Petite apologie de la lenteur

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Petite apologie de la lenteur

Message  Oncle Thian le Dim 19 Juil 2015 - 13:02

Petite apologie de la lenteur.

« Pourquoi le plaisir de la lenteur a-t-il disparu ? Ah, où sont les flâneurs d’antan ? Où sont-ils, ces héros fainéants des chansons populaires, ces vagabonds qui traînent d’un moulin à l’autre et dorment à la belle étoile ? Ont-ils disparu avec les chemins champêtres, avec les prairies et les clairières, avec la nature ? Un proverbe tchèque définit leur douce oisiveté par une métaphore : ils contemplent les fenêtres du bon Dieu. Celui qui contemple les fenêtres du bon Dieu ne s’ennuie pas ; il est heureux. Dans notre monde, l’oisiveté s’est transformée en désœuvrement, ce qui est tout autre chose : le désœuvré est frustré, s’ennuie, est à la recherche constante du mouvement qui lui manque. »
Milan Kundera, La lenteur.


Dans la petite apologie qui suit ne voyez pas de jugement de valeur. Il ne s’agit que de mon regard (à un moment donné de mon existence), pas d’une vérité que je prétendrais universelle.
Ce texte, sous l’influence –peut-être– de son sujet, a murit lentement prenant le temps d’éclore pour naitre à la vie, perçant à coups de becs lents mais déterminés la coquille de son néant.
Bien sûr aussi, cette vision de l’existence, cet amour de la lenteur arrive à un moment où une vie professionnelle allégée, des enfants qui ont quitté le nid me permettent un tempo différent de celui, contraint parfois, que l’on peut avoir quand l’extérieur nous déborde. Pour autant, si je me permets de partager cette réflexion c’est que je crois aussi que, même sous la pression d’une vie trépidante, il est possible (et d’autant plus utile) de ralentir le rythme.


Notre société de consommation nous pousse vers la dévoration. Toujours plus, toujours plus vite. Toujours envie, toujours besoin, et finalement toujours insatisfait. Scotché à son portable, les yeux rivés sur ses mails il faut toujours pouvoir être joignable, toujours répondre immédiatement.

Le sexe et l’amour deviennent des produits de consommation comme les autres avec leurs marchés où l’on est à la fois produit et consommateur. En tant que consommateur on exige le meilleur produit. En tant que produit on craint d’être perçu comme bas de gamme (moi ça va : je suis  vintage ^^).

Loin de ces préoccupations, sur le talus près de mon bassin, il y a, perdu dans la végétation, un petit désert de quelques décimètres carrés de terre desséchée par le soleil où vit une jeune couleuvre. Je l’y ai vu, alanguie dans la lumière sur les pétales de spirée. Ayant remarqué ma présence, la beauté a lentement déployé son corps de bronze mordoré et, tout en douceur avec la majestueuse certitude de sa sécurité, s’est glissée dans son refuge. A un mètre au Nord repas de grenouilles, au Sud, à l’Est, à l’Ouest, mulots et musaraignes à volonté. En hiver hibernation, la nuit sommeil, le jour sieste au soleil.

Plus loin, plus près, ma chatte coule une vie paisible entre fauteuil et terrasse. Amour et confiance, elle vit la philosophie du ressort.
Etirement. Elle bâille, offre le rouge de sa gorge au soleil, son corps devient Espace.
En ce mouvement banal, devient plaisir, plaisir d’être.
Pas de transcendance chez elle, pas d’interrogations métaphysiques, pas d’inquiétudes sur l’avenir, pas de regrets du passé. Elle est Présent.
Le chat caresse l’air, se frotte à lui et l’air, reconnaissant, caresse le chat.
Contraction. Elle se met en boule, se replie, se resserre, se chauffe à sa propre chaleur, contracte l’Univers à son propre univers. Solipsisme. Nul besoin d’un extérieur elle est à l’apogée de l’autosuffisance.
Etirements, contractions, toujours en douceur, toujours en lenteur, toujours en sensualité.

Dans le cycle des réincarnations choisirai-je le chat ou le serpent ?

Ni l’Achille de Zénon ni le lièvre d’Esope ne rattrapent la tortue. Courir après le bonheur est illusoire, le bonheur ne s’attrape pas ne se rattrape pas, le bonheur est là, il est comme cet autre chat, inconnu, que je vois dans mon jardin. Je m’approche, un peu, pas trop, juste pour lui montrer que je suis là. Lentement je m’accroupis. Je tends ma main au chat, le bonheur me regarde. Je regarde le chat, le bonheur, prudemment s’avance vers moi. Je pose ma main sur sa tête, il donne un petit coup de son front contre elle : « N’aie pas peur » lui dis-je et il me répond « N’aie pas peur ». Nous nous apprivoisons, nous nous reconnaissons. Finalement l’homme est peut-être fait pour le bonheur. La vitesse, l’arrogance, l’avidité le font fuir. C’est avec lenteur, modestie, épicurisme que l’on apprivoise les chats.

Car l’épicurisme est bien à l’opposé de l’avidité. Il est le contraire de l’image que s’en font certains. C’est l’exact contraire d’une recherche effrénée des plaisirs. L’épicurisme c’est la recherche du bonheur dans les plaisirs simples, c’est apprécier la fraicheur d’un verre d’eau, la chaleur d’un rayon de soleil, le juteux d’un fruit mûr, un jardin qui s’étire au soleil, un chat qui, fût-ce pour un instant, vous adopte.
Tel que je le vois il est aussi lenteur, étirement du temps, indolence. L’ataraxie, l’absence de trouble, que l’on trouve également chez les stoïciens et les sceptiques est au cœur de l’épicurisme.

Avec quelques siècles d’avance Epicure nous met en garde contre le consumérisme. «Avec un peu de pain et d’eau le sage rivalise de félicité avec Jupiter». Autant il faut profiter des plaisirs naturels, nécessaires, les apprécier, autant il faut fuir les désirs inutiles. Vouloir toujours plus que ce que l’on a, désirer ce que possède le voisin, plus, plus vite, plus fort, plus loin est une impasse, ou plus précisément un horizon qui ne peut que s’éloigner quand on veut l’atteindre. Nous le disons à nos enfants « Plus tu en as, plus tu en veux ! ». Pour grandir, pour « vivre bien » trouvons le bonheur dans ce que nous avons.

A la suite de Ronsard (Cueillez, cueillez votre jeunesse), ou, plus près de nous du « Seize the day » du Cercle des poètes disparus, il me semble que beaucoup détournent le Carpe Diem d’Horace, initialement épicurien au profit d’une version plus hédoniste. Pourtant Horace, quand il s’adresse à Leuconoé (Esprit brillant),  lui dit « C'est aujourd'hui qu'il faut vivre. /Car demain reste pour toi /Ce qu'il y a de moins sûr. »  Il ne propose pas une invitation à vivre vite, à vivre intensément (ce que proposent Ronsard ou le personnage interprété par Robin Williams) mais comme le suggère la traduction littérale à « cueillir le jour », à prendre ce qu’aujourd’hui offre sans chercher au-delà. (Traduction du poème complet ci-dessous*).

La question sous-jacente est celle de la quantification du bonheur. Est-on plus heureux quand on cherche le « plus », quand on veut épuiser tous les fruits de la journée ?
A l’évidence, bâfrer, se saouler, baiser n’offrent pas plus de bonheur que déguster nourriture et boisson ou faire l’amour. Célébrité, pouvoir, richesse – c’est un lieu commun – sont sans rapport avec le bonheur. Ils ont en revanche beaucoup à voir avec l’insatisfaction et la (vaine) tentative de la combler. L’épicurien, je crois, s’épanouit dans la simplicité et dans la satisfaction de ce qu’il est, de ce que sont les autres, de ce qu’est le monde.

Fuir les troubles de l’âme. La passion amoureuse incontestablement chamboule notre existence. Peut-être la lenteur peut aussi être recherchée dans la relation sentimentale. Jeune adolescent j’ai été « victime » d’un coup de foudre. Peu de choses sont plus rapides que la foudre. En classe de  6ème, je suis tombé amoureux en cours de mathématiques, d’une chevelure châtain cascadant jusqu’à un petit morceau de peau bronzée, je n’ai jamais osé parler à la propriétaire.
Le coup de foudre, me semble-t-il, n’est qu’une métonymie de l’amour, on aime le détail en croyant aimer l’Être dans son entier. L’amour construit petit à petit, avec lenteur, est son exact contraire il est d’aimer l’entièreté de l’autre jusque dans ses détails. (Les deux ne sont toutefois pas antinomiques et il peut arriver qu’un coup de foudre initial se construise ensuite en un amour durable).
Étymologiquement la « passion » c’est le fait de subit la souffrance, c’est le sens que l’on retrouve dans l’expression « la Passion du Christ ». C’est devenu une « affection de l’âme » dans la période moyenâgeuse, et si aujourd’hui la passion amoureuse revêt une connotation plus méliorative elle conserve encore une dimension qui la propose en-dehors de la sérénité.

Ataraxie et passion ne sont pas compatibles.

Certains verront ici un désintérêt du monde ou d’autrui, une placidité, un immobilisme, peut-être un effet du grand âge. Il faudrait un livre et plus de talent que je n’en possède pour démontrer qu’il n’en est rien.  Je terminerai en vous proposant un lien vers la célèbre (anonyme ??? d’inspiration soufi ???**) parabole des trois portes http://vivrelibre.free.fr/iletaitunefois.html, prenez un peu de temps pour la parcourir si vous ne la connaissez pas. Être en accord (ce qui n’est pas forcément acceptation) avec soi-même, les autres et le monde.

Donnez du temps au temps. Donnez-vous le temps.
Tout est là.

A l’heure où certains, draguent, emballent, consomment
Comme si l’Amour était un majordome qu’on sonne,
A l’heure où on se bigmaque l’estomac, se binge-drinque la conscience,
A l’heure où on se readerdigeste la littérature, se meetique les pulsions,
Je rêve de vivre dans la lenteur, la nonchalance, la longueur, la patience,
De retrouver, peut-être vieillot, peut-être has-been, Cupidon.

Profiter du temps de la rencontre comme d’un bon vin,
Aimer le premier regard, le premier parfum,
Faire durer l’instant, laisser le temps au temps,
Le temps de découvrir, le temps de connaître.
Au partage, à la complicité le temps de naître,
Doucement, lentement, tendrement, prendre le temps, prendre son temps, partager le temps.

Vouloir rentabiliser la vie est calcul d’apothicaire,
De la lenteur je voulais faire l’éloge,
Vivre n’est pas courir,
Vivre n’est pas fuir,
Vivre n’est pas à venir,
Cessez de fixer l’horloge,
De miser vos heures, vos jours au poker.


Dédicace à ceux et celles qui ont la sensation d’aller trop vite.
Vivez bien,





* Traduction du poème d’Horace (par Gilles Simard)
Pourquoi cherches-tu l'impossible
en voulant à tout prix
connaître d'avance
ce que la vie nous réserve à toi et à moi ?

Quoi qu'il puisse nous arriver,
la sagesse n'est-elle pas
de nous soumettre chacun à notre sort ?

Que la vie te réserve encore bien des hivers
ou, au contraire,
que tu sois en train d'en vivre le dernier
- celui-là même qui, en ce moment,
éreinte les vagues de la mer
à l'assaut des rochers -
crois-moi,
ne change rien à tes occupations
et, dans un cas comme dans l'autre,
n'escompte jamais vivre plus loin
que le jour où nous sommes.

Déjà, tandis que nous parlons,
le temps impitoyable aura fui.

C'est aujourd'hui qu'il faut vivre,
car demain reste pour toi
ce qu'il y a de moins sûr




** Si vous avez des informations sur l'origine de cette parabole je serais heureux de les connaitre.

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Re: Petite apologie de la lenteur

Message  Princeps le Dim 19 Juil 2015 - 16:32

Dans la petite apologie qui suit ne voyez pas de jugement de valeur. Il ne s’agit que de mon regard (à un moment donné de mon existence), pas d’une vérité que je prétendrais universelle.
Vous estimez qu'il n’y a pas de vérité, seulement des jugements qui se valent ?
Le sexe et l’amour deviennent des produits de consommation comme les autres avec leurs marchés où l’on est à la fois produit et consommateur. En tant que consommateur on exige le meilleur produit. En tant que produit on craint d’être perçu comme bas de gamme (moi ça va : je suis  vintage ^^).
On retrouve, sur les épitaphes romaines, de belle éloge de la stabilité amoureuse. Un Casanova ne fut-il pas un (grand) consommateur de femme ? La séduction – de la plus raffinée à la plus vulgaire – n’est-elle pas un moyens de ne pas être disqualifié ? Aussi, votre constat n’est-il pas atemporel ? Plus simplement, la dichotomie que vous opérez entre deux modes de vivre* n'est-elle pas le lot commun de l’Homme ?
* La formulation est toute volontaire.
Car l’épicurisme est bien à l’opposé de l’avidité. (…)Avec quelques siècles d’avance Epicure nous met en garde contre le consumérisme. (…)Certains verront ici un désintérêt du monde ou d’autrui, une placidité, un immobilisme, peut-être un effet du grand âge.
Ce n’est pas la seule doctrine de ce genre. Le stoïcisme est sur ce point tout à fait comparable. Curieusement, la dernière partie de la citation est un des grands reproches que l’on formule à l’endroit de celui-ci. Une influence (in)directe de Marc-Aurèle ?  ::romain::
La question sous-jacente est celle de la quantification du bonheur. Est-on plus heureux quand on cherche le « plus », quand on veut épuiser tous les fruits de la journée ?
N’est-ce pas plutôt la question de la définition du bonheur (i.e : la dichotomie ci-dessus) ?
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Re: Petite apologie de la lenteur

Message  Philosophos le Dim 19 Juil 2015 - 19:02

Oncle Thian a écrit:Certains verront ici un désintérêt du monde ou d’autrui, une placidité, un immobilisme, peut-être un effet du grand âge.
Ou de la fatigue, Epicure selon Onfray, était d'une santé très fragile. Il se gardait de tout excès..

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Re: Petite apologie de la lenteur

Message  Oncle Thian le Dim 19 Juil 2015 - 19:24

Princeps a écrit:
Dans la petite apologie qui suit ne voyez pas de jugement de valeur. Il ne s’agit que de mon regard (à un moment donné de mon existence), pas d’une vérité que je prétendrais universelle.
Vous estimez qu'il n’y a pas de vérité, seulement des jugements qui se valent ?
Non pas du tout, cette réflexion ne s’appliquait qu’à cette modeste production. (qui est une opinion qui en effet en vaut bien d’autres et qui n’est pas une vérité).
Pour le reste je pense qu’il existe, dans certains domaines (les sciences dites exactes), une vérité qui pour n’être pas forcément absolue (peut-être que notre monde, ses règles, nous-mêmes et nos pensées ne sont que desRêves de dragons) possède toutefois une valeur intrinsèque suffisante pour être désignée telle.
Je pense également que toutes les opinions ne se valent pas car même si elles ne sont pas « vérité » elles peuvent être le fruit d’une réflexion qui par sa qualité ou sont importance leur confèrent plus de valeur. L’opinion d’un Nietzche par exemple sur le thème du surhomme a plus de valeur que celle d’un viking semi-mythique ou que la mienne.
Princeps a écrit:
Le sexe et l’amour deviennent des produits de consommation comme les autres avec leurs marchés où l’on est à la fois produit et consommateur. En tant que consommateur on exige le meilleur produit. En tant que produit on craint d’être perçu comme bas de gamme (moi ça va : je suis  vintage ^^).
On retrouve, sur les épitaphes romaines, de belle éloge de la stabilité amoureuse. Un Casanova ne fut-il pas un (grand) consommateur de femme ? La séduction – de la plus raffinée à la plus vulgaire – n’est-elle pas un moyens de ne pas être disqualifié ? Aussi, votre constat n’est-il pas atemporel ? Plus simplement, la dichotomie que vous opérez entre deux modes de vivre* n'est-elle pas le lot commun de l’Homme ?
* La formulation est toute volontaire.
« La séduction – de la plus raffinée à la plus vulgaire – n’est-elle pas un moyens de ne pas être disqualifié ? » Voulez-vous dire dans une finalité de la reproduction ? Si je ne séduis pas mes gènes sont disqualifiés ?
Il y a certainement un jugement de valeur dans mon propos, je le concède volontiers. Mais ce jugement ne porte pas tant sur une morale sexuelle que sur l’erreur que font les consommateurs effrénés (de sexe, de vitesse …) en pensant y trouver le bonheur.
Certes le comportement de séducteur compulsif a –probablement-  existé de tout temps et en tout lieu (la chose demanderait toutefois à être confirmée) mais votre remarque appelle deux réponses
- Don Juan, les protagonistes des liaisons dangereuses et la majorité (Casanova, je connais peu, est-il une exception ?) des personnages séducteurs de la littérature ne sont pas dépeints comme des personnages heureux. La réification chez Sade des « objets » de désir, apporte sans doute la jouissance pas le bonheur.
- Il y a dans notre société occidentale une massification de ce comportement que l’on ne retrouve pas je pense ni dans l’histoire ni dans d’autres civilisations.
Princeps a écrit:
Car l’épicurisme est bien à l’opposé de l’avidité. (…)Avec quelques siècles d’avance Epicure nous met en garde contre le consumérisme. (…)Certains verront ici un désintérêt du monde ou d’autrui, une placidité, un immobilisme, peut-être un effet du grand âge.
Ce n’est pas la seule doctrine de ce genre. Le stoïcisme est sur ce point tout à fait comparable. Curieusement, la dernière partie de la citation est un des grands reproches que l’on formule à l’endroit de celui-ci. Une influence (in)directe de Marc-Aurèle ?  .
Je sais qu’il existe en effet beaucoup de points communs entre épicurisme et stoïcisme, les étudier un peu plus est dans ma longue liste de choses à faire :).

Princeps a écrit:
La question sous-jacente est celle de la quantification du bonheur. Est-on plus heureux quand on cherche le « plus », quand on veut épuiser tous les fruits de la journée ?
N’est-ce pas plutôt la question de la définition du bonheur (i.e : la dichotomie ci-dessus) ?
Oui certes, la dichotomie comporte toutefois cette notion de « quantité » (le terme n’est peut-être pas très satisfaisant). « Se satisfaire de peu », ou « vouloir beaucoup ».
Ce choix est individuel, et je le respecte. Ce que je voulais aussi pointer c’est l’influence des forces économiques qui œuvrent pour nous faire choisir le second terme.

Philo a écrit:Ou de la fatigue, Epicure selon Onfray, était d'une santé très fragile. Il se gardait de tout excès..
C’est possible, mais ça n’a guère d’importance sur le regard que chacun peut poser sur ses propres choix.

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Re: Petite apologie de la lenteur

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