Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

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Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  Princeps le Jeu 23 Juil 2015 - 14:20

Qu'est-ce que la Philosophie ?

Tout comme la science mathématique, tout comme une certaine forme de débat politique, la philosophie occidentale a donc une origine et une histoire dont on peut tenter de dégager le sens et l'unité à partir d'un dessein rationnel et intelligible. Une origine: la Grèce antique est le lieu de naissance spirituel de l'Europe. Husserl tient l'humanité européenne pour une nouvelle figure culturelle - une culture réglée par des idées - qui « procède pm tâches infinies» contrairement aux cultures étrangères à la science, qui cantonnaient l'homme à des fonctions et à des aspirations limitées. Le philosophie est donc inséparable non seulement de sa source - la découverte d'une réflexion théorique systématique et dégagée de l'expérience - mais aussi de sa «fin», c'est-à-dire de cette « tâche infinie» qui fut d'emblée son projet et sa définition. (cf. Husserl) De ce point de vue, il est possible d'admettre, à la suite de Hegel, qu'il y a une véritable unité de la philosophie au-delà de la diversité des philosophies. Bien que particulière par son approche et sa démarche.Bien que particulière par son approche et sa démarche, chacune d'entre elles renvoie par son contenu, la recherche de la vérité, l'aspect universel de toute philosophie. Dès lors, récuser une philosophie particulière parce qu'elle n'est pas toute la philosophe ,est aussi peu fondé que refuser une cerise ou une poire en prétextant qu'elle n'est pas un fruit.

Edmund Husserl. La Crise de humanité» européenne et la philosophie (1935), trad. P. Ricœur, Éd. Aubier, 1949, réédité en 1987, p. 35. a écrit:
Poussons l’analyse à son terme : l’Europe a un lieu de naissance. Je ne songe pas en termes géographique, à un territoire, quoique elle en posssède un, mais à un lieu spirituel de naissance, dans une nation ou dans le cœur de quelques hommes isolés et de groupes d'hommes apparte¬nant à cette nation. Cette nation est la Grèce antique du VII' et du VI' siècles avant Jésus-Christ. C'est chez elle qu'est apparue une attitude d'un genre nouveau à l'égard du monde environnant; il en est résulté l'irruption d'un type absolument nouveau de créations spirituelles qui rapidement ont pris les proportions d'une forme culturelle nettement délimitée. Les Grecs lui ont donné le nom de philosophie; correctement traduit selon son sens originel, ce terme est un autre nom pour la science universelle, la science du tout du monde, de l'unique totalité qui embrasse tout ce qui est. Très vite l'intérêt d'abord dirigé sur le tout et, par là même, la question du devenir qui englobe toutes choses et de l'être qui subsiste dans le devenir commencent à se scinder en fonction des formes générales et des régions de l'être; et ainsi la philosophie, l'unique science, se ramifie en une diversité de sciences particulières.
L'irruption de la philosophie prise en ce sens, en y incluant toutes les sciences, est donc à mes yeux, si paradoxal qu'il paraisse, le phénomène 20 originel qui caractérise l'Europe au point de vue spirituel.

Edmund Husserl, la Crise de l'humanité européenne et la philosophie (1935), trad. P. Ricœur, Ëd. Aubier, 1949, réédité en 1987, p. 45. a écrit:Je voudrais ici affronter une objection toute prête: à savoir, que la philosophie, la science des Grecs ne serait pas leur création distinctive et qu'ils n'auraient fait que la diffuser dans le monde. Eux-mêmes abondent en récits sur la sagesse égyptienne, babylonienne, etc. ; même en fait ils ont beaucoup reçu d'eux. Nous possédons aujourd'hui une masse de travaux sur les philosophies indienne, chinoise, etc., qui ne sont aucunement analogues à celles des Grecs. Et pourtant on nt: doit pas supprimer les différences de principe et passer à côté de ce qui est plus essentiel que tout le reste. La manière Je poser le but et, par voie de conséquence, le sens des résultats atteints sont fondamentalement différent de part et d'autre.
Seule la philosophie grecque conduit, par un développement propre, à une science en forme de théorie infinie, dont la géométrie grecque nous a fourni durant des millénaires l'exemple et le modèle souverain. La mathématique, - l'idée d'infini, de tâches infinies - est comme une tour babylonienne: bien qu'inachevée elle demeure une tâche pleine de sens, ouverte sur l'infini; cette infinité a pour corrélat l'homme nouveau aux buts infinis.

Friedrich Hegel, Précis de l'encyclopédie des sciences philosophiques (1817), § 13 et 14, trad. Gibelin, Éd. Vrin, 1952, pp. 38-39. a écrit:L'histoire de la philosophie ne manifeste, dans les philosophies en apparences diverses, qu'une seule philosophie aux divers degrés de son développement, et d'autre part, les principes particuliers', dont l'un sert de base à un système, sont simplement les ramifications d'une seule et même totalité. La dernière venue des philosophies est le résultat de coures les précédentes, et <loir contenir par conséquent les principes de toutes les autres; si vraiment elle est une philosophie, elle doit être la plus développée, la plus riche, la plus concrète.  En tant de philosophies en apparence diverses, il faut, d'après leur détermination propre, distinguer le général et le particulier. Le général, saisi formellement3 et placé à côté <lu particulier, devient lui· même un particulier. S'il s'agissait d'objets de la vie commune, une celle position frapperait d'elle-même, comme inadéquate et maladroite; c'est, par exemple, comme si quelqu'un demandait des fruits et refusait cerises, poires, raisins, etc., comme étant des cerises, des poires, des raisins et non des fruits. Cependant, à l'égard de la philosophie, on se permet de justifier le dédain qu'on a pour elle, par la raison qu'il existe tant de philosophies diverses, chacune n'étant qu'une philosophie et non la philosophie, - comme si les cerises n'étaient pas des fruits. Il arrive même que l'on place une philosophie dont le principe est général, à côté d'une autre dont le principe est particulier, même à côté de doctrines assurant qu'il n'y a pas de philosophie, en prétendant qu'il n'y a là que des conceptions différentes de la philosophie, comme si, par exemple, la lumière et l'obscurité émient considérées comme deux espèces différentes de lumière.

l. « Principes particuliers»: ce sont les formes particulières que prend la pensée chez tel ou tel philosophe.
2. «Général»: le contenu universel, c'est-à-dire universellement transmissible. «Particulier»: c'est-à-dire la Forme, ou encore les démarches et les préoccupations propres à chaque penseur.
3. « Saisi formellement»: c' est-à-dire séparé de son contenu essentiel.
4. Concept cosmique, par opposition à concept « scolastique"•« celui qui concerne et intéresse nécessairement tour homme».


Emmanuel Kant, Logique (1800), trad. L. Guillerrnir, Éd. Vrin, 1cJ70, pp. 25-26. a écrit:S'agissant de la philosophie selon son sens cosmique' (in sensu cosmico), on peut aussi l'appeler une science des maximes suprêmes de l'usage de notre raison, si l'on entend par maxime le principe interne du choix entre différentes fins. Car la philosophie en ce dernier sens est même la science du rapport de toute connaissance et de tour usage de la raison à la fin ultime de la raison humaine, fin à laquelle, en tant que suprême, coures les autres fins sont subordonnées et dans laquelle elles doivent être toutes unifiées.
Le domaine de la philosophie en ce sens cosmopolite se ramène aux questions suivantes:
1. Que puis-je savoir?
2. Que dois-je faire?
3. Que m'est-il permis d'espérer ?
4. Qu'est-ce que l'homme?

À la première question répond la métaphysique, à la seconde la morale, la troisième la religion, à la quatrième l’anthropologie. Mais au fond, on pourrait tout ramener à l'anthropologie, puisque les trois premières questions se rapportent à la dernière.
Le philosophe doit donc pouvoir déterminer:
1. la source du savoir humain
2. l'étendue de l'usage possible et utile de cout savoir, et enfin
3. les limites de la raison.

Cette dernière détermination est la plus indispensable, c'est aussi la plus difficile, mais le philodoxe ne s'en préoccupe pas.
L'enjeu d'un tel sujet, outre qu'il vulgarise des extraits souvent méconnus, est d'apporter du grain à moudre à une question plus générale. Ici, il s'agit de débattre de l'unicité de la philosophie.

Source : Manuel de Terminal L, Hatier.

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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  AntiSubjectiviste le Jeu 23 Juil 2015 - 16:38

Princeps a écrit:la recherche de la vérité, l'aspect universel de toute philosophie
De quelle vérité parle-t-on ? De celle sur le monde ? Mais alors, n'est-ce pas plutôt la science (qui faisait partie, dans l'Antiquité, de la philosophie) qui est la recherche de la vérité ?



Husserl affirme que c'est la géométrie grecque qui constitue le modèle souverain de la philosophie grecque. Doit-on dire alors que ce n'est pas la philosophie, mais bien les mathématiques, qui sont la reine des sciences ?

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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  Princeps le Jeu 23 Juil 2015 - 17:02

Doit-on dire alors que ce n'est pas la philosophie, mais bien les mathématiques, qui sont la reine des sciences ?
Husserl fait de la philosophie une "science rigoureuse", au même titre que les sciences dures. La remise en contexte est primordiale : il redonne ses lettres de noblesse à une discipline qui cède le pas devant une science victorieuse et seule source de vérité, en ce XXe siècle.
Aussi, je doute que Husserl face des mathématiques la discipline reine.
Ceci posé, je ne suis pas un lecteur assidu du bonhomme, je peux bien entendre m'être fourvoyé.

De quelle vérité parle-t-on ? De celle sur le monde ? Mais alors, n'est-ce pas plutôt la science (qui faisait partie, dans l'Antiquité, de la philosophie) qui est la recherche de la vérité ?
La vérité recherchée par le philosophe ne se restreint pas à un domaine.
Aussi, je serai tenté de reprendre Th. d'Aquin est de définir la vérité comme la correspondance entre l'esprit qui conçoit, et le réel. La proposition "il neige" n'est valable que si, effectivement, il neige. Mais, j'ai le sentiment de passer à côté de votre question.
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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  AntiSubjectiviste le Jeu 23 Juil 2015 - 19:27

Princeps a écrit:Aussi, je doute que Husserl face des mathématiques la discipline reine.
Peu importe ici la position de Husserl, je m'adressais à toi car tu semblais d'accord avec l'idée d'une tâche philosophique infinie analogue à l'exploration mathématique.

Princeps a écrit:Aussi, je serai tenté de reprendre Th. d'Aquin est de définir la vérité comme la correspondance entre l'esprit qui conçoit, et le réel. La proposition "il neige" n'est valable que si, effectivement, il neige. Mais, j'ai le sentiment de passer à côté de votre question.
Tout cela est théorique, mais pour que cela ait du contenu, il faut encore préciser le moyen d'accès à la vérité sur le réel. (Les sciences postulent la méthode expérimentale comme moyen d'accès.) Sans un moyen de garantir qu'une thèse donnée est effectivement vraie, la "recherche de la vérité" ne serait rien d'autre qu'une "prétention à la vérité", ce que la religion, par exemple, affiche déjà.

Or, comme je l'ai déjà mentionné ailleurs, la discipline qui adopte le plus la conception correspondantiste de la vérité est la science. D'ailleurs, l'exemple que tu donnes ("il neige") est un exemple scientifique.

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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  Princeps le Jeu 23 Juil 2015 - 20:51

On s'éloigne du sujet initial *Lol* .
A.S a écrit:Peu importe ici la position de Husserl, je m'adressais à toi car tu semblais d'accord avec l'idée d'une tâche philosophique infinie analogue à l'exploration mathématique.
D'abord entendons nous, qu'est-ce que tu appelles l'exploration mathématique ?Thomas d'Aquin me semble davantage se rapprocher de l'évidence (cf. Descartes, Spinoza) que de la réflexion mathématique. C'est justement la critique du mathématicien Leibniz, l'évidence à un caractère trop personnel pour fonder une vérité.


Sans un moyen de garantir qu'une thèse donnée est effectivement vraie, la "recherche de la vérité" ne serait rien d'autre qu'une "prétention à la vérité", ce que la religion, par exemple, affiche déjà.
Il existe une troisième voie, celle de l'hypothèse propre aux sciences sociales - dite molle parce qu’elles n'offrent pas de certitude ou n'ont pas de prétention à le faire.

Plutôt que prétention, notre affaire n'est-elle pas une affaire de conviction ? L'opposition (abusive, excessive ou réelle, on s'en moque) entre philosophes et sophistes ne reposent sur rien d'autre. Les premiers accusent les seconds d'user d'un art pour plaire, pour la gloriole. On accusent les sophistes de ne pas rechercher la vérité.
Une chose curieuse, à bien y réfléchir, c'est l'absence d'accusation de tromperie, de mensonge, entre philosophe. Oui, les Classiques ne sont pas avares en critique, mais jamais je n'ai vu d'accusation aussi lourde.
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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  AntiSubjectiviste le Jeu 23 Juil 2015 - 22:28

Princeps a écrit:D'abord entendons nous, qu'est-ce que tu appelles l'exploration mathématique ?Thomas d'Aquin me semble davantage se rapprocher de l'évidence (cf. Descartes, Spinoza) que de la réflexion mathématique. C'est justement la critique du mathématicien Leibniz, l'évidence à un caractère trop personnel pour fonder une vérité.
L'exploration mathématique, c'est la tâche infinie dont la géométrie grecque est le "modèle souverain". La tâche en question est l'exploration des conséquences d'un système d'axiomes donné (en l'occurrence, Husserl fait référence aux axiomes de la géométrie d'Euclide).

Descartes et Spinoza ne s'éloignent pas des mathématiques, au contraire : ils donnent l'évidence mathématique comme exemple archétypique d'évidence de la raison. S'il y a bien des philosophes qui souhaitent raisonner en philosophie sur le modèle du raisonnement mathématique, c'est bien eux. Leibniz serait largement d'accord sur ce point concernant la fiabilité de l'évidence mathématique (qui, elle, n'est pas subjective comme le seraient d'autres évidences plus sensibles).

Princeps a écrit:Une chose curieuse, à bien y réfléchir, c'est l'absence d'accusation de tromperie, de mensonge, entre philosophe. Oui, les Classiques ne sont pas avares en critique, mais jamais je n'ai vu d'accusation aussi lourde.
Schopenhauer accuse Hegel de fumisterie, mais bon ce n'est pas un exemple très sérieux... Plus récemment, Deleuze a accusé les wittgensteiniens d'assassins de la philosophie. On n'est pas si loin...

Princeps a écrit:Il existe une troisième voie, celle de l'hypothèse propre aux sciences sociales
Mais l'ambition de la philosophie ne dépasse-t-elle pas celle des sciences sociales qui sont modestes car conscientes du caractère plus fluctuant des phénomènes humains ? La philosophie ne vise-t-elle pas au-delà de ce genre de fluctuations ?

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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  Princeps le Jeu 23 Juil 2015 - 22:43

A.S a écrit:Schopenhauer accuse Hegel de fumisterie, mais bon ce n'est pas un exemple très sérieux... Plus récemment, Deleuze a accusé les wittgensteiniens d'assassins de la philosophie. On n'est pas si loin...
La seconde accusation est intéressante. Il n'y aurait donc qu'une philosophie (cf. le sujet). Aldolo pourrait nous en dire plus ?
La tâche en question est l'exploration des conséquences d'un système d'axiomes donné (en l'occurrence, Husserl fait référence aux axiomes de la géométrie d'Euclide).
D'une certaine manière, c'est le fonctionnement de toutes les sciences.

Au contraire, Descartes et Spinoza donnent l'évidence mathématique comme exemple archétypique d'évidence de la raison. S'il y a bien des philosophes qui souhaitent raisonner en philosophie sur le modèle du raisonnement mathématique, c'est bien eux. Leibniz serait largement d'accord sur ce point concernant la fiabilité de l'évidence mathématique (qui, elle, n'est pas subjective comme le seraient d'autres évidences plus sensibles).
Spinoza dit pourtant :"Qui a une idée vraie sait en même temps qu'elle est vraie et ne peut douter de la vérité de sa connaissance" (Ethique, II,43).  C'est potentiellement l'arme favorite des relativistes ! On tombe (quasiment) dans l'instinctif. La vérité chez Spinoza est index sui.
Par contre, et c'est là où tu veux en venir j'imagine : il est impératif de connaître les vérités premières (axiomes) pour faire la suite de la démonstration. C'est là qu'intervient Descartes et l'intuition/l'évidence*, qui permet de déduire de proche en proche, en partant de bases fiables. C'est bien le modèle euclidien. 

Ça ne change rien à la critique de Leibniz, l'évidence ne se limitant pas aux mathématiques - on pourrait même aller jusqu'à dire que hormis en science dure, les axiomes sont souvent eux-mêmes des hypothèses.
Une seconde remarque, les lois de la nature se découvrent par empirisme, pas par expérimentation.

*Evidence que l'on peut nier, d'après Descartes, et à raison *Lol* .

Nb :
Princeps a écrit:L'opposition (abusive, excessive ou réelle, on s'en moque) entre philosophes et sophistes ne reposent sur rien d'autre. Les premiers accusent les seconds d'user d'un art pour plaire, pour la gloriole. On accusent les sophistes de ne pas rechercher la vérité.

Quelques précisions, pour éclaircir ce charabia.
La Vérité est instituée comme une valeur par le philosophe. C'est Nietzsche qui nous met le mieux devant ce constat, lui qui fait émerger le caractère éminemment morale de cette exigence de vérité (cf. Nietzsche). Leopardi fait de la Vérité une sorte de Némésis, envoyée par Jupiter pour nous punir. On peut y voir un transfiguration de la perte du paradis pour acquérir le "savoir".
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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  AntiSubjectiviste le Jeu 23 Juil 2015 - 22:59

Princeps a écrit:
AntiSubjectiviste a écrit:La tâche en question est l'exploration des conséquences d'un système d'axiomes donné (en l'occurrence, Husserl fait référence aux axiomes de la géométrie d'Euclide).
D'une certaine manière, c'est le fonctionnement de toutes les sciences.
D'une manière peu certaine, car en fait, seule la physique théorique (et les maths) fonctionnent ainsi. Les sciences du vivant ne rentrent pas dans le modèle d'une théorie basée sur des axiomes déductivement primitifs.

Et la philosophie ne fonctionne pas non plus ainsi, selon moi. D'où ma question : la philosophie fonctionne-t-elle aussi sur ce modèle (et dans ce cas, elle vient après les mathématiques qui inaugurent la méthode rationnelle) ?


Princeps a écrit:Ça ne change rien à la critique de Leibniz, l'évidence ne se limitant pas aux mathématiques - on pourrait même aller jusqu'à dire que hormis en science dure, les axiomes sont souvent eux-mêmes des hypothèses.
Il y a des évidences hors des maths, bien sûr, mais les évidences mathématiques ont (pour Leibniz et les rationalistes des Lumières) un caractère certain que n'ont pas les évidences sensibles (le bâton courbé dans l'eau par exemple).

Princeps a écrit:Une seconde remarque, les lois de la nature se découvrent par empirisme, pas par expérimentation.
Pas pour les rationalistes comme Descartes et compagnie, justement. On arrive donc au dilemme : si l'on est rationaliste, alors la philosophie semble prendre le raisonnement mathématique pour modèle. Si l'on est empiriste, dans ce cas c'est la vérité expérimentale scientifique qui sert de modèle. Dans le premier cas, il s'agit d'une vérité comme démonstration axiomatique, dans le second d'une vérité comme correspondance. La "troisième voie" des sciences sociales n'est qu'un affaiblissement (inévitable) de la vérité-correspondance, mais la gardent comme horizon idéal. Dans toute cette affaire, je ne vois pas où se trouverait la spécificité ou l'unité de la philosophie.

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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  Oncle Thian le Ven 24 Juil 2015 - 9:13

AntiSubjectiviste a écrit:
Princeps a écrit:
AntiSubjectiviste a écrit:La tâche en question est l'exploration des conséquences d'un système d'axiomes donné (en l'occurrence, Husserl fait référence aux axiomes de la géométrie d'Euclide).
D'une certaine manière, c'est le fonctionnement de toutes les sciences.
D'une manière peu certaine, car en fait, seule la physique théorique (et les maths) fonctionnent ainsi. Les sciences du vivant ne rentrent pas dans le modèle d'une théorie basée sur des axiomes déductivement primitifs.
Je suis très loin d'avoir votre niveau de connaissance dans ce débat. Ne pensez-vous pas sur ce point qu'il s'agit d'une différence de degré et non de nature ; que l'on pourrait soutenir qu'il y a une forme de continuité de la physique à la chimie, de la chimie à la biochimie de celle-ci à la biologie et aux différents domaines associés : anatomie, cytologie, génétique, écologie ...). Bref que le caractère "imparfait" des dernières et que le manque d'un jeu d'axiomes suffisant ne soit que transitoire dans l'évolution de ces sciences ?

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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  Ragnar II le Ven 24 Juil 2015 - 10:36

Friedrich Hegel a écrit: En tant de philosophies en apparence diverses, il faut, d'après leur détermination propre, distinguer le général et le particulier. Le général, saisi formellement et placé à côté du particulier, devient lui· même un particulier. S'il s'agissait d'objets de la vie commune, une celle position frapperait d'elle-même, comme inadéquate et maladroite; c'est, par exemple, comme si quelqu'un demandait des fruits et refusait cerises, poires, raisins, etc., comme étant des cerises, des poires, des raisins et non des fruits. Cependant, à l'égard de la philosophie, on se permet de justifier le dédain qu'on a pour elle, par la raison qu'il existe tant de philosophies diverses, chacune n'étant qu'une philosophie et non la philosophie, - comme si les cerises n'étaient pas des fruits.

On ne refuse par UNE philosophie parce qu'elle n'est pas LA philosophie. On la refuse parce qu'elle ne nous plaît pas.

Ceux dont la carcasse est au courant des méfaits du pamplemousse sur toute médication ne refusent pas de se taper des pamplemousses parce que « ce ne sont pas des fruits », mais parce qu'ils refusent de se faire massacrer le corps par un dérèglement des effets de leur médication.

C'est pareil avec les diverses philosophies. Il y en a qui sont des bénédictions pour le corps/esprit, et il y en a qui font vomir.

Il y a donc dans toute cette histoire une question d'expression par le corps/esprit acceptant ou rejetant telle ou telle philosophie en fonction de son propre GOÛT et pas en fonction de ce que dit « Hegel le Grand ».

.

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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  AntiSubjectiviste le Ven 24 Juil 2015 - 12:02

Oncle Thian a écrit:Ne pensez-vous pas sur ce point qu'il s'agit d'une différence de degré et non de nature ; que l'on pourrait soutenir qu'il y a une forme de continuité de la physique à la chimie, de la chimie à la biochimie de celle-ci à la biologie et aux différents domaines associés : anatomie, cytologie, génétique, écologie ...). Bref que le caractère "imparfait" des dernières et que le manque d'un jeu d'axiomes suffisant ne soit que transitoire dans l'évolution de ces sciences ?
On peut soutenir qu'en principe, toutes les sciences de la nature sont réductibles à la physique. Mais actuellement, il ne s'agit que d'une position philosophique (le réductionnisme physicaliste) qui n'est pas étayée par l'état des sciences actuelles. En fait, même la branche la plus proche de la physique, la chimie moléculaire, n'est actuellement pas réduite à la physique, et ne semble pas réductible tout court. Il semble que ce soit une différence de nature.

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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  Princeps le Ven 24 Juil 2015 - 13:23

Ragnar a écrit:Il y a donc dans toute cette histoire une question d'expression par le corps/esprit acceptant ou rejetant telle ou telle philosophie en fonction de son propre GOÛT et pas en fonction de ce que dit « Hegel le Grand »
Et ?
Hegel ne parle tout simplement pas du rejet d’une philosophe, mais d'une relégation de l’ensemble de la philosophie, sous couvert désaccord. Le principe de ce sujet était d’aborder l’unicité (réelle, factice) de la Philosophie. Aussi, la diversité des courants est-elle un élément à charge dans ce dossier ? Hegel répond que non, la recherche de vérité fait le liant. C’est pour cela que j’ai abordé les Sophistes - exclu du groupe des philosophes parce qu'ils se moquent de la Vérité. Ce qui est en jeu, c'est la Vérité comme valeur suprême.

A.S a écrit:La "troisième voie" des sciences sociales n'est qu'un affaiblissement (inévitable) de la vérité-correspondance, mais la gardent comme horizon idéal.
Pourquoi un affaiblissement ? C'est un horizon qui n'est qu'idéal par manque de moyens (sources etc.), qui se résout progressivement.
D'une manière peu certaine, car en fait, seule la physique théorique (et les maths) fonctionnent ainsi. Les sciences du vivant ne rentrent pas dans le modèle d'une théorie basée sur des axiomes déductivement primitifs.
Pour Euclide, l'axiome se caractérise par son évidence, ce qui évite de le définir (au risque d'une régression perpétuelle, cf. Pascal). Aujourd'hui, l'axiome n'est plus un point d'évidence mais un point de départ accepté parce qu'il permet un raisonnement logique (cf. R.Blanché qui remplace "axiomatique" par "postulatique". On se rapproche drôlement des sciences sociales.

A.S a écrit:Il y a des évidences hors des maths, bien sûr, mais les évidences mathématiques ont (pour Leibniz et les rationalistes des Lumières) un caractère certain que n'ont pas les évidences sensibles (le bâton courbé dans l'eau par exemple).
Leibniz différencie "vérité contingente" et "vérité nécessaire", Hume parle lui de "relations de fait" et de "relation d'idée".
Quand un énoncé est vrai, parce qu'il correspond au réel qu'il décrit, c'est un vérité de fait. Quand un énoncé est vrai en vertu des relations logiques de ses termes, c'est une vérité de raison. L'évidence ne concerne qu'une vérité de fait.
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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  AntiSubjectiviste le Ven 24 Juil 2015 - 13:47

Princeps a écrit:Aujourd'hui, l'axiome n'est plus un point d'évidence mais un point de départ accepté parce qu'il permet un raisonnement logique (cf. R.Blanché qui remplace "axiomatique" par "postulatique". On se rapproche drôlement des sciences sociales.
Dans une théorie, la présence de postulats ou de principes ne suffit pas encore pour que la théorie consiste en des conséquences déductives de ces principes, encore faut-il des règles d'inférence formalisées. Or, dans les sciences du vivant et a fortiori dans les sciences humaines, il n'y a pas de telles règles d'inférences clairement établies. C'est pour ça que l'on peut "inférer" aussi bien une thèse que son contraire à partir d'un même principe : il ne s'agit donc pas de déduction, mais d'interprétation. On sort d'une démarche strictement rationnelle (au sens des rationalistes) pour adopter une méthode plus herméneutique.

Il s'agit-là d'une différence de nature entre les sciences humaines et les sciences formelles comme les maths. Et la philosophie en général me paraît plus proche, de ce point de vue, des sciences humaines que formelles (même si Husserl préfère la rapprocher des secondes).



Princeps a écrit:L'évidence ne concerne qu'une vérité de fait.
Je ne vois pas pourquoi. Les principes de la raison chez Leibniz, comme celui de non-contradiction, ont tout d'une évidence de raison pour lui.

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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  Ragnar II le Ven 24 Juil 2015 - 14:50

Princeps a écrit:
Ragnar a écrit:Il y a donc dans toute cette histoire une question d'expression par le corps/esprit acceptant ou rejetant telle ou telle philosophie en fonction de son propre GOÛT et pas en fonction de ce que dit « Hegel le Grand »
Et ?

Et c'est tout !

Princeps a écrit:Hegel ne parle tout simplement pas du rejet d’une philosophe, mais d'une relégation de l’ensemble de la philosophie, sous couvert désaccord. Le principe de ce sujet était d’aborder l’unicité (réelle, factice) de la Philosophie.

Comme tout penseur se prenant pour le grand découvreur du TOUT, Hegel nous parle de quelque chose qu'il ne peut par définition pas savoir. Avec sa métaphore fruitière, il ne sait par définition pas ce qu'est la mangue ou le kiwi, fruits (philosophies) dont il ne sait rien, puisque personne ne connaît l'avenir. Il ne sait donc pas ce qu'est le tout philosophique. Il fait de ce qu'il ne connaît pas un concept. Il nous fait ensuite croire que ce concept a valeur. Valeur.

Princeps a écrit:Aussi, la diversité des courants est-elle un élément à charge dans ce dossier ? Hegel répond que non, la recherche de vérité fait le liant. C’est pour cela que j’ai abordé les Sophistes - exclu du groupe des philosophes parce qu'ils se moquent de la Vérité. Ce qui est en jeu, c'est la Vérité comme valeur suprême.

Parler de la Vérité comme valeur suprême, en faire un enjeu de cet acabit, c'est parler d'un passé qui est mort et enterré. C'est parler de quelque chose ayant eu de la valeur en tant qu'illusion.

Parler de cette Vérité, donc, c'est parler de tel ou tel moment historique dans le cadre historique de l'historicité de tel ou tel penseur ayant vécu dans l'histoire. De tel ou tel penseur qui, aujourd'hui, est mort et enterré.

Les amateurs de philosophie ne cesseront-ils donc jamais de confondre Pensée et Histoire de la pensée !? ...

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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  Princeps le Ven 24 Juil 2015 - 20:01

Ragnar a écrit:Les amateurs de philosophie ne cesseront-ils donc jamais de confondre Pensée et Histoire de la pensée !? ...
Je ne donne pas mon avis propre, je me contente d’expliciter le propos d’Hegel ;) . Aborder les Sophistes aurait dû relancer l’échange sur un thème polémique – hélas ce n’est pas le cas.
S’ajoute que personne ne prétend faire autre chose que de l’histoire de la philosophie – discipline indispensable à qui veut essayer de philosopher. Toi-même, aux yeux de tes contradicteurs, tu ne fais que de l’histoire. Soyons humbles, c’est déjà bien assez.

A.S a écrit:Les principes de la raison chez Leibniz, comme celui de non-contradiction, ont tout d'une évidence de raison pour lui.
Ne les justifie-t-il pas ? Si oui, il n'y a plus d'évidence, mais un raisonnement.

A.S a écrit:il ne s'agit donc pas de déduction, mais d'interprétation. On sort d'une démarche strictement rationnelle (au sens des rationalistes) pour adopter une méthode plus herméneutique.
Indéniablement, oui – je vulgarise – il n’y a pas de méthodologie fixe pour (in)valider une théorie et sa démonstration en science sociale, ni en science du vivant.
Ceci posé, les prémices de la démonstration sont de plus en plus proche (cf. Blanché) entre science dure et science molle.

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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  Ragnar II le Ven 24 Juil 2015 - 21:12

Princeps a écrit:Toi-même, [...] tu ne fais que de l’histoire.

Ah non ... Je ne fais pas QUE de l'histoire.

Tu as bien vu sur ce site le peu d'art et de science proposés par ma petit personne tentant de soutenir avec la philo ma trinité personnelle (Art, Science. Philosophie).

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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  Princeps le Ven 24 Juil 2015 - 21:54

Je suis plus indulgent que toi, à ton égard. C'est sûrement une chose courante.
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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  AntiSubjectiviste le Ven 24 Juil 2015 - 23:49

Princeps a écrit:
A.S a écrit:Les principes de la raison chez Leibniz, comme celui de non-contradiction, ont tout d'une évidence de raison pour lui.
Ne les justifie-t-il pas ? Si oui, il n'y a plus d'évidence, mais un raisonnement.
Il ne justifie pas le principe de contradiction (ni celui de raison suffisante), pour la simple raison que chez lui, tous les raisonnements eux-mêmes sont fondés sur ces principes (Monadologie). Ils sont à l'origine de tout raisonnement, et ne peuvent pas en être le fruit. Il défend par ailleurs (Nouveaux essais de l'entendement humain) que ces principes sont innés.

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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  Ragnar II le Sam 25 Juil 2015 - 9:39

Ragnar II a écrit:
Princeps a écrit:Toi-même, [...] tu ne fais que de l’histoire.

Ah non ... Je ne fais pas QUE de l'histoire.

Tu as bien vu sur ce site le peu d'art et de science proposés par ma petit personne tentant de soutenir avec la philo ma trinité personnelle (Art, Science. Philosophie).

.

Princeps a écrit:C'est sûrement une chose courante.

C'est en effet une chose courante, cette alliance entre l'Art, la Science et la Philosophie, contrairement à ce qu'en pense Deleuze, qui les oppose on ne sait pas pourquoi.

Je viens de lire le compte-rendu d'une conversation entre Jean Mouzet et Paolo d'Iorio sur les recherches scientifiques menées par le camarade Nietzsche pour justifier son éternel retour et sa volonté de puissance, et donc son surhumain.

Ce qui fait que nous avons avec la pensée et les actions du sage de Sils-Maria une volonté d'Art, de Science et de Philosophie dans le cadre particulier de l'ERMVPS (Éternel Retour du Même / Volonté de Puissance / Surhumain)

Il y a évidemment bien d'autres philosophes liant par-ci par-là l'Art, la Science et la Philosophie, et échappant parfois de ce fait au domaine bien nébuleux du « Tout » majuscule exclusivement philosophique ...

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Princeps a écrit:Qu'est-ce que la Philosophie ?

Tout comme la science mathématique, tout comme une certaine forme de débat politique, la philosophie occidentale a donc une origine et une histoire dont on peut tenter de dégager le sens et l'unité à partir d'un dessein rationnel et intelligible. Une origine: la Grèce antique est le lieu de naissance spirituel de l'Europe. Husserl tient l'humanité européenne pour une nouvelle figure culturelle - une culture réglée par des idées - qui « procède pm tâches infinies» contrairement aux cultures étrangères à la science, qui cantonnaient l'homme à des fonctions et à des aspirations limitées. Le philosophie est donc inséparable non seulement de sa source - la découverte d'une réflexion théorique systématique et dégagée de l'expérience - mais aussi de sa «fin», c'est-à-dire de cette « tâche infinie» qui fut d'emblée son projet et sa définition. (cf. Husserl) De ce point de vue, il est possible d'admettre, à la suite de Hegel, qu'il y a une véritable unité de la philosophie au-delà de la diversité des philosophies. Bien que particulière par son approche et sa démarche.Bien que particulière par son approche et sa démarche, chacune d'entre elles renvoie par son contenu, la recherche de la vérité, l'aspect universel de toute philosophie. Dès lors, récuser une philosophie particulière parce qu'elle n'est pas toute la philosophe ,est aussi peu fondé que refuser une cerise ou une poire en prétextant qu'elle n'est pas un fruit.

Il y a quelque chose de bancal dans ce raisonnement en ce sens que le fait de déclarer qu'il y a une véritable unité de la philosophie n'engage que celui qui le dit.

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Re: Qu'est-ce que la Philosophie ? - quelques textes

Message  Princeps le Sam 25 Juil 2015 - 10:35

Ragnar a écrit:Il y a quelque chose de bancal dans ce raisonnement en ce sens que le fait de déclarer qu'il y a une véritable unité de la philosophie n'engage que celui qui le dit.
C’eut été le cas s'il n'y avait pas de justification. Il faut contre-dire le postulat ;) - l(évocation des Sophistes est une piste.

NB : une chose ne semble pas claire. Les sujets ne sont qu'une copie d'un manuel de Terminal L (cité en source), je n'y apporte pas de modification. Il peut arriver qu'à la suite de Tocqueville "je pense contre moi-même", pour les besoins de la cause : les échanges philosophiques.
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