Y-a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond...?

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Re: Y-a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond...?

Message  Philosophos le Mar 13 Oct 2015 - 10:42

Ragnar II a écrit:Je me demande parfois si Nietzsche n'a pas pris le chemin du contre-pied intellectuel de sa situation sociale et matérielle réelle, qui était celle d'un raté, dans la vie quotidienne.
Marc Sautet pensait que le jugement très négatif de Nietzsche sur l'incendie des Tuileries venait de son origine bourgeoise, ce qu'évidemment, Onfray nie, en bon défenseur du peuple ouvrier. Mais en fait, il me semble bien que ce soit Marc Sautet qui avait raison.

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Re: Y-a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond...?

Message  Ragnar II le Mar 13 Oct 2015 - 11:37

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Nietzsche les enterre tous les deux avec sa remarque sur les pensées philosophiques vues comme des récits personnels, des confessions, données par les philosophes. Il ne s'exclut d'ailleurs pas du lot ...

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Re: Y-a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond...?

Message  Anormal le Mar 13 Oct 2015 - 12:00

Je repense à la remarque de Nietzsche,qui ne manquait pas d'un certain humour, quand il faisait remarquer que Darwin, dans son traité, avait oublié de considérer l'intelligence;chose que Nietzsche trouvait :" bien anglaise..." *Lol*


Dernière édition par anormal le Mar 13 Oct 2015 - 14:00, édité 1 fois

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Re: Y-a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond...?

Message  Ragnar II le Mar 13 Oct 2015 - 13:45

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Pour le rapport entre Nietzsche et Darwin, je ne me lasserai jamais de conseiller la lecture de la soutenance de thèse de doctorat de ma copine Peggy Sastre intitulée « Généalogies de la morale : perspectives nietzschéenne et darwinienne sur l'origine des comportements et des sentiments moraux », dont le résumé se lit comme suit :

Nietzsche comme Darwin envisagent la morale de manière évolutive, comme l'héritage temporaire de diverses sédimentations successives. Nietzsche comme Darwin remettent à plat toute une tradition antérieure, philosophique pour l'un, biologique et naturaliste pour l'autre. Tous deux poussent à voir la morale, certes comme un ensemble de règles et d'interdits structurant une société, mais comme un ensemble relatif, déterminé par des contextes, des environnements, des physiologies extra-morales.

Le philosophe, comme le scientifique, eux mêmes inscrits dans une histoire et une évolution toujours inachevée à l'heure actuelle, font exploser les normes et les catégories morales anciennes, qu'elles soient métaphysiques, révélées, éternelles, fixes et définitives. Et tous deux, en observant, expliquant et critiquant la morale,provoquent une interrogation sur ses marges et son dépassement, par-delà d'ailleurs la science et la philosophie : qu'est-ce que l'individu pour le troupeau, qu'est-ce que l'homme pour son espèce ?


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Un monde remplit de mystères

Message  Le bébé de la philosophie le Lun 18 Jan 2016 - 21:09

Bonjour , j'ai 16 ans et je vais te dire ma vision des choses sur cette question .
Je pense que des milliards et des milliards de questions ne peuvent pas être résolus par les Sciences !!
Les croyances n'existeraient pas sans cette inconnu constant  qui est présent dans notre vie de tout les jours .
Tout simple une question que tout le monde c'est posé au moins une fois dans sa vie : Qu'est ce qu'il y a après la mort ?
Je pense que la vie serait pas très intéressante si on a des réponses à toutes les questions.
Pourquoi le sens de la vie ne serait pas de vivre dans l'inconnu ?
La vie existe-t-elle vraiment ?
Toutes les hypothèses sont possible c'est cela qui rend intéressant la pensée !!
Tout cela n'est que ma manière de voir les choses , je m'arrête la sinon je pourrais écrire un roman sur cette questions et partir dans d'autres sujets même si je l'ai déjà fait .
Bonne soirée et vive la pensée

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Re: Y-a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond...?

Message  Hervé B. le Sam 6 Fév 2016 - 17:58

La science ne répond qu'à ce qui est stable dans l'univers... en supposant que ce sera stable de toute éternité. Elle ne répond à rien qui nous préoccupe car nous sommes adaptés à ce qui est stable. Ainsi, en dehors des outils qui sont créés par la science, l'homme n'a que des questions humaines qui n'ont que des réponses humaines.
Qu'est ce qu'il y a après la mort ?

La mort est un concept humain, par définition c'est la fin de la vie. Cette définition signifie qu'après la mort, il n'y a pas de vie...  Il faut donc préciser la question... Si la question est plutôt, est-ce que Dieu existe ? Il est présent dans le dictionnaire, il est "la cause" de ce que nous ne connaissons pas. Il sert donc à justifier des choses humaines. D'où provient l'univers ? L'univers provient de l'imagination humaine. Est-ce Dieu qui l'a créé ? Non, puisque c'est un concept issu du raisonnement humain. Est-ce que Dieu a créé quelque chose ? Peut-être, mais comme c'est une chose que nous ne pouvons pas nommer, elle ne nous sert à rien...

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Re: Y-a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond...?

Message  Invité le Lun 6 Juin 2016 - 23:31

Abstraction faite de l'insertion dans "la boîte noire" de la pensée, le comportementalisme (behaviorisim) dit que Dieu existe effectuellement, de ce que des personnes s'en réclament et clament la concordance de leurs démarches (éthologie) avec leurs fois (éthiques). Bref : la science prouve Dieu-même, conséquentialistement.
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Re: Y-a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond...?

Message  Hervé B. le Mar 12 Juil 2016 - 16:51

Ragnar II a écrit:Le philosophe, comme le scientifique, eux mêmes inscrits dans une histoire et une évolution toujours inachevée à l'heure actuelle, font exploser les normes et les catégories morales anciennes, qu'elles soient métaphysiques, révélées, éternelles, fixes et définitives. Et tous deux, en observant, expliquant et critiquant la morale,provoquent une interrogation sur ses marges et son dépassement, par-delà d'ailleurs la science et la philosophie : qu'est-ce que l'individu pour le troupeau, qu'est-ce que l'homme pour son espèce ?
J'aime bien...
Malcolm S. Cooper a écrit:Abstraction faite de l'insertion dans "la boîte noire" de la pensée, le comportementalisme (behaviorisim) dit que Dieu existe effectuellement, de ce que des personnes s'en réclament et clament la concordance de leurs démarches (éthologie) avec leurs fois (éthiques). Bref : la science prouve Dieu-même, conséquentialistement.
Les pensées ne sont que des abstractions. Et la science ne fait pas exception. L'homme ne saura jamais démontrer la moindre vérité autrement que par des abstractions créées par des facultés cognitives qu'il n'a pas choisies. Cela signifie que dire qu'une abstraction n'existe pas est absurde. Et cela signifie qu'elle n'existe que parce que quelqu'un l'utilise. Ainsi les vérités (comme la morale) sont relatives à un contexte (une communauté, une période). Ce qui nous ramène à l'utilité des pensées : prévoir au travers de relations de cause à effet ou choisir à partir d'opinions. Dans ce sens la religion et la science ont le même objet, la différence réside dans la méthode. La philosophie ne fait que constater le résultat, car son objet n'est pas de prévoir, mais de créer des opinions. Et bien-sûr, comme la religion également, les deux sont proches.
 
Pour distinguer ce qui est scientifique de ce qui ne l'est pas, il suffit de savoir si nous pouvions le prévoir. Je pouvais prévoir qu'un caillou lancé en l'air retomberait bien avant Newton, il n'a fait que nous donner des formules pour le calculer, ce qui nous a permis de prévoir sa trajectoire et sa vitesse. C'est ce que je voulais dire par stabilité, cela n'a pas changé depuis des millénaires. La question est donc de savoir si nous pouvons tout prévoir... Et cela nous amène sur le sujet du déterminisme que je ne développerai pas ici.

L'espèce est une chose abstraite, elle n'existe pas pour l'homme en dehors de ses pensées, mais est-ce que l'homme peut exister pour une chose abstraite ? La réponse est bien-sûr non... Nous nous posons cette question lorsque nous n'avons pas compris les principes de l'évolution. Une espèce n'est que le constat que ses individus existent au moment présent ou ont existé dans le passé, parce que les individus sont adaptés à leur environnement, et pas parce qu'ils se sont adaptés. Je n'ai pas choisi d'être bipède et aucun de mes ancêtres ne l'a choisi, c'est parce que l'un d'eux qui l'était a survécu que je le suis. Lorsque Darwin parle d'adaptation de l'espèce, il ne parle pas au commun des mortels mais à des gens qui font le même métier que lui, qui comprennent ce qu'il dit. Nous ne pouvons le comprendre qu'en ayant étudié son domaine.

Ainsi l'homme pour son espèce n'est rien et l'espèce n'est rien pour l'homme (non biologiste).

Le troupeau est une chose abstraite. Il n'existe pas pour l'homme en dehors de ses pensées.  Mais est-ce que l'individu peut exister pour une chose abstraite ? La réponse est bien-sûr non... MAIS... les individus composant le troupeau sont ceux qui se transmettent les uns les autres les connaissances. Cela signifie que l'individu n'existe pas sans le troupeau (de même, car j'aurai pu faire le même raisonnement pour l'espèce, que l'individu n'existe pas si deux individus de la même espèce ne l'ont pas créé). Nous sommes donc interdépendants les uns des autres et en tant qu'êtres vivants et pensants, nous sommes donc dépendants de toutes les formes de connaissances véhiculées par les individus du troupeau, celles qui nous permettent d'agir (comme le font les autres animaux), de choisir (selon des opinions) et de prévoir (selon des causes).

Ainsi, l'homme pour le troupeau est tout et le troupeau pour l'homme est tout.

Cependant, nos sociétés complexes ne sont que des agrégations de troupeaux et cela devient difficile à comprendre. D'où l'intérêt de la sociologie qui n'en est qu'à ses balbutiements.

Je suis certain que la thèse de votre amie est passionnante.
Mais je pense que la mienne est bien aussi :-)... ici.

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Re: Y-a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond...?

Message  Invité le Mer 20 Juil 2016 - 18:36

Le magazine Science & Vie de juin ou juillet de cette année (2016), propose tout un topo sur ce que les sciences ne sauront jamais.

Avis aux amateurs.
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Re: Y-a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond...?

Message  Invité le Ven 22 Juil 2016 - 18:23

Tiré de ...
Le problème du matérialisme, c'est qu'il est comme "tautologique".
Une fois que tu as dit matière - et va me la définir - tu as tout dit, et le reste est description opératoire ("positivisme"), faction opératoire ("technicisme") et entreprise opératoire ("actionnisme") voire idéologique ("activisme"). Tout ce qu'on regroupe généralement sous pragmaticisme & pragmatisme, mais qui saurait entrer sous l'étiquette fonctionnaliste, ou factualiste.

A partir de là, il y a comme "une déception" : l'Homme aime trop à divaguer, pour le meilleur et pour le pire, car la divagation peut être aventurière comme démentielle, et d'ailleurs bien des choses qui semblaient démentielles s'avérèrent judicieusement aventurières, quand bien des aventures s'avérèrent malencontreusement démentielles : ce qu'on ne put constater qu'après-coup ; l'éternel "trop tard", encore que "qui ne tente rien n'a rien", et encore qu'il est des démences et des aventures fort matérialistes dans la démarche.

Le matérialisme ne progresse qu'en escalier, posant - tel un maçon - une brique après l'autre, atomique ou non.
Aussi bien, le non-matérialisme voire l'immatérialisme, qui ne sont pas encore l'idéalisme - prenons-y garde - proposent des jeux de l'esprit plus épistémologiques. Après, le matérialisme trouve ces jeux puériles, très-sérieusement quant à soi, même s'il peut te le dire avec le sourire. A voir. Le réalisme est fort complexe, et voir aussi cet échange pour saler encore la donne.

Avec le matérialisme, il y a matéri-au-tisme. Or les tournures d'esprit scientifique ne savent pas tout.
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