Les déconvertis de la psychanalyse

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Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Ragnar II le Sam 10 Oct 2015 - 5:47

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Sophie Robert interviewe un philosophe (Mikkel Borch-Jacobsen) et trois anciens psychanalystes (Jacques Van Rillaer, Jean-Pierre Ledru et Stuart Schneiderman). Ensemble, ils évoquent leur attrait pour la psychanalyse et les circonstances de leur déconversion d’un mouvement qu’ils n’hésitent pas aujourd’hui à qualifier de sectaire.

Partageant leur expérience, ils parlent de « lavage de cerveau » « dépendance à l’analyste » « sur le divan on peut faire croire à quelqu’un n’importe quoi » « Jacques Lacan avait une véritable assuétude à l’argent » « Jacques Alain Miller se prenait pour Saint Paul » « de l’influence du divan sur des people comme Carla Bruni » . Une déconstruction méthodique faite avec flegme et humour, en parfaite connaissance de cause.

Cette émission devrait contribuer à un débat d’idées sain et salutaire au sujet de la psychanalyse et de son influence en France.

INVITÉS

Mikkel Borch-Jacobsen est philosophe, essayiste et professeur de littérature comparée à l’université de Washington. Il est l’auteur de nombreux essais sur l’histoire de la médecine et la psychanalyse, qu’il a enseigné à l’université.

Jean-Pierre Ledru est aujourd’hui psychiatre en libéral, après avoir exercé la psychanalyse pendant une vingtaine d’années.

Stuart Schneiderman est essayiste et coach à New York où il anime un blog « Had enough therapy ? ». Il a exercé la psychanalyse pendant plusieurs décennies dans le cadre de l’Ecole de la Cause Freudienne.

Jacques Van Rillaer est docteur en psychologie, psychothérapeute et essayiste. Professeur émérite de psychologie à l’université de Louvain en Belgique il enseigne aujourd’hui les thérapies cognitives et comportementales, après avoir exercé la psychanalyse pendant plusieurs décennies.

Cliquer --- > https://www.dailymotion.com/video/x37mnmz_les-deconvertis-de-la-psychanalyse_school

Au début de l'entrevue, ces mots révélateurs de Jacques Lacan lui-même, ce Roi Soleil du territoire français de la psychanalyse freudienne :

« Notre pratique est une escroquerie, bluffer, faire ébahir les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué. »

Et il y en a dans la philosophie philosophante française qui s'agenouillent encore devant ce guignol ! ... (enfin, pas TOUTE la philosophie française, faut-il dire quand même) (heureusement)

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Abolition du refoulement freudien

Message  Ragnar II le Jeu 2 Juin 2016 - 11:48

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« On ne sait plus se dépêtrer de rien, on ne sait venir à bout de rien, on n'arrive plus à rien rejeter. Tout blesse. Hommes et choses vous talonnent de trop près, les événements frappent trop profond, le souvenir est une plaie purulente. »

« l'individu bien conformé […] il est un principe de sélection, il laisse tomber bien des choses […] Il ne croit ni à la ''malchance'' ni à la ''faute'' ; il sait venir à bout de lui-même et des autres, il sait oublier, il est assez fort pour obliger tout à tourner à son profit. »

Ecce Homo

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Voilà ce que nous dit Nietzsche et qui contredit la soi-disant psychothérapie freudienne du rappel à la conscience des traumatismes soi-disant refoulés …

Aujourd'hui, la psychologie et la psychothérapie ont pris le parti de Nietzsche et pas de Freud en cherchant à favoriser l'oubli chez les patients traumatisés par des souvenirs douloureux.

Et ça fonctionne plutôt bien ...

Merci, Monsieur Nietzsche !

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Philosophos le Jeu 2 Juin 2016 - 12:13

Et qu'est-ce que la Généalogie de la morale, si ce n'est l'analyse des refoulements de l'humanité depuis l'âge de pierre jusqu'à nos jours ? *Lol*

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Ragnar II le Jeu 2 Juin 2016 - 14:45

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Je ne pense pas que les vagues de fond constituant l'essence de l'humain soient les éléments d'un refoulement, mais d'une physiologie de l'évolution et du comportement. Nietzsche ignorait tout du biais cognitif construit au cours des millions d'années et qui n'est pas le produit d'un refoulement, mais d'une émergence ayant été nécessaire à la survie. (En gros, si l'on veut avoir une descendance qui aura une descendance qui aura, etc., il vaut mieux accorder l'importance de la vérité vraie à quelque chose de faux et se tailler devant le danger qui pourrait être vrai ou faux que de rester planté là et risquer de se faire avoir par un danger qui pourrait paraître illusoire mais qui serait bel et bien réel. C'est le pari biologiquement robotisé et faisant réagir sous l'effet d'un réflexe pur sans savoir que ce comportement est immédiatement pascalien, pour ainsi dire. C'est la grenouille qui rétracte ses pattes sous l'effet de l'électricité lui dictant de respecter avec la plus grand célérité ce que nous nommons aujourd'hui le principe de précaution.

Devant l'inconnu se présentent le vrai et le faux. L'humain trop humain a le choix entre les deux. Si le vrai l'emporte un moment après, ce humain a gagné. Si c'est le faux qui l'emporte, il n'a pas perdu.

L'humain de la morale humaine, il ne refoule pas. Il accorde de l'importance à quelque chose qui pourrait en avoir sans chercher à savoir si ça en a vraiment.

L'humain de l'amoralité humaine, c'est celui qui demande à savoir si toute chose considérée par on ne sait pas qui relève de l'importance ou de la vacuité. Cet humain là ne croit pas le sonneur d'alarme annonçant la bouchage du port de Marseille par une sardine. Il veut voir le port et il veut voir la sardine ...

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Malcolm le Jeu 2 Juin 2016 - 15:20

Merci Philo.
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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Philosophos le Jeu 2 Juin 2016 - 15:20

Ragnar II a écrit:Je ne pense pas que les vagues de fond constituant l'essence de l'humain soient les éléments d'un refoulement, mais d'une physiologie de l'évolution et du comportement.
Je ne sais pas ce que sont ces "vagues de fond", mais Nietzsche est parfaitement clair dans son analyse du refoulement, bien qu'on ne l'ait pas encore appelé ainsi à l'époque, et que Freud ait déclaré qu'il ne voulait plus lire Nietzsche (le croit qui veut) tellement il y trouvait le résultat de ses propres recherches. En effet, Nietzsche explique que l'animal-homme, par la nécessité de vivre en société et de ne plus être un danger pour ses congénères (d'autres diraient "un loup pour l'homme"), a retourné ses instincts de violence contre lui-même, et a de ce fait inventé la mauvaise conscience, la faute, c'est-à-dire la morale.

Ensuite, Nietzsche fait la généalogie de cette morale à travers ce qu'il nomme l'idéal ascétique. En toute logique, la deuxième dissertation aurait donc dû venir en premier, suivie du soulèvement des esclaves chrétiens dans la morale, et enfin, du devenir de l'idéal ascétique ainsi créé, qu'on retrouve jusque dans la musique de Wagner et le positivisme d'Auguste Comte.

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Malcolm le Jeu 2 Juin 2016 - 15:24

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Ragnar II le Jeu 2 Juin 2016 - 22:15

Philo a écrit:
Ragnar II a écrit:Je ne pense pas que les vagues de fond constituant l'essence de l'humain soient les éléments d'un refoulement, mais d'une physiologie de l'évolution et du comportement.
Je ne sais pas ce que sont ces "vagues de fond", mais Nietzsche est parfaitement clair dans son analyse du refoulement, bien qu'on ne l'ait pas encore appelé ainsi à l'époque, et que Freud ait déclaré qu'il ne voulait plus lire Nietzsche (le croit qui veut) tellement il y trouvait le résultat de ses propres recherches. En effet, Nietzsche explique que l'animal-homme, par la nécessité de vivre en société et de ne plus être un danger pour ses congénères (d'autres diraient "un loup pour l'homme"), a retourné ses instincts de violence contre lui-même, et a de ce fait inventé la mauvaise conscience, la faute, c'est-à-dire la morale.

Ensuite, Nietzsche fait la généalogie de cette morale à travers ce qu'il nomme l'idéal ascétique. En toute logique, la deuxième dissertation aurait donc dû venir en premier, suivie du soulèvement des esclaves chrétiens dans la morale, et enfin, du devenir de l'idéal ascétique ainsi créé, qu'on retrouve jusque dans la musique de Wagner et le positivisme d'Auguste Comte.

L'idéal ascétique dont parle Nietzsche est âgé de 2 500 ans.

Le biais cognitif dont je parle ici a 3 500 000 000 d'années derrière lui (trois milliards cinq cent millions d'années). Nietzsche n'en a jamais entendu parler.

Ce biais cognitif constitue la vague de fond de la construction permanente des vessies prises pour des lanternes.

Savoir une telle chose, c'est avoir la possibilité de s'affranchir d'une des prisons les mieux cadenassées de tous les temps. Celle qui interdit notamment de penser.

Savoir une telle chose, c'est contribuer à se construire liberté et pouvoir se considérer alors en nietzschéen pas si mauvais que ça.

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Malcolm le Jeu 2 Juin 2016 - 23:21

se considérer alors en nietzschéen pas si mauvais que ça
C'est sûr, tu as un bon fond.
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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Philosophos le Ven 3 Juin 2016 - 9:36

Ragnar II a écrit:L'idéal ascétique dont parle Nietzsche est âgé de 2 500 ans.

Le biais cognitif dont je parle ici a 3 500 000 000 d'années derrière lui (trois milliards cinq cent millions d'années). Nietzsche n'en a jamais entendu parler.
Relis moi. La deuxième dissertation parle de l'humanité depuis l'âge de pierre, la première fait la jonction avec les héros grecs et termine sur les chrétiens, la troisième reprend à ce moment là pour terminer sur l'idéal ascétique qui est dès lors ce qui intéresse Nietzsche, et non plus telle ou telle population, puisque l'idéal de la Judée a gagné.

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Malcolm le Ven 3 Juin 2016 - 11:01

Voilà.
Héréditairement incorporé dans le non-intentionnel des configurations pulsionnelles des volontés de puissance humaines.
Bref, relativement ignoré, oublié, nescient, inconscient, selon les individus. Individus qui, en cas de connaissance, ont de toutes façons une autre espèce (type) d'hérédité incorporée dans le non-intentionnel des configurations pulsionnelles de leurs volontés de puissances supérieurement humaines, voire surhumaines.
Dans le Gai savoir, Nietzsche valorise la connaissance instinctive sur la conscience intellectuelle qui signerait notre fin à tous. Connaissance instinctive = homme intuitif de l'Origine ... & conscience intellectuelle = homme théorique idoine.
Inutile de se demander où doit être posée la science & empirio-rationalisme/matérialisme idoine, ni non plus la grande politique ou la velléité libertarienne par rapport à elle.
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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Ragnar II le Ven 3 Juin 2016 - 13:10

Philo a écrit:
Ragnar II a écrit:L'idéal ascétique dont parle Nietzsche est âgé de 2 500 ans.

Le biais cognitif dont je parle ici a 3 500 000 000 d'années derrière lui (trois milliards cinq cent millions d'années). Nietzsche n'en a jamais entendu parler.
Relis moi. La deuxième dissertation parle de l'humanité depuis l'âge de pierre, la première fait la jonction avec les héros grecs et termine sur les chrétiens, la troisième reprend à ce moment là pour terminer sur l'idéal ascétique qui est dès lors ce qui intéresse Nietzsche, et non plus telle ou telle population, puisque l'idéal de la Judée a gagné.

Sauf erreur, je pense t'avoir bien lu, camarade. Il n'y a pas d'idéal ascétique entre l'âge de pierre et l'émergence du christianisme issu du judaïsme.

Cela dit, je ne vois pas que tu ais estimé à sa juste valeur la durée des temps géologiques au cours desquels s'est forgée la vie créatrice de bien des choses, notamment le biais cognitif poussant l'humain à prendre des vessies pour des lanterne. Notons d'ailleurs en passant que ce biais cognitif est si bien implanté au sein même du vivant qu'il est devenu aujourd'hui l'objet d'une véritable vénération de la part de ceux qui le porte en eux comme on porte un trésor ...

Nous, athées du matérialisme radical et de la méthode scientifique d'exploration du monde, nous savons maintenant exactement pourquoi la religion est si difficile à se faire oublier des humains non pas trop humains, mais au contraire très exactement et très normalement humains ...

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Philosophos le Ven 3 Juin 2016 - 14:06

Ragnar II a écrit:Il n'y a pas d'idéal ascétique entre l'âge de pierre et l'émergence du christianisme issu du judaïsme.
En effet. Pas avant Socrate, en tout cas.

Cela dit, je ne vois pas que tu ais estimé à sa juste valeur la durée des temps géologiques au cours desquels s'est forgée la vie créatrice de bien des choses, notamment le biais cognitif poussant l'humain à prendre des vessies pour des lanterne.
Nietzsche avance l'hypothèse, après Feuerbach (je crois), que l'origine des dieux est tout simplement la peur, idée reprise par Freud dans l'Avenir d'une illusion sous le vocable de désaide. Mais l'idéal ascétique n'est pas seulement la croyance dans les arrière-mondes, c'est la domination du troupeau par les prêtres, anciens (Paul de Tarse) ou modernes (Auguste Comte).


Dernière édition par Philo le Ven 3 Juin 2016 - 21:09, édité 1 fois

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Malcolm le Ven 3 Juin 2016 - 20:32

Nous, athées du matérialisme radical et de la méthode scientifique d'exploration du monde, nous savons maintenant ...
Ce plagiat *Lol*
Ce n'est pas parce que Nietzsche valorise Nous, les Savants, dans un chapitre de PDBM, qu'il les aime, mais au contraire pour leur adresser un propos censé les intranquilliser. Et tu te rassérènes tant ! ... Pas étonnant alors, que tu tapes sur les religions à ce point ! tu es dans un désaide inverse décompensé !

+1 Philo.
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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Philosophos le Ven 3 Juin 2016 - 21:06

Ce passage de Wikipédia (qui est peut-être de Malcolm ?) est une lecture juste de la dissertation III à laquelle je fais référence au-dessus, à propos de l'idéal ascétique. Je mets en gras l'invention de ces idéaux par les prêtres. Surtout, l'essentiel est que Nietzsche critique toute l'humanité, et pas seulement celle dont Ragnar se croit exclu !  *Lol* Onfray serait passé à la moulinette nietzschéenne, tout comme Epicure et Darwin !

L’idéal ascétique renvoie à la plus profonde mystification, celle de l’Idéal qui comprend toutes les autres, toutes les fictions de la morale et de la connaissance : il s’agit de la volonté de néant.

Pour Nietzsche, les idéaux ascétiques sont entretenus et développés par les prêtres ascétiques. À travers eux, « les faibles et les malades » trouvent un espoir de puissance sur les forts. Les idéaux ascétiques sont les subterfuges inventés par les prêtres ascétiques pour pallier la mauvaise conscience et le ressentiment des faibles. Ces idéaux intègrent une affirmation de l'existence de la vérité, ce que Nietzsche rejette. Pour lui, cette notion actuellement ancrée dans nos esprits d'une vérité qui nous est infiniment supérieure et que nous essayons de connaitre, est le fruit de l'influence des prêtres ascétiques depuis deux mille ans.

C'est une erreur fondamentale de l'humanité soulevée ici par l'auteur. Il affirme de même que de nos jours (à l'époque de Nietzsche) la science, les anti-idéalistes et, de façon générale, l'ensemble des êtres humains est endoctriné par cet ascétisme vieux de deux mille ans: c'est-à-dire que tout le monde croit toujours à tort qu'il existe une vérité, cet idéal de connaissance. L'auteur évoque cependant la possibilité que les artistes puissent être les seuls à pouvoir représenter l'antagonisme de l'ascétisme, car ils usent du mensonge et de l'illusion dans leurs œuvres (plus simplement ils ne considèrent pas la vérité, mais le faux).

Nietzsche conclut cette dissertation et toute son œuvre en affirmant que les idéaux ascétiques apportent un but à l'existence de l'Homme sur Terre. L'idéal ascétique offre un sens à la souffrance et au labeur de l'humanité. La souffrance jusque là injustifiée trouva sa cause dans la faute. L'humain veut ne plus être, il souhaite ne pas souffrir, ne pas vivre, ne pas mourir, échapper à l'animalité, échapper de cette façon à la vie : Nietzsche résume cette situation en une formule simple : « l'Homme aime mieux vouloir le néant que ne pas vouloir… »

Ce qui pourrait ressembler à la théorie freudienne du refoulement est développé dans la dissertation II.

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Malcolm le Sam 4 Juin 2016 - 12:24

Non je ne suis pas intervenu partout sur Wikipédia
Mais +1, +1, +1, donc.

***

Quand j'y pense : Nietzsche démantèle l'idéal ascétique ; il ne nie pas le réel ascétique.
Je (me) cite de Wikipedia, sur Volonté de puissance :
Wikipedia a écrit:Nietzsche n'a que faire de la technique et a fortiori de la technologie, dans toute son œuvre, quand bien même traitant d'épistémologie morale, religieuse, scientifique & artistique : Zarathoustra mène une existence troglodyte et errante, à la Henri David Thoreau dans Walden, doublé d'un mysticisme à la Ralph Waldo Emerson dans Société et solitude, enfin triplé par l'imaginaire du roman courtois des trouvères provençaux — autant de références nietzschéennes du Gai savoir et du Crépuscule des idoles
Une ascèse relativement hédonique anhédoniste, soit donc corporée dans le Soi grande-raison du Moi petite-raison. En somme, l'idéal ascétique est un déni de perspective, véritairement absolutiste, prenant donc le Moi petite-raison pour le Tout de l'univers, ridiculement arrière-mondial.

Voir aussi, en confirmation de la psychologie des profondeurs nietzschéenne, avec instinctivité idoine, qui certes peut s'apparenter à l'oubli, au refoulement, à l'inconscient psychanalytique, à l'inconscient impersonnel-collectif jungien, à la motion volapotentitaire (de voluntas ad potentia) adlerienne, au subconscient communément, à l'infraconscient selon Wotling et sa Pensée du sous-sol, à la nescience codynamique de l'escience existentielle selon moi, mais encore à l'inconscient cognitif, aux besoins maslowiens, aux (in)déterminismes physiologiques ragnariens, et tout simplement au Grand Hasard, à la Moïra, au Sort, au Lot existentiels de nos carnations, à la transférence magnaffectique, au démonisme maffesolien, aux surdéterminations sociologiques bourdieusiennes, ad libendum, ad nauseam. En fait, tout cela à la fois, dans "un personnalisme cosmique".

En fait, Nietzsche est instinctiviste, d'un instinct purement descriptif, sans instigation ni singularité précises, en dehors des besoins de la cause perspective.


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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Philosophos le Sam 4 Juin 2016 - 12:34

Tout de même, le côté positif de Nietzsche est moins puissant que sa critique. C'est un Stendhal allemand, slave, plus rêveur et mélancolique que le Grenoblois.

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Réhabilitation du refoulement freudien

Message  Malcolm le Sam 4 Juin 2016 - 15:41

Non.
En fait, comme il le dit lui-même, il faut partager avec lui un type de vie/d'expérience, une typicité typologique existentielle, pour pouvoir le sentir.
Reste qu'effectivement sa critique intranquillise foncièrement : un travail de sape dont il parle dans ses préfaces en convoquant métaphoriquement la taupe, le soubassement, mais aussi naturellement le marteau-briseur-d'idoles.
Mais elle n'intranquillise que les gens typologiquement bien, bons & justes de Zarathoustra.
Nous sommes bien entendu ici en-deçà ou par-devers le langage, auquel il adresse une critique sévère/sérieuse, et il savait donc de quoi il parlait.


Nietzsche est dans "une muqueuse tragique" que Stendhal n'a pas. Stendhal est un réaliste & mélodramaturge, Nietzsche un perréaliste & tragédien. Où donc le réaliste pense un sain & bon son sens des réalités ; et où le perréaliste procède (per-) du réalisme pour dépasser tout sens des réalités sans irréalisme pourtant. J'aurais dit "surréalisme" si le terme n'était pas aussi chargé. "Métaréalisme" peut-être.


Pardon ! Subréalisme ! *Héhéhey*
C'est totalement raccord avec le subconscient ! *Héhéhey*

Ce qui me fait d'ailleurs songer que l'historicisme muséal de Ragnar est totalement anietzschéen, de ce qu'il n'est radicalement pas révérant (tabula rasa, par laquelle je le faisais proximo-sartrien récemment, soit donc (dé)négateur de l'inconscient freudien & par ailleurs de la révérence aristocratique nietzschéenne : Ragnar s'exprime trop souvent par sauf ton respect pour être bien respectueux, respect dont l'étymon signifie y regarder à nouveau, à deux fois, plusieurs fois, avant de se prononcer, raison pour laquelle tout son studisme, pour respectueux qu'il semble, manque à cette valeur/pudeur nietzschéenne - impudence matérialiste-libertarienne de Ragnar).


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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Ragnar II le Dim 5 Juin 2016 - 4:58

Philo a écrit:
Ragnar II a écrit:Il n'y a pas d'idéal ascétique entre l'âge de pierre et l'émergence du christianisme issu du judaïsme.
En effet. Pas avant Socrate, en tout cas.

Cela dit, je ne vois pas que tu ais estimé à sa juste valeur la durée des temps géologiques au cours desquels s'est forgée la vie créatrice de bien des choses, notamment le biais cognitif poussant l'humain à prendre des vessies pour des lanterne.
Nietzsche avance l'hypothèse, après Feuerbach (je crois), que l'origine des dieux est tout simplement la peur, idée reprise par Freud dans l'Avenir d'une illusion sous le vocable de désaide. Mais l'idéal ascétique n'est pas seulement la croyance dans les arrière-mondes, c'est la domination du troupeau par les prêtres, anciens (Paul de Tarse) ou modernes (Auguste Comte).

Ouais, assez d'accord là-dessus ...

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Ragnar II le Dim 5 Juin 2016 - 5:09

Malcolm S. Cooper a écrit:Pardon ! Subréalisme ! *Héhéhey*
C'est totalement raccord avec le subconscient ! *Héhéhey*

Ce qui me fait d'ailleurs songer que l'historicisme muséal de Ragnar est totalement anietzschéen, de ce qu'il n'est radicalement pas révérant (tabula rasa, par laquelle je le faisais proximo-sartrien récemment, soit donc (dé)négateur de l'inconscient freudien & par ailleurs de la révérence aristocratique nietzschéenne : Ragnar s'exprime trop souvent par sauf ton respect pour être bien respectueux, respect dont l'étymon signifie y regarder à nouveau, à deux fois, plusieurs fois, avant de se prononcer, raison pour laquelle tout son studisme, pour respectueux qu'il semble, manque à cette valeur/pudeur nietzschéenne - impudence matérialiste-libertarienne de Ragnar).

Laissons (je laisse) de côté la forme littéralement (sic) insupportable de tes développements et disons (je dis) que tu te fie trop aux apparences subjectivement perçues par toi en a priori dont tu ne sembles pas avoir conscience et que cela te fait déduire de magnifiques conneries.

Où par exemples as-tu vu que je niais l'inconscient freudien ? Que je niais l'inconscient freudien en tant que copie conforme à l'inconscient nietzschéen, pour être plus précis ? Où ?

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

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