Évoféminisme

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Re: Évoféminisme

Message  Ragnar II le Dim 28 Juin 2015 - 15:39

aldolo a écrit:
Ragnar II a écrit:.Et qui te parle de se déconnecter des expérience naturelles ? Qui te parle d'empêcher les couples en général et les femmes ou les homosexuels en particulier de faire exactement ce qu'ils voulaient de leur cul ?.
Il est plutôt significatif de te voir réduire la nature en l'assimilant à "on fait ce qu'on veut de son cul".

Il n'y a en effet rien de plus significatif ! ... C'est exactement comme ça que ça se passe métaphoriquement dans la nature depuis 3,5 milliards d'années ...

aldolo a écrit:
Ragnar II a écrit:Et où as-tu vu que la prise en charge de l'humain par l'humain au regard des possibilités offertes par l'éducation nationale en général (...) et la médecine en particulier (...) c'était « des croyances d'un moment » ?
Je renonce provisoirement à débattre sur les "croyances d'un moment" puisque tu prends visiblement toute déclaration pseudo-scientifique pour argent comptant, ce serait trop long...

Tu ne sais à l'évidence pas ce qu'est une pseudo-science ! ...

aldolo a écrit:Je laisse juste ici un lien qui traite de ce genre de choses :
http://www.liberte-philosophie-forum.com/t438-mondialisation-et-fascisme-democratique

J'ai lu attentivement le fil de discussion que tu proposes et je n'y ai rien vu qui contredise ou réfute l'évoféminisme sastrien.

Par contre j'ai vu qu'on pouvait faire remarque que le pragmatisme philosophique pouvait expliquer les raisons pour lesquelles le monde entier cherche à s'occidentaliser, à s'américaniser, à se matérialiser philosophiquement et physiquement, raisons qui se résume à la devise suivante : « If you can't beat them, join them ».

Lorsqu'on prend parti pour les Jivaros, il ne faut pas se contenter d'écrire des messages sur les Jivaros en se servant d'une chose ignorée par les Jivaros et qui s'appelle Internet dans le monde où l'on vit.

Il faut aussi aller réduire des têtes en Amazonie ...

.

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Re: Évoféminisme

Message  Aldolo le Dim 28 Juin 2015 - 17:07

Ragnar II a écrit:
aldolo a écrit:
Ragnar II a écrit:.Et qui te parle de se déconnecter des expérience naturelles ? Qui te parle d'empêcher les couples en général et les femmes ou les homosexuels en particulier de faire exactement ce qu'ils voulaient de leur cul ?.
Il est plutôt significatif de te voir réduire la nature en l'assimilant à "on fait ce qu'on veut de son cul".

Il n'y a en effet rien de plus significatif ! ... C'est exactement comme ça que ça se passe métaphoriquement dans la nature depuis 3,5 milliards d'années ...

aldolo a écrit:
Ragnar II a écrit:Et où as-tu vu que la prise en charge de l'humain par l'humain au regard des possibilités offertes par l'éducation nationale en général (...) et la médecine en particulier (...) c'était « des croyances d'un moment » ?
Je renonce provisoirement à débattre sur les "croyances d'un moment" puisque tu prends visiblement toute déclaration pseudo-scientifique pour argent comptant, ce serait trop long...

Tu ne sais à l'évidence pas ce qu'est une pseudo-science ! ...

aldolo a écrit:Je laisse juste ici un lien qui traite de ce genre de choses :
http://www.liberte-philosophie-forum.com/t438-mondialisation-et-fascisme-democratique

J'ai lu attentivement le fil de discussion que tu proposes et je n'y ai rien vu qui contredise ou réfute l'évoféminisme sastrien.

Par contre j'ai vu qu'on pouvait faire remarque que le pragmatisme philosophique pouvait expliquer les raisons pour lesquelles le monde entier cherche à s'occidentaliser, à s'américaniser, à se matérialiser philosophiquement et physiquement, raisons qui se résume à la devise suivante : « If you can't beat them, join them ».

Lorsqu'on prend parti pour les Jivaros, il ne faut pas se contenter d'écrire des messages sur les Jivaros en se servant d'une chose ignorée par les Jivaros et qui s'appelle Internet dans le monde où l'on vit.

Il faut aussi aller réduire des têtes en Amazonie ....

Pure chiure de mouche effectivement, qui ne vaut pas réponse.
Tu comprends rien à ce qu'on te dit, pauvre petit vieux, c'est triste une grande gueule devenue ramollo.

http://www.bonjourdefrance.com/

PS : j'y vis, chez les jivaros, pauvre con !

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Re: Évoféminisme

Message  Ragnar II le Dim 28 Juin 2015 - 18:44

Oncle Thian a écrit:Que l’homme soit en passe de prendre le contrôle de son évolution est en effet, me semble-t-il, une certitude technologique.

J'ajouterais que cette certitude est non seulement technologique, mais qu'elle est absolue.

Oncle Thian a écrit:Qu’il soit suffisamment sage pour en faire un bon usage est un problème plus épineux.  L’argument du caractère irrévocable ne l’évacue pas mais, tout au contraire, il en rend plus urgent la résolution.

Tout dépend du point de vue concernant la sagesse en question. Une sagesse du laisser faire absolu n'a rien à envier à une sagesse de l'encadrement le plus total, et la raison en est que l'évofminismee n'a aucun précédent dans l'histoire. Quant à l'urgence, elle se traduit par trop de rapidité et on constate qu'elle débouche toujours sur une inadéquation totale aux conditions d'évolution de la réalité.

Pour mémoire, lorsque le diagnostic préimplantatoire a été proposé par la médecine aux citoyens de la France, le législateur s'est précipité et a produit une loi interdisant ce genre de diagnostic, mais cela n'a pas empêché les médecins de le pratiquer pour ceux de leurs patients qui le leur demandaient. Il a fallu des centaines et des centaines de diagnostics préimplantatoires illégaux pour que le législateur se décide à abroger cette loi, qui était devenue carrément inapplicable.

Pour mémoire encore, la gestation pour autrui a été interdite en France au moment même où elle a été possible, ce qui n'a pas empêché des centaines de Français de faire appel à des mères porteuses vivant dans des pays de l'Europe de l'Est, mais pour faire respecter l'interdiction en question, le législateur a français a produit dans la précipitation une loi rendant impossible tout enregistrement d'un enfant né par GPA en tant que descendant légitime de ses parents, loi qui refusait aussi la nationalité française à cet enfant. Résultat, la cour de justice européenne a déclaré cette loi inconstitutionnelle et la garde des seaux française est en train de tenter de l'abroger.  


Oncle Thian a écrit:Tu évoques la disparité des lois d’un pays à l’autre. C’est leur cœur du problème et la disparité des visions est telle que les progrès de la réflexion seront sans doute moins rapides que ceux de la technologie.

C'est exact. On peut déjà dire que toute législation concernant l'évoféminisme est condamnée à être encore longtemps en retard sur les faits, qui finiront encore longtemps à s'imposer au législateur.

Oncle Thian a écrit:L’humanité n’est devenue mondiale dans ses institutions que depuis très peu de temps, pourtant une vision et une organisation mondiale (climat, commerce, droits de la guerre, union postale, …) apparaissent, dès lors il n’est pas exclu qu’une législation (avec des contraintes, des interdictions) à vocation mondiale  naisse également dans le domaine de l’éthique biologique.

Je ne serais pas aussi optimiste, car si la normalisation mondiale de certaines institutions se réalisent sans problème (Union postale, Organisation de l'aviation civile internationale, ), d'autres sont condamnées pour longtemps encore a être les sujets de désaccord impossibles à régler (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, Humanisation de la guerre, Commerce des opiacés, etc.). Notons par ailleurs que la plupart des missions menées par l'ONU finissent mal ou n'en finissent jamais.

Oncle Thian a écrit:Ce qui me paraît étrange dans ce débat c’est que les femmes ont (au moins en occident) la possibilité de ne pas avoir d’enfant si elles veulent ne pas avoir les contraintes de la maternité. Certes c’est un choix, mais la vie même est choix et donc renoncement. Je pense que les « accusations » de « caprice », d’ »infantilisation » ou de « confort » renvoient à cette exigence de tout avoir sans renoncer.

En quoi un renoncement en général et celui de la maternité en particulier devrait être rattaché à un caprice, à une infantilisation ?

En quoi la recherche d'un confort pas refus de la maternité devrait-il être répréhensible ?

Je n'ai d'ailleurs peut-être pas bien compris ton interrogation. Peux-tu la reformuler ?

Oncle Thian a écrit:Si l’on pousse au maximum (j’imagine que des personnes bien informé de l’actualité people pourraient trouver des exemples) le refus des « contraintes » liées à la maternité :
- le choix de gènes optimaux (croisement entre un prix Nobel et une Miss Amérique)
- la grossesse
- l’éducation (une pension en Suisse c’est tellement chic et c’est moins fatiguant que de les élever soi-même)
que reste-il de la parentalité ?

Mais c'est que la parentalité se caractérise par un besoin impératif de donner toutes les chances de s'épanouir, de réussir, de bien vivre à ses enfants !

Si les parents risquent de transmettre une maladie génétique incurable à leur enfant, quoi de plus normal que de faire appel aux technosciences de la génétique pour lui éviter de mourir jeune, par exemple ?

Si, dans un avenir qui montre aujourd'hui toute les chances de se réaliser en matière de manipulation génétique, les parents décident d'avoir un enfant qu'ils jugent beau et intelligent, en quoi cela serait-il répréhensible ?

Pourquoi le droit de vouloir éviter la grossesse en adoptant par exemple un enfant ou alors en l'obtenant par externalisation de la grossesse devrait-il être refusé ?

Sur quelle morale, sur quelle éthique devrait-on se fonder pour refuser à une femme d'affaire ayant réussi et ne voulant pas lâcher les commandes de son entreprise le droit de faire appel à une mère porteuse rétribuée en conséquence pendant les neuf mois nécessaires pour ça ? D'où sort donc une telle éthique, une telle morale, puisque chaque pays est tout à fait libre d'instaurer aujourd'hui une législation permettant une telle chose, et qu'une telle législation existe bel et bien dans certains pays ?

Pourquoi ne dit-on jamais chez les moralistes de la moraline moralisante que la plupart des 25 000 enfants nés en Amérique du Nord par GPA sont en très bonne santé physique et mentale et qu'ils sont bien contents d'avoir deux mères aimant pas mal le petit bout d'choux qu'elles ont en commun ?

Oncle Thian a écrit:Tu refuses la comparaison avec un « meilleur des mondes » mais quelle humanité nouvelle, quelle utopie vois-tu au bout ou le long de ce chemin ?

Je ne refuse qu'une partie du « Meilleurs des monde » en ce sens qu'Aldous Huxley écrit un roman et rien d'autre. Or, un roman vise un public avide de rebondissements, de sensationnalisme et de catastrophes. Le « Meilleur des monde » d'Uxley se passe sur fond d'avilissement d'une importante partie de l'humanité. C'est l'avilissement qui fait la trame de l'œuvre, l'élite, ceux qui n'ont pas été avilis par le système se retrouvant forcément au-dessus de l'ensemble des avilis par la chaîne de production des humains.

L'évoféminisme, c'est tout le contraire. L'utérus artificiel du « Meilleur des monde » n'est cependant pas réfuté. C'est un moyen comme un autre de s'affranchir de l'utérus naturel, véritable et seul problème de la femme au regard de son épanouissement et de sa liberté. Contrairement à ce qui est dans « Le meilleur des mondes », l'évoféminisme n'est pas un avilissement. C'est une élévation.

Oncle Thian a écrit:Je ne suis pas certain non plus de ce que tu estimes souhaitable/inévitable dans l’ex-utéro, est-ce la possibilité d’un choix de quelques individus ou une évolution massive du genre humain ? Ou l’un puis l’autre ? Est-ce que tu te revendiques du transhumanisme ?
Est-ce que je fais un contresens en considérant que l’ex-utero de Sastre pourrait en être une facette.

La seule chose que je souhaite véritablement dans le cadre de l'évoféminisme, c'est ce que dit exactement Peggy Sastre dans l'extrait du tout début de cette enfilade de messages :

« Faire que, si l’évolution n’a pas été vraiment favorable à l’émancipation des femmes, soit pensable aujourd’hui l’inflexion volontariste de ce mouvement naturel.

Les cartes sont sur la table, il suffit maintenant que les désirs se rencontrent. »


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Re: Évoféminisme

Message  Aldolo le Dim 28 Juin 2015 - 19:26

En clair dès qu'une question te gênes, tu n'a pas même l'honnêteté de répondre.
-soit tu "ne comprends pas"
-soit tu réponds à côté.

1/ on est un certain nombre à te demander depuis le début en quoi ce serait autre chose qu'un caprice... tu dis que tu ne comprends pas, pour la huitième fois. et demande encore des explications.
2/ on te demande depuis le début de préciser que la GPA serait non pas comme tu le répètes désormais à l'envi réservé aux seules femmes ayant des problèmes de conception, mais à toutes les femmes. Et là tu fais semblant de ne pas comprendre... parce que tu es coincé, c'est pas compliqué. Alors tu évites la question en répondant à côté (en citant miss Sastre cette dernière fois).
... sauf que tu l'as écrit très clairement là :
Ragnar a écrit:Une éthique peut se construire sur fond de désir personnel de chaque femme et d'appropriation ou de réappropriation du corps de la femme par la femme, en visant à permettre à chacune d'elle de poser sans discussion ni contrainte que c'est ou que ce n'est pas souhaitable pour elle.

Juste pour dire qu'on est en droit de demander quand tu arrêteras de te foutre de la gueule des gens (et de les insulter au passage).
Quant à discuter philosophie avec quelqu'un qui n'assume même pas ce qu'il dit, autant dire comme ce cher Néo, que tu comprendras que etc...

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Re: Évoféminisme

Message  Ragnar II le Lun 29 Juin 2015 - 9:08

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Aldolo, je te le dis comme je le pense, c'est-à-dire sans état dâme, et avec bienveillance, mais tu n'es pas apte à discuter d'évoféminisme.


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Re: Évoféminisme

Message  Oncle Thian le Lun 29 Juin 2015 - 9:43

Ragnar II a écrit:

Oncle Thian a écrit:Si l’on pousse au maximum (j’imagine que des personnes bien informées de l’actualité people pourraient trouver des exemples) le refus des « contraintes » liées à la maternité :
- le choix de gènes optimaux (croisement entre un prix Nobel et une Miss Amérique)
- la grossesse
- l’éducation (une pension en Suisse c’est tellement chic et c’est moins fatiguant que de les élever soi-même)
que reste-il de la parentalité ?

Mais c'est que la parentalité se caractérise par un besoin impératif de donner toutes les chances de s'épanouir, de réussir, de bien vivre à ses enfants !

Si les parents risquent de transmettre une maladie génétique incurable à leur enfant, quoi de plus normal que de faire appel aux technosciences de la génétique pour lui éviter de mourir jeune, par exemple ?

Si, dans un avenir qui montre aujourd'hui toute les chances de se réaliser en matière de manipulation génétique, les parents décident d'avoir un enfant qu'ils jugent beau et intelligent, en quoi cela serait-il répréhensible ?

Pourquoi le droit de vouloir éviter la grossesse en adoptant par exemple un enfant ou alors en l'obtenant par externalisation de la grossesse devrait-il être refusé ?

Sur quelle morale, sur quelle éthique devrait-on se fonder pour refuser à une femme d'affaire ayant réussi et ne voulant pas lâcher les commandes de son entreprise le droit de faire appel à une mère porteuse rétribuée en conséquence pendant les neuf mois nécessaires pour ça ? D'où sort donc une telle éthique, une telle morale, puisque chaque pays est tout à fait libre d'instaurer aujourd'hui une législation permettant une telle chose, et qu'une telle législation existe bel et bien dans certains pays ?

Pourquoi ne dit-on jamais chez les moralistes de la moraline moralisante que la plupart des 25 000 enfants nés en Amérique du Nord par GPA sont en très bonne santé physique et mentale et qu'ils sont bien contents d'avoir deux mères aimant pas mal le petit bout d'choux qu'elles ont en commun ?
Le problème que je te soumets est dans le "ET" informulé et que donc je précise et j'explicite :
Si l’on pousse au maximum (j’imagine que des personnes bien informé de l’actualité people pourraient trouver des exemples) le refus des « contraintes » liées à la maternité  et qui se traduit par
- le choix de gènes optimaux (croisement entre un prix Nobel et une Miss Amérique)
ET
- le refus de l’allaitement
ET
- l'externalisation de la grossesse
ET
- la sous-traitance de l’éducation (une pension en Suisse c’est tellement chic et c’est moins fatiguant que de les élever soi-même)

(Note que je ne dénie pas la validité de ton "OU" au moins sur certains postes)

que reste-il de la parentalité ? Une mention dans un registre d’État Civil ? La satisfaction de se prétendre "parent" alors que l'on n'a accompli aucune des fonctions de la parentalité ?
Si je veux, demain, me prétendre médecin, je dois accepter les contraintes des études, de la sélection ... Si aujourd'hui je peux me prétendre "père" c'est bien parce que j'ai choisi/accepté de procréer de les élever de les éduquer. (Et, précocement veuf, cela s'est fait également par des choix, par des renoncements, par des contraintes librement* acceptées et assumées ...).

* la liberté c'est aussi choisir, ce n'est pas avoir tout en même temps (le beurre ...).


Ragnar II a écrit:
Oncle Thian a écrit: quelle humanité nouvelle, quelle utopie vois-tu au bout ou le long de ce chemin ?

J'aurai bien aimé que tu répondes a cette partie de ma question, que tu nous dresses en quelques lignes l'image que tu te fais du trajet et de l'objectif.

Oncle Thian a écrit:Je ne suis pas certain non plus de ce que tu estimes souhaitable/inévitable dans l’ex-utéro, est-ce la possibilité d’un choix de quelques individus ou une évolution massive du genre humain ? Ou l’un puis l’autre ? Est-ce que tu te revendiques du transhumanisme ?
Est-ce que je fais un contresens en considérant que l’ex-utero de Sastre pourrait en être une facette.

La seule chose que je souhaite véritablement dans le cadre de l'évoféminisme, c'est ce que dit exactement Peggy Sastre dans l'extrait du tout début de cette enfilade de messages :

« Faire que, si l’évolution n’a pas été vraiment favorable à l’émancipation des femmes, soit pensable aujourd’hui l’inflexion volontariste de ce mouvement naturel. Les cartes sont sur la table, il suffit maintenant que les désirs se rencontrent. ».

Donc si je comprends bien la réponse (que tu te refuses à formuler de manière claire)  est une évolution massive "des femmes" dans leur ensemble.

Tu ne réponds pas non plus sur le transhumanisme. Et après la fin du "tu enfanteras dans la douleur" penses-tu également souhaitable la fin du "tu gagneras ton pain à la sueur de ton front". Et l'on en revient à ma question : quelle utopie vois-tu à l'arrivée ?

Je ne crois pas qu'une majorité de femmes, soit favorable à cette "évolution", je pense qu'une meilleure égalité hommes-femmes passe par des évolutions sociales (et les progrès ont été importants en occident ces dernières décennies), je pense que la solution technologique (on en reste loin) ne serait qu'au profit d'une élite extrêmement minoritaire et que loin de fournir plus d'égalité elle ne ferait qu'être une forme extrême de consummérisme.

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Re: Évoféminisme

Message  Ragnar II le Lun 29 Juin 2015 - 14:16

Oncle Thian a écrit:   Le problème que je te soumets est dans le "ET" informulé et que donc je précise et j'explicite :
Si l’on pousse au maximum (j’imagine que des personnes bien informé de l’actualité people pourraient trouver des exemples) le refus des « contraintes » liées à la maternité  et qui se traduit par
- le choix de gènes optimaux (croisement entre un prix Nobel et une Miss Amérique)
ET
- le refus de l’allaitement
ET
- l'externalisation de la grossesse
ET
- la sous-traitance de l’éducation (une pension en Suisse c’est tellement chic et c’est moins fatiguant que de les élever soi-même)  

« choix de gènes optimaux (croisement entre un prix Nobel et une Miss Amérique) »

Le choix des gènes optimaux se fait aujourd'hui par élimination des ovocytes et spermatozoïdes combinés en morulas chargés de gènes provoquant des maladies génétiques incurables.

Qui peut être contre ça ?

Les mères porteuses d'une morula dont l'ovocyte est d'elles, c'est-à-dire les mères génétiques, mais porteuses d'un enfant qui n'est pas à elles, elles sont choisies parmi les femmes les plus belles et les plus intelligentes par les futurs pères ou couples désireux à tort ou à raison d'avoir un enfant beau et intelligent.

Même si ça peut paraître ridicule, qui peut être contre ça ?

« refus de l’allaitement »

Si la femme est libre d'allaiter ou de ne pas allaiter son enfant en le confiant à une nourrisse ou en l'alimentant en lait de ferme, qui pourrait affirmer qu'une telle liberté ne devrait pas exister ?

« externalisation de la grossesse »

Si la femme est non seulement libre de faire appel à ce procédé mais qu'elle y fait réellement appel en toute liberté, qui est qualifié pour l'en empêcher ? Et comment l'en empêcher ?

« sous-traitance de l’éducation »

Qui est qualifié pour décréter que ce procédé d'éducation, c'est forcément de la parentalité indigne ?

Les prostituées, les pilotes d'avion, les diplomates, les militaires, et ceux qui n'ont en général de par leur fonction aucune possibilité de vivre en permanence avec leurs enfants, qui est qualifié pour les empêcher de faire appel à ce genre d'éducation?

« ET... ET ...  ET ... »

Qui parle de forcer toute individualité à utiliser tous les moyens qui s'offrent à elle ?


Oncle Thian a écrit:   Si l’on pousse au maximum  

Si l'on pousse au maximum, on doit englober une chose que tu me sembles oublier à cause de la tournure qu'a pris le débat et qui mériterait quand même qu'on la cite :

Il y a aussi le cas de ceux qui ne veulent pas d'enfants ! …

Oncle Thian a écrit:   la liberté c'est aussi choisir, ce n'est pas avoir tout en même temps (le beurre ...).  

La liberté, c'est aussi choisir de ne pas avoir d'enfant.

Comme Michel Onfray, qui s'est fait vasectomiser (merci les technosciences).

Comme les millions d'Indiens qui ont profité et qui profitent encore du programme de vasectomie fourni par l'Inde à ces citoyens (merci les technosciences).

Comme toutes les femmes qui se sont fait ôter l'utérus et les ovaires, parfois par obligation, mais parfois aussi par soucis de confort (merci les technosciences et les programmes de contrôle de la démographie par l'Inde).

Il y aussi le cas des femmes qui veulent bien avoir un enfant d'elles et de personne d'autre, mais qui veulent d'abord éviter de souffrir à l'accouchement et ensuite éviter à leur enfant de subir le traumatisme crânien que tous les nouveaux-né de la terre subissent à divers degrés ! ... Dans ce cas, la liberté, c'est aussi d'exiger d'accoucher par césarienne pour éviter (à la mère) de souffrir au passage natal et pour éviter (à l'enfant) le possible traumatisme crânien du moment de la naissance. Pour mémoire, près de 80 % des naissances se font par césarienne au Japon. Cela pourrait déboucher sur un genre de séparation d'espèce que l'auteur du « Meilleur des mondes » n'avait pas envisagé ...


Oncle Thian a écrit:  
Ragnar II a écrit:« Faire que, si l’évolution n’a pas été vraiment favorable à l’émancipation des femmes, soit pensable aujourd’hui l’inflexion volontariste de ce mouvement naturel. Les cartes sont sur la table, il suffit maintenant que les désirs se rencontrent. ».

Donc si je comprends bien la réponse (que tu te refuses à formuler de manière claire)  est une évolution massive "des femmes" dans leur ensemble.  

Tu dis « SI je comprends bien » avec raison. Tu fais bien d'utiliser ce conditionnel. Alors voilà l'explication :

L'évolution naturelle n'a pas favorisé la femme, qui par sa nature est tributaire d'une chose qui ne participe pas à son émancipation et qui au contraire la freine sérieusement, à savoir son utérus.

Aujourd'hui, la femme peut profiter des technosciences pour infléchir l'évolution naturelle à son avantage.

Le jeu du hasard et de la nécessité (les cartes sur la tables) peut intéresser les joueurs possibles à conditions qu'ils le veuillent (la rencontre des désirs de jouer). Les technosciences représentent le jeu et les règles du jeu auquel les uns voudront bien jouer et les autres non.

Personne n'est aujourd'hui qualifié pour imposer une interdiction de jouer à ce jeu. Personne n'est d'ailleurs qualifié non plus pour forcer tout le monde à y jouer.

C'est ce qui fait la différence entre la liberté alliée à la science et la servitude lié au scientisme.

Cela dit, le jeu (le jeu au sens de la philosophie et pas au sens de Las Vegas ou de Monte Carlo) permis par les technosciences peut avoir une conséquence dont l'importance est capitale, à savoir une séparation d'espèce.

Le concept de séparation d'espèce est au cœur de la sélection naturelle. Toutes les espèces en sont issues.

L'humain a déjà produit deux séparations d'espèces remarquables, celle du chien, dont l'espèce a émergé de celle du loup sous une pression sélective artificielle, et la drosophile de laboratoire, qui a émergé de la drosophile naturelle par isolation prolongée.

Si l'humain est capable d'effectuer de telles séparations d'espèces en quelques dizaines de milliers d'années pour le chien, en 50 ans pour la drosophile de laboratoire, et sans les moyens offerts pas la génétiques actuelle, on peut facilement imaginer que s'il applique maintenant les manipulations génétiques au vivant, toute séparation d'espèce possible va être beaucoup plus rapide.

Mais séparation d'espèce ne signifie pas forcément séparation de masse.

Une « humanité » (le nom resterait à trouver) pourrait parfaitement se constituer en ensemble de quelques milliers d'individus seulement. Cette humanité pourrait vivre à côté et pas au-dessus de l'humanité actuelle. C'est d'ailleurs le sens du surhumain nietzschéen, qui, sur le modèle de son créateur littéraire, vit en marge de la société et pas au sein d'elle.

Notons en passant que le philosophe allemand Peter Sloterdijke constate une quasi séparation d'espèce  entre les humains qui lisent et ceux qui ne lisent pas … On pourrait dire qu'on a là une séparation d'espèce culturelle. Mais c'est justement ce qu'on pourrait dire aussi de celles et ceux, peu nombreux, qui comprennent et défendent l'évoféminisme et celles et ceux qui ne la comprennent pas et/ou en refuse les termes. Il y a aussi entre ces deux groupes une séparation d'espèce culturelle, pour ainsi dire.

Oncle Thian a écrit:   Tu ne réponds pas non plus sur le transhumanisme. Et après la fin du "tu enfanteras dans la douleur" penses-tu également souhaitable la fin du "tu gagneras ton pain à la sueur de ton front". Et l'on en revient à ma question : quelle utopie vois-tu à l'arrivée ?  

L'évoféminisme n'est pas un transhumanisme. Il ne le favorise pas et il ne l'interdit pas non plus.

Le problème de l'enfantement dans la douleur est déjà résolu depuis longtemps par la prise en charge de la femme par elle-même, mais pas partout dans le monde, il est vrai … C'est « comme par hasard » dans des sociétés technoscientifiques que ce problème a été résolu.

Le problème de la pénibilité du travail a sa solution chez ceux qui aiment ce qu'ils font ou tout au moins ne le trouvent pas détestable. Cette solution n'est évidemment pas universalisable (pas plus que l'évoféminisme.)

Oncle Thian a écrit:   Je ne crois pas qu'une majorité de femmes, soit favorable à cette "évolution"  

Moi non plus ...

Oncle Thian a écrit:   je pense qu'une meilleure égalité hommes-femmes passe par des évolutions sociales (et les progrès ont été importants en occident ces dernières décennies)  

Des progrès sociaux ont été importants, mais ils ne se sont pas réalisés pleinement avant la pilule anti-conceptionnelle, l'industrialisation du préservatif et l'interruption volontaire et médicalisée de la grossesse. Une femme enceinte ou mère de famille a peu de chance d'être aussi libre qu'un homme, toutes proportions gardées.

Oncle Thian a écrit:   je pense que la solution technologique (on en reste loin) ne serait qu'au profit d'une élite extrêmement minoritaire et que loin de fournir plus d'égalité elle ne ferait qu'être une forme extrême de consummérisme.  

La pilule contraceptive, le préservatif, la vasectomie chez l'homme, la ligature des trompes chez la femme, c'est de la solution technologique actuelle à pas mal de problèmes féminins et ce n'est pourtant pas réservé à l'élite.

Le diagnosctic préimplantatoire destiné à empêcher l'esclavage des pères et surtout des mères confrontées aux problèmes posés par la mucoviscidose ou la trisomie extrême, c'est ce qu'il y a de plus abordable.

Aujourd'hui, c'est surtout l'externalisation de la grossesse qui est chère, très chère. Mais elle n'est chère que si elle est payante, par définition, or, il existe un type de GPA qui ne coûte pas un sou à l'exception des interventions médicales exigées pour ça, et c'est la GPA compassionnelle, dont parle Michel Onfray, qui ne voit pas ça d'un mauvais œil, si on le lit bien …

Quant à l'utérus artificiel, il ne peut pas être cher, puisqu'il n'existe pas encore. On verra en temps et lieu combien ça coûtera, si un jour ça émerge, ce qui est loin d'être assuré pour l'instant.

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Re: Évoféminisme

Message  Aldolo le Lun 29 Juin 2015 - 15:10

Ragnar II a écrit:Aldolo, je te le dis comme je le pense, c'est-à-dire sans état dâme, et avec bienveillance, mais tu n'es pas apte à discuter d'évoféminisme..
Parfait. Je vais donc faire comme tous ceux qui ont tenté ici de t'objecter quelque chose : arrêter la discussion puisque tu es incapable d'argumenter... et te laisser écrire que ceux qui ne pensent pas comme toi sont ceux qui ne comprennent rien à rien.
Et tu finiras seul sur ce fil avec tes certitudes (je pense qu'oncle thiam va lui aussi vite se lasser).

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Re: Évoféminisme

Message  Ragnar II le Lun 29 Juin 2015 - 15:20

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Bah ! Au bout de huit pages de discussions inlassables, on peut évidemment commencer à se lasser, mais ce n'est pas un problème, mon ami ...

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Re: Évoféminisme

Message  Oncle Thian le Lun 29 Juin 2015 - 15:31

Ragnar II a écrit:
Oncle Thian a écrit:   Si l’on pousse au maximum  

Si l'on pousse au maximum, on doit englober une chose que tu me sembles oublier à cause de la tournure qu'a pris le débat et qui mériterait quand même qu'on la cite :

Il y a aussi le cas de ceux qui ne veulent pas d'enfants ! …

Oncle Thian a écrit:   la liberté c'est aussi choisir, ce n'est pas avoir tout en même temps (le beurre ...).  

La liberté, c'est aussi choisir de ne pas avoir d'enfant.


J'en parlais un peu plus haut ; on est d'accord (sur ce point) : ça ne rend que plus étrange cette volonté des féministes que tu décris.

Oncle Thian a écrit:
Ce qui me paraît étrange dans ce débat c’est que les femmes ont (au moins en occident) la possibilité de ne pas avoir d’enfant si elles veulent ne pas avoir les contraintes de la maternité. Certes c’est un choix, mais la vie même est choix et donc renoncement. Je pense que les « accusations » de « caprice », d’ »infantilisation » ou de « confort » renvoient à cette exigence de tout avoir sans renoncer.

Pour le reste, on a fait le tour je crois :)

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Re: Évoféminisme

Message  Ragnar II le Lun 29 Juin 2015 - 16:23

......

On a peut-être fait le tour de la question et la lassitude dont nous parle l'ami Aldolo peut légitimement nous prendre la tête (LOL comme on dit, et re-LOL, comme ou pourrait redire).

......

Oncle Thian a écrit:
Ragnar II a écrit:La liberté, c'est aussi choisir de ne pas avoir d'enfant.

J'en parlais un peu plus haut ; on est d'accord (sur ce point) : ça ne rend que plus étrange cette volonté des féministes que tu décris.

Les féministes dont je parlent ne trouve pas ça étrange du tout. Et d'ailleurs le nombre de femmes qui ont décidé de ne pas avoir d'enfants ne sont pas forcément féministes. De plus, nombreuses parmi elles n'ont même pas entendu parler de féminisme.

......

Cela dit, la question de la volonté de ne pas avoir d'enfant a déjà été soulevée au moyen âge par les Cathares dits « Parfaits » au sein de leur religion, ces cathares se sont fait reprocher la chose par l'Église apostolique et romaine (entièrement tenue par des gens qui avaient fait vœux de chasteté et avaient donc choisi eux aussi de ne pas avoir d'enfants, en passant, et l'on voit bien l'idiotie du paradoxe). L'argument de l'Église tenait dans le fait que si les Cathares refusaient d'avoir des enfants, l'humanité finirait par disparaître, ce à quoi ont répondu les Cahares que le ciel était rempli d'âmes qui ne demandaient qu'à naître dans les familles touchées par la grâce des non-prêtres cathares et romains ...

......

Par ailleurs, il y a une catégorie d'hommes et de femmes dont personne ou presque n'a entendu parler, et ce sont les assexuels, à ne pas confondre avec les assexués. Ils représentent 2 % de la population mondiale, ce qui fait quand même 140 millions de personnes, soit deux fois le nombre de citoyens et citoyennes de France.

Les assexuels n'ont par nature aucune libido. Il n'ont JAMAIS envie de s'accoupler. Les femmes le pourraient, mais elles ne le font jamais. Les hommes n'ont pas d'érection et ne peuvent en conséquence pas avoir d'enfants. Les couples formés par un sexuel (ou une sexuelle) et une assexuelle (ou un assexuel) se disloquent en général très vite. Mais ceux qui sont formés de deux assexuels sont la plupart du temps d'une solidité à toute épreuve. Et chose peut-être étrange, il y en a parmi eux qui ont envie d'avoir des enfants. Alors l'adoption s'offre à eux, mais nombreux sont ceux parmi eux aussi qui ne sont pas intéressés par ça et veulent avoir des enfants génétiquement définis. Ils ne le pouvaient pas, jusqu'à ce que les technosciences le leur permettent.

Je ne vois ni de raisons de les blâmer, ni de raisons de les empêcher de faire appel à l'externalisation de la grossesse.

Mais je ne vois pas non plus de raison de les forcer à avoir des enfants, d'autant plus que pour eux, il n'y a par définition aucune entrave en ce domaine ...

......

Avons-nous fait le tour de la question ? Je n'en suis pas sûr, tant est grande la diversité du sujet de ce débat.

Mais ce n'est pas grave.

Et à bientôt ...

......

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Re: Évoféminisme

Message  Aldolo le Ven 17 Juil 2015 - 7:34

Les mères porteuses d'une morula dont l'ovocyte est d'elles, c'est-à-dire les mères génétiques, mais porteuses d'un enfant qui n'est pas à elles, elles sont choisies parmi les femmes les plus belles et les plus intelligentes par les futurs pères ou couples désireux à tort ou à raison d'avoir un enfant beau et intelligent.
Même si ça peut paraître ridicule, qui peut être contre ça ?
Moi je suis contre ça. Contre le fait que la bêtise des hommes les fassent tous choisir des poupées Barbie et des footballeurs, par exemple...

Si la femme est libre d'allaiter ou de ne pas allaiter son enfant en le confiant à une nourrisse ou en l'alimentant en lait de ferme, qui pourrait affirmer qu'une telle liberté ne devrait pas exister ?
Moi je suis contre ça. Lait de ferme mes fesses. En Afrique, tes amis ont empoisonné des dizaines de milliers de bébés en leur imposant le lait en poudre, ce qui obligeait les femmes à aller chercher de l'eau pas toujours potable pour un nourrisson, et a tué nombre d'enfants.

Si la femme est non seulement libre de faire appel à ce procédé mais qu'elle y fait réellement appel en toute liberté, qui est qualifié pour l'en empêcher ? Et comment l'en empêcher ?
Formidable : tu viens justement de découvrir le problème posé : qui peut empêcher les femmes riches de se payer une esclave pauvre pour casser le lien entre elle et "son" bébé.

Qui est qualifié pour décréter que ce procédé d'éducation [sous-traitance, ndlr], c'est forcément de la parentalité indigne ?
Quelques centaines de milliers d'enfants qui ont été privés de parents.

Qui parle de forcer toute individualité à utiliser tous les moyens qui s'offrent à elle ?
Qui parle de forcer les gens à acheter des gadgets etc  : on se demande bien. Allez au hasard : la pub, la norme ?

L'évolution naturelle n'a pas favorisé la femme, qui par sa nature est tributaire d'une chose qui ne participe pas à son émancipation et qui au contraire la freine sérieusement, à savoir son utérus.
C'est affreux. Il y a donc des femmes qui se font chier à porter leurs chiares pendant près d'un an ? C'est dingues, les pauvrettes... quel temps leur reste-t-il pour surfer sur le web ? Un bien douloureux problème !

Aujourd'hui, la femme peut profiter des technosciences pour infléchir l'évolution naturelle à son avantage.
Ah oui, la nature donc, le truc-machin qu'on est au dessus de ça, ouais ouais ouais, je suis... c'est comme la pollution de la planète ou la couche d'ozone, finalement : on est au dessus de ça... ouais ouais ouais.

C'est ce qui fait la différence entre la liberté alliée à la science et la servitude lié au scientisme.
On vient de te l'expliquer sur un autre fil. J'imagine donc que tu as maintenant compris que tu es scientiste sans le savoir, comme Jourdain faisait de la prose sans le savoir...

Cela dit, le jeu permis par les technosciences peut avoir une conséquence dont l'importance est capitale, à savoir une séparation d'espèce.
Ah super, comme la race aryenne et les autres races par exemple ? Très intéressant !

L'humain a déjà produit deux séparations d'espèces remarquables, celle du chien, dont l'espèce a émergé de celle du loup sous une pression sélective artificielle, et la drosophile de laboratoire, qui a émergé de la drosophile naturelle par isolation prolongée.
Formidable, que dis-je : enthousiasmant ! On attend la suite avec impatience...

Si l'humain est capable d'effectuer de telles séparations d'espèces en quelques dizaines de milliers d'années pour le chien, en 50 ans pour la drosophile de laboratoire, et sans les moyens offerts pas la génétiques actuelle, on peut facilement imaginer que s'il applique maintenant les manipulations génétiques au vivant, toute séparation d'espèce possible va être beaucoup plus rapide.
C'est Mengele qui disait ça, non ? Qu'est-ce que tu penses de cette idéologie ? (simple curiosité, mon ami, j'aime à me renseigner sur les choses)

Mais séparation d'espèce ne signifie pas forcément séparation de masse.
Ben oui, forcément chacun chez soi, l'élite avec l'élite, les esclaves avec les esclaves. Tout ça est très cohérent.

Une « humanité » (le nom resterait à trouver) pourrait parfaitement se constituer en ensemble de quelques milliers d'individus seulement. Cette humanité pourrait vivre à côté et pas au-dessus de l'humanité actuelle. C'est d'ailleurs le sens du surhumain nietzschéen, qui, sur le modèle de son créateur littéraire, vit en marge de la société et pas au sein d'elle.
Ah oui d'accord, c'est le sens du surhumain de Nietzsche, ah bon... et donc ce sont les nazis qui avaient raison dans leur interprétation de Nietzsche, et non des balourds comme Deleuze et autres. Ah ben dit donc, on en apprend tous les jours ! Donc si je comprends bien, l'élite ne serait pas "au dessus" des esclaves bien sûr, mais juste "différente" : c'est merveilleux ! Juste une question : tu veux quand même pas les exterminer les autres, hein ? (toujours ma curiosité, mon ami, n'y vois aucune malveillance à ton encontre, j'aime savoir à qui je parle)

Notons en passant que le philosophe allemand Peter Sloterdijke constate une quasi séparation d'espèce  entre les humains qui lisent et ceux qui ne lisent pas … On pourrait dire qu'on a là une séparation d'espèce culturelle. Mais c'est justement ce qu'on pourrait dire aussi de celles et ceux, peu nombreux, qui comprennent et défendent l'évoféminisme et celles et ceux qui ne la comprennent pas et/ou en refuse les termes. Il y a aussi entre ces deux groupes une séparation d'espèce culturelle, pour ainsi dire.
Oui, comme les noirs et les blancs par exemple, ou les colons et les esclaves par exemple, ou les civilisés et ceux qui sont pas rentrés dans l'histoire par exemple. Très intéressant...

Le problème de la pénibilité du travail a sa solution chez ceux qui aiment ce qu'ils font ou tout au moins ne le trouvent pas détestable. Cette solution n'est évidemment pas universalisable (pas plus que l'évoféminisme.)
Ben vi... c'est seulement pour les riches, ça va de soi ! (on avait un peu compris, remarque)

La pilule contraceptive, le préservatif, la vasectomie chez l'homme, la ligature des trompes chez la femme, c'est de la solution technologique actuelle à pas mal de problèmes féminins et ce n'est pourtant pas réservé à l'élite.
Ben non, la ligature des trompes, c'est plutôt réservé aux indiennes misérables qui le font pour quelques dizaines d'euros afin de pouvoir bouffer. Enfin c'est des trucs que tu vois à la télé, peut-être même que l'Inde, ça existe pas, va savoir...


Edité  pour cause de :*Godwin*: (Philo)

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Sur la femme

Message  Kal' le Lun 16 Jan 2017 - 18:41

Partant sur le constat que la femme semble cognitivement égale à l'homme, elle ne l'est pas pour autant physiquement. C'est scientifiquement prouvé : sa masse musculaire est moindre. Toutefois, parler d ' « infériorité » est un jugement de valeurs ; cette différence de muscularité, dans une société stable, pérenne, abondante voire avachissante, ne pose aucun problème : la femme n'y cherche plus la protection de l'homme. Mais rendez-vous bien compte que, dans les situations difficiles, en temps de guerre par exemple, la femme perd toute son autonomie. En nous replaçant dans le contexte des époques précédentes, où l'homme se sustentait uniquement par la force de ses bras, la femme avait nécessairement besoin de son aide. C'est un déterminisme naturel, injuste certes, mais il est là et nous ne pouvons rien y faire. C'est alors assez bien ridicule d'évoquer et d'entendre parler de « constructions sociales », dans la même veine que l'existentialisme beauvoirien ; c'est-à-dire, premièrement, vouloir à tout prix distinguer le genre de l'identité sexuelle, comme si l'un n'était pas corrélé par l'autre ; deuxièmement, poser l' « infériorité » de la femme au conditionnel, comme si ça avait été un malheureux hasard, que cela aurait pu ne pas être. Considérer le genre comme une édification sociale et sociétale établie sur l'identité biologique, cela peut être juste dans certains cas, mais uniquement pour des choses mineures et secondaires, par exemple le fait de porter ou non tel type de maquillage, d'avoir telle ou telle longueur de cheveux en fonction des périodes et des civilisations – je dois toutefois préciser que, quoiqu'étant possiblement une construction, l'édification sociale n'échappe pas pour autant aux circonstances déterminantes. La femme, ou la femelle plus généralement, est déterminée à être ce qu'elle est : une reproductrice ; c'est ce que nous enseigne l’étude des espèces et la biologie. On retrouve toujours un sexe fort et un sexe faible chez la plupart des êtres vivants, et leurs rapports peuvent être complètement inversés, c'est le cas par exemple chez les araignées et les mantes religieuses où la femelle est nettement dominantes. Ayant établi qu'il existe bien une inégalité de nature, il nous reste à poser la problématique suivante : l'égalité de droits est-elle désirable ? J'y répondrai oui et non, en fonction des événements et de la situation des époques. Parce que la faiblesse peut être un véritable atout ; personnellement, si j'étais né dans un village gaulois durant l'Antiquité, j'aurai largement préféré naître femme : cela m'aurait permis d'éviter de devoir faire la guerre et ainsi que tant d'autres tâches fastidieuses (il y a beaucoup d'autres exemples !). Dis comme ça, je peux comprendre que cela peut très facilement résonner machiste : il faut en toute objectivité se poser la question, car ces avantages ne sont pas négligeables – ils le sont aujourd'hui car il n'y a plus matière à comparaison. Évidemment, dans une époque telle que la nôtre, une période faste et abondante, priver les femmes de droits semble inutilement cruel ; je suis plutôt d'accord. Le seul contrepoint que je soulève à l'encontre du féminisme moderne, c'est de vouloir faire prendre des vessies pour des lanternes. C'est le glissement, que Clément Rosset éclaire, entre l'identité et l'égalité : la femme peut être égale à l'homme, elle n'en est pas pour autant identique. Prendre en compte ce déterminisme, et tous les autres d'ailleurs, est, je trouve, plus authentique, plus sain, plus lucide. L'idée de la liberté fait en effet des ravages et pourrit la vie à ceux qu'on pourrait désigner sous l’appellation d' « indignés moraux » ; ce sont ceux qui acceptent une moitié du réel mais repousse l'autre du revers de la main. Sur l'incapacité des femmes à pratiquer la philosophie, c'est une question autrement plus complexe, car elle nécessite une connaissance approfondie de la cognition féminine, et sur ce sujet la question n'est pas résolue et fait encore débat chez les scientifiques. La femme n'ayant pas la même constitution que l'homme, je pense que son rapport au monde doit en être totalement différent, c'est-à-dire que sa manière de pensée évolue en fonction de déterminismes différents ; je la vois plutôt en position défensive, protectrice – maternité oblige –, tandis que l'homme serait plus transgresseur, offensif. Il serait plus prompt à remettre en cause l'opinion, à penser contre lui-mêm. Et tout ceci n'est pas une question d'éducation, la femme n'est pas un « concept » ; l'idée de la « femme libre » est abracadabrante : le thème rousseauiste de l'état parfait de nature, où les aspérités et les inégalités conjointement liés à l'existence d'une société corruptrice n'existent pas, est une fiction. Inversement, on dirait que le sort des femmes leur est plutôt favorable en société. De ce fait même, la « femme libre », la « femme affranchie » est tout aussi chimérique. Il faut s'y faire : la femme n'est rien sans l'homme, et l'homme n'est rien sans la femme. Mais la dépendance mutuelle qu'ils entretiennent n'est pas la même. Si la femme se débarrasse de l'homme, elle ne se débarrasse surtout pas de la contrainte inhérente à sa condition, elle disparaît simplement.

C'est la contrainte qui fait la femme, élément éminemment nécessaire et qui compose la condition même de son existence. On ne peut poser la femme, l'envisager, et considérer la « question féminine » sans cela.


Dernière édition par Kalos le Lun 16 Jan 2017 - 18:48, édité 1 fois
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Re: Évoféminisme

Message  Malcolm le Lun 16 Jan 2017 - 18:47

En nous replaçant dans le contexte des époques précédentes, où l'homme se sustentait uniquement par la force de ses bras, la femme avait nécessairement besoin de son aide. C'est un déterminisme naturel, injuste certes, mais il est là et nous ne pouvons rien y faire.
Sans femme l'homme "naturel" n'a plus de descendance. Est-ce injuste pour l'homme ?
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Re: Évoféminisme

Message  Kal' le Lun 16 Jan 2017 - 18:51

J'emploie le terme d' « injuste » avec une certaine ironie, parce qu'il n'a normalement pas sa place dans un débat porté sur la nature. Mais oui, on pourrait envisager cette inégalité comme injuste et geindre, râler, s'y opposer, mais en vain : c'est la « morale » de mon sujet.
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Re: Évoféminisme

Message  Malcolm le Lun 16 Jan 2017 - 19:33

Et j'aime cette « morale » qui, de fait, est un principe de réalité. Beaucoup trop de gens font des leçons de morale anti-moralisatrices, par moralisme-principe de plaisir. C'est-à-dire que moraliser contre la morale leur donne le pouvoir de (re)tordre les choses, croient-ils - au moins chez ceux qu'ils moralisent. Leur moralisme de l'anti-moralisation est plutôt démoralisant, surtout qu'il ne s'assume pas comme morale, et prend tout arbitraire pour du moral, quand le réel l'est juste réellement - arbitraire (il l'est tautologiquement, idiotement - pour parler "Clément Rosset"). Trop de militants sont de ces guedins, mais remarquons aussitôt leur familiarité avec les publicitaires, qui disent "acheter sans acheter, faîtes des économies en achetant", etc.
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Re: Évoféminisme

Message  Kal' le Lun 16 Jan 2017 - 21:07

Malcolm a écrit:Leur moralisme de l'anti-moralisation est plutôt démoralisant, surtout qu'il ne s'assume pas comme morale

Clément Rosset dit que toute personne qui a besoin de prescriptions morales pour agir moralement est de ce fait même immoral.

Kalos a écrit:Parce que la faiblesse peut être un véritable atout ; personnellement, si j'étais né dans un village gaulois durant l'Antiquité, j'aurai largement préféré naître femme : cela m'aurait permis d'éviter de devoir faire la guerre et ainsi que tant d'autres tâches fastidieuses (il y a beaucoup d'autres exemples !).

Je rajoute que la perception des contraintes est relative. Les femmes ne percevaient apparemment pas les contraintes de leur position, c'est ce que nous montre l'Histoire : aucun grand éclatement, l'obtention des droits s'est faite en douceur. Mais, fidèle à mes conceptions, je pense que cela ne change absolument rien du reste. Je veux dire, par là, que la violence et l'oppression exercées sur les femmes qui étaient auparavant en acte sont passées en puissance : un mari qui battait sa femme au IXe siècle le ferait tout aussi bien aujourd'hui ; une personne qui veut battre sa femme se moque fichtrement bien des lois. Et tout cela est si facilement résiliable !

Décidément, les femmes ne sont pas prêtes de s'en sortir.
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Re: Évoféminisme

Message  Malcolm le Lun 16 Jan 2017 - 22:01

Clément Rosset dit que toute personne qui a besoin de prescriptions morales pour agir moralement est de ce fait même immoral.
Clément Rosset refait du Nietzsche, disant qu'il faut être sacrément immoral pour se faire moraliste. Mais passons.
Décidément, les femmes ne sont pas prêtes de s'en sortir.
Parce qu'il n'y a pas à se sortir de quoi que ce soit, ni pour elles, ni pour d'autres.
Avoir à : équivalent de devoir, verbe moral par excellence.
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Re: Évoféminisme

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