sont cachées, donc, on sait à tous les coups quel extrémité de la balance va toucher le sol ou quel vase communicant va être plein le premier.

Mais Einstein s'est trompé, et Bohr, avec qui il n'était pas d'accord sur ce point, a eu raison de lui dire qu'il était impossible de savoir quoi que ce soit des variables cachées, car tout se joue en réalité sur un probabilisme d'essence purement aléatoire et impossible à déterminer avec certitude. (De là le fameux nom de « principe d'incertitude » ou de « principe d'indétermination » donné par Heisenberg à ce phénomène.

Comme tu le dis toi-même, il faut être prudent, car après avoir été contredit, Einstein pourrait être réhabilité, en partie.
Notamment, il m'avait semblé que des joueurs de roulette avaient pu utiliser des caméras et des calculateurs pour connaître, certes avec une simple probabilité, mais avant qu'elle s'arrête, la destination de la bille...

Ragnar II a écrit: Avec l'analogie de la course de chevaux, nous avons une onde formée par la variation permanente de la position de chaque cheval et cette onde ne permet à aucun moment de savoir qui va gagner la course. C'est un peu tiré par les cheveux parce que l'analogie devrait préciser que les chevaux sont alignés en permanence côte à côte à des distances de l'arrivée variables à l'échelle infiniment petite de celle de Planck, qui ne permet aucune certitude prévisionnelle, mais est en permanence indéterminée jusqu'au moment précis de l'arrivée, qui annule toute fonction d'onde pouvant avoir la moindre influence sur le classement des chevaux. Autrement dit, la fonction d'onde « gagnant/perdant » est en permanence sous nos yeux (aucune variable n'est donc cachée), mais elle disparaît avec la mesure désignant définitivement et sans appel le « gagnant » et le « perdant ».

Tu t'es peut être mal exprimé, parce que, le fait que nous soyons 'spectateur' n'y change rien à l'affaire, ce qui importe, est que nous puissions observer la scène munis d'appareils de mesure et de calcul qui dépassent nos sens et notre cerveau. C'est peut être là que commencent les sciences physiques.

En conclusion, il me semble que nous sommes face à un vieux débat. Je me suis laissé dire qu'au siècle des lumières, il y avait déjà eu des projections un peu optimistes quant aux perspectives qu'ouvraient les découvertes d'alors de prédire l'avenir, voire de créer des automates.
Après une phase où la désillusion l'emporta, nous re-commençons à juger ce défi à notre portée. :arrow:
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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Ragnar II le Dim 10 Avr 2016 - 12:31

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Nous sommes (je suis) face à un problème de langue. Celle-ci a émergé du monde macroscopique et n'a tendance à bien s'appliquer qu'à cette échelle. Elle est difficile, voire impossible à bien s'appliquer au monde microscopique de la physique quantique. C'est d'ailleurs pour ça qu'il y a tant d'interprétations différentes de la physique quantique. Et c'est aussi pour ça qu'Heisenberg s'est senti obligé de parler de niveaux de réalité; un pour la physique quantique; un pour la biologie et la physique classique; un pour la psychologie.

Einstein parlait la langue de l'échelle macroscopique. Il a proposé une expérience de pensée qu'il voyait comme une argumentation sans défaut. Pour lui, les prévisions météorologiques à long terme n'étaient impossibles que parce qu'on ne savait pas tout de toutes les variables à considérer pour ne pas se tromper. C'était l'équivalent de la bille de la roulette dont tu parles, en ce sens que plus on raccourcit le temps de prévision, moins on se trompe. Il est impossible de dire à coup sûr le temps qu'il fera dans exactement 382 ou 456 jours; il est facile de le dire trois jours à l'avance avec très peu de risques de se tromper. Mais on peut dire à coup pratiquement sûr le temps qu'il fera dans une minute. Quant à dire le temps qu'il fera dans un quart de seconde, le risque de se tromper est nul (les variables cachées ne le sont plus, à cette durée). Mais ce que dit la physique quantique (ou du moins ce que je crois comprendre), c'est qu'à partir de la durée mesurée à l'échelle quantique définie par Planck, nous devrions penser comme Einstein que tout nous est dévoilé et qu'il est permis de penser que rien ne nous empêchera de dire ce qui se passera au moment exact du fameux effondrement de la fonction d'onde. Mais Bohr n'est pas d'accord : le déterminisme, qui paraît total à l'entendement d'Einstein, il est en réalité nul et nous nous trouvons face un très surprenant indéterminisme parfait, ou une incertitude totale, ce qui est totalement et parfaitement contre-intuitif.

Einstein proposera en association avec Podolsky et Rosen une expérience de pensée du nom de ces trois-là (l'expérience EPR ), croyant prouver qu'ils avaient raison, mais en 1981 notre très français Alain Aspect a construit la machine imaginée par E, P et R et il a pu constater qu'à l'échelle quantique où les variables ne sont plus cachées à cause de l'infime petitesse du temps de prévision, hé bien rien n'était certain, rien n'était déterminé tant que l'effondrement de la fonction d'onde si chère à Shrödinger n'avait pas eu lieu.

Entre en jeu par ailleurs le fait que cet effondrement de la fonction d'onde a lieu à un endroit totalement imprévisible de la fréquence constamment variable de l'onde, ce qui nous fait entrer dans un incroyable domaine de complexité pour l'entendement des simples mortels que nous sommes (que je suis) et nous aurons le début de la préface de l'entrée en matière de ce que tente de nous dire les mathématiques traitant de ce domaine. (J'envie littéralement les mathématiciens de la physique moderne, qui sont à mon avis les seuls à comprendre la physique quantique, ou du moins à en donner une interprétation « valable », ce qui ne les empêche pas de pouvoir produire des interprétations bien différentes les unes de autres, et ce qui nous ramène aussi au caractère proprement contre-intuitif de la physique quantique.)

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Malcolm le Lun 6 Juin 2016 - 16:49

Est-ce bien finalement une philosophie de l'information ? Le "formellement" de la chose, dans tous les sens du terme, m'appert plus certainement comme factualisme.

Tout ce qui me fait songer à ces fameuses vidéos YouTube intitulées Fun Facts, comme s'il y avait des faits ontologiquement amusants. Aussi bien, ça m'évoque encore l'actuel Tristan Garcia.
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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Crosswind le Lun 6 Juin 2016 - 17:54

Avec tout ça, une question importante n'a toujours pas trouvé réponse...

Crosswind a écrit:Mais revenons au sujet, et à cette petite conclusion sous forme de question :

Cette théorie de l'information peut-elle tenir debout sans ontologie de matière/énergie ?

Sans entités matérielles, ontologique, que devient cette théorie ?

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Ragnar II le Lun 6 Juin 2016 - 19:21

Malcolm S. Cooper a écrit:Est-ce bien finalement une philosophie de l'information ?

On peut légitimement se poser la question, qui, tant qu'aucune réponse ne lui a été apportée, se trouve dans une superposition d'états OUI/NON par ondulation permanente entre ces deux états, mais dès lors qu'une réponse est donnée, alors l'état de superposition disparaît et la fonction d'onde en oscillation du OUI au NON s'effondre et établit la fixation d'une réponse qui, si elle est OUI pour l'un ne peut pas être autre que NON pour l'autre, tout ça expliqué ainsi en fonction d'une métasuperposition d'état GRÂCE/PESANTEUR rattachée à un humour entièrement inclus dans ce que Heisenberg qualifie de niveau de réalité psychologiste s'appliquant dans notre cas à la plus franche et belle et bien bonne sourigolade.

Rien de plus festif que la science ...

❤  *Clown*  ❤

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Ragnar II le Lun 6 Juin 2016 - 19:39

Crosswind a écrit:Avec tout ça, une question importante n'a toujours pas trouvé réponse...

Crosswind a écrit:Mais revenons au sujet, et à cette petite conclusion sous forme de question :

Cette théorie de l'information peut-elle tenir debout sans ontologie de matière/énergie ?

Sans entités matérielles, ontologique, que devient cette théorie ?

Avec ou sans entité matérielle ou ontologique, la nouvelle philosophie de l'information devient au département de philosophie et de science de plusieurs universités américaines ce que des dizaines de scientifiques et de philosophes en font à la suite d'une pensée développée par Bob Doyle, un physicien de la mécanique quantique (et astrophysicien aussi) qui a un peu surpris en exprimant sa volonté d'unifier sérieusement des tas de domaines concernés par la science et la philosophie (et pas de faire chamailler la science et la philosophie comme des connes, non, mais de les unifier, et c'est évidemment plus dur que d'agir et de penser en défenseur de clocher de chapelles idéolololes) ...

Cela dit en voulant par-dessus tout garder parfaitement intact le respect que dû à tous les dieux de la bonne humeur ! ...

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Crosswind le Mar 7 Juin 2016 - 16:59

Je comprends par là que cette théorie demande des entités ontologiquement existantes.

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Malcolm le Mar 7 Juin 2016 - 17:16

Non mais certains ne supportent pas cette notion d'ontologie, qu'ils connotent à tort à travers, et qui pour le moins n'ont pas la probité de raisonner hors leur idéologie (sens sociographique), manichéennement.
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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Crosswind le Mar 7 Juin 2016 - 17:23

Malcolm S. Cooper a écrit:Non mais certains ne supportent pas cette notion d'ontologie, qu'ils connotent à tort à travers, et qui pour le moins n'ont pas la probité de raisonner hors leur idéologie (sens sociographique), manichéennement.

A ce stade un développement se verrait hautement apprécié !

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Malcolm le Mar 7 Juin 2016 - 17:48

Eh bien, on peut rejeter idéologiquement ontologie dans "le mal" des modi pensari. C'est ce que me semble faire Ragnar ici. Une notion, pense-t-il, à reléguer aux oubliettes muséales de "l'Histoire".
Idéologiquement sociographique, soit donc sur la base d'un certain système de pensées, ou hiérarchie des principes fonctionnels & éventuelles valeurs.
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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Crosswind le Mar 7 Juin 2016 - 17:59

Rejeter l'ontologie n'a aucun sens, ce me semble, les sciences prises dans leur sens le plus général établissent d'ailleurs des invariants, rétablissent des modèles déclarés vrais d'une théorie à l'autre. Les sciences ne font que ça, de l'ontologie. D'ailleurs, sur quoi portent les sciences ? Quel sens donner lorsque, et je m'inspire de Meillassoux, elles parlent de faits passés ?

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Malcolm le Mar 7 Juin 2016 - 18:18

Tout dépend de la démarche. Après, je suis d'accord avec toi du non-sens. Mais, si tu me permets, je préfère la fiérodynamie à l'ontologie (étym. dynamique du devenir et discours sur l'être). Tu me diras dans une ontologie devénementielle, et cela ne me dérangera pas. Cela dérange les idéologues manichéens dits.
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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Crosswind le Mar 7 Juin 2016 - 20:08

fiérodynamie, devénementielle ?

Tu admettras que te comprendre relève de la gageure tant tes "mots" précipitent vers l'inconnu.

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Malcolm le Mar 7 Juin 2016 - 21:56

Je prends ça pour un compliment.
Tout est tiré des étymons latins, et constructions lexicales idoines, que je t'ai d'ailleurs expliqués. Le reste se tient de soi, il n'y a pas de mystère, il suffit de faire les relations lexicales intratextuelles. J'écris comme un alchimiste, ce qui reste une gageure, je te l'accorde. Mais tout est là.

C'est ma philosophie de l'information, à laquelle Ragnar ne souscrit certes pas non plus, en m'accusant grossièrement d'illisibilité. Je reste mélisible au sens commun, je sais.
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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Ragnar II le Mar 7 Juin 2016 - 22:43

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Si vous permettez que je m'insère dans ce fil de discussion réservé en principe à un sujet qui me tient vraiment à cœur, à savoir la nouvelle philosophie de l'information, je ne vois pas ce qui empêcherait les collectionneurs de boîtes d'allumettes ou de cure-dents norvégiens de s'y intéresser comme je ne vois pas pourquoi ne s'y intéresseraient pas les ontologistes, métaphysiciens ou philosophes philosophant sur leur pensée se pensant elle-même en fonction d'une quelconque volonté tombées tout droit du ciel des idées pures ou remontant des profondeurs abyssales de l'éblouissement de soi par soi, mais pour vous dire franchement, l'ontologie, les allumettes et les cure-dents ne m'intéressent pas plus que ça, ce qui ne m'empêche d'ailleurs pas de considérer la nouvelle philosophie de l'information comme un sujet qui me tient vraiment à cœur ! ...

Mais vous, allez-y, ne vous gênez pas, pourvu que ça reste amusant ...   *Clown*  ❤  *Clown*

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Ragnar II le Mar 7 Juin 2016 - 22:47

Malcolm S. Cooper a écrit:Je prends ça pour un compliment.
Tout est tiré des étymons latins, et constructions lexicales idoines, que je t'ai d'ailleurs expliqués. Le reste se tient de soi, il n'y a pas de mystère, il suffit de faire les relations lexicales intratextuelles. J'écris comme un alchimiste, ce qui reste une gageure, je te l'accorde. Mais tout est là.

C'est ma philosophie de l'information, à laquelle Ragnar ne souscrit certes pas non plus, en m'accusant grossièrement d'illisibilité. Je reste mélisible au sens commun, je sais.

Heu ... non, camarade ... je ne t'accuses pas d'illisiblité ... Car, que je sache, l'illisibilité n'est ni un délit, ni un crime ...

Je dis simplement ce qui est : tu es illisible.

Et l'affaire est classée si tu y prends plaisir ...

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Crosswind le Jeu 9 Juin 2016 - 13:57

En relisant attentivement ton exemple des chevaux, ma perplexité décuple en puissance. Ainsi, soit tu comprends très mal ton affaire, soit l'affaire en question ne révolutionne pas grand-chose, tant il est vrai que cette pauvre mécanique quantique a inspiré quelques histoires amusantes depuis 1925... Mais, vraiment, en toute sympathie, je me demande si tu y comprends quelque chose car, pour m'être maintenant un peu plus renseigné, la théorie quantique de l'information ne postule pas du tout la matérialité des choses ! J'en reviens un peu à ta compréhension... D'un côté tu nous montres, il est vrai ce n'est qu'un exemple, un système complètement réaliste, avec des chevaux qui semblent disposer de l'ensemble des attributs de la physique classique, position, vitesse, masse, spin (cette dernière caractéristique relève bien sûr du formalisme quantique, son inclusion se justifie par les besoins de l'exemple) et on en passe et des meilleures, mais dont certains (attributs) seulement nous seraient accessibles. Dans cette optique, lors de la mesure sur le premier cheval, aucune information ne nécessite (forcément !) de passer d'un cheval à l'autre puisque, le physicien informé ou pas, le dernier cheval était de toute façon, sur un mode réaliste... le dernier cheval ! Bref se montre ici une simple vision réaliste à variables cachées, locales ou non peu importe, de la mécanique quantique et l'information n'apporte rien quant à la compréhension des paradoxes liés. Peut-être parce que cet exemple n'est pas le meilleur ? Par contre, il est vrai, un peu plus loin tu glisses, et je ne m'en plains guère, vers une version plus complexe en mentionnant cette fois que la mesure sur un cheval, le "premier", ne nous apprendrait rien sur un quelconque état préalable du dernier cheval (ou d'un autre), mais réduirait ses chances à néant quant à ses "prétentions" de passer la ligne en premier. Tu nous dis là, en quelque sorte, que tant qu'aucune mesure n'est effectuée, tous les chevaux ont une chance déterminée de gagner, (mais il faut rajouter, c'est impératif, au cours de cette expérience ). Maintenant, affirmer cela tout en acceptant l'existence d'entités réalistes, entités matérielles disposant de caractéristiques en propres, revient à devoir expliquer comment les chevaux non-mesurés apprennent la transmission d'information entre le premier cheval et un observateur, et pourquoi cette information détient une telle importance dans le processus. Ce qui n'est tout simplement pas possible.

A l'opposé il est possible de soutenir une version plus idéaliste, au sens faible, des petits chevaux, précisément celle que vise la théorie quantique de l'information. Il s'agit de nier l'existence de quoi que ce soit de matériel et de se contenter de constater que, lorsque l'on s'informe d'une mesure, alors telle ou telle valeur sera à apposer sur telle ou telle partie du formalisme. Si cela ne résout pas tous les problèmes, loin s'en faut, cela ouvre de nouveaux horizons, lesquels m'enthousiasment bien plus que l'idée trop convenue de variables cachées (convenue, et difficilement défendable car non-vérifiable). "La théorie quantique en tant qu'expression directe des limites fondamentales de l'information rendue disponible par l'expérimentation". Plus question ici de petites baballes magiques qui se promènent et sur lesquelles on s'informe, non, bien la mise en évidence des relents transcendantaux de la connaissance.

Tu m'aurais dit cela plus rapidement...

http://www.globenet.org/transversales/grit/kantique.htm

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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

Message  Ragnar II le Jeu 23 Juin 2016 - 20:05

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Tu n'es pas gentil avec Schrodinger ...


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Re: Introduction à la nouvelle philosophie de l'information

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