Qu'apporte l'espoir à l'averti ?

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Qu'apporte l'espoir à l'averti ?

Message  Flavbleach le Dim 9 Aoû 2015 - 4:16

Bonjour,

J'ai depuis longtemps recherché un forum comme le votre où des esprits libres puissèrent discuter dans la maturité et le respect de philosophie *Héhéhey*

Je me lance donc,
Qu'apporterai l'espoir à une personne avertie qui a tanté mainte fois ? Quand je dis avertie, je parle d'une personne qui est consciente que dans les relations humaines, il n'y a que très rarement le mot "sincérité" et que les sentiments des personnes de nos jours ne sont pas réels, seulement parsemés "d'engouement" et de désires éphémères.

Ainsi, une personne avertie, sachant ce qu'il en est de la vie, devrait il oser croire qu'il y a un espoir ? Ou même, pourrais-t-il y croire ?

Dans le "mainte fois" que j'ai inscrit, je parle que cette personne, a déjà essayé et pardonné plusieurs fois d'autres personnes, pour en revenir au même point : les gens le quittait toujours.

Merci, bonne journée :)

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Re: Qu'apporte l'espoir à l'averti ?

Message  Golem le Ven 15 Avr 2016 - 13:34

Nous pouvons pardonner les erreurs d’autrui en sachant que notre attitude est noble et ainsi avoir la satisfaction d'agir comme il faut. Nous pouvons aussi donner du temps, de l'attention et de l'argent aux autres en espérant en retour de la reconnaissance mais cela devient tout autre chose qu'agir par principe et dans un but vertueux, cela devient du commerce et en la matière, nous ne pourrons être satisfaits que si nous y trouvons un bénéfice, or, c'est impossible. Le bénéfice vient si l'acte de bienfaisance est fait pour satisfaire notre désir de bienveillance, et ce bénéfice est le bonheur, comme l'a théorisé Kant. Si l'acte de bienfaisance satisfait à notre désir de bien nous comporter, nous ne sommes pas dépendant de la réaction de l'autre et le bénéfice est d'avoir bien agit.

Ce n'est pas pour le confort des autres que nous devons pardonner aux autres. Nous devons leur accorder la liberté si nous voulons pouvoir croire de façon logique que nous-même avons légitimement la liberté de penser. Le respect est un principe de réciprocité. Si nous respectons une personne, nous agissons conformément à la beauté du geste, c'est un bonheur personnel. Si nous obtenons le respect en retour, nous agissons en commun conformément à la beauté du geste, c'est un bonheur en société. Le bonheur personnel est un minimum qui est à notre porté et que nous pouvons atteindre en nous comportant d'une belle façon, ceci est notre responsabilité personnelle. Le bonheur en société est le bonheur ultime qui se trouve à la portée du groupe quand tous les individus du groupe se comportent de belle façon, on peut l'initier et en donner l'exemple mais on ne pratique pas le respect des autres quand on cherche à contrôler les actions des autres. Il faut justifier ses actes par l'esthétique, la morale découle de la beauté du geste, pas le contraire.

Si vous agissez pour le bénéfice d'autrui en attendant en retour une action des autres qui sera bénéfique pour vous, ce n'est pas le respect de la liberté des autres, c'est une tentative de contrôle de la moralité des autres. Si l'autre se soumet à votre désir il s'en suit une relation de soumission domination, c'est une relation toxique pour les deux parties. Une personne que vous cherchez à contraindre ne peut pas entrer dans une relation de respect mutuel, soit elle se soumet soit elle se rebelle. La relation de respect ne peut pas se pratiquer de façon unilatérale. Les chefs de gang qui pratiquent la loi du plus fort et qui demandent à leur vassaux de les respecter ne cherchent que la soumission, pas le respect. Une relation bipartie doit commencer par une des parties et c'est au faible de commencer à respecter le fort, en espérant que le fort le respectera en retour, ceci est une question de prudence élémentaire. Les chefs de gangs ne pratiquent pas le retour de bons sentiments, une fois qu'ils ont obtenu votre respect, il vous domine et ne vous laisse pas la possibilité de faire autre chose que vous soumettre. Quand l'apprenti gangster vient présenter ses respects au chef yakuza, il arrive désarmé, si celui-ci obtenait le respect en retour, le chef déposerait les armes pour établir une relation de confiance. Cela n'arrive jamais, le chef n'est pas l'ami de l'apprenti, il est le dominant, le mâle alpha dans une meute de prédateurs, il fait confiance à sa propre force de domination et non pas à la bonne volonté des autres.
Le guide peut être l’ami du disciple, la discipline de l’élève permet une relation de respect mutuelle. On inculque la discipline par l’exemple et la répétition. Ceux qui pratiquent la répression n’inculquent pas le respect de soi mais la soumission au plus fort, ils connaitront la désillusion d’être détrônés par des plus forts qu’eux qui les soumettront à leur tour, imitant leur exemple. On finit toujours par rencontrer plus fort que soi, si le faible ne respecte pas le fort il chute, s’il respecte la force il l’assimile et il se renforce. La soumission est le respect de la force, ce n’est pas le respect de la personne.

Pour ne pas connaitre de désillusion suite à nos actions il faut agir en vertu des principes qui nous guident, ainsi l'action elle-même est un sujet de satisfaction indépendamment du résultat. Investir dans le travail d'une action à condition d'obtenir un résultat c'est agir aujourd'hui à condition que demain existe. Demain n'existe pas, seul le présent est à notre porté. C'est pourquoi on dit qu'il faut vivre dans le présent. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas agir pour le futur, mais il ne faut pas agir en conséquence d'un futur potentiel. Il faut agir en conséquence de choses qui sont déjà établies, ainsi la cause est située avant la conséquence et le monde est dans l'ordre. Si nous plaçons la cause de notre action dans le futur alors nous plaçons la cause après la conséquence, c'est une illusion de croire que cela peut fonctionner ainsi car en vérité : la cause est avant la conséquence, pas après.

On peut tenter de faire fonctionner la causalité à l’envers mais on ne peut pas y parvenir, par ce procédé on ne parvient qu'a la désillusion.

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Re: Qu'apporte l'espoir à l'averti ?

Message  Malcolm le Ven 15 Avr 2016 - 14:55

Bonjour Flavbleach. C'est intéressant comme topic, parce que je pourrais dire la même chose de moi-même, sinon que je n'ai pas éprouvé le besoin - pour X ou Y raisons, peu importe - de l'exprimer. Passons nos idiosyncrasies. Au reste, merci pour l'appréciation du forum.
Flavbeach a écrit:Qu'apporterai l'espoir à une personne avertie qui a tanté mainte fois ?
Je pense surtout qu'il faut s'entendre au sujet de cet espoir.
A priori,
tu sous-entends un découragement, rapport à ces sagesses populaires du type : "Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir" et "L'espoir fait vivre" ainsi que "Il ne faut pas prendre ses rêves pour la réalité.", "Cesser de prendre ses rêves pour la réalité.", "L'espoir est illusion.", etc. sans parler du fait que, mythologiquement grec, l'espoir est le mal laissé à l'humanité par l'ouverture de la boîte de Pandore.
On voit bien que l'espoir est fort négativement connoté, sinon dans la tradition chrétienne dans l'immédiat, où l'espoir ou l'espérance est une vertu cardinale, avec la foi et la charité, car il n'est ni permis de se suicider, ni permis de renier la providence divine toujours prête à survenir, en ce qu'on ne connaît pas l'heure du retour du Christ, et surtout de ce que le Christ se trouve en tout prochain ("Tends l'autre joue.", "Aime ton ennemi.", "Aime ton prochain comme toi-même.", "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés." etc.). Reste qu'il faut nuancer l'idéalisme chrétien, en ceci que le Christ, à lire les évangiles, déjoue et conspue les malins, en quoi aimer un malin, consiste à le déjouer et le conspuer, si mon exégèse est bien bonne - par quoi nombre de chrétiens se trompent, dans la démarche, à se vouloir agneaux de Dieu, d'autant plus que cette locution n'a été appliquée qu'a posteriori au Christ, en référence à la tradition hébraïque de sacrifice des premiers-nés dans le troupeau, lui-même souvenir du presque-sacrifice de son fils Isaac par Abraham.
Voilà pour notre héritage, par lequel tu sembles te positionner de façon non-chrétienne, voire anti-chrétienne, mais tu vois déjà que tu aurais déjà une solution en Dieu, pour autant que tu te sens à même de vivre en Christ.

Et pourtant : même au chrétien, il arrive de désespérer, à commencer par le Christ sur le mont des oliviers, ainsi qu'en croix, citant un psaume : "Seigneur, pourquoi m'as-tu abandonné ?" ce qui dit bien que la croyance ne résout pas tout, et j'ai d'ailleurs connu des croyants qui me disaient que, par principe, croire, c'est douter - ce que des philosophes soutinrent évidemment, aussi, chrétiens ou non - en quoi le doute n'est pas un bon contre-argument.
Bon.
Donc le désespoir guette, sans parler d'un certain inespoir, rendant la personne à un absurdisme existentiel (Albert Camus, par exemple, avec le Mythe de Sisyphe ou l'Homme révolté) - quant au désespoir, on citera Cioran sans conteste (Traité du désespoir, Syllogismes de l'amertume, Traité de décomposition, etc.). Mais, pour un désespoir radical, anéanti, on verra Caraco (le Bréviaire du chaos).
A ce point, donc, l'espoir n'est absolument plus permis, et dénoncé comme vanité - ce que, accessoirement, on retrouve même dans Qohélèt, dans la Bible (Livre de l'Ecclésiaste) : "Vanité de vanité, tout est vanité."
En somme, nous dirons que nous faisons ainsi l'expérience du néant, ce qui, au plan psychologique, s'appelle du nihilisme - le nihilisme philosophique consistant essentiellement à nier qu'il y ait quelque chose, matière ou principe, tandis que le nihilisme politique tend vers le terrorisme, sinon les méthodes expéditives selon l'adage "la fin justifie les moyens".
Or il se trouve que notre époque et notre lieu (si tu es bien dans une démocratie atlantiste nord-américaine ou européenne, encore que cela s'est vastement répandu dans ce wild wild world lucratif) pratiquent massivement voire insouciamment le nihilisme politique, de par l'absence de toute autorité épistémique ou éthique rendant au nihilisme philosophique, d'où suit qu'advient bel et bien, et toujours plus, un nihilisme psychologique, aboutissant à ton genre de questionnement sur l'apport de l'espoir pour un homme averti.

Maintenant, qu'est-ce qu'être averti ? ... tu le définis par :
Flavbeach a écrit:une personne qui est consciente que dans les relations humaines, il n'y a que très rarement le mot "sincérité" et que les sentiments des personnes de nos jours ne sont pas réels, seulement parsemés "d'engouement" et de désires éphémères.
Or ce type d'avertissements, tous les moralistes classiques le savaient (La Rochefoucauld, De Sommery, Chamfort, auxquels j'ajouterais hasardement Nietzsche, dans son néo-classicisme tragique, près d'un siècle après Chamfort, et quand bien même il se dit immoraliste). S'il faut aussitôt préciser que les mondanités d'alors, courtisanes comme libertines (aux sens classiques), étaient trop fardées pour être véridiques, il n'en reste pas moins que leurs lectures morales des choses nous parlent encore - ce qui dit bien qu'en société, de par le commerce des Hommes (aux sens classiques appliqués aujourd'hui toujours), les personnes portent des masques (voir aussi).
Ce masque, d'ailleurs étymologie de personne (la persona, le masque de théâtre antique, ici appliqué au théâtre social), il est nécessaire pour respecter une membrane entre vie privée et vie publique, secret et visage, ressourcement et investissement. Les Grecs citoyens le savaient bien, qui distinguaient l'économie privée de la politique publique, quand nous mélangeons tout actuellement en politique économique ou économie politique - sciences économiques et politiques, qui fonctionnent beaucoup comme des autolégitimations du démocratisme et du mercantilisme associés, quand bien même réflexives. Ce qui est dire que nous ne sommes pas sortis de l'auberge, entendu que l'ENA, Polytechnique et Saint-Cyr ne font pas autrement, sans quoi ils ne mériteraient pas leurs statuts de hautes écoles légitimées par l'Etat, sans parler de HEC ou Normal Sup (ceci étant, comme toujours, des voix institutionnelles discordantes s'élèvent parfois çà et là).
Néanmoins, ce masque, donc, permet l'hypocrisie, c'est-à-dire de critiquer-par dessous, n'en-pas-penser-moins et, ce, d'autant plus quand on s'imagine avoir le consensus mainstream pour soi, soit tout autant le nombre, ou la majorité (tyrannie de la majorité tocquevillienne, ou conformisme en dynamique des groupes). Aussi bien, ceux qui ont le courage (je n'ai pas dit l'audace, et encore moins la témérité) de s'avancer, sont-ils assez systématiquement ravalés voire détruits, sous de faux prétextes et de fausses allégations - voire l'omerta, tout simplement - en "vertu" de rivalités, jalousies et autres envies. Bref : la lutte pour la reconnaissance hegelienne, la volonté de puissance nietzschéenne, la volonté schopenhauerienne, etc. Or, ces tournures prennent forcément de l'ampleur, quand le respect de l'autorité, de la compétence, de l'aîné, etc. (respect réciproque, d'ailleurs) font défaut, puisque ne restent plus que des entre-soi, au mépris de toute valeur.
Mais enfin.
Mais enfin, être quelqu'un d'averti peut tout aussi bien dire : terrassé par l'avertissement, que sagace, en passant par les nuances de malignité, de perspicacité et de bouteille (d'expérience) - voir aussi - de sorte qu'un potentiel renoncement à l'espoir peut venir d'une terreur face à nos constats, comme d'une veille voire d'un éveil intelligent face à nos constats, en passant par des éludements de la question, des préférences d'oubli, des aveuglements, parce qu'on ne se sent pas d'affronter nos constats, et d'ailleurs que, les ayant faits, on en peut même profiter perversement ou retorsement, jouissivement mais malhonnêtement, dans un nihilisme psychologique, donc. - Nihilisme psychologique, qui correspond tout autant aux malhonnêtes dits, qu'aux honnêtes déprimés.

Bref : si l'on définit l'espoir comme vainement illusoire, car trop enthousiaste, alors, effectivement, mieux vaut y renoncer ; encore qu'il faut s'entendre sur ce qui peut alors nous soutenir dans la démarche, à moins d'en conclure qu'il faut en finir avec la vie, et de le conclure conséquemment.
Mais, si l'on définit l'espoir comme divergent de l'enthousiasme, mais étymologiquement comme expiration, souffle vers, insufflation d'autrui, alors nous entendons que l'espoir correspond plutôt à la tournure d'esprit (esprit, latin spiritus, souffle de même) tournure d'esprit de celui qui peut exemplairement et courageusement inspirer autrui, indépendamment de toute grandiloquence, mais bel et bien de par sa stature existentielle, quand bien même dénuée de toute illusion (si cela est seulement possible).
De sorte que l'homme averti, me semble-t-il, et pour autant qu'il est bien sagace, adoptera une posture d'espérance, étant entendu que cette espérance n'est pas le se-nourrir-de-perspectives précédemment critiqué, mais bel et bien le s'élancer-dans-l'existence dit.
Car, à la fin, d'existence, nous n'avons semblerait-il bien que celle-là - sauf à christianiser après la mort, ou autre surnaturalisme.

*

Je pensais à la fameuse sincérité.
On peut être sincère et mentir à la fois.
C'est-à-dire que, illusionné sur le réel et sur soi, on peut être ouvert mais tordu, occasionnant même conséquentiellement des rétorsions et des malheurs.
Comme on dit : l'enfer est pavé de bonnes intentions.

La motion humanitaire ne suffit pas, encore faut-il qu'elle procède de valeurs, de constats et de méthodes adéquates.

Être sincère, c'est croire fermement en ce qu'on exprime ; pas savoir ce que l'on exprime.
Notre époque, dans son sincéritarisme-spontanéisme, n'y entend rien, et préfère vivre funement, mais c'est du délire ordinaire de fou dangereux, éthiquement parlant.
Un suicide involontaire.
Une dynamique de morts, vivants.
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Re: Qu'apporte l'espoir à l'averti ?

Message  Golem le Ven 15 Avr 2016 - 17:07

Aimer un malin consiste à le déjouer, le but n'est pas d'obtenir autre chose que se comporter avec honneur.
Il est logique qu'une attitude honorable ait des répercutions bénéfiques dans le monde. Le malin déjoué et conspué n'obtient aucun bénéfice de ses mauvaises actions et il finira, s'il est plus malin que méchant, par se repentir de ses mauvaises actions, après quoi il obtiendra la miséricorde. C'est la morale biblique.
Si vous n'aimez pas les malins, vous les combattrez tout autant mais quand vous aurez gagné contre eux et qu'ils reviendront de leurs mauvaises actions, vous souffrirez de les voir revenir comme l'enfant prodigue et recevoir plus de remerciement populaire de leurs efforts de retour à la sagesse que vous même pour avoir défendu vos compatriotes contre la vilenie. Si vous n'aimez pas vos ennemis vous connaîtrez le ressentiment en les combattants et vous connaîtrez le ressentiment quand vous aurez fini de les combattre. On peut avec raison mal juger des actes et abhorrer des démarches ou des politiques mais il faut aimer les personnes, pour le bien de soi-même avant tout.
Si vous condamnez l'esclavagiste dans le seul et unique but de libérer l'esclave vous n'allez pas au-delà de la querelle de clocher et du ressentiment nietzschéen. La volonté de puissance est une aporie, elle est guidée par le désir de domination. La puissance n'est pas la force, la puissance c'est le possible non réalisé, vouloir la puissance c'est vouloir pouvoir, ce n'est pas faire et ce n'est pas être, ce n'est pas se construire soi-même, c'est attendre du monde qu'il vous remplisse de substance en espérant devenir quelqu'un alors que vous travaillez à devenir quelque chose. C'est la néantisation du sujet qui est en soi. Voici la racine de la réification dénoncée par Marx, c'est la soumission au bénéfice immédiat et matériel plutôt qu'au principe du bien métaphysique et intemporel. C'est se comporter comme un enfant d'un âge mental de moins de six ans ne sachant pas anticiper, c'est l'état dans lequel se trouvent les menteurs quand ils pratiquent le mensonge. Espérer un résultat c’est vouloir un futur c’est la volonté de puissance. Respecter des principes ce n’est pas vouloir la puissance, c’est être puissant.
L'espoir d'un futur n'est rien d'autre qu'une joie anticipé. C'est connaitre la joie avant que la raison de votre joie n'existe, c'est tenter de réaliser une causalité inverser. On peut trouver des exceptions à toute règle mais vouloir vivre selon l’exception plutôt que suivant la règle ne fonctionne pas à long terme. Les aristocrates qui se croient meilleurs que les autres veulent vivre comme des êtres exceptionnels en bénéficiant de privilèges interdit au peuple, pour leur apprendre à bien vivre on leur a coupé la tête.
Aimer ne signifie soutenir une personne quel que soit ses projets et ainsi aider la personne à s'enliser dans une mauvaise voie.
Il faut aimer la personne et agir pour l'amour, pas pour la personne, et vous réussirez à tous les coups car ici votre succès dépend de votre action personnelle et non de la réaction de l'autre. Si vous agissez pour voir l'autre changer c'est la désillusion qui vous guette.


Le fait de demander "pourquoi ?" montre de l’incompréhension, pas du désespoir. Dans le cas de Jésus crucifié cela montre que ses connaissances humaines ont des limites et qu'il est capable de connaitre des questions sans encore connaitre toutes les réponses.
Rien ne fait supposer dans la bible que Jésus fait partie de ceux qui désespèrent de ne pas avoir réponse à toutes les questions en ce qui concerne Dieu.
Seul Yahvé connait le moment de la fin des temps, Jésus l'ignore.
Dieu représente la force créatrice de l'être, le christ représente l'intelligence constructrice de l'être, l'esprit saint représente la bonne volonté de l'être. Jésus est né bibliquement comme un être intelligent, par cela il a acquis la bonne volonté du saint esprit, travaillant toute sa vie avec son intelligence et sa bonne volonté, il a fini par acquérir la force d’un Dieu. La force, l'intelligence et la bonne volonté sont trois principes, ils travaillent ensemble mais si un ensemble peut être vu comme une seule chose il n'est pas un seul être, il reste un rassemblement de puissances.
Le bereshit des elohim n’est pas moins symbolique que l’autochtone tiré du sol. Le rassemblement de toutes les puissances est un seul ensemble car il y a une seule combinaison pour l’ensemble de tous les principes arrangés dans l'ordre mais si on donne un nom à ce principe alors l’être qui porte ce nom est invisible. La réification des puissances divines par les catholiques n'est pas une solution à la réification de l'homme. La question biblique date de la fin des temps inconnue de Jésus, ainsi que l’incompréhension de Jésus face à sa solitude ontologique est là pour symboliser le fait que Jésus est né humains et qu’il accède à la divinité par son œuvre et non par sa naissance.


Notre personnalité est une construction, nous nous fixons une morale et nous la respectons par devers nos instincts, ceci est un masque.
Nous jouons à être ce que nous avons pris l'engagement d'être, il n'y a pas plus sincère que cette simulation.

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Re: Qu'apporte l'espoir à l'averti ?

Message  Malcolm le Ven 15 Avr 2016 - 22:21

Je ne veux plus te répondre Golem, car tu moralises beaucoup trop à mon avis. Je ne dis pas que c'est mal, je dis que ça n'est pas mon truc.

Néanmoins, quand je lis que la volonté de puissance est une aporie, et que l'aristocratisme est un problème, je me dis que Nietzsche a une fois de plus été mal entendu. Pour faire simple, en tant qu'autopourvoiement, certes, la volonté de puissance peut être un amassement impulsif sans nom. Mais elle peut être aussi l'affinement d'un esprit libre, c'est-à-dire une sagacité. D'un point de vue nietzschéen, tu n'exprimes toi-même jamais que ta volonté de puissance, en moralisant.

Tu sais, l'immoralisme n'est pas l'immoralité : Nietzsche était quelqu'un de fort courtois et sociable. Singulier ? ... Pas du point de vue de la sagacité, car il faut rester probe - c'est Nietzsche qui le dit, soit adapté à la morale sociale. De plus, Nietzsche détruit le bien et le mal en soi, il ne nie pas le bien et le mal propres à une personne créative ni à un groupe qui s'aime. Notamment dans la morale des maîtres, où bon signifie noble, et mal vil. Mais cet aristocratisme est une nouvelle noblesse (dixit Zarathoustra) n'ayant rien à voir avec la guerrière, et encore moins avec la courtisane - mais avec la sagace.

Je ne détaillerai pas plus, ce n'est ni le lieu, et je n'en ai plus l'envie : il suffit pour aller au-delà de lire mes propos sur Nietzsche, dans le Nietzsche de ce forum, partie des Philosophes.

Auquel titre, d'ailleurs, je me demande d'où ta défense du Christ non-désespéré est probable. J'ai entendu cela du prêche d'un curé qui savait de quoi il parlait ; quant à moi, j'ai voulu y croire, et même plus, si tu savais. Mais ma sagacité entra toujours et plus en conflit avec le Catéchisme officiel de l’Église catholique, en ce temps-là. Passons : j'étais un Julien Sorel, et je m'en étais pris pour les belles formes et la musette d'une petite catholique que j'ai fini par dépuceler avant le mariage malgré ses convictions, et qui m'a rejeté sans raison annoncée, alors que je ne laissais pas paraître ma réflexion hérétique, alors que nous nous éjouîmes et voulûmes nous aimer longuement. Réflexion fort nietzschéenne dans les termes avant l'heure, en ce que, si ce dieu a fait la création dans son omniscience, il savait le diable, et voulut nous éprouver sélectivement, c'est-à-dire sournoisement au plan moral. C'est quasiment du mysticisme chrétien acceptant jusqu'au blasphème, mais assurément pas du satanisme crétin.
Nietzsche, au §37 de /Par-delà bien et mal/, a écrit:« Mais comment ? Cela ne veut-il pas dire au sens populaire : Dieu est réfuté, le diable ne l’est point ? » Tout au contraire, au contraire, mes amis ! Et, que diable, qui donc vous oblige à parler d’une façon populaire ?
Concernant les raisons d'espérer nietzschéennes, d'ailleurs :
- De l'Arbre en montagne ;
- Le Devin ;
- Des Vieilles et nouvelles tables ;
- De l'Homme supérieur.
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Re: Qu'apporte l'espoir à l'averti ?

Message  Golem le Dim 17 Avr 2016 - 14:59

Malcolm S. Cooper a écrit:Je ne veux plus te répondre Golem, car tu moralises beaucoup trop à mon avis. Je ne dis pas que c'est mal, je dis que ça n'est pas mon truc.
Tu veux encore me répondre sinon tu ne le ferais pas. On peut ne pas pouvoir ce que l’on veut et alors on ne fait rien mais on ne peut pas ne pas vouloir ce que l’on fait, même si on dit le contraire.
Le moralisme n’est pas subjectif, c’est une attitude visible. Je ne moralise pas. Je vais signifier mes intention plus clairement de ce point de vue afin qu’il n’y ait plus de quiproquo. Ultimement mon but ne dépasse la manifestation de moi-même et l’apprentissage de toi (ou d’une autre partie de mon monde quand je dialogue avec une autre partie de mon monde que toi). Je me présente et je t’observe, je l’ai désiré et je le fais.

Malcolm S. Cooper a écrit:Néanmoins, quand je lis que la volonté de puissance est une aporie, et que l'aristocratisme est un problème,

Se faire gouverner selon des lois injustes est un problème. Personne n’est meilleur que les autres à la naissance, il n’y a pas de race supérieure et le ministre a pour mission d’être un serviteur du peuple et de ne pas être un voleur corrompu qui spolie les masses du fruit de leur travail.
Montre-moi que les meilleurs existent et nous verrons d’où tu tiens tes croyances que l’aristocratie n’est pas un problème. Une monstration n’est pas une preuve et de preuve il n’en est pas, tu ne pourras peut être pas me convaincre que tu as raison mais tu pourrais me prouver que tu as de la consistance si tes affirmations sont basées sur des arguments valides.

Malcolm S. Cooper a écrit:je me dis que Nietzsche a une fois de plus été mal entendu. Pour faire simple, en tant qu'autopourvoiement, certes, la volonté de puissance peut être un amassement impulsif sans nom. Mais elle peut être aussi l'affinement d'un esprit libre, c'est-à-dire une sagacité.
Vouloir c’est pour les enfants qui ne peuvent pas. Les adultes dépassent ce stade et ils prennent ce qu’ils désirent ou sagement ils ne désirent pas ce qu’ils ne peuvent pas prendre. Arrête de vouloir la puissance, sois la puissance. Arrête de vouloir, prends ce que tu désir, voilà ce que dit Zarathoustra le moraliste (Friedrich, lui, n’est pas un moraliste, c’est un dialoguiste, c’est-à-dire un poète). Quand tu prends ce que tu désires et que tu ne désires pas ce que tu ne peux pas prendre, alors ton esprit est fin.
Exemple : tu es Zarathoustra (imagine), tu entreprends quelque chose comme passer un message aux humains et tu te heurtes au fait que les humains sont complètement cons et totalement sourdingues a ton argumentation car ils ne t’écoutent pas. Te voilà en position de vouloir pendant un temps sensible, c’est-à-dire en position de ne pas pouvoir réaliser un désir. Dans ce cas le plus sage est de retourner dans ta caverne et te préparer avant de revenir. Dans la caverne tu arrêtes de vouloir parler aux autres et tu désires te renforcer avant d’aller leur parler, ce que tu fais, tu prends ce que tu désir quand tu es assez fin pour avoir des désirs sagaces. Voilà, si tu vois que tu es trop court de trois centimètres va donc te faire pousser les bras, parce que pas de bras égal pas de chocolat. Évolue, ou commence à contourner la bosse, ou change de projet, mais ne reste pas à vouloir un truc que tu n’es pas capable d’obtenir pour te remplir chaque instant d’une frustration de plus en plus toxique pouvant aboutir à la désillusion, l’abandon de soi et le ressentiment.
En agissant sagement, en ne désirant immédiatement que des choses accessibles immédiatement et en ne désirant pas immédiatement les choses inaccessibles à tes moyens présent, tu détiens la sagacité, c’est une attitude, pas un don du ciel, tu n’as pas besoin d’autre chose que l’équipement cérébral de base de l’homo sapiens pour y arriver. Tu désir être Dieu ? Tue le et prend sa place. Dieu n’est qu’une position sociale, si tu ne peux pas encore atteindre cette position, commence l’ascension et surtout détourne ta volonté du désir d’aboutir, ne sois pas un arriviste, sinon ton énergie s’investit dans l’aboutissement et non dans l’ascension et tu risques encore d’être trois centimètres trop court en plus d’être habité par une frustration permanente de ta volonté non encore réalisée.
La tempérance, la temporalité réfléchie de l’acte, c’est le passage dans la caverne entre l’impulsion du désir et le mouvement de la réalisation.

Malcolm S. Cooper a écrit:D'un point de vue nietzschéen, tu n'exprimes toi-même jamais que ta volonté de puissance, en moralisant.
C’est faux, je ne suis pas un moraliste, je suis un existentialiste et un anarchiste. Je fais ce que je veux, tu fais ce que tu veux, tout le monde fais ce qu’il veut et tout le monde est libre de ses engagements militaire et politique. Le fait que j’ai un engagement personnel et moral ne fait pas de moi un moraliste. Je m’impose une attitude et je laisse les autres avoir l’attitude qu’ils veulent. Tu as le droit d’être aristocrate, je suis d’accord, tu as le droit de croire en une aporie et j’ai la joie immense d’avoir l’occasion d’exprimer mes différences. Je ne suis pas responsable de toi et personne d’autre que moi n’est responsable de moi.
Je souhaite que tu restes fermement dans ta voie et que tu ne me demandes jamais de l’aide parce que je suis jaloux de ma liberté. Je ne cherche pas de disciple, je suis et j’existe, je me contente d’extérioriser mes réflexions personnelles. Je suis un aède et je chante du Zarathoustra quand j’entends le mot ‘’nietzschéen’’. Je n’ai aucune prétention sur ta vie et je ne subirai pas les conséquences de tes actes.
Kropotkine dit que l'Homme doit se fier à une morale qui dirait : "Traite les autres comme tu aimerais être traité par eux dans des circonstances analogues. "
Celui-là est un moraliste : fait ceci, arrête ça, ne mange pas les chats des voisins etcetera. Il dit des choses immenses et j’ai beaucoup grandi à sa lecture mais quelle bouffonnerie qu’un anarchiste moraliste. Je ris.
Je ne propose de suivre aucune morale, je dis que je crois que le bonheur instantané échoit à celui qui fait ce qu’il croit devoir faire, et que ce bonheur est durable si l’homme croit bien et que ce qu’il a fait était vraiment ce qu’il devait faire, d’où la nécessité de se connaitre soi-même. Je ne te dis pas d’être heureux, je te dis comment on obtient le bonheur. Je diffuse les informations que je possède et que je crois utile aux autres parce qu’elles me sont utiles.
Je vais au dela de Kropotkine et autre Proudhon et Bakounine. Ces personnes croyaient l’Homme égoïste et ils prônaient la révolution en se permettant de donner des directives morales. Je crois l’Homme altruiste et je ne prône rien d’autre que ma propre liberté, je fais ce que je veux et je t’accorde au nom de ma propre liberté de faire ce que tu veux, dire ce que tu veux, avoir raison ou pas est ton droit et ton privilège. Je fais confiance à ta nature.

Je suis un causaliste bavard et un artiste du verbe. Je ne suis pas un précepteur mais un avertisseur : tûûûûûûût !
Je ne te dis pas de ne pas sauter dans le vide, je te dis : attention à la marche. Tu n’es pas obligé de me répondre, je ne serai pas frustré si tu m’envoie chier définitivement un jour, mais je te suis reconnaissant de parler avec moi.
Je tire du néant le bien et le mal en soi parce que si cela n’existe pas comme concept global il n’en reste pas moins que ta douleur est une réalité en toi, ma douleur est une autre réalité en moi, la douleur de la jeune catholique aristocrate bafouée dans sa dignité d’être conforme à sa morale personnelle auprès de son groupe culturel ayant la même morale personnelle qu’elle et perdant ainsi l’espoir de devenir dignitaire parmi les siens est une réalité en elle, ce sont des causes qui produisent des conséquences.

En moi j’ai une représentation du concept de Dieu, celui-ci est mon Dieu et je le connais. Pour connaitre le Dieu de l’humanité et pas seulement mon Dieu personnel et portatif il faudrait que je connaisse la logique de la représentation du concept de Dieu en chaque humain, croyant ou athée, et que toutes ces logiques soient des parties d’un ensemble global logique.
Il ne suffit pas de connaitre les philosophes occidentaux pour visualiser un résultat à ce problème. Les bouddhistes zen en sont capables car pour eux tout est vrai et son contraire aussi, chaque chose est conditionnée et rien n’existe en soi, selon le point de vue, une unité ou un ensemble existe tout en n’existant pas mais ce n’est pas de l’existence ni de la non existence car c’est les deux à la fois tout en n’étant rien et en étant autre chose bien que cela ne soit rien d’autre. Tu as compris ? J’ai su le réciter longtemps avant de capter le moindre mot de ce fatras informe …
Alors, pour ne pas rester à vouloir sans pouvoir j’ai lu Nietzsche et j’ai appris et j’ai acquis le geste juste sans pensée, par l’exercice et la pratique. Je ne dis pas qu’il faut faire comme moi, je crois que nous sommes très similaires et que si tu procèdes comme moi tu auras les mêmes résultats, je crois en la répétabilité des processus engendrés par la causalité, je présente de l’information. Si tu ne veux pas obtenir les mêmes résultats que moi tu ne dois pas faire comme moi. Si tu veux tu dois et si tu ne veux pas tu ne dois pas, c’est ma croyance et tu fais ce que tu veux avec ça.
Nietzsche l’a compris, Dieu est comme le chat de Schrödinger, si tu veux un chat mort tu ouvres des boites jusqu’à ce que tu trouves un chat mort. La sophistication du procédé permet de trouver des boites pour tout.
On peut tout démontrer à partir de notre absence ontologique de prémisse ultime, on n’a que des prémisses arbitraires ou relatives au niveau individuel. La liberté est un choix qu’on ne peut pas ne pas faire, voici le sens de la vie existentielle : on ne trouve pas de prémisse naturelle, il n’y a pas de départ de raisonnement universel.
Tout moralisme est vanité aussi longtemps qu’il n’existe pas de prémisse ultime.
La vérité c’est qu’une vie non existentielle n’a aucun sens. Tu as parfaitement le droit de vivre sans que ta vie ait un sens pour toi et selon une morale nihilistes mais si tu veux que ta vie ais du sens tu assumeras tes propres actes et tu abandonneras ton ressentiment contre un Dieu mort et des religions délabrées. Je ne te dis pas ce que tu dois faire, je te nomme une relation causale par ses causes et ses conséquences.

Ma liberté existe en moi, ta liberté existe en toi. Ma liberté et ta liberté son des choses en soi, mais la liberté de l’espèce n’existe pas en dehors d’un réseau de conditions à la conjonction très improbable. Une personne fait ce qu’elle veut mais mille personnes sont un échantillon statistique significatif, toutes les personnes sont un système dont l’évolution est tout à fait prédictible par la systémique. Il y a la causalité pour les ensembles physique et du quantique pour les quantas, quelle que soit sa double nature ondulatoire ou particulière.
Un individu est une quantité entière et indivisible, aussi libre de se placer ou il veut dans la société selon sa force réalisatrice individuelle qu’un électron est libre de se déplacer n’importe comment dans la zone ou son potentiel le lui permet. Alors, la liberté individuelle serait-elle relative et non pas en soi ? Non, c’est l’individu qui est relatif aux autres mais sa liberté est totale en lui. Pour faire usage de sa liberté individuelle il suffit qu’un individu décide d’une action ou d’une absence d’action en vertu d’un principe et non en vertu d’un espoir futur de bénéfice physique, ceci afin d’échapper à la causalité du monde physique qui est absolue et universelle dans le monde physique. Pour que la liberté de l’espèce existe il faudrait que tous les individus de l’espèce choisissent librement de faire la même chose au même moment en vertu de principes métaphysiques et non dans l’espoir du résultat physique. Si ce n’est pas statistiquement impossible c’est tout de même fortement improbable.
La liberté comme principe existant en soi est absurde. Il n’y a pas de liberté sans sujet libre, pour que la liberté existe il faut donc que le sujet existe. Ce ‘’il faut’’ est une nécessité philosophique, une cause nécessaire à l’existence de la conséquence connue ou supposée.
La société est une partie du monde physique et causal. Ce que nous faisons à des conséquences, fais ce que tu veux et ne soit pas surpris, il y aura des conséquences, positives ou négatives.
Il y a moyen de prédire statistiquement les conséquences. Ce n’est pas de la divination, c’est de la stochastique : on tient compte d’un ensemble d’individus produisant librement des phénomènes aléatoires et on en tire un résultat probabiliste. Plus l’échantillon de population est représentatif de l’humanité et plus les probabilités sont prédictives.
La probabilité de la liberté d’action de l’humanité dans son ensemble est quasiment nulle et ce résultat est quasiment absolu. Ceci est conforme au principe de l’éternel retour en respectant la possibilité de chacun de suivre le mouvement général ou pas.

Je fais ce que je considère être mon devoir pour être heureux, si ton but n’est pas le bonheur tu devrais plutôt bafouer tes principes comme le font ceux qui s’engagent à rester vierge avant le mariage et qui n’agissent pas conformément à leur propres engagements. Chacun est responsable de ses actes et celui qui ne tient pas ses engagements personnels est personnellement responsable de sa propre douleur que je crois inévitable en vertu de la causalité et du sens de l’honneur qui n’est rien d’autre qu’un terme des relations sociales, c’est-à-dire un élément du monde physique causal dont notre liberté individuelle ne saurait altérer l’existence au sein de la communauté.
Des tas de gens ne veulent pas être heureux, ils veulent dominer les autres et être un mâle alpha. Ceux qui veulent être des mâles alpha revendiquent l’aristocratie comme un moyen naturel de dominer les autres.
Quand je dis qu’il faut suivre sa nature pour connaitre le bonheur je donne une posologie contre le malheur, je ne donne pas un commandement pour vivre heureux. A chacun de savoir s’il cherche avant tout le bonheur ou avant tout la domination, ou autre chose, ou rien du tout.
Certains ont cru que ne rien chercher était la solution et ils ont pratiqué la viduité pour atteindre l’ataraxie et connaitre le nirvana. Cela ne fonctionne pas, la non existence ne contient rien, pas même le bonheur, il s’ensuit la désillusion et la souffrance.

Ce que l’on comprend de la nature de l’homme quand on lit l’intuitive, géniale et inculte Hannah Arendt c’est que la nature de l’homme inclut le désir de travailler pour obtenir un produit. Voilà le sens de la vie de l’animal humain à l’état naturel, il se réalise dans l’obtention d’un fruit comme résultat de son travail. L’Homme désir obtenir des fruits justement mérités, il ne veut pas seulement du fruit ou seulement du travail, il veut des récompenses. Les prémisses d’Hannah sont fausses (elle a plus d’intuitions que de connaissance de l’histoire et cela a nuit à sa renommée) mais ses conclusions sont vraies. Je suis capable de sentiment, je perçois l’invisible, je reste conscient qu’il est possible que je sois seul de mon espèce sur terre mais je crois en l’humanisme et je crois que nous sommes tous de la même espèce.

Je ne restreints aucune liberté, je suis un libertaire et je crois en l’humain comme un être naturellement bon. Quel besoin d’imposer des carcans de réification coercitifs a l’humanité ?, laissons l’humain faire ses propres expériences. Les humains ont toujours eu la force de la liberté, c’est vanité de vouloir leur imposer une morale.
Les moralistes ce sont ceux qui se croient meilleurs que les autres et susceptibles de les guider. Mon guide c’est mon propre Dieu, celui qui est en moi le rassemblement des toutes mes puissances, c’est un ensemble de principes. Les principes sont des puissances. Vouloir la puissance c’est vouloir le principe et c’est absurde, les principes existent ou pas indépendamment de nos volontés. Il est vain de vouloir et brailler comme un enfant qui attend le biberon quand on est adulte et qu’on n’a pas de serviteur. Quant à être adulte et avoir des serviteurs ce n’est pas vain, c’est pire. Nier la dignité des autres humains en soi c’est nier la dignité de soi chez les autres, c’est absurde car l’aristocrate croit être au-dessus des autres en dignité ce qui ne pourrait être vrai que si les autres le voient ainsi, or le peuple faible conçoit du ressentiment contre ceux qui se croient supérieurs à eux et les oppriment en leur faisant faire autrement que ce qu’ils disent vouloir faire.
Aussi longtemps que personne ne me montrera une prémisse absolue j’affirmerai que la liberté de croyance est juste.



Malcolm S. Cooper a écrit:Tu sais, l'immoralisme n'est pas l'immoralité
Oui je sais, merci de le rappeler, j’aurais pu l’ignorer.

Malcolm S. Cooper a écrit:Nietzsche était quelqu'un de fort courtois et sociable.
Oui et il a renié les antisémites qui voulaient le récupérer de son vivant mais les antisémite lui ont survécu et l’ont quand même revendiqué et ils s’en s’ont servi.
Heureusement que c’était un poète parce que si il avait été un philosophe ou un politicien, quelle honte que ses arguments aient pu servir ses ennemis politiques.

Je prophétise qu’aujourd’hui toutes les grandes nations ne forment plus qu’un seul peuple et le point de non-retour est atteint, l’aristocratie est condamnée et les marchands d’armes vont disparaitre. L’ère de l’aristocratie est révolue. La prophétisassion est une fonction sociale assumée par l’aède, un jour je vais dire un truc qui ne se réalisera pas et on va me pendre.
Les derniers combats armés défraient les chroniques mais ne défient pas les statistiques. Comparez les nombres et comptez les hécatombes et les génocides, vous verrez que nous entrons dans une ère de paix. Combien reste-t-il sur terre des guerriers près à tuer des ennemis ou mourir en essayant. Ha c’est atroce il en reste des dizaines de milliers, peut-être même des centaines de milliers. Ils étaient des dizaines de millions à mourir dans l’affrontement animal il y a soixante-dix ans, ils étaient des centaines de millions à participer pour défendre ou promouvoir leur nation. Cette ère est révolue, sauf quelques illuminés tout le monde a compris que la déclaration des droit de l’homme est vraie et juste.

Malcolm S. Cooper a écrit:Singulier ? ... Pas du point de vue de la sagacité, car il faut rester probe - c'est Nietzsche qui le dit, soit adapté à la morale sociale. De plus, Nietzsche détruit le bien et le mal en soi
Les stoïciens ont démontré que le bien et le mal n’existent pas en soi, les bouddhistes zen ont défini que le bien et le mal n’existent pas en soi, Nietzsche a repris les idées des uns et des autres et il a fait un amalgame d’alchimiste en créant un rôti orloff de stoïcisme au bouddhisme, miam.
L’alchimie : je recommande cette puissante méthode culinaire propice à fournir des pharmacopées élyséennes.

Malcolm S. Cooper a écrit: il ne nie pas le bien et le mal propres à une personne créative ni à un groupe qui s'aime. Notamment dans la morale des maîtres, où bon signifie noble, et mal vil.
Je plussoie et abonde dans ce sens.
Malcolm S. Cooper a écrit:Mais cet aristocratisme est une nouvelle noblesse (dixit Zarathoustra) n'ayant rien à voir avec la guerrière, et encore moins avec la courtisane - mais avec la sagace.
L’aristocratie, qu’elle soit ancienne ou nouvelle, renie l’égalité entre tous et est une aporie car tous sont égaux.
Démontres moi que la déclaration des droits de l’homme est une aporie et alors peut être l’aristocratie pourrait ne pas en être une.
Si tu veux défendre que certains soient meilleurs que d’autres il te faut renier l’égalité entre tous, c’est possible de nier mais où sont les arguments valides pour un sagace reniement ?

Malcolm S. Cooper a écrit:Je ne détaillerai pas plus, ce n'est ni le lieu, et je n'en ai plus l'envie
ok
Malcolm S. Cooper a écrit:: il suffit pour aller au-delà de lire mes propos sur Nietzsche, dans le Nietzsche de ce forum, partie des Philosophes.
Je n’y crois pas une seule seconde mais je vais aller voir ça, pour voir et pour participer au sujet, je suis bien certain que je vais y prendre du plaisir. Merci pour l’invitation. La dernière foi je me suis invité tout seul, notre relation progresse. Les causes impliquent des conséquences. Nous sommes des jardiniers planteur de graines de causalité qui feront éclore des arbres de vie aux branches conséquentes.

Malcolm S. Cooper a écrit:Auquel titre, d'ailleurs, je me demande d'où ta défense du Christ non-désespéré est probable.
On peut ne pas croire que la bible est vraie mais on ne peut pas dire n’importe quoi sur le contenu de la bible et paraitre crédible.
Le christ biblique annonce la bonne nouvelle et il n’est désespéré à aucun moment d’être le guide et l’espoir de tous les chrétiens.

Le fait que tu confondes désespoir et incompréhension ne met en cause que ton sens du jugement. Est-ce que tu comprends tout dans l’univers ? Sais-tu seulement si Jésus est un homme historique ou un symbole mystique ? Alors, es-tu désespéré ?
Le Jésus mortel, l’homme qui va mourir, ne comprend pas tout, cela signifie qu’il n’est pas encore Dieu et qu’il est né homme. Cela ne signifie pas le désespoir, ton interprétation est absurde. Tu as le droit de faire des raisonnements absurdes mais cela nuit à ta crédibilité.

Malcolm S. Cooper a écrit:J'ai entendu cela du prêche d'un curé qui savait de quoi il parlait ; quant à moi, j'ai voulu y croire, et même plus
C’est une erreur que je n’ai pas faite. Je n’ai jamais voulu croire, je crois ce qu’il m’est inévitable de croire parce que je le comprends, ma volonté n’est pas en cause. Ma volonté s’implique dans mon travail d’étude. Pas dans mes croyances qui en découle.
Vouloir croire est voué à l’échec, la croyance n’est absolument pas soumise à la volonté humaine. Quand tu as deux trous et deux briques et que tu dois boucher les trous avec des briques, tenter d’enfiler la brique carrée dans le trou rond est voué à l’échec surtout si ça rentre parce que après tu te retrouves avec une brique ronde qui ne rentre nulle part. L’échec appelle la désillusion, les forts deviennent alors plus forts et les faibles connaissent alors la douleur du ressentiment.
Force et faiblesse sont des attitudes, personne n’est faible ou fort par nature, chacun peut afficher sa force ou sa faiblesse.


Malcolm S. Cooper a écrit:, si tu savais.
Tu ignores totalement l’étendue de mon savoir.
Je suis beaucoup plus prétentieux que toi, ta prétention est faible et j’en ris. Ha, mon ami, si toi tu savais…

Malcolm S. Cooper a écrit:Mais ma sagacité entra toujours et plus en conflit avec le Catéchisme officiel de l’Église catholique, en ce temps-là. Passons : j'étais un Julien Sorel, et je m'en étais pris pour les belles formes et la musette d'une petite catholique que j'ai fini par dépuceler avant le mariage malgré ses convictions,
Tu as dit que c’est toi et maintenant on sait que tu l’as fait, il était inutile de s’en vanter pour acquérir mon respect à ton égard. Je suis un humaniste flamboyant, je te respecte par principe, qui que tu sois, quoi que tu penses et quoi que tu fasses, et je t’aime sans condition parce que cela me plait de faire ainsi.

Malcolm S. Cooper a écrit:et qui m'a rejeté sans raison annoncée, alors que je ne laissais pas paraître ma réflexion hérétique,
On va généraliser si tu veux, je vais parler du cas d’école et pas de ton cas personnel que j’ignore. Ce que je dis de ton exemple c’est de la généralité. La psychanalyse montre que les cas de figures existent.
Le mec a poussé la fille à faire ce qu’elle ne voulait pas faire et qu’elle avait dit ne pas vouloir faire. Elle s’est reniée devant lui, il l’a détruite en tant que personnalité, elle a donc changé de personnalité pour ne pas disparaitre. Elle a rejeté le mec pour en choisir un deuxième moins bien que le premier. Elle aura probablement choisi alors un homme faible et sans parole un peu comme elle se voyait désormais et auprès duquel elle pouvait vivre sans honte, sans se sentir inférieure à cause de son parjure. Avant cela elle sera probablement resté un moment seule pour ne pas se renier encore une fois en parlant trop vite car les filles savent qu’elles sont trop bavardes Mais après un moment elle a fait (ou elle fera) ce que les filles catholiques font, un mariage et une famille, ou une famille et un mariage, parce que l’ordre des choses a moins de caractère sacré quand tu as déjà survécu en faisant les choses dans le désordre.
La morale est totalement un prétexte artificiel, c’est un bouclier : celui qui respecte ton sens de la morale personnel tu lui accorde ta confiance et celui à qui tu n’accordes pas ta confiance tu n’en fait pas le père de tes enfants. Soyons honnête, le mec ne cherchait pas autre chose que ce qui est arrivé.
En résumé, quand la fille a perdu un combat imposé par le mec et qu’elle ne peut pas devenir une castratrice freudienne, elle se prend un toutou docile et devient une dominatrice protectrice adlérienne.

Je retire mes chaussures dans les mosquées par respect des contrats sociaux que je contemple comme des objet sacrés. Donc si tu veux encore parler de ta vie personnelle ou de la mienne je te suggère de généraliser. Déguise ça en un cas d’école du genre : j’ai vu des personnes qui font des trucs. Que ce soit toi ou moi ou ta copine c’est vaniteux de le signifier, on étudie la valeur des actes, pas la valeur des personnes. Je ne sais pas si tu comprends les concepts qui sont en jeux mais au-delà de la philosophie, ne pas respecter la dignité de l’autre n’est pas seulement aristocratique, c’est aussi illégal. Le droit à l’image existe et il est interdit de dévoiler l’intimité des autres sans leur accord.
Croire en l’aristocratie c’est juste, pratiquer la négation de la dignité de l’autre est illégal parce que le législateur sait que c’est injuste.
Si tu veux devenir un noble aristocrate, et je t’y encourage, astreint toi à rester dans les termes de la loi. La pensée est libre, mais les paroles sont des actes.
Je ne te demande pas de respecter une morale, je t’avertis de l’existence d’une certaine causalité.

Malcolm S. Cooper a écrit: alors que nous nous éjouîmes et voulûmes nous aimer longuement.
Tous ceux qui ont connu l’éjouissement ont eu le désir de prolonger l’instant, c’est naturel. Seulement voilà, les gens comme toi et moi, qui agissons en vertu de principes, sont prêts à faire des expériences hasardeuses et sont promis à une vie aventureuse.

Malcolm S. Cooper a écrit:Réflexion fort nietzschéenne dans les termes avant l'heure, en ce que, si ce dieu a fait la création dans son omniscience, il savait le diable, et voulut nous éprouver sélectivement, c'est-à-dire sournoisement au plan moral. C'est quasiment du mysticisme chrétien acceptant jusqu'au blasphème, mais assurément pas du satanisme crétin.
Prendre ce qu’on désir c’est bien quand ce que tu as pris n’appartient pas à un autre. La virginité c’est personnel selon moi.
La bible est un conte philosophique et quand on te dit qu’il faut trouver la morale, régler le problème en deux coups de cuillères à pot en décrétant que ce livre est immoral est bien le réflexe d’un moraliste procrastinateur.
Ce n’est pas à la portée de n’importe qui de ne pas réfléchir. N’en étant pas capable tu as pensé, malgré les mises en gardes. Après si on réfléchit juste un peu c’est facile de penser que Dieu il est méchant parce toi tu n’es pas content que Dieu ne sois pas ton serviteur.
L’histoire biblique c’est que Dieu t’as créé pour que tu te lèves et que tu prennes toi-même ce que tu désir (Réflexion fort nietzschéenne dans les termes avant l'heure), Dieu n’est pas un lave-vaisselle qui fait ton repassage, Dieu n’est pas responsable de ta vaisselle sale, ne te cherches pas d’excuse. Dieu t’as donné la possibilité de vivre ou de crever, si tu veux vivre il faut te faire pousser des membres, comme Dieu. Il s’est fait tout seul dans le travail, si on travaille pour toi, si tu as des serviteurs, tu ne seras jamais un humain à l’image du divin.
En fait Zarathoustra c’est un gros plagia de la bible avec des tranches de soutras dedans.

Dieu n’est en rien l’excuse de l’humanité pour les conneries humaines.
La réalité n’est qu’existentialiste, les humains sont responsables de leurs actes et Dieu n’est qu’une théorie, un rassemblement de principes moraux.
Sauf qu’un catalogue de principes moraux ne fait pas un livre moraliste.
Il n’est pas écrit que tu ne dois pas consommer de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Ça serait moraliste. C’est ce que disent les curés, c’est leur interprétation, c’est leur religion (qui pue) et c’est une trahison du sens des écritures.
Ce qui est écrit c’est : tu ne mangeras pas de l’arbre car le jour où tu le feras tu mourras.
Le fait est que la plupart des gens ont peur de la mort et ils prennent cela pour un interdit mais moi j’y vois l’expression d’une causalité ainsi qu’une prédiction.
Dans l’expression : ‘’tu ne tueras point’’, je comprends que jamais je ne tuerai, donc les cadavres d’animaux que j’ai laissés derrière moi ne sont pas la preuve que la mort existe. Des vivants il est arrivé que je les transforme en cadavres mais Dieu ne dit pas des choses pas vraies, donc la philosophie biblique c’est que la mort n’existe pas. Car dans la bible Dieu est infaillible. Il s’en bat les breloques de la vielle réalité, il t’en fait poussée une toute neuve quand il veut : Fiat lux ! Le mec en a rien à péter que la lumière n’existe pas et n’a jamais été, il dit que la lumière soit, sa parole est la vérité, la lumière est. C’est tout. Il te dit que tu ne tueras pas, ne crois pas que tu as tué, sinon tu rate le sens du message biblique.


La béréshit des élohim, le rassemblement de toutes les puissances, il n’est ni une chose ni un être, il est au-delà et au deçà de tout, il reste invisible et il imprègne tout.
La vérité sur le message biblique c’est que c’est un message codé, en fait c’est à nous d’éprouver les Dieux. S’ils ne sont pas bons il faut les abattre. Je te le dis mon frère, que tu sois aristocrate et moi anarchiste ne compte pas, toi et moi on va se sortir les doigts des trous et on va d’abord aller tuer le Dieu des intégristes qui se croient supérieurs à nous deux avant de se prendre la tête pour savoir si toi et moi on est des alter égo ou pas.
Si tu n’es pas un intégriste, si tu me reconnais le droit de croire ce que je veux, si tu me respectes dans mon honneur et si tu es honnête, alors je te promet la même chose en retour, et nous allons pouvoir faire du commerce ensemble, quels que soient nos croyances respectives. Ensemble nous sommes forts, si chacun de notre côté nous sommes faible et avons du ressentiment contre les terroristes, nous pourrons nous unir et abattre leur Dieu, niquer leur race pour en faire des batards, exterminer leur famille s’il le faut. Nous arrêterons quand ils arrêteront, mais tant qu’ils voudront nous tuer nous irons les tuer, de toute façon il est écrit qu’on ne tuera point, tout ceci est une grosse pièce de théâtre. Il faut seulement tenir son texte pour être un bon comédien ou jouer n’importe quoi pour être un mauvais. Les extrémiste on le droit de croire ce qu’ils veulent et cela fait qu’ils peuvent décider de venir nous tuer, en retour on a le droit de les exterminer jusqu’au dernier. La morale n’existe pas au-delà du consensus. Il faut que tous les individus du groupe acceptent de suivre les mêmes principes pour que la morale existe au-delà d’une théorie vide de sens. Réfuter une morale détruit effectivement la morale réfutée. Les moralistes sont des abrutis s’ils ne sont pas des manipulateurs.
Etre puissant ce n’est pas vouloir être puissant, c’est la connaitre le bonne l’information au bon moment. La nature humaine fait le reste. Je crois au modèle de psychanalyse adlérienne dans lequel l’humain a une nature. On nait animal et on copie un modèle humain avant de devenir humain soi-même par émancipation par rapport modèle. C’est au moment de cette émancipation qu’existe la liberté des choix possibles.

Le véritable Nietschéen c’est l’existentialiste, celui-là est responsable de lui-même et ne se donne pas des excuses divines à ses échecs. Dieu est mort, on ne juge pas les morts, laissons le reposer en paix. Inutile de le déterrer pour dire que sa moralité est douteuse sans rien entreprendre pour le détruire. Si tu crois vraiment que le Dieu de la bible ne mériterait pas de vivre, alors devient sataniste, opposant déclaré.
Moi je suis un mystique, je connais Dieu et Satan. Je suis plus fort que Satan, j’aurai pu le détruire mais je lui ai laissé une chance, il a fini par se soumettre à moi. Je te dis cela parce que je suis un musulman sincère, dans le coran il est écrit que Satan doit plier le genou devant l’homme, je suis un homme, un vrai, j’ai fait plier le genou a Satan, que Dieu me bouffe le cœur si ce que je dis n’est pas un témoignage de ce que j’ai vu.
Tu m’as parlé de ta copine, laisse-moi te parler de mon copain Satan.
Dieu est bien plus fort que moi, je ne suis pas de taille. Si un jour je découvre que Dieu n’est pas amour, si je vois comme toi qu’il est méchant et pervers, alors moi et mon copain Satan on ira lui péter sa face de psychopathe, ou peut-être qu’on sera détruit en essayant, il est vraiment gros, alors si j’en arrive là, avant de partir je te demanderai assistance, parce que maintenant je te connais. Si tu savais.

Ceci n’est pas une profession de foi, c’est de la philosophie. Mais tu peux croire ce que tu veux. Tu peux donc croire que c’est pour toi que je parle puisque c’est à toi que je parle mais en vérité les autres n’ont aucune responsabilité dans ce que je fais. Toutes mes pensées sont pour moi-même, j’ai appris de Marc Aurel, ce que je dis ne dépasse pas ce que je pense, car je suis discipliné et retiens ma langue.

Friedrich te dis : Arrête de vouloir des choses sans les prendre, arrête même de vouloir, prends ce que tu désires pour te satisfaire. Il ne moralise pas, il présente une relation causale qui implique la satisfaction. La seule chose qui manquait à Nietszche c’est une vraie résolution du problème du nihilisme. Il a fait une résolution stylistique en inventant le surhomme. Le surhomme remplace Dieu, c’est une figure de style, une allégorie de la puissance humaine, aucun surhomme n’existe en chair et un os, il restera pour toujours invisible comme Dieu qu’il a remplacé.
Croire que dieu va arriver sur terre ou croire que le surhomme va arriver sur terre c’est à peu près le même niveau, et tu peux croire ce que tu veux mais tes croyances te définissent. Dis-moi ce que tu crois et je te dirai qui tu es. Je peux ressusciter mon copain Carl Gustav pour m’appuyer dans ma démarche combative.

Nietsche n’a rien fait de moins que nous offrir une nouvelle bible, mieux faite que la précédente, plus moderne et avec moins d’absurdités aristocratiques, esclavagistes ou misogynes. Il n’a rien fait de plus qu’une nouvelle bible, le surhomme a supplanté Dieu mais il n’est pas moins symbolique et pas plus réel. Comme son prédécesseur en son temps, pourtant, il est bien vivant, mais comme son prédécesseur, en son temps il mourra.
Bouddha ne contrôle personne et ne souhaite pas être le Dieu des humains, il est sa propre divinité et lui ne mourra pas parce que Nietzsche l’a protégé et parce qu’il est resté un humain, il lui est donc possible de ne pas mourir, comme Énoch et Ézéchiel. Bien sûr c’est symbolique, mais c’est un symbole vivant qui n’a pas subi les mortels assauts du nietzschéisme.

Malcolm S. Cooper a écrit:
Nietzsche, au §37 de /Par-delà bien et mal/, a écrit:« Mais comment ? Cela ne veut-il pas dire au sens populaire : Dieu est réfuté, le diable ne l’est point ? » Tout au contraire, au contraire, mes amis ! Et, que diable, qui donc vous oblige à parler d’une façon populaire ?
Evidemment, qu’on se donne Dieu ou Diable comme excuse foireuse pour les conneries humaines ne marche pas mieux. L’humain est responsable de ses conneries et c’est tout. C’est du pur stoïcisme. L’existentialisme n’est rien inventé, il a amalgamé l’humanisme au stoïcisme.

Malcolm S. Cooper a écrit:Concernant les raisons d'espérer nietzschéennes, d'ailleurs :
- De l'Arbre en montagne ;
- Le Devin ;
- Des Vieilles et nouvelles tables ;
- De l'Homme supérieur.

L’espoir de Nietzsche c’est Sartres, celui-là n’est pas un antisémite partisan d’une race supérieur, c’est un humaniste et c’est un vrai nietzschéen qui n’invoque pas la méchanceté de Dieu ou du Diable comme excuse et comme exemple pour être lui-même méchant.

Nietzsche a abattu Dieu, j’admire le travail, Sartres à abattu l’éternel retour, ce ne sont plus des causes significatives, on n’agit plus en fonction de cela aujourd’hui si on est un humain qui assume ses actes sans se chercher d’excuse, on n’est plus face à la mort ou à la vie, on est maintenant face au néant ou à nos engagements.

Le néant n’a jamais été un problème, au contraire c’est une opinion possible, un choix qu’on peut faire et donc une solution possible. Le néant se fout que tu sois vivant ou mort, tu es néant si tu n’es pas semblable à Dieu : autodéterminé. Si tu es vraiment toi-même, tu as acquis une personnalité individuelle, tu es le seul à être toi-même, tu es une monade et tu existes comme un être en soi.


Dernière édition par Golem le Dim 17 Avr 2016 - 17:22, édité 1 fois

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Re: Qu'apporte l'espoir à l'averti ?

Message  Malcolm le Dim 17 Avr 2016 - 17:15

Eh bien, quelle tirade.

Cela ira très vite : non seulement chaque homme n'est pas également compétent dans les mêmes domaines, ni au même niveau, et non seulement chaque compétent - quand bien même proche en niveau - est compétent à sa manière ... mais en sus la naissance nous fait plus et moins aptes selon nos conditions & dispositions psychophysiques, et en sus encore il est des variances phénotypiques indéniables inhérentes aux génotypes, dont on ne fera pas une maladie racialiste. Un certain génotype faisant une pigmentation noire de la peau (pas tous), aboutit plus facilement à des athlètes, par exemple : inutile de se cacher qu'il doit en aller de même pour d'autres aptitudes, mentales par exemple mais, encore un coup, nous n'en ferons pas une maladie racialiste. Car cela dépend éminemment des individus de l'espèce homo sapiens, tu en sais quelque chose avec ton avatar, quand bien même le métissage planétaire va bon train, universalistement, encontre toute maladie racialiste crédible. Mais l'ethnogénétique garde encore une pertinence statistique, et je ne doute pas que dans des laboratoires plus et moins légaux selon les législations en vigueur, des banques de données génétiques aient été établies afin de sélection, sur la Terre. Je ne sais pas si ces eugénismes potentiels, et pour autant qu'ils ne soient pas encore pratiqués en secret depuis le clonage d'un mouton, ont de la valeur. J'ai même de bonnes raisons de douter que tous les contrôles technologiques du monde ne vont pas à la cheville des variances écodynamiques, quand bien même tel et tel contrôles technologiques nous permettent de survivre à telles et telles variances écodynamiques. Donc bon. Pour le racialisme tout court et l'eugénisme génétique, on repassera un autre jour - et on repassera, qu'on sera toujours déçu.

Aussi bien, pour commencer, ce que j'appelle volontiers anthropodiversité - et d'une façon humaniste sans humanitarisme, contrairement à ... - ruine tout espoir d'égalités des chances et des conditions et, ce, d'autant plus que le moment géohistorique, doublé du contexte socioéconomique et écologopolitique, restreint indéfiniment le brin d'once d'égalité encore possible. Ces fameuses respectables différences encensées par le festivisme contemporain faisant son auto-apologie, elles sont bien respectables humanistement, mais elles contredisent in adjecto les bons vœux égalitaristes humanitaires. Nul n'est égal à l'autre, sinon en droit ; mais là encore, théoriquement. Or "un jour, j'habiterai en théorie, parce qu'en théorie tout va bien", et c'est bien que tu me sembles vivre, Golum, avec tes arrière-mondes anarchisants zens - zen qui, par ailleurs, fait voler ton causalisme en éclat, pour ce qu'il ne supporte pas la contradiction : mais je suis convaincu que tu trouveras une ingéniosité pour expliquer tout cela ; car, de fait, tu es ingénieux, et ingénieux encore, de tenter de me rabattre à toi comme une tarentule, ô ménietzschéen (mais je ne me prétends pas nietzschéen quant à moi ; je me dis ultraniezschéen, surnietzschéen).

A la fin, donc, la question de la nouvelle noblesse zarathoustrienne (car c'est ainsi que s'exprime le Zarathoustra, dans des Tables vieilles et nouvelles, ainsi que dans de l'Homme supérieur, si ma mémoire ne me fait pas défaut), de l'aristocratie, n'est plus - comme tu continues hélas de le penser plus et moins explicitement - une affaire de race, ni non plus de guerre ni de cour (tu sais bien que Nietzsche est neutro-sémite d'une part et, d'autre part, il faut lire de la Guerre et des guerriers, où il en appelle au "saint de la connaissance" et au "surhéros"). Tout ce que je veux encore dire au sujet de la possibilité d'être nietzschéen ou non, c'est que Nietzsche me semble avoir un sens des réalités à nul autre pareil, dont personne ne saurait être l'épigone, justifiant tout ce qui passa pour de la mégalomanie, dans son Ecce homo.

Ceci étant dit, passons proprement à ce vers quoi nous glissons : nous glissons vers un expériencialisme, de type montaignien. A partir de là, humainement, il est des individus partageant plus et moins certains types d'expériences, faisant des similarités existentielles. Similarités, dépendant pourtant de l'anthropodiversité dite, et une anthropodiversité limitée, car toutes les combinatoires biométriques humaines confondues, ne feront pas plus de huit milliards d'êtres différents - pour quoi nos sosies ont pu déjà exister, voire existe et existeront hasardement, quand bien même les expériences seront dissemblables.

A partir de là, dans la mesure où des personnes ont des similarités expériencielles et, mieux, substantielles, il advient ce que Nietzsche appela et ce que nous devons appeler : un certain type d'humanité. Ce type d'humanité, il peut mêler des Noirs avec des Jaunes, des Rouges avec des Blancs, ou des Mats avec des Marrons, peu importe - d'ailleurs, il y a de grandes chances que ce soit le cas, et des chances encore plus grandes qu'ils soient tous Métis, - là n'est pas la question, puisque, précisément, la question est de l'ordre d'un type d'humanité aristocratique. Or, qu'est-ce que l'aristocratie, dans ces conditions ? ... L'aristocratie, ce sont des individus ayant une morale des maîtres nietzschéens, une sagacité véridique, une véracité incarnée : rien à voir avec le statut social, donc, non plus. Or, comme tu le dis, nous ne sommes peut-être pas si éloignés l'un et l'autre, à aspirer à cette espèce de vérité compersonnelle, mais je ne saurais te trouver sagace, lorsque tu arrière-mondialises, et que tu m'imagines ressentfull, sans parler de ton arachnéisme. Cela me fait penser à Héraclite, sur d'autres topics, qui arrière-mondialise ; à Balthazar qui, pour perspicace qu'il soit, n'en témoigne pas moins d'indignations ressentful ; à Ragnar qui, de ce point de vue, est trop immaîtrisé. Mais que tu me trouves du nihilisme, je veux, oui, puisque je dis qu'il n'y a pas de fondement : la volonté de puissance même n'en est pas un, que tu prends sidéralement pour ce qu'elle n'est pas, c'est-à-dire une convoitise idiote. Bref : tu moralises.

A la fin, tu me diras que je moralises moi aussi ; non : je ne prêche pas le libertarisme. Je juge depuis mon point de vue, avec mes valeurs, égoïstement mais pas égocentriquement, puisque je suis alterverti - impitoyable mais indulgent, - or tu voudrais que je me juge depuis ton centre. Si ça ce n'est pas vouloir la puissance ...

Mais enfin, nous ne répondons pas à la commande de ce topic, alors je dirai : ta démarche ou la mienne, peuvent être des raisons d'espérer en tout avertissement, selon le type d'humanité auquel appartient Flavbeach, dont on ne voit plus le bout du nez jusqu'à présent, et c'est bien dommage, surtout lorsqu'il s'agit d'un échange qu'il a provoqué. Au plaisir ?
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Message  Golem le Lun 18 Avr 2016 - 1:56

Un plaisir certain.

Tu feras attention au fait que mon pseudo est Golem et tu me feras la courtoisie de ne pas me pseudonymer autrement, s'il te plait. Tu m'as déjà appelé par mon pseudo et je sais que tu sais le faire.
Golem est en construction. Golum est en déconstruction. Tu le sais, je le sais, tout le monde sais que ce terme est insultant et que c'est pour cela que tu en as fait usage. Cette façon ostentatoire de montrer du mépris pour moi est dégradante pour ton image. Je sais que je suis pénible au début mais sois sans crainte, après un moment c'est de pire en pire.
Je vois que tu es un beau spécimen et je me sens de taille pour t'apprendre des trucs comme la politesse afin de te rendre plus fort. Ce n'est pas que j'ai un vrai intérêt à rendre les autres plus fort mais en étant utile aux autres j'obtiens leur attention et j'aime avoir de l'attention.
Le fait que je pratique la rhétorique n’est pas une justification au fait que tu puisses me taxonomiser d’arachnide. L’insulte est l’argument des faibles. Pour paraître fort il faut pratiquer la courtoisie. On peut toujours critiquer en respectant le protocole, si tu ne le respectes pas on peut croire que tu n'en est pas capable.

Inutile de critiquer Ragnard dans ces conditions. Inutile mais plaisant et donc, puisque l'ad personam est licite, critiquons ostensiblement.
Ragnard ne m'a fait que des compliments et n'a jamais perdu le contrôle de soi devant moi, je crois qu'il simule ses crises d'énervé pour blesser les gens au comportement stupide en vertu du principe que ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Il est altruiste assurément. Ragnard est un génie absolu, je l'adule. Pour être raccord avec le sujet je dirais que Ragnard est le genre de type qui me donne de l'espoir pour le genre humain. Ragnard Ragnard, hô Ragnard, son attribut le plus prestigieux est la sincérité, il est une vraie personne. Ce qu'il balance il l'a pensé, il ne se contente pas de répéter des idées parce qu'il les croit fortes. Il n'essaye pas de briller par procuration, il est brillant. Si l'on fait abstraction de Jupiter qui navigue dans les cieux très au-dessus de notre pauvre condition c'est assurément le phénix des hôtes de ses lieux,  et de plus, il partage largement son camembert. Je crois que je vais aller composer un poème en son honneur dès que j'en aurais fini ici.

J’ai aussi une critique générale pour toi. Pour la forme, Ragnard a lolé et moi j’ai compté des points négatifs sur la présentation. Pour le fond c’est beau, je suis esthète et j’apprécie.
Je pratique la maïeutique et si j’avais relevé des contradictions dans ton discours je ne me serais pas gêné de te torpiller le défaut de la cuirasse.
Même si je ne suis pas d’accord avec ton point de vue et si tu pratiques quelques sophismes très peu esthétiques j’arrive à comprendre ta logique et n’arrive point à trouver de syllogisme boiteux dans ton discours.

Étymologiquement, ''race'' signifie famille, on sait que différentes familles, ou ethnies ou races existent, avec différentes couleurs, grandeur, ou capacités intellectuelles. Sachant aussi, suivant le modèle de psychologie adlérien, que le comportement civique et le quotient intellectuel ont plus de relation avec la culture familiale sur plusieurs générations qu’avec l’ADN.
La culture a rapport avec la richesse et la répartition des richesses est injuste.
Ce qu’il faut c’est que tout le monde soit égal devant la loi de la république, pas devant les lois de la nature.
Les statistiques existent et sont significatives mais elles ne sont pas prédictives pour l’individu, elles le sont pour les groupes. Selon le groupe d’où vient un individu ce sera pour lui plus ou moins compliqué mais tout est toujours possible, et cela doit le rester, sinon c’est la révolte et les dominants se font piétiner.
L’aristocratie n’est pas directement une question de famille, c’est une question de népotisme et de privilèges, mais il y a seulement quelques familles qui sont impliquées dans chaque nation.
Acheter de l’argent et le revendre plus cher c’est du vol, la richesse ne vient pas du commerce de l’argent mais du travail productif. Celui qui est riche par le commerce d’argent est un voleur.
Quand tu prends une chose que tu as besoin c’est de la prédation, pas du vol, mais quand 3% des humains possèdent 85% des capitaux ces personnes ne sont pas dans le besoins. Le principe est simple, n'importe quoi de rentable pratiqué par un pauvre est juste, n'importe quoi de rentable pratiqué par un riche est suspect.
Prendre ce que tu désir c’est parfait quand ce que tu prends n’appartient pas aux autres, sinon c’est du vol, surtout quand tu pratiques le commerce d’argent pour y parvenir et que tu appauvrit des pauvre pour enrichir des riches sans rien produire dans le processus.
Toutes les nations de la terre sont endettées, en conséquence tous les peuples souffrent.
La révolte gronde. On peut oppresser et pressuriser les groupes, tant que chaque individu a une chance, même faible, cela ne fera que gronder. Mais si un individu n’a plus rien a perdre, il va mordre, si tous les individus n’ont plus rien à perdre, c’est la révolution.
Il faut donc (si on ne veut pas la révolution) que chacun soit égal devant la loi.
Après, ce sont les groupes les plus pressurisés qui généreront les plus forts et de nouveaux dominants remplacerons les anciens que l’oisiveté aura ramolli.
La durée de vie d’une famille dominante c’est quelques siècles, après d’autres familles les supplantent.
On ne peut pas être privilégié et reste le meilleur, on se ramolli et les non privilégiés se renforcent.
Je suis d'accord avec toi pour dire que l'eugénisme ne fonctionne pas face à l'équilibre dynamique des groupes de population.
L’égalité de tous devant la loi n’empêche pas les spoliations et les émulations, elle nous protège des révolutions.


La volonté de puissance, comme je l’ai déjà dit, et je ne pense pas autre chose, c’est la volonté des enfants.
Les enfants ne sont pas des idiots. La volonté de puissance n’est pas idiote, c’est la nature du petit d’homme, l’animal qui est animé non pas par ses connaissances et sa culture mais par ses instincts. Par la volonté de puissance on ne pratique pas l'engagement existentialiste mais l'imitation du modèle.
J’ai confiance en la nature humaine, les instincts humains sont parfaits pour les enfants.
Un adulte qui vit grâce à l’instinct c’est la misère intellectuelle. Le sujet adulte qui pratique cela est en perpétuelle souffrance.
L’adulte, pour connaitre le bonheur, ne doit pas souffrir en permanence, pour cela il doit pratiquer le détachement, ce qui est antinomique avec la volonté de puissance.
Il faut toujours garder l’enfant qui est en soi, et il faut surement souffrir, mais il faut aussi connaitre le bonheur pour être complet, en attendant d’être indivisible, et pour cela il faut s’émanciper de sa volonté de puissance et pratiquer des actes justifiés par des principes moraux.
Je me défends d’être un moraliste parce que je laisse chacun choisir sa morale sans donner aucune consigne, je dis seulement que le bonheur vient d’une attitude digne au regard de sa propre morale.

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Message  Golem le Lun 18 Avr 2016 - 2:51

Je crois que dieu a fait tous les humains et je ne juge pas le travail de Dieu. Ce serait aller contre mes principe de juger une personne.
Je ne juge personne, je juge les actes.

Je me défends d'être un moraliste mais je respecte les moralistes, c'est une noble activité quand c'est bien argumenté.
Je vois que tu as une morale mais je n'avais pas pensé que tu es un moraliste.

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Re: Qu'apporte l'espoir à l'averti ?

Message  Malcolm le Lun 18 Avr 2016 - 11:41

Golem a écrit:Un plaisir certain.
Tant mieux.

Attention, Ragnar s'écrit sans D.
Au reste, je n'ai insulté personne, crois-moi bien plutôt que de me juger : sans quoi il faudra dire de Nietzsche qu'il attaquait tout le monde, quand il n'a jamais fait que le rosser allégoriquement. Par exemple : la tarentule zarathoustrienne, arachnide ; il faut savoir philosopher ainsi, aussi, et la référence à Golum n'est pas anodine, en ce que tu me fais l'effet d'être dans une schize, un double bind, lorsque tu dis aimer l'humanité tout en la dominant de ta moralité : ton contre-topic sur le réel témoigne d'un "rejet dans l'amour" d'ailleurs, ou d'un "amour rejetant". Ce n'est pas du ad personam, mais bel et bien de l'ad hominem, parce que cela se traduit dans l'illocutoire du régime textuel de ton propos, et le lapsus sur Ragnar est, de loin en loin, symptomatique à ce sujet.

Vouloir rendre les autres plus forts, dis-tu, et c'est une motion charitable qui aurait hérissé le poil de Nietzschathoustra, par distorsion philosophique, pour ne pas dire extorsion, de par la dynamique de ta volonté de puissance. Car il écrivait bien entendu : "Périssent les faibles et les ratés, et on doit même les y aider." - les y aider dans une sagesse tragique. Mais, quant à Ragnar, mon petit doigt me dit - peut-être à tort, à lui de nous le dire - que tes encensements susciteraient un rictus à la machine de Turing qu'il pense être, face à la machine de Turing que tu ne penses pas exactement être, arrière-mondialement.

Parce que tu t'imagines que critiquer est reprocher. Assurément non, encore une preuve de ton ressentiment nescient à la Golum - auquel il faut pourtant laisser d'avoir permis la destruction de l'anneau de pouvoir, bel ami et, comme dirait Gandalf, à Frodo rageant contre le hobbit corrompu : "Beaucoup de gens mériteraient la mort, et beaucoup de morts la vie ; pouvez-vous la leur rendre ? ... Alors, ne soyez pas si prompt à juger de qui mérite la vie ou la mort." - Tout ce qui, sommairement, pourrait contrevenir au périssement des faibles et des ratés à aider dans la démarche, sinon que la force et la faiblesse sont relativement dynamiques, selon les situations, le tempérament et le nombre en présence. Bref : ne sois pas si prompt à juger du bien et du mal, bel ami, et en l'occurrence à méjuger Golum. Car enfin, cet anneau de pouvoir, nous sommes d'accord qu'il correspond allégoriquement à une fantasmatique irréaliste.
Golem a écrit:Même si je ne suis pas d’accord avec ton point de vue et si tu pratiques quelques sophismes très peu esthétiques j’arrive à comprendre ta logique et n’arrive point à trouver de syllogisme boiteux dans ton discours.
Tu m'en vois honoré, de la sophistique (appréciée par Ragnar même) dans de la droiture syllogistique du discours.

Ensuite, tu confonds aristocratisme nietzschéen avec bourgeoisisme. Voir aussi cet article paru dans l'Humanité, fort intéressant, à son sujet. Si Zarathoustra est un ermite se torchant l'anus avec des feuilles et volant leur miel aux ours, ce n'est pas pour en arriver à telle répartition des richesses, quelle mauvaise lecture de Nietzsche. Voir aussi sa Généalogie de la morale, avec la promotion d'une ascèse anidéaliste.
L'inégalité éthologique dont il/je parle, n'est pas une inégalité sociologique - elle est anthropologique, certes, mais d'une autre anthropologie que celle-là.

Et dis-donc, tu t'obstinerais infantilement ? La volonté de puissance (à laquelle souscrit Ragnar aussi, pour "l'anecdote") est une motion cosmologique transpersonnelle impersonnelle concrète, dont l'étymologie Wille zur Macht, penchant pour l'encapacitation (allemand machen : faire, fabriquer), signale bien qu'il s'agit d'une providence universelle consubstantielle au réel, donc aux humains, qu'ils le veuillent ou non consciemment. Cette volonté vient de Schopenhauer. Renseigne-toi, ô distordu-distordant.

Ton détachement, aux yeux de Nietzsche (et de Ragnar, et de moi), est par trop mystique, et correspond à une volonté contre la volonté, en termes nietzschéens, à un vouloir-mourir. Potentiellement, du moins, à ce que j'en présume, mais tu me sembles en bonne voie.
Golem a écrit:Je me défends d'être un moraliste mais je respecte les moralistes, c'est une noble activité quand c'est bien argumenté.
Je vois que tu as une morale mais je n'avais pas pensé que tu es un moraliste.
Je respecte les moralistes, mais je te pourfends d'être un moralisateur ; l'analyse moraliste est une activité puissante quand elle fait mouche dans un trait d'esprit. Je vois que tu as une morale mais je n'avais pas pensé que tu es un moraliste, non plus : les moralistes moralisent peu, ils démoralisent en vérité, à deviner les tenants et les aboutissants immoraux de nos moralisations, dont ton discours est, golumiquement, puisque tu t'en défends/tu le dénies obstinément.
Bref : tu moralises à bonnes injections de moraline et, comme tout injecteur de moraline, tu te comportes fort immoralement, par-devers ta moralisation. Ce qui n'est pas un reproche : l'interprétation morale des faits n'est pas les faits, et les faits nous révèlent fort immoraux même moralement, quand on y regarde sagacement en immoraliste - sans certes pouvoir se passer de ses valeurs : qui le pourrait ?
Golem a écrit:je dis seulement que le bonheur vient d’une attitude digne au regard de sa propre morale.
Ce qui est un précepte eudémoniste. Je ne suis pas eudémoniste.

Honnêtement, si j'étais Flavbeach - et tu me pardonneras cette estocade, car tu aimes qu'on te prête attention, or j'humorise - je désespérerais de tes avertissements !
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Re: Qu'apporte l'espoir à l'averti ?

Message  Golem le Lun 18 Avr 2016 - 22:52

Le fait que je sois frère de langue de Jar Jar Binks ne m’empêche pas d'être un vitaliste.
Merci pour avoir corrigé mon erreur sur Le label de Ragnar.

Je ne confond pas ce que je suis et ce que je ne suis pas.
Philippe le Bel a inventé la bourgeoisie et je le suis, vassal direct du Roi des humains de ma nation.

Je ne suis pas Nietzschéen et tu ne l'es plus, l'ayant dépassé. Arrêtons de nous battre pour cet os planté dans le fondement du cynisme.

Malcolm a écrit:Je respecte les moralistes, mais je te pourfends d'être un moralisateur
Je ne saisi pas la nuance entre ces deux termes.
Si tu voulais m'expliquer ce serait généreux de ta part.

Malcolm a écrit:Ton détachement, aux yeux de Nietzsche (et de Ragnar, et de moi), est par trop mystique, et correspond à une volonté contre la volonté, en termes nietzschéens, à un vouloir-mourir. Potentiellement, du moins, à ce que j'en présume, mais tu me sembles en bonne voie.
Je ne suis pas un terme Nietzschéen, je crois que je peux le faire et je le fais.

Malcolm a écrit:Bref : tu moralises à bonnes injections de moraline et, comme tout injecteur de moraline, tu te comportes fort immoralement, par-devers ta moralisation.
Même mon cerveau reptilien n'y crois pas malgré ton martelage.

Malcolm a écrit:
Golem a écrit:je dis seulement que le bonheur vient d’une attitude digne au regard de sa propre morale.
Ce qui est un précepte eudémoniste
Non !
Le bonheur est la récompense des stoïciens, pas leur but. Les deux viennent avec la pratique de l'acte juste mais un point commun n'est pas une identité commune. Attention aux analogies.
Pour le stoïcien le but primaire qui remplace l'instinct de survie et la douleur, oblitérant les capacités de nuire du cerveau reptilien, c'est le respect de principes moraux qui est une recherche de la morale dans l'ataraxie: si respecter tes principes est douloureux alors tu as un problème du coté du sens moral. C'est ce qu'explique Chrishna au fils d'Indra. Le but ultime qui remplace le désir de bien vivre est l'apothéose qui est l'appel de la vie éternelle au risque de la destruction. Si je me rate je n'aurai pas de sauveur.

Je ne souhaite pas être l'espoir des humains, la place est déjà occupée par le christ trois foi sein de la puissance salvatrice d'un Dieu miséricordieux.
J'ai fait un seul vœux pour mon existence présente, j'ai voulu être le plus vil esprit qu'il ait conçu et qu'il n'y ait rien de plus bas que moi qui ait jamais foulé la terre, ou bien que cela appartienne à la destruction. Je serai au moins moi-même ou je ne serai rien.
Je place ma volonté de puissance au niveau de l'éternité et pas dans le monde physique.
Je t'accorde d'appeler cela l'exploitation de la théorie vraiment très théorique de l'arrière monde mais je ne peux pas être un déiste croyant que Dieu  est vivant et être en même temps Nietzschéen.

Je devrai réussir mon entreprise ou disparaître en essayant.


PS: sauf si je change d'avis en cours de route.

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Re: Qu'apporte l'espoir à l'averti ?

Message  Golem le Lun 18 Avr 2016 - 22:53

J'en ai fini sur ce sujet.

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Re: Qu'apporte l'espoir à l'averti ?

Message  Malcolm le Mar 19 Avr 2016 - 14:37

Golem a écrit:Le fait que je sois frère de langue de Jar Jar Binks ne m’empêche pas d'être un vitaliste.
What do you mean ?
Je ne confond pas ce que je suis et ce que je ne suis pas.
Philippe le Bel a inventé la bourgeoisie et je le suis, vassal direct du Roi des humains de ma nation.
Abstraction faite des métissages ?
Je ne suis pas Nietzschéen et tu ne l'es plus, l'ayant dépassé. Arrêtons de nous battre pour cet os planté dans le fondement du cynisme.
Nietzschéen = cynique ??
Nietzsche, dans l'Avant-Propos de Par-delà bien et mal, a écrit:Mais si le philosophe a de la chance, comme il convient à tout enfant chéri de la connaissance, il rencontrera des auxiliaires qui abrégeront et allégeront sa tâche, j’entends de ceux que l’on appelle les cyniques, de ceux qui reconnaissent simplement en eux la bête, la vulgarité, la « règle » et qui, de plus, possèdent encore assez d’esprit pour être poussés par une sorte d’aiguillon, à parler, devant témoins,d’eux-mêmes et de leurs semblables.
Golem de nouveau a écrit:
Malcolm a écrit:Je respecte les moralistes, mais je te pourfends d'être un moralisateur
Je ne saisi pas la nuance entre ces deux termes.
Si tu voulais m'expliquer ce serait généreux de ta part.
Le moralisateur moralise, i.e. avance même nolontairement son bien et son mal. Le moraliste démoralise, au sens concret qu'il déprime quant au bien et au mal, et plus étymologique qu'il démantèle le bien et le mal, certes dans un ordre de valeurs. Mais les mœurs, pour autant qu'elles accouchent d'une morale, ne sont pas la morale, qui en vient certes, sans être non plus les mœurs elles-mêmes.
Malcolm a écrit:Ton détachement, aux yeux de Nietzsche (et de Ragnar, et de moi), est par trop mystique, et correspond à une volonté contre la volonté, en termes nietzschéens, à un vouloir-mourir. Potentiellement, du moins, à ce que j'en présume, mais tu me sembles en bonne voie.
Je ne suis pas un terme Nietzschéen, je crois que je peux le faire et je le fais.
Oui, dans l'ordre de ta volonté de puissance, en termes nietzschéens, i.e. de ton autopourvoiement - de ta providence personnelle.
Malcolm a écrit:Bref : tu moralises à bonnes injections de moraline et, comme tout injecteur de moraline, tu te comportes fort immoralement, par-devers ta moralisation.
Même mon cerveau reptilien n'y crois pas malgré ton martelage.
Si seulement tu y avais accès. Mais d'abord, qui est-tu, par-devers les effets d'annonce textuels ?
Malcolm a écrit:
Golem a écrit:je dis seulement que le bonheur vient d’une attitude digne au regard de sa propre morale.
Ce qui est un précepte eudémoniste
Non !
Admettons.
Le bonheur est la récompense des stoïciens, pas leur but. Les deux viennent avec la pratique de l'acte juste mais un point commun n'est pas une identité commune. Attention aux analogies.
Bien.
Auquel cas, tu adviens à un phénoménologisme malgré toi, husserlien, où l'acte, comme intentionnalité - et, au-delà, potentialité aristotélicienne actualisée (et toujours au-delà : volonté de puissance nietzschéenne) - est une aperception-concrétisation. En outre, cela a trait au marxisme et à l'arendtisme, pour ce que cette "pratique de l'acte" est une praxélogie réalisant le philosophique, et ce que l'action par elle-même a une dimension insituable et indéterminable conséquentiellement dans l'espace public. Enfin, donc, trait à la pragmatique conséquentialiste, et cette sagesse populaire selon laquelle on est ce qu'on fait.
Pour le stoïcien le but primaire qui remplace l'instinct de survie et la douleur, oblitérant les capacités de nuire du cerveau reptilien,
Je veux bien, ce qui est donc, par l'ascèse ou exercitation, une volonté de puissance sur soi (gouvernance de soi), ayant vocation à un genre de reprogrammation cognitive, ou à une intégration habituelle bourdieusienne - habitus stoïcien. Néanmoins, il m'appert - en psychologie des profondeurs - qu'on advienne massivement à une illusion sur soi surtout (in lusio, dans le jeu - jeu personnel, existentiel) qui consiste à s'imaginer avoir altéré l'instinct ; un peu comme les extrêmes-féministes et autres genristes s'imaginent pouvoir altérer l'instinctivité H/F.
c'est le respect de principes moraux qui est une recherche de la morale dans l'ataraxie
Donc de l'injection de moraline/moralisation de l'existence, et tu tombes exactement sous le coup de la rançon stoïcienne. Néanmoins, je préférerai en parler en son lieu, c'est à dire en son lien, non sur un topic pesant le pour et le contre d'espérer quand on connaît les Hommes sans y prêter spécialement foi, comme c'est le cas de Flavbeach.
si respecter tes principes est douloureux alors tu as un problème du coté du sens moral.
D'accord, mais le sens moral n'est pas la morale, ni la moralisation. Le sens moral c'est, d'abord et avant tout, un sens des responsabilités en terme de mœurs, qui secondairement va impliquer le bien et le mal, mais avant tout le juste et l'injuste, voire le légal et l'illégal, le permis et l'interdit, l'atout et le tabou - ces éléments ne se recouvrant pas termes à termes.
C'est ce qu'explique Chrishna au fils d'Indra. Le but ultime qui remplace le désir de bien vivre est l'apothéose qui est l'appel de la vie éternelle au risque de la destruction. Si je me rate je n'aurai pas de sauveur.
Autant dire qu'il faut espérer sans illusion, comme je le disais en réponse à Flavbeach, ou y aspirer sans espoir - selon les points de vues.
Je ne souhaite pas être l'espoir des humains, la place est déjà occupée par le christ trois foi sein de la puissance salvatrice d'un Dieu miséricordieux.
J'ai fait un seul vœux pour mon existence présente, j'ai voulu être le plus vil esprit qu'il ait conçu et qu'il n'y ait rien de plus bas que moi qui ait jamais foulé la terre, ou bien que cela appartienne à la destruction. Je serai au moins moi-même ou je ne serai rien.
C'est donc qu'il y a une éjouissance - pour ne pas dire une jouissance - finalement assez doloriste, dans l'affaire. Mais je ne comprends plus ta logique, entre zens, stoïciens, vedantas, causalités et masochismes. Mon esprit est sûrement "trop limité" pour le comprendre, mais si tout cela est ineffable, je ne vois plus l'intérêt d'intervenir sur un forum de philosophie, en dehors de ta velléité qu'on ait de l'attention pour ta cochonnerie. Comme dirait Lacan : lis tes ratures, sadiques-anales par l'écriture goluméenne se vautrant en public, selon les conséquences effectives de ta cause-texte.
Je place ma volonté de puissance au niveau de l'éternité et pas dans le monde physique.
Ouais bah Nietzsche aussi, sans avoir besoin d'offrir le spectacle dégoutant et morbide d'une humiliation publique. Sinon qu'il faudrait s'entendre sur cette éternité, dont je ne vois pas la contradiction avec le "monde physique".
Au fond, tu es un gnostique post-chrétien, Golem.
Je t'accorde d'appeler cela l'exploitation de la théorie vraiment très théorique de l'arrière monde mais je ne peux pas être un déiste croyant que Dieu  est vivant et être en même temps Nietzschéen.
Un peu de cohérence et de propreté, dans ce monde de merde ?
Je devrai réussir mon entreprise ou disparaître en essayant.
Ne compte pas sur moi pour y prêter attention - à l'insignifiance philosophique de ta démarche.
PS: sauf si je change d'avis en cours de route.
Encore du moi-je, moi-je ... mais enfin, ça a le mérite de ne pas faire de toi un imbécile, selon la sagesse populaire : "Il n'y a que les imbéciles, qui ..."
J'en ai fini avec ce sujet.
C'est-à-dire que tu n'avais jamais vraiment commencé, philosophiquement parlant.

Prière de traiter des points divergents dans les topics adéquats, inutile de s'étendre encore en prétendant répondre à la question qu'apporte l'espoir à l'averti. Le petit Flavbeach est demandé à l'accueil.

Hasta luego
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Malcolm
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Re: Qu'apporte l'espoir à l'averti ?

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