La vulgarisation scientifique

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La vulgarisation scientifique

Message  AntiSubjectiviste le Lun 19 Oct 2015 - 8:21

Neopilina a écrit:Sinon, je suis tout à fait disposé, encore une fois, à avoir un vrai débat sur le vrai sujet qu'est la vulgarisation et/ou les modalités du dialogue entre sciences du sens et sciences du Sens.
La difficulté pour la vulgarisation est la suivante. Son objectif est de diffuser des savoirs spécialisés à un public non spécialiste. Par conséquent, il faut simplifier le message. Pour ce faire, il faut notamment :
  • simplifier le vocabulaire, c'est-à-dire remplacer des termes techniques aux significations précises par des mots de la langue courante aux significations vagues et multiples,
  • simplifier les concepts précis en utilisant des images ou des analogies issues de la vie courante dont les interprétations sont vagues et multiples.

C'est comme si l'on devait expliquer ce qu'était une guitare à quelqu'un qui n'a jamais rencontré d'instruments à cordes et qui ne parle pas votre langue. La forme d'un discours de vulgarisation résulte donc de nombreux choix faits par l'auteur et, comme c'est le cas dans l'enseignement, on se rend compte qu'il y a de bons et de mauvais vulgarisateurs.

Un mauvais vulgarisateur est quelqu'un qui finit par transmettre un message si éloigné du contenu initial qu'il ne le reflète même plus. Quand cela se produit, la victime est le public qui croit avoir acquis un nouveau savoir en citant le texte vulgarisé comme référence (le doigt est pris pour la Lune), sans réaliser qu'il y a un fossé entre la vulgarisation et le savoir initial. Or, il n'y a rien de pire qu'une personne qui croît détenir une vérité sans pouvoir la justifier elle-même : c'est une forme de dogmatisme. Quand la vulgarisation est mal faite, elle sème donc l'ignorance et le scientisme dans la population. Voilà la dérive.

La vulgarisation, en soi, est un projet extraordinaire. Mais justement, ce projet est si précieux qu'il faut être beaucoup plus attentif pour le mener à bien. Marc Lachièze-Rey est un physicien respectable, il connaît parfaitement tout ce qu'il vulgarise, mais cela ne signifie pas qu'il vulgarise bien. Je l'ai connu bien meilleur dans ses déclarations, et franchement, affirmer de but en blanc que la relativité prouve que le temps n'existe pas, ce n'est même plus un raccourci, c'est tout simplement faux. Oui, sur la vidéo de 2 min, il a fait de la mauvaise vulgarisation.

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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Invité le Lun 19 Oct 2015 - 14:46

Xilef a écrit:
   1 - Avec la relativité restreinte, l’espace-temps d’une part et la matière-énergie d’autre part restaient séparés, le premier étant le cadre dans lequel prennent place les phénomènes relatifs à la matière-énergie.
   2 - Avec la relativité générale, l’espace-temps et la matière-énergie ne peuvent plus être considérés séparément mais forment un tout, les caractéristiques de l’espace-temps étant fonction du contenu de l’univers en matière-énergie.

Je salue ce bel effort de vulgarisation : j'entends !

En fonction de critères qui m'échappent une mission spatiale va complétement entériner ou pas des variables relativistes. Je sais que c'est le cas pour les petits satellites du G.P.S., de Galileo, son parallèle européen en cours, etc. Dans les cas où on ne le fait pas, il n'y a pas négation de 2, on estime simplement que 1, voir la physique de Newton, suffisent amplement. Si j'ose dire, ne pas hésiter à me corriger, que 2 ne se fait pas encore sentir en propre, au du moins significativement à l'échelle d'un projet pour perturber, compromettre, son succès. Pour philosopher pertinemment dois-je tenir compte de 2 ? Je n'en suis pas sûr. Le réel est continu ( Même s'il est élastique, dixit la relativité. ), oui, mais a contrario, tout Sujet, d'abord pour des raisons d'ordre scientifique, de sens, son corps, ses sens, etc., puis, peut être, pour des raisons de Sens, pour pouvoir tout simplement vivre, survivre, dans un premier temps découpe le réel en Étants, et, cogito, les Siens. Et il me semble bien que ce discours a toute sa pertinence dans le cadre de 1, voir de la physique newtonienne. Un discours est pertinent ou pas d'ailleurs à son échelle.

Venons-en à la vulgarisation. Je suis demandeur, à entendre comme amateur de sciences du Sens ( Éthologie, sciences humaines, sociales, philosophie, histoire, etc. ), en données relevant des sciences du sens. Le philosophe d'aujourd'hui, depuis un mouvement initié au XVII° n'est plus le philosophe grec, qui cumulait toutes les casquettes du savoir, et d'ailleurs encore au XVII°, au XVIII°, on voit des gens cumuler un certains nombres de casquettes avec encore un succès notoire ( Descartes, Leibniz, grands philosophes, et, entre autres, mathématiciens du plus haut niveau de leur temps, etc. ) . Il y a une courbe à l'allure exponentielle à partir de XVII° qui réforme complétement la notion et l'exercice de la science et cette courbe s'envole à notre époque, une discipline va elle-même multiplier les spécialités. Si aujourd'hui je dis que j'ai fait des études en biologie, on va à très bon droit me rétorquer " la belle affaire ! ", il faut préciser, zoologie, où l'on peut encore préciser, se spécialiser, ornithologie, herpétologie, etc. Quand je dis que suis demandeur en données scientifiques, je ne demande pas la Lune : même si je le voulais, il se trouve que je ne peux pas faire totalement miens, en faire moi-même l'expérience, certains savoirs mathématiques, physiques, etc. La seule chose que je demande c'est que mon discours philosophique, par exemple, pour commencer soit valide dans le cadre scientifique le plus juste possible proposé par les sciences. Philosophiquement, je suis le premier à reconnaitre que le donné scientifique des sciences du sens est premier, il sera donc pour les secondes, les sciences du Sens, privatif. Comme j'ai une formation de base scientifique, et c'est la seule, que je suis un naturaliste viscéral, j'ai également, me semble t-il, une honnête culture scientifique, si modeste soit-elle, je l'ai cultivé toute ma vie, je veux dire, je ne me force pas, ça m'intéresse profondément a priori, la nature sans majuscule, scientifiquement dit donc, c'est et ce fut ma première passion. Et c'est à ce titre, que j'ai pu faire très tôt cette expérience, quand, ensuite, je me suis piqué de philosophie, j'ai très très vite lu des choses en philosophie qui n'auraient pas été dites, pu être dites, si en même temps l'auteur avait eu quelques notions élémentaires quant au dit cadre premier. Si modeste soit-elle, ma culture scientifique a toujours encadré mon questionnement philosophique : c'est sur la première, entendue comme base, cadre, que s'exerce le second.
Tout le monde a besoin à un moment ou à un autre de vulgarisateurs dans des domaines où il ne peut et/ou ni ne veut briller. Le sujet de la vulgarisation n'est absolument pas anodin, il est crucial, névralgique, encore plus dans un monde où l'hyper-spécialisation s'impose toujours plus.


Dernière édition par Neopilina le Lun 19 Oct 2015 - 16:32, édité 4 fois
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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Ragnar II le Lun 19 Oct 2015 - 15:01

AntiSubjectiviste a écrit:
Neopilina a écrit:Sinon, je suis tout à fait disposé, encore une fois, à avoir un vrai débat sur le vrai sujet qu'est la vulgarisation et/ou les modalités du dialogue entre sciences du sens et sciences du Sens.
La difficulté pour la vulgarisation est la suivante. Son objectif est de diffuser des savoirs spécialisés à un public non spécialiste. Par conséquent, il faut simplifier le message. Pour ce faire, il faut notamment :

  • simplifier le vocabulaire, c'est-à-dire remplacer des termes techniques aux significations précises par des mots de la langue courante aux significations vagues et multiples,
  • simplifier les concepts précis en utilisant des images ou des analogies issues de la vie courante dont les interprétations sont vagues et multiples.

C'est comme si l'on devait expliquer ce qu'était une guitare à quelqu'un qui n'a jamais rencontré d'instruments à cordes et qui ne parle pas votre langue. La forme d'un discours de vulgarisation résulte donc de nombreux choix faits par l'auteur et, comme c'est le cas dans l'enseignement, on se rend compte qu'il y a de bons et de mauvais vulgarisateurs.

Un mauvais vulgarisateur est quelqu'un qui finit par transmettre un message si éloigné du contenu initial qu'il ne le reflète même plus. Quand cela se produit, la victime est le public qui croit avoir acquis un nouveau savoir en citant le texte vulgarisé comme référence (le doigt est pris pour la Lune), sans réaliser qu'il y a un fossé entre la vulgarisation et le savoir initial. Or, il n'y a rien de pire qu'une personne qui croît détenir une vérité sans pouvoir la justifier elle-même : c'est une forme de dogmatisme. Quand la vulgarisation est mal faite, elle sème donc l'ignorance et le scientisme dans la population. Voilà la dérive.

La vulgarisation, en soi, est un projet extraordinaire. Mais justement, ce projet est si précieux qu'il faut être beaucoup plus attentif pour le mener à bien. Marc Lachièze-Rey est un physicien respectable, il connaît parfaitement tout ce qu'il vulgarise, mais cela ne signifie pas qu'il vulgarise bien. Je l'ai connu bien meilleur dans ses déclarations, et franchement, affirmer de but en blanc que la relativité prouve que le temps n'existe pas, ce n'est même plus un raccourci, c'est tout simplement faux. Oui, sur la vidéo de 2 min, il a fait de la mauvaise vulgarisation.

Camarade Amtisubjectiviste, tu indiques assez bien ce qu'est la vulgarisation de la science, mais tu me sembles omettre sur la chose une dimension de toute première importance, à savoir que dans le public se renseignant sur la spécialité scientifique qui l'intéresse, il y a une infinité de scientifiques avides de comprendre ce que tout vulgarisateur d'une autre spécialité lui dira pour l'instruire.

Ces scientifiques avides d'instruction, ils ne consultent pas Youtube, ni PopularMechanics, ni Science&Vie pour s'instruire de ce qu'ils ignorent par la force des choses, c'est-à-dire à cause du temps qui leur est nécessaire pour acquérir et développer du savoir dans leur domaine de spécialité.

Ils consultent « Nature » et « Science », deux revues de publication et de dissémination de tous les genres de savoir scientifique, revues dotées chacune du plus sérieux des comités de relecture par des pairs avant publication. Revues que tu dois ou que tu devrais d'ailleurs bien connaître, puisque, à mesure de leur publication, elle sont régulièrement renouvelées sur les étagères de la bibliothèque de l'université où tu t'es instruit de physique et de mathématiques.

Cliqueuh ! (avé l'assent de Tôlôzeuh, macarèleuh)

---> ---> http://www.nature.com/ <--- <---

---> ---> http://www.sciencemag.org/ <--- <---

.

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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Anormal le Mar 20 Oct 2015 - 9:08

Bon, passons maintenant aux sujets qui fâchent...

Il y a assurément de bons vulgarisateurs du savoir scientifique. Il y en a, de relativement détachés, et d'autres beaucoup plus impliqués, et d'autres encore qui expriment avec ferveur leur foi en la science et la nécessité de répandre ce don de la Sainte Raison qu'est l'Esprit Scientifique.

La vulgarisation dont on a besoin est celle qui doit nous aider à nous préserver des méfaits de la science, des méfaits de l'activité humaine dans ses pratiques scientifiques. Le reste relève du plaisant et est relativement contingent puisque désintéressé. ( la connaissance étant par définition: désintéressée)

Étienne Klein, par exemple, semble défendre la filière scientifique au niveau du politique et s'adresse implicitement aux décideurs politiques qui distribuent les subventions. En cela, il est dans son rôle de directeur de recherche. Je subodore qu'il pense que la science peut apporter des solutions aux problèmes qu'elle pose elle-même. La question est de savoir quelle pratique scientifique nous devons définir comme prédominante ?

En d'autre ternes: Quel pouvoir doit mener les affaires de la Science ?, car si la vulgarisation est un fait hautement démocratique, la démocratie en politique est un fait bassement scientifique.


En résumé: Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt, la vulgarisation ne vaut que si elle est institutionnalisée.

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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Ragnar II le Mar 20 Oct 2015 - 15:16

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Tout scientifique peut être un philosophe aussi.

(En passant, et c'est bien malheureux pour les penseurs de la pensée se pensant elle-même, et cela risque d'être mal entendu par tout philosophe exclusivement philosophe, mais c'est comme ça qu'ils le veuillent ou non, à savoir qu'il est certainement plus facile à un scientifique de comprendre et manier des concepts philosophiques qu'à un philosophe de comprendre ou proposer des hypothèses et de créer et appliquer en plus des protocoles de reproduction et de vérification ou de réfutation d'hypothèses scientifiques.) (Éh ! Oh ! pas taper ! Hein ! pas taper sur vérités ! ...)

Tout scientifique peut parfaitement être un philosophe épris de morale et d'éthique, par exemple, et avoir donc la volonté de s'immiscer dans le champ du politique.

Le fait nouveau, depuis quelques temps, c'est que la science peut explorer et expliquer les fondements de la morale et de l'éthique, et demander en conséquence aux politiques d'en tenir compte.

Le moyen le plus sûr pour en venir à une telle chose, c'est évidemment la vulgarisation, dans l'immédiateté d'un enseignement ne s'adressant pas à des scientifiques, mais à des politiciens qui n'ont le plus souvent aucune formation scientifique, ce qui est des plus regrettables ...

.

Cela dit, camarade anormal, les revues scientifiques Nature et Science sont de véritables institutions ... Les scientifiques du monde entier cherchent à y vulgariser leurs travaux à l'attention de tous ... Presque partout au monde, la moindre publication dans une de ces deux revues assure un important financement public ou privé au bénéfice de toute université ayant permis à un de ses professeurs d'y publier la moindre chose ...

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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Anormal le Mar 20 Oct 2015 - 15:41

Ragnar II a écrit:Cela dit, camarade anormal, les revues scientifiques Nature et Science sont de véritables institutions ...

Elles sont tout au plus des ponts, mal éclairés, entre différentes disciplines. ( Quand ce n'est pas dans la même discipline...)

Quant-aux scientifiques philosophes, ce qui implique une certaine contradiction si cela ne relève pas des qualités propres de l'individu,cela ne présage rien de meilleur car , autant que je sache,les deux disciplines communiquent déjà. Et, à supposer qu'une synthèse soit possible,cela ne change rien au fait que les décisions sont toujours politiques et la science actuelle toujours au service...

Question: que serait selon vous le statut envisageable pour la science ? ( est-ce au scientifique, au philosophe, au politicien de décider ?)

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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Xilef le Mar 20 Oct 2015 - 16:25

A Neopilina

Vous écrivez :

« Pour philosopher pertinemment dois-je tenir compte de 2 (Avec la relativité générale, l’espace-temps et la matière-énergie ne peuvent plus être considérés séparément mais forment un tout, les caractéristiques de l’espace-temps étant fonction du contenu de l’univers en matière-énergie.) ? Je n'en suis pas sûr. »

Qu’appelez-vous « philosopher pertinemment » ?

Il est évident, par exemple, que la « Petite physique » qui figure dans la partie II de l’Ethique est extraordinairement sommaire.
Et pourtant elle a largement suffi à Spinoza pour nous proposer de « nous conduire comme par la main à la connaissance de l’Esprit humain et de sa suprême béatitude ».

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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Invité le Mar 20 Oct 2015 - 17:03

Xilef a écrit:Qu’appelez-vous « philosopher pertinemment » ?

Dans le cadre de ce fil, j'entends par " philosopher pertinemment " ne pas faire de propositions d'ordre philosophique, métaphysique, qui manifestement vont à l'encontre de faits scientifiques avérés.
Ce qui relève des sciences du sens est premier : pour qu'il y ait un Sujet, philosophique, il faut d'abord scientifiquement dit, de l'espace, de la matière, de la vie, etc., etc.
" Philosopher pertinemment " relève du second domaine de la connaissance, celle relative au Sens que génère les Sujets, et comme le premier domaine est requis a priori pour que le second puisse être, celui-ci se déploiera à sa façon propre, mais dans le Cadre du premier.
Cela me parait de très bonne, saine et stricte méthode. Les amateurs du second domaine demande un parquet, des cloisons et un plafond, ou encore en un mot, métaphore philosophique fréquente, l'aquarium, et a priori font confiance à celles et ceux à qui cela plait manifestement. Je conclus : l'Aquarium philosophique, métaphysique, névrotique, ontogénique, etc., d'un Sujet, s'inscrit d'abord dans l'aquarium de nature scientifique, donc acte quand je me pique de philosophie.
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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Xilef le Mar 20 Oct 2015 - 17:23

A Neopilina

Vous écrivez :

« " Philosopher pertinemment " relève du second domaine de la connaissance, celle relative au Sens que génèrent les Sujets »

1) Vous parlez d’un « second domaine de la connaissance » mais vous n’avez pas parlé du premier puisque vous vous référez d’abord, non pas à un domaine de la connaissance mais à ce que j’appellerais des conditions matérielles : espace, matière, vie,…et même à un aquarium.
2) Vous parlez ensuite, en utilisant des majuscules, de Sens et de Sujet. Pensez-vous que pour philosopher pertinemment il faille nécessairement utiliser ces concepts ? Il y a des philosophies (par exemple, celle de Spinoza à laquelle j’ai fait allusion) qui, à mon avis, s’en passent complètement.

Mais nous sortons du sujet.

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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Invité le Mar 20 Oct 2015 - 17:29

Pour moi les conditions matérielle, requises a priori, ressortent du premier domaine de la connaissance, celui relatif au sens : scientifiquement dit, c'est quoi, pourquoi, comment, etc., l'aquarium, pour le dire en un mot donc ?

P.S. Je ne fréquente pas Spinoza, mais il y a ici un très grand spécialiste de Baruch, qui rebondira au cas échéant.
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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Ragnar II le Mar 20 Oct 2015 - 19:02

anormal a écrit:
Ragnar II a écrit:Cela dit, camarade anormal, les revues scientifiques Nature et Science sont de véritables institutions ...

Elles sont tout au plus des ponts, mal éclairés, entre différentes disciplines. ( Quand ce n'est pas  dans la même discipline...)

Des ponts, oui, mais mal éclairés ? Diantre, quelle drôle d'idée ! Je dirais plutôt qu'ils ne sont pas praticables par tous, ces ponts. Moi même, qui suis le Phénix des hôtes de ces bois, d'après ce que m'a dit ma cousine, hé ben je trouve que c'est pas mal difficile, parfois.

anormal a écrit:Quant-aux scientifiques philosophes, ce qui implique une certaine contradiction si cela ne relève pas des qualités propres de l'individu,cela ne présage rien de meilleur car , autant que je sache,les deux disciplines communiquent déjà. Et, à supposer  qu'une synthèse soit possible,cela ne change rien au fait que les décisions sont toujours politiques et la science actuelle toujours au service...

Les scientifiques philosophes sont (par exemple) ceux qui voient l'éthique se trouvant dans certains élément étudiés au sein de leurs domaines de compétence. Il faut quand même en effet que leur personnalité se caractérise par des qualités exceptionnelles ...

anormal a écrit:Question: que serait selon vous le statut envisageable pour la science ? ( est-ce au scientifique, au philosophe, au politicien de décider ?)

Je ne vois pour l'instant nulle part de décision politique prises par autre chose que des politiques.

Mais si tu me demandes ce qui serait de mon point de vue le plus désirable en politique, fidèle à ma méthode d'analyse trinitaire des pensées et des actions, je répondrais sans problème que ça devrait être des personnalités au sein desquelles se seraient réalisées une bonne synthèse de l'art, de la science et de la philosophie.

.


Dernière édition par Ragnar II le Mar 20 Oct 2015 - 22:03, édité 1 fois

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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Anormal le Mar 20 Oct 2015 - 21:12

Oui, des ponts mal éclairés,puisque ces ponts distribuent en interne sans aucune considération éthique. Mal éclairés, au sens de "manque de valeurs" ( la science n'ayant que faire des valeurs...)

Quant-à votre idée de faire régir la science par une assemblé de sages ; il faudrait que notre civilisation soit encore en mesure de changer de paradigme, ce dont je doute.

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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Ragnar II le Mar 20 Oct 2015 - 22:01

anormal a écrit:Oui, des ponts mal éclairés,puisque ces ponts distribuent en interne sans aucune considération éthique. Mal éclairés, au sens de "manque de valeurs" ( la science n'ayant que faire des valeurs...)

La curiosité et le plaisir de la découverte et du partage n'aurait-ils donc plus de valeur ? C'est bizarre, mon cousin ! Comme c'est bizarre !

anormal a écrit:Quant-à votre idée de faire régir la science par une assemblé de sages ; il faudrait  que notre civilisation soit encore en mesure de changer de paradigme, ce dont je doute.

Mais si, elle changera, l'humanité ... à la longue ... dans 100 000 ans ...

Cela dit, je n'ai parlé nulle part de régir la science, mais d'assagir les politiques en les formant bien à l'art, à la science et à la philosophie.

.


Dernière édition par Ragnar II le Mer 21 Oct 2015 - 15:58, édité 1 fois

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Re: La vulgarisation scientifique

Message  JP2popup le Mer 21 Oct 2015 - 15:14

Antisubjectiviste a écrit:La difficulté pour la vulgarisation est la suivante. Son objectif est de diffuser des savoirs spécialisés à un public non spécialiste. Par conséquent, il faut simplifier le message.

C'est vrai en général, mais différent  dans ces rares moments de la science où ses découvertes ébranlent voire  abolissent d'anciennes conceptions ancestralement établies.

Là il faut du temps, des générations en pratique, pour vulgariser, faire comprendre puis faire adopter ces changements de paradigme. Exemple Copernic.

-----------

Prenons le Darwinisme qui aura bientôt 2 siècles.

Il a ébranlé le créationnisme. Je crois que c'est bien compris aujourd'hui.

Mais il a également détruit le fixisme des espèces et du monde.

Et cela n'est pas encore vraiment compris et accepté aujourd'hui. Que du contraire: le fixisme reste encore ataviquement prédominant...


Prenons tout le discours écologique, fixiste par excellence: il y a biodiversité et diversité des écosystèmes. Il faut les conserver.

Ce que nous dit le darwinisme, au contraire,  c'est que le monde biologique présente beaucoup de variations, que le taux de perte est énorme; que seul quelques rares réussites survivent puis divergent, et que c'est cette rare diversification adaptée et dynamique qui crée la biodiversité (seconde).

C'est une dynamique. C'est la biodiversification des rares réussites qui engendre en permanence  de la biodiversité. Et non l'inverse...

Et donc vouloir conserver  un état actuel (comme les écolos) est un contre-sens.

C'est la dynamique qu'il faut préserver.
Pour prendre une métaphore: c'est comme vouloir préserver un état de la toupie en l'arrêtant... ben elle va choir, inévitablement.

Ce qu'il faut c'est préserver le mouvement, la dynamique,  de la toupie...

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Re: La vulgarisation scientifique

Message  JP2popup le Jeu 22 Oct 2015 - 15:26

Pour préciser (et sans doute cela doit être affiner)

Une bonne vulgarisation du Darwinisme  viserait à mettre en évidence la rupture, au-delà des débats scientifiques parfois très pointus, la rupture, dis-je, qu'il introduit par rapport aux paradigmes religieux, philosophiques, scientifiques, ou tout simplement de bon sens,  qu'il abolit largement.


-----------------------

- le créationnisme (c'est bien accepté aujourd'hui comme abolition).

- le fixisme: voir le post supra.
Même si on croit que la disparition du fixisme est bien actée, on voit en pratique qu'il n'en est rien, que le fixisme reste un moteur d'idéologies politiques ou philosophiques très actives.

- la finalité: l'évolution n'évolue vers rien de propre ou de prédéterminé.
On voit bien, dans les mêmes idéologies actives, que cela n'est pas compris: il y a toujours surévaluation d'un état présent.
Il n'y a pas d'équilibre ou de stabilité actuelle du monde vivant, sinon une stabilité dynamique de type "toupie qui tourne", comme proposé en métaphore.

- Une place supposée à part de l'espèce humaine. Du cogito de Descartes au Dasein d'Heidegger, le Darwinisme bien compris détruit ces illusions.
A les supposer réels, ces Dasein ou autres Cogito ne sont,ou n'auront été , qu'une production particulière et datée de la rotation de la toupie.

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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Anormal le Jeu 22 Oct 2015 - 15:52

NB: ce n'est pas de la provoque.

Je ne sais pas à quel point Darwin était "darwiniste", mais très sincèrement : je ne suis pas darwiniste.Simplement parce que cette théorie n'est jamais qu'une théorie...

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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Invité le Jeu 22 Oct 2015 - 16:02

anormal a écrit:Je ne sais pas à quel point Darwin était "darwiniste", mais très sincèrement : je ne suis pas darwiniste.Simplement parce que cette théorie n'est jamais qu'une théorie...

Une théorie, oui, qui évolue, on dit aujourd'hui " théorie synthétique de l'évolution " puisqu'on ajoute la génétique, l'épigénétique, etc. toute chose dont Darwin ne disposait pas.
Une théorie, oui, mais quand même : continuellement confirmée, validée, par des cohortes de faits expérimentaux. J'aime beaucoup les théories que je peux valider par ma propre expérience. Ça devient franchement autre chose que quelque chose qui ne serait QUE une théorie. Le rouleau compresseur de la dite " théorie " est telle que des déistes chroniques ont inventé la ruse du dessein intelligent, etc.

Et, contrairement à ce qu'on pense, on peut aussi expérimenter dans le domaine des sciences du Sens ( sciences humaines, philosophie, etc. ), l'épistémologie n'est pas la même, mais il y a une quand même.
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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Anormal le Jeu 22 Oct 2015 - 16:51

Pour le dire autrement: je ne comprends pas la théorie darwinienne.

Je comprends le fait qu'on puisse invoquer le hasard quand il s'agit d'expliquer ce dont on n'entrevoie pas la/les cause/s.En revanche, je ne comprends pas ce que l'on entend par: nécessité.

Le fait de croyance provoque implicitement un fait de discrimination, et je n'ai pas les moyens de nier les autres possibles.

Neopilina a écrit:Une théorie, oui, mais quand même : continuellement confirmée, validée, par des cohortes de faits expérimentaux.

Probablement que vous savez des choses que j'ignore.

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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Invité le Jeu 22 Oct 2015 - 17:06

anormal a écrit:Probablement que vous savez des choses que j'ignore.

N'exagérons rien. Vous en " savez " bien plus. Vous savez parfaitement qu'un oiseau et un poisson ne peuvent pas se reproduire ensemble, même si vous ne savez pas pourquoi.
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Re: La vulgarisation scientifique

Message  Ragnar II le Jeu 22 Oct 2015 - 17:40

anormal a écrit:Je ne sais pas à quel point Darwin était "darwiniste", mais très sincèrement : je ne suis pas darwiniste.Simplement parce que cette théorie n'est jamais qu'une théorie...

Les nombreux explorateurs du darwinisme ont procédé de la même façon que les investigateurs d'une scène de vol ou de crime. Les indices qu'ils ont découverts sont trop nombreux et trop parfaitement vérifiés pour qu'on ne puisse pas en déduire le caractère exclusivement factuel du darwinisme.

Le darwinisme est passé depuis longtemps de l'état de théorie à l'état de fait incontestable.

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Re: La vulgarisation scientifique

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