Les déconvertis de la psychanalyse

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Ragnar II le Lun 6 Juin 2016 - 22:47

Philo a écrit:
Ragnar II a écrit:Les « heureux » hasards de la nature sont des a priori. On peut tout aussi bien parler des « malheureux » hasards de la nature, qui peuvent d'ailleurs être à l'origine de hasards « heureux », et vice versa.
C'est le hasard qui est important, pas le fait qu'il soit heureux ou malheureux.

Je répondais à ta remarque suivante.

« Avec l'eugénisme, on se priverait aussi des heureux hasards de la nature. »

Cela dit, d'un point de vue d'ensemble, comme qui dirait de Sirius, l'apparition de l'eugénisme œuvrant dans le domaine de la génétique associée à une prise en charge personnelle de sa propre évolution naturelle rendue artificielle pour les besoins de la cause, c'est un hasard, à l'échelle cosmologique, puisque l'humain créateur des techniques de manipulation génétique est lui-même le produit du hasard régissant l'ensemble de l'évolution naturelle.

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Ragnar II le Lun 6 Juin 2016 - 22:53

Malcolm S. Cooper a écrit:Je suppose qu'on ne parle plus ici de refoulement freudien, parce qu'il a toujours-déjà été "aboli" du seul fait d'avoir énoncé son "abolition", et que sur ce sujet comme sur celui de "l'athéisme" ou de "la tâche" de Nietzsche, il n'était pas question d'évaluer la situation, mais d'emblée de la poser.

C'était prendre la législation nietzschéenne du philosophe un peu trop gravement.

Si je n'étais pas dans ta liste d'ignorés, je te demanderais volontiers de quoi tu parles, en dehors de la digression voulant « qu'on ne parle plus ici de refoulement freudien », car je n'entrave queue d'âle à ce que tu exprimes.

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Malcolm le Mar 28 Juin 2016 - 2:48

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Ragnar II le Mar 28 Juin 2016 - 12:03

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Et à « queue », t'as cherché ?

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Malcolm le Mar 14 Mar 2017 - 13:11

Ce qui n'a absolument rien de psychanalytique : http://interpretation-reve.fr/dictionnaire-reve-Q/queue.htm

***

Il faut lire cet article : http://sain-et-naturel.com/psychologue-harvard-tdah.html
Posté ici, bien que son personnage principal soit "mieux classé que C.G.Jung" *Lol* (ce genre de classements me font toujours délirer *Lol* ), car c'est pourtant ce genre de constats que réalise la psychanalyse, quand les psychiatrismes pharmaceutiques ou pharmaceutismes psychiatriques, voudraient tout matériautister, "maladiviser hyper-somatiquement".

Soit donc : on se déconvertit souvent de la psychanalyse, pour des raisons sonnantes & trébuchantes - bien plus sonnantes & trébuchantes que ne coûte une psychanalyse même de 5 ans. Car la psychanalyse ne saigne jamais que le financièrement doté ; la pharmacie/psychiatrie, l'univers entier.

A noter que dans le DSM, "ils" ont voulu voire "réussi à" mettre le deuil, afin de prescrire de l'anxiolytique après le décès de proches *Blase* - La psychanalyse dit là angoisse de mort, bien plus proche du vécu commun, et cherche bien plus logiquement à "le travailler" plutôt que de l'éluder avec quelque drogue. Un peu de bon sens, quoi :)
Certes, il n'y a pas qu'elle - les psychothérapies le veulent aussi, - mais elle en a la primeur dans l'Histoire psy, et surtout à sa façon. Voir aussi, sur les débuts de la psychanalyse : http://www.histoiredelafolie.fr/psychiatrie-neurologie/sur-le-mouvement-psychanalytique-un-point-de-vue-nouveau-en-psychologie-par-alphonse-maeder-1911

Les psychiatrismes pharmaceutiques ou pharmaceutismes psychiatriques, sont d'énièmes biologismes fort lucratifs.
Voir alors : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t996-evolution#33390

***

Bon. Ragnar me pardonnera, et on me pardonnera, mais je n'ai jamais que regardé cette vidéo récemment, me lançant dans les propos précédents (depuis le début) au risque de donner raison aux personnes débattant, selon quoi la psychanalyse n'est jamais qu'un énième clergé entre-soi. Seulement voilà, je viens de regarder la vidéo, et je vais même lui donner raison, sans pourtant renier la psychanalyse, en expliquant évidemment mes raisons.

En fait, "tout" me semble dit à la 55ème minute, lorsque le déconverti américain dit qu'il n'y a aucune référence à la réalité dans la psychanalyse. Cela seul jette un doute légitime, et quant à moi je rejetterais la psychanalyse, si je pensais qu'il n'y avait aucune référence à la réalité. En effet, de tout ce qu'il m'a été donné de découvrir analytiquement au plan personnel, cela mettait toujours en jeu la relation à la personne imaginée. Et forcément ! c'est de bonne psychologie cognitive, pour commencer : si je modifie mon jugement envers quelqu'un, si j'altère ma démarche existentielle pour le dire plus sociologiquement, ou encore - avec les existentialistes & pas que les existentialistes - si je transforme mon agencement existential, si je touche à mon existentialité-même, à mon Là, à Ça qui est Là ... comment ne ferais-je pas muter le réel ? à commencer par le mien ! (mon vécu) - mais par le mien, en réseau, celui d'autrui que je fréquente, et particulièrement familier !

A ce titre, c'est évidemment choquant ! La psychanalyse est évidemment "énorme" ! ... Mais c'est bien l'erreur des psychanalystes, et c'est bien ce qui rend aberrante la psychanalyse, et qui la rend gênante dans la démarche, à prétendre ne toucher jamais qu'à quelque inconscient-seul : cette vidéo, pour moi, est édifiante, et dessille ; elle atteint son but. Et je crois que nous en serions tous là ! devant quelqu'un qui nous dirait "non mais ce que je fais, ça n'est rien" - quand pourtant il le fait ! ... C'est purement et simplement de mauvais sens ! C'est purement et simplement une contradictio in adjecto. En fait pire : c'est une contradictio in usu ! *Lol* *Applause*
Ces psychanalystes alors, quelle bande de cons !  Je suis très sérieux en disant cela. Il faut être profondément irresponsable pour prétendre à ce qu'ils prétendent dans leurs termes critiqués-là, et c'est leur point aveugle, par lequel on parvient à de telles idioties faisant souffrir nos bonhommes.

Néanmoins, n'en restons pas là, et considérons un instant la situation de communication des protagonistes dans la vidéo : animés par une militante anti-psychanalytique, le débat est d'emblée orienté hélas (encore qu'on puisse supposer qu'ils n'auraient pas pu discuter aussi heureusement en présence d'un tel sectaire qu'ils critiquent). De plus, les quatre invités sont des opposants, des déconvertis, etc. (or de fait, ils ont d'excellentes raisons de dire ce qu'ils disent). Mais enfin, ça n'est pas très démocratique ! *Lol*
Bon.
Je dis cela pourquoi ? ... Je dis cela précisément parce que c'est ce qu'ils reprochent pourtant aux psychanalystes ! *Lol*
Alors, entendons-nous bien. Vraiment. Entendons-nous bien.
La psychanalyse heurte évidemment la sensibilité des Hommes, de ce qu'elle - mais de quoi tu t'mêles ? - de ce qu'elle se mêle 1. d'intimité, 2. d'affectivité, 3. de sexualité, 4. de significativité afférente. Il ne faut pas être Einstein pour comprendre que cela touche directement quiconque dans sa singularité, dans sa structure-même. A partir de quoi, il y a de quoi légitimement résister. OUI, OUI, TROIS FOIS OUI.

En fait, tout simplement - et on le voit avec les philosophes sur ce forum - il n'est pas donné à tout le monde d'atteindre pareilles subtilités, serait-ce en dehors de toute vocation curative. En effet [digression illustraive :], les philosophies, comme singularités subtiles, demandent à la fois du génie pour advenir, mais aussi pour être entendues. Qu'ensuite, on puisse les critiquer, c'est une chose, mais ces critiques ne leur ôteront jamais leur valeur culturelle or, c'est précisément de ce que les philosophies nous élèvent - principe de la culture - qu'elles sont intéressantes.
A partir de quoi, il faut honorablement reconnaître que "la nature" n'est pas démocratique, mais "aristocratique" dans son principe - oui, ce propos est nietzschéen mais, s'il ne vous convient pas, cherchez voir du côté différentialiste : n'importe quel apôtre de la diversité doit admettre les différentiels, les différentialités, par quoi tout un chacun peut se mesurer aux autres (sans nécessairement falloir entrer dans un esprit de rivalité, de jalousie, d'envie, de compétition ou de haine).
La seule admission de ces différentialités, doit faire état des inégalités intrinsèques.
A partir de là donc, il n'est plus qu'à faire découler ceci de cela, et reconnaître que nous ne sommes pas pareillement dotés pour supporter de telles mêlées dans l'intime, l'affectif, le sexuel et le significatif afférent, suggérées donc par la psychanalyse - de même que nous ne sommes pas tous habilités à supporter de nous mêler de toute philosophie, culturellement en termes d'élévation, de pénétration, de sagacité.
D'où suit alors fatalement, et je dirais même implacablement, que nous ne sommes pas tous également dotés pour apprécier - et a fortiori pratiquer - le psychanalytique.

Or, notez bien là que j'emploie l'adjectif substantivé (le psychanalytique) et non plus le substantif (la psychanalyse). En effet, c'est que j'ai reconnu que les psychanalystes sont des guedins, à dénier les implications réelles réseautiques relationnelles de leur travail. Car il y a un travail psychanalytique pourtant, travail sur soi, mais face auquel on résistera légitimement (a fortiori si un guedin de psychanalyste prétend être un escroc, serait-ce par provoc), et dans lequel on se défiera légitimement de l'analyste (de son autorité, voire de ses tentatives pour se diviniser), car enfin, on remarque bien que tous nos intervenants dans la vidéo ont été tentés par la prêtrise ou autre : c'est qu'ils étaient prédisposés à la crédulité et à la duperie !  Sauf le respect que je leur dois en tant que personnes, ce sont des idiots !  (Des idiots, non d'avoir été tenté pas ceci ou cela, mais d'avoir été crédules et dupes. Par quoi, ils se vengent clairement de ce qu'ils ne comprennent pas, sous la houlette de la miss.) Et puis, on ne sortira pas de cette vidéo sans faire remarquer infiniment, qu'ils ne font pour ainsi dire que parler de Jacques Lacan suivi de Jacques-Alain Miller ! 
Or, il faut suivre le lien suivant : http://www.liberte-philosophie-forum.com/t1806-psychanalyse-francaise *!!!*

Ce lien dit bien qu'il y a sectarisme, main-basse des lacaniens et autres milleriens, sur le milieu.

Cela dit, nous ne résoudrons pas leurs problèmes politiques là, ce n'est pas mon but. Encore que ...

... encore que m'est d'avis que reconnaître les implications réelles du psychanalytique serait une première étape sensée, par laquelle ces cons de psychanalystes pratiqueraient !  ... C'est-à-dire que : 1. respecter les sensibilités de chacun, ne pas pratiquer l'immixtion ni a fortiori l'ingérence, etc. sont des principes de base, dans la psyché de quelqu'un (nerveuse, la psyché, cela va de soi) ; 2. réaliser toute "l'alchimie, l'apprentie sorcellerie" de la chose est nécessaire, quand on sait que l'on parle pourtant de choses intrinsèquement caractérisées par 2.2. la vulnérabilité et 2.3. la fragilité ! - au passage, une chose qu'a très bien comprise la philosophe-psychanalyste Cynthia Fleury, et qu'avait déjà pressentie Françoise Dolto, en son temps, par-devers toutes les casseroles qu'elles pourraient avoir au cul (qui n'en a pas ?).

Seulement voilà, cette "alchimie, apprentie sorcellerie", elle ressort de toutes les psychothérapies, non seulement de la psychanalytique ! ...

En effet, du moment que vous "confiez votre âme" à quelqu'un, et quand bien même sa pratique professionnelle est éprouvée, vous n'en faîtes pas moins quelque acte de foi - nécessaire acte de foi, comme le dit l'un des déconvertis dans la vidéo. Reste que, pour nécessaire que soit cet acte de foi (et Françoise Dolto, chrétienne assumée, s'y connaissait en actes de foi !), c'est l'évidence même : on meurt seul, on doit assurer un seuil d'autonomie minimum seul dans l'existence. Et c'est là que tous les actes de foi du monde - nécessaires actes de foi, faut-il le répéter ... ! - c'est là que tous les actes de foi du monde, ne sont plus d'aucune utilité, en dehors de soi-même peut-être (et encore, c'est à discuter, la mesure dans laquelle on peut se faire confiance !).

Voyez plutôt cette vidéo, et demandez-vous si elle ne fonde pas certes heureusement en réalité les complexions & topiques - serait-ce du genre - psychanalytique :


A partir de quoi donc, je donne paradoxalement raison et aux psychanalystes, et aux anti-psychanalystes. Je dis en outre, que le psychanalytique est possible ; et je dis enfin, que "toutes ces affaires" font en réalité réfléchir sur les implications de toute connaissance. Connaître est dangereux toujours, à son niveau d'implications. En effet (Nietzsche) : la vérité pourrait être mortelle.

Merci de m'avoir lu jusque là. *Merci*


Dernière édition par Malcolm le Mer 15 Mar 2017 - 12:44, édité 6 fois
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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Avis' le Mar 14 Mar 2017 - 15:06

Il m'a été donné au cours de mon existence de lire sur la psychanalyse, de ci de là, des articles épars, qui m'ont convaincu que la psychanalyse se donnait pour objet de sonder des choses comme la sexualité, essentiellement.
Or, j'en reviens toujours à ma satanée théorie de compréhension de l'esprit humain qui veut que, si le sexe est une affaire importante pour l'humain (au moins autant que pour l'animal), l'esprit humain lui, en raison des stimuli induits émotionnels illimités qu'il produit, a une approche illimitée de la sexualité. Et donc, chercher dans cet infini de la sexualité une cause de mal-être équivaudrait à chercher une aiguille dans un tombereau de bottes de foin, ce tombereau ne donnant pas lui même idée de l'infini. Première observation.
Seconde observation : l'activité du psychanaliste consiste surtout à faire parler le patient (au besoin en relançant sa remémoration, ou sa confession, comment qu'on veuille l'appeler).
Or, et j'en reviens à nouveau et toujours à ma satanée théorie de compréhension du sommeil cette fois (qui se fonde sur la même théorie que précédemment des stimuli induits), le cerveau travaille en état d'infra-veille, à remobiliser des traces mnésiques de l'état de veille qui n'auraient pas trouvé de cohérence, à tenter de leur en donner une par une mise en présence -peut-être anarchique mais peut-être pas - de ces traces mnésiques. Et donc, tout se passe sur le divan comme si, dans la quasi-rêverie du patient, ce dernier se chargeait lui-même par son discours décousu, de mettre ces traces mnésiques orphelines de cohérence en présence les une des autres, aboutissant ainsi à donner une possibilité de cohérence à ce qui apparaissait de prime abord comme fauteur de névrose. Tant il est vrai que les névroses sont le fruit d'incompréhensions, de défauts de cohérence.
Ainsi, le patient se soigne de lui-même, pour peu qu'un intermédiaire lui offre l'opportunité de se raconter en long en large et en travers, d'où la psychanalyse qui de fait n'analyse rien du tout, mais se contente d'un brassage de sensations enfouies. La réussite tient seulement à ce que, parmi ces sensations enfouies et réactivées, se trouvent par chance celles qui ont provoqué le malaise d'incompréhension, c'est à dire la névrose.
Mais bon, je dis çà je dis rien....

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Malcolm le Mar 14 Mar 2017 - 18:19

*Pouce* Aussi. Ce qui s'appelle, avant toute psychothérapie ceci-cela ancienne, nouvelle ou renouvelée, du bon sens, donc. De l'écoute, enfin.

C'est d'ailleurs pour cela qu'en psychanalyse on parle d'analyste, et d'analysant.
Voir aussi (lien déjà mis) : http://www.histoiredelafolie.fr/psychiatrie-neurologie/sur-le-mouvement-psychanalytique-un-point-de-vue-nouveau-en-psychologie-par-alphonse-maeder-1911
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psychanalyse...

Message  Janot le Sam 18 Mar 2017 - 17:49

bonjour à tous,

ayant été relancé par mail pour participer à nouveau, me voici (peut-être assagi ?). Il faut considérer plusieurs éléments, fussent-ils déjà connus :

1) Freud a bien innové et fait d'importantes découvertes concernant le psychisme et ses pulsions, son économie en général ;
2) ces découvertes recouvrent un large champ des sciences humaines et sont exploitables, ce dont nous lui savons gré ;
3) son profil paranoïde - obsessionnel l'a poussé à se croire le seul détenteur de la vérité, et à bannir tous ceux qui pensaient autrement (son graphisme est éloquent et épouvantable) ;
4) il a eu le tort de croire au réel pouvoir thérapeutique de son édifice conceptuel, qu'il a baptisé métapsychologie, alors que la réalité fut autre, et qu'il l'a camouflé en de pitoyables mensonges — dus en partie aussi à son goût immodéré de l'argent ;
5) il n'empêche qu'avant lui, la psychiatrie était confinée à une nosologie plus ou moins artificielle (et qui se rapprochait encore de celle des médecins de Molière : le patient a une fièvre quarte = elle a duré 4 jours), elle a pu prendre appui sur lui pour développer une étiologie qui l'a sortie du XIXè siècle.
6) Pour ceux qui ont eu la chance de le découvrir, il faut mentionner un vrai génie d'une psychiatrie - psychanalyse qui va au-delà de Freud : Léopold Szondi ; il m'a nourri et me nourrit encore ; mais il fut trop peu traduit en français (sa langue de culture est l'allemand) ;
7) j'ai côtoyé quelques psychanalystes français : au mieux, des prétentieux avides d'honoraires, au pire des charlatans sachant ce qu'ils faisaient (et ils me citaient des mots allemands qu'ils ne comprenaient pas !!)

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Malcolm le Sam 18 Mar 2017 - 17:52

Assagi ou pas, je souscris à tes propositions.
Quant à Szondi, j'ai déjà dit l'intérêt qu'il me semble présenter. Le traduirais-tu ?
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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Janot le Sam 18 Mar 2017 - 19:23

Quelques ouvrages ont été traduits (on les trouve sur le web), notamment le fondamental "l'Analyse du destin" ; on trouve aussi Schotte en Belgique, qui est spécialiste de Szondi. C'est un énorme travail ! J'ignore d'ailleurs s'il a été traduit de façon compréhensible ; j'ai aussi le bon travail de Susan DERI : "Introduction au test de Szondi".

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Malcolm le Sam 18 Mar 2017 - 19:27

janot a écrit:Quelques ouvrages ont été traduits (on les trouve sur le web), notamment le fondamental "l'Analyse du destin" ; on trouve aussi Schotte en Belgique, qui est spécialiste de Szondi. C'est un énorme travail ! J'ignore d'ailleurs s'il a été traduit de façon compréhensible ; j'ai aussi le bon travail de Susan DERI : "Introduction au test de Szondi".
A la bonne heure, mais le traduirais-tu ? ou, si tu préfères : traduiras-tu ?
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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Janot le Sam 18 Mar 2017 - 23:21

je pense que l'essentiel a été traduit. Mais c'est un système complexe, à cheval sur la psychanalyse et la psychiatrie ; Szondi a tenté de répertorier les principales pulsions de l'être humain et leur interaction : Pulsion sexuelle, de Contact, paroxystique et du moi. Il estime que 60 ou 70% relèvent du génétique, le reste de la biographie. L'héritage génétique et sa redistribution par l'individu permettent de retrouver dans la parentèle de qui on a hérité : il y a ainsi des familles d'hystéroïdes ou d'épileptoïdes tel que Nietzsche, le profil épileptoïde (qui peut, comme les autres, avoir un aspect génial, moyen, sain, malade..) comprend les aspects suivants : être très concerné par le bien et le mal, le juste et l'injuste, le religieux (ce n'est pas pour rien que son père fut pasteur), être prédisposé aux maladies inflammatoires ou maladies de peau, le bégaiement et.. très souvent aimer voyager !! Chaque individu de cette lignée pouvant avoir un aspect et pas les autres. Un grand épileptoïde est par exemple (ce qui éclairera Nietzsche) l'Alceste du Misanthrope, ou encore Moïse et Saint Paul — et bien sûr ceux connus pour leur épilepsie : César, Flaubert, Alexandre le Grand, Van Gogh, Nobel... Cela n'est qu'un aperçu. Ces connaissances ont été accumulées patiemment au fil de longues années, un véritable trésor.

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Princeps le Sam 18 Mar 2017 - 23:31

Sur les épileptiques antiques, il faut raison garder. Les sources sont incomplètes (comme il est de coutume pour la période), postérieures, peu fiable (Suétone ne vaut guère mieux que nos journaux à scandales) - je passe sur le complexe problème de l'intention politique. 
Il faut (re)lire Les douzes Césars de Régis F. Martin, aux Belles Lettres. Si, naturellement, Alexandre et Cesar ne sont pas traités. C'est sur la méthode que c'est éclairant.

Edit : Je renvoies au sujet sur Néron et la liberté des Grecs, qui montre (je l'espère), comment le jugement psychanalytique est biaisé à si longue distance temporelle.
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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Malcolm le Jeu 4 Mai 2017 - 12:38

Finalement, "les déconvertis de la psychanalyse", sont des ignares déconvertis de leur idéalisation (Nietzsche) de la psychanalyse, venus là parce qu'ils virent de la lumière, donc sujets à tous les convertisseurs entre les "psychanalystes" (leurs faibles volontés de puissance furent asservies). De toutes façons, le milieu psyché tout confondu - du plus scientard au plus new age, - est manifestement trop composé d'hommes et de femmes animés par une névrose narcissique (orale-psychoïde) par laquelle ils veulent avaler l'âme, s'arroger le psychisme d'autrui, à coups de schémas comme à coups de blablas.

***

Edward Bernays, neveu de Freud usant de Freud, n'a eu de cesse de "freudiser" le marketing qu'il contribua massivement à inventer. Depuis, tout le monde veut que la psychanalyse soit nulle ! Hahaha. Alors que pourtant tous l'emploient à une seule fin comportementaliste : épuiser le désir.

Au reste très bien, c'est un texte soit synthétisé depuis Huxley, soit lifté de Huxley. Mais c'est un texte concordant avec les thèmes d'Huxley. Rien à ajouter.

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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Marat le Jeu 4 Mai 2017 - 16:30

Ces « oligarques » ont on ne peut mieux réussi leur travail, la preuve : tout le monde est au courant de ce qu'ils font, et tout le monde s'en fout. *Lol*
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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

Message  Malcolm le Jeu 4 Mai 2017 - 17:08

C'est tout simplement parce que c'est organisé comme une grande paluchade schizophrénique de culpabilisation. Double bind à tous les niveaux. Vraiment, nous habitons un vaste HP. Tout le monde y contribue jouissivement.
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Re: Les déconvertis de la psychanalyse

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